• Pan sur la gueule des renègats !

    airfrance1Pan sur la gueule des "renégats" prolos qui veulent réinventer la lutte des classes en dehors des syndicats pépères estampillés partenaires sociaux propres sur eux, défilant séparés le 1er mai pour faire plaisir au patronat. Arrestations à 6 heures du mat´ en pyjamas, sans chemise et sans pantalon…

    Selon que vous soyez puissant ou misérables, les jugements de cour vous rendrons blancs ou noirs… En France, les syndicalistes qui luttent sont des animaux malades de la peste et on  connaît le dicton « si tu veux tuer ton chien, tu l’accuses de la rage ». La grande presse des puissants n’a eu de cesse d’essayer de faire condamner les « renégats » d’Air France par tous les représentants politiques et syndicaux. Des présentateurs de la télé et de la radio s’y sont employés avec une lourde insistance, balayant toute explication sociale pour ne retenir qu’une sentence : « les violences sont intolérables ». Du lynchage médiatique, nous sommes passés au lynchage gouvernemental et présidentiel et puis, aujourd’hui, à leur suite policière. Les renégats ont été traités comme des « voyous » en bande organisée. Interpellations à leurs domiciles et placements en garde-à-vue à 6 heures du matin. On n’a pu constater que les cols blancs de la politique et des affaires n’ont pas le même traitement, même s’ils agissent, eux, en bandes organisées. La procédure policière ne peut se justifier que dans le cadre de grosses affaires criminelles mettant en cause des délinquants qui se soustraient à des convocations de police, afin de s’assurer de la présence de tous les mis en cause pour les auditions et les confrontations. L’interpellation au domicile se justifie aussi par des perquisitions permettant de découvrir des indices et des preuves de culpabilité. Sauf à considérer qu’un syndicat est une association de malfaiteurs et des salariés en colère des gangsters, les interpellations des employés d’Air France ne se justifient pas, comme ne se justifient pas la recherche de preuves et d’indices, à moins de penser pouvoir trouver des morceaux de chemises du DRH d’Air France et d’un autre cadre de cette entreprise aux mains d’une direction autiste qui garde à sa tête Alexandre Begoügne de Juniac, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre de l’économie et des finances, un recasé de la politique.

    Il faut signaler que, au moment où la France vend des avions Dassault au Qatar, Air-France s’apprête à laisser des lignes internationales à Qatar Airways. Un avion long courrier en moins, c’est 300 emplois supprimés. On sait à qui profitent les licenciements. Le Qatar avait mis une condition à l’achat des 24 avions « Rafale » : obtenir des droits de trafic supplémentaires vers la France pour sa compagnie aérienne, Qatar Airways. L’émirat a eu gain de cause. Les avions de Qatar Airways, qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, vraisemblablement trois fois par semaine. La décision apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elle est prise par l’Etat, qui est actionnaire de la compagnie aérienne (16 %).  L’état a déjà conduit à la SNCM à la faillite au profit de la compagnie italo-suisse Corsica Ferries. Sous prétexte de rentabiliser Air France, va-t-on assister au lent dépérissement de la compagnie aérienne au détriment des emplois ? Depuis 4 ans, les plans de licenciements se succèdent et ce n’est pas fini.  

    Force est de constater que les violences dénoncées ont été amplifiées par la direction d’Air France, le gouvernement et une certaine presse. Pourtant les images parlent d’elles-mêmes. Il n’y a pas eu de violences graves. C’était un chahut et non pas un lynchage. Le DRH et deux membres de la sécurité ont trébuché en s’enfuyant et en se cognant à des gens sur leur passage. En outre la police était présente et n’a pas réagi, ce qui aurait été le cas si les victimes avaient été réellement en danger. D’ailleurs le DRH s’exprimait rapidement et ne semblait pas faire l’objet d’un arrêt de travail. Rappelons que, pour qu’un CBV soit un délit, il faut plus de 8 jours d’ITT. Alors, la justice et la police ont choisi la qualification de « violences aggravées » pour justifier l’insulte « voyous » prononcée par Manuel Valls.

    Hollande, Valls et son gouvernement ont, une fois encore, pris le parti du patronat contre les salariés. Alors que les concertations ont repris, ils jettent de l’huile sur le feu pour discréditer les syndicats et tout particulièrement la CGT. En outre, la presse oppose maintenant les salariés de KLM aux salariés d’Air France. Diviser pour régner ! La tactique a déjà été utilisée entre les personnels au sol et les pilotes.

    Au parti socialiste, Cambadélis a chaussé ses Rangers pour la campagne électorale sous l’étendard mité de l’union.  Tout baigne dans les marigots du parti socialistes. Même les cadavres momentanément oubliés en Méditerranée.

    Pidone

    Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :