• Ouvrons le débat à gauche

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    Un internaute nous a envoyé un message dans lequel il est écrit : « Je lis avec beaucoup d’intérêt vos articles sur votre site. Si j’ai bien compris vous roulez pour Jean-Luc Mélenchon. Et vous « égratignez » au passage François Hollande. N’y a-t-il pas le risque d’affaiblir celui-ci et de faire le jeu de la droite? »

    Nous allons lui répondre sans détours et dans la plus grande clarté.

    Disons-le tout net, nos adversaires sont tout désignés : Sarkozy, Bayrou et bien évidemment Marine Le Pen, la blanche colombe qui n’aime pas les étrangers. Tous nos efforts sont déployés pour les combattre, sans concession, ni compromission.

    Nous soutenons la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sans ambiguïté, non pas l’homme en tant que tel, mais son programme  sur lequel il appuie sa campagne. Rappelons que nous ne faisons pas partie du Front de gauche, mais de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique).

    Nous soutenons également Mélenchon pour éviter le piège où nous sommes tombés en 2007, à savoir la multiplication des candidatures à la gauche du Parti socialiste. On ne construit pas une force alternative en additionnant les maigres résultats obtenus par chacun des différents candidats.

    Quant à François Hollande, soyons clairs, là aussi. Il ne s’agit aucunement de le combattre. Nous sommes conscients des enjeux pour les prochaines élections présidentielles et nous ne voulons pas que le pays  tombe de nouveau dans le cas de figure du deuxième tour de 2002.

    Cela dit, nous commettrions une grave erreur que de nous taire sur la démarche et le programme du candidat du Parti socialiste. Démarche et programme qui relèvent plus d’une conception opportuniste de la politique. Aujourd’hui, il ne suffit plus de faire les yeux doux en direction de François Bayrou, avec l’espoir de récupérer ses voix au second tour des élections et de se contenter d’un simple changement de personnel politique. Ce serait un bien mauvais calcul. Un parti de gauche doit d’abord conserver ses propres électeurs et en gagner de nouveaux sur des bases claires, avec des propositions précises pour un vrai changement. Les expériences des socialistes dans différents pays européens comme l’Espagne, le Portugal et la Grèce nous montrent ce qu’il ne faut surtout pas faire. Que constate-t-on dans ces pays ? Une régression sans précédent à cause des politiques de rigueur menées par les Socrates, Zapatero et Papandreou, pour répondre aux exigences des marchés financiers.

    François Hollande a-t-il bien apprécié la situation et retenu la leçon ? A ce jour il semblerait que non. Alors, il nous appartient de rappeler au Parti socialiste, dans l’intérêt bien compris de toutes les forces de gauche, qu’on ne sortira pas de la crise en mettant une cautèle sur une jambe de bois. Il nous faut nous attaquer aux causes réelles de la crise, frapper fortement les responsables de cette crise, les fameux marchés et virer tout le personnel politique à leurs bottes.

    Le débat est ouvert.

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