• Pour un autre futur!

    Prenonslepouvoir

    Depuis une dizaine d’années, l’impuissance et la compromission du politique ont eu pour effet l’accroissement du pouvoir des technocrates. Les résultats négatifs des référendums français, néerlandais et irlandais  illustrent le mépris des urnes qui ont été ignorées. Il a suffi de changer le mot « constitution » par « traité ». Même si nous ne pouvons pas parler encore de dictature, nous ne pouvons que constater l’évolution anti-démocratique d’une union européenne sans norme idéologique officielle en dehors de l’ultralibéralisme économique. Cette évolution, dont la crise économique a révélé les dangers, a contribué à conforter l’euroscepticisme qui fait partie de la propagande de l’extrême-droite. Pendant la campagne des élections européennes de 2014, le Daily Telegraph a révélé que la Commission européenne présidé par l’atlantiste Barroso, avait eu le projet de financer des « trolls » pour contrer l’euroscepticisme sur les réseaux sociaux et d’influencer l’opinion publique pendant la campagne électorale. Ce projet est l’exemple de la conception qu’ont les technocrates de la démocratie.

    La quasi-totalité des décideurs politiques, des responsables économiques et financiers européens, de la presse et autres faiseurs d’opinion tient un discours pro-européen. Il faut rester dans le sens de l’histoire, c’est-à-dire sur les rails libéraux. Ce serait le meilleur remède à tous nos maux, sauf que la crise économique est toujours là pour nous rappeler qu’elle est d’abord une crise financière. Pour sortir de la crise, on nous dit qu’il faut « Plus d’Europe ». Pourtant 90% de notre législation serait déjà élaborée par l’UE. Ce message ne passe plus auprès des opinions publiques et l’extrême-droite surfe sur l’euroscepticisme, tout en essayant de construire une Europe de la haine et de la xénophobie. 

    De nouveaux commissaires européens ont pris leurs fonctions et la présidence a été confiée à Jean-Claude Junker, ancien Premier ministre et ministre des finances du paradis fiscal luxembourgeois. Ce dernier a nommé Tibor Navracsics, homme politique hongrois, membre du parti xénophobe Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSz), au poste de commissaire à l'Éducation, à la Culture, à la Jeunesse et au sport ( le sport a remplacé la citoyenneté prévue à l’origine), malgré le refus de sa candidature rendu le 6 octobre par la commission Culture et éducation du Parlement européen. Voilà encore un passage en force de la commission ! « Le gouvernement dont il faisait partie a menacé les journalistes, intimidé politiquement les ONG qui se battaient pour la liberté… », a déclaré Curzio Maltese, journaliste et eurodéputé italien de la Gauche unitaire européenne.  Ce commissaire européen a joué un rôle crucial au sein du gouvernement hongrois mettant en place des politiques nationalistes et autoritaires qui affaiblissent les institutions démocratiques, les libertés, les droits et l’égalité des citoyens hongrois. Cette nomination révèle le mépris pour l'ensemble des acteurs qui contribuent à la construction démocratique d'une Europe de la Culture. Une pétition dénonce la conception xénophobe et identitaire qu'incarne par son passé politique et ses actions sur le terrain M. Tibor Navracsics, un proche du très contesté premier ministre hongrois Viktor Orban. Le racisme culturel auquel toute l'extrême-droite européenne s'est convertie repose sur une confusion entre la chose culturelle, le roman national et la question de l'origine. L’occupation d’un tel poste doit réjouir les Eurosceptiques de l’extrême-droite européenne.

    Vous pouvez signer la pétition en Cliquant ICI.

    Qui veut de cette Europe qui exige que la SNCM rembourse 420 Millions d’euros de subventions en supprimant deux mille emplois et le double si l’on compte les emplois induits chez les sous-traitants ? Qui veut de cette Europe qui favorise le low cost au détriment des droits des travailleurs au nom d’une libre concurrence qui n’est destinée qu’à générer plus de profit pour le capital, plus de précarité et de misère pour les peuples ? Qui veut de cette Europe qui fait le lit des réactionnaires et de l’extrême-droite ?

    Les peuples, dans leur majorité, assimilent désormais le discours « pro-européen » à un autoritarisme pur et simple.  L’autoritarisme TINA, « There Is No Alternative » – il n’y a pas d’alternative à la rigueur.

    A cette Europe de la finance entre les mains des technocrates et des lobbies, une alternative est possible : l’Europe des peuples, du refus de l’austérité et du dumping social et fiscal.

    Pidone

    Samedi 15 novembre 2014, le collectif 3A appelle à des manifestations dans toute la France pour construire l’alternative en France et refuser l’autoritarisme européen Pour cela il faut commencer par manifester...

    • Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !
    • Pour dire non aux exigences du Medef !
    • Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

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