• Plus haut, le plus possible

    Le Front de gauche

    Les récentes apparitions du président de la République nous éclairent sur sa stratégie de campagne.
    Sur le thème de « La crise », il campe la dramatisation et cherche à se poser comme seul capable de répondre à une situation d'exception, avec le soutien de tous ses amis européens.
    L'annonce de la venue de Merkel n'est ni une erreur, ni le zèle d'une secrétaire de la CDU, mais l'expression d'une nécessité pour la droite européenne : resserrer les rangs autour de la droite néolibérale allemande. Ceci conduit le président à continuer à s'appuyer sur le « modèle allemand » même si, dans le débat public, ce modèle prend du plomb dans l'aile. Lire...
    Voilà pourquoi Sarkozy propose les contrats de compétitivité-emploi, une rupture totale du droit du travail qui oblige les salariés à se payer la RTT permettant le maintien de leur contrat. (Lire l'article Actuchomageet l'article de l'ANPAG)
    Face à une telle radicalisation libérale, face au projet de durcir encore les attaques contre les plus vulnérables, une solution semblerait s'imposer : battre Sarkozy à tout prix, voire à n'importe quel prix.
    Un « tout sauf Sarkozy » ? Cette tactique de mobilisation n'est pas sans danger : elle donne à un libéral comme Bayrou un espace qu'il est dangereux de lui offrir. Face à la « montée sondagière » du centre, le PS - par peur de perdre des voix sur ce terrain - pourrait adopter une prudence gestionnaire. Une partie du PS n'attend que cela pour un front du centre.
    Pourtant, la campagne ne se réduit pas au spectacle médiatique des deux grands. Le Pen et Bayrou ne sont là que pour donner un peu de variété aux tenants de solutions qui ne remettent pas en cause le capitalisme.
    Cette campagne montre aussi le développement d'une critique beaucoup plus radicale et ceci a des effets sur le débat politique dans son ensemble.
    L'affaire Lejaby révèle les modifications intervenues dans le débat public, comme le montre le titre des Echos du 2 février : « 93 ouvrières s'imposent comme une cause nationale et sauvent leurs emplois ».
    Il y a quelques mois encore, il était impensable que la mobilisation produise aussi vite un tel effet. C'est l'évolution des thèmes du débat politique qui le permet. « À un moment où tout le monde doute des politiques, pouvoir arriver à sauver un dossier comme cela, qui était un symbole des délocalisations, et en faire aujourd'hui une incarnation de ce qu'on peut réussir sur le "produire en France", c'est tant mieux », reconnaît Laurent Wauquiez, renonçant à son traditionnel mépris pour les pauvres.
    Pour les besoins de sa candidature, Sarkozy a mobilisé les amis du Fouquet's Club pour monter, vite fait, une solution de reprise pour l'usine d'Yssingeaux.
    Mais, du coup, il fait la démonstration que les richesses peuvent servir à autre chose qu'à la spéculation financière. Il apporte ainsi un démenti au thème de « pas d'alternative ».
    Les ouvrières de Lejaby ne s'y sont pas trompé : « La solidarité, ça paye. Notre lutte va redonner de l'espoir à toutes celles qui sont comme nous », a témoigné jeudi, Marie-Claude Jouve, 52 ans, dont 32 ans de maison, dans le quotidien Le Parisien.
    Reconstruire la solidarité, voilà bien un objectif du Front de Gauche qui s'impose dans la campagne.
    La réponse aux besoins sociaux requiert un pôle financier public et le Front de Gauche a été le premier à le dire.
    Déjà, un collectif de syndicats et d'associations appelle les candidats à défendre un « pôle financier public » et souhaite débattre avec les candidats du contenu à lui donner.Lire...
    Aujourd'hui, l'exigence de l'intervention financière publique est reprise par la quasi totalité des candidats. Quel désaveu pour les tenants de la main invisible du marché ou de la concurrence libre et non faussée !
    Cette situation « implique un renversement radical de la politique menée dans le cadre de l'Union Européenne qui a donné jusqu'ici la priorité absolue à la libéralisation des systèmes financiers » [...] « une rupture politique radicale [ s'impose] si l'on veut éviter de nouvelles crises » comme le disent plusieurs membres du Conseil scientifique d'ATTAC. Lire...
    Qui, à part le Front de Gauche, peut porter de telles perspectives dans le champ politique ?

    Pour répondre enfin aux attentes exprimées dans les mobilisations de ces dernières années, pour l'emploi, les services publics, les biens communs et sociaux, la sauvegarde de la planète, la solidarité européenne et internationale :

    Aucun doute, le vote utile, c'est le vote Front de Gauche !

    Le résultat du Front de Gauche et de ses candidats à la présidentielle et aux législatives sera la garantie d'une modification réelle du champ politique, la seule capable d'encourager les mobilisations de masse et d'éviter le retour de la droite et de l'extrême droite.

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