• sixièmerepLes élections font peur au pouvoir socialiste qui remplace une députée par décret de Manuel Valls. Mardi 25 août, la socialiste Marie Le Vern (Seine-Maritime) est entrée au Palais-Bourbon par la volonté  de la compagne de son père, en clair sa belle-mère, Sandrine Hurel, députée depuis 2007, qui lui laisse son siège... Une élue par la grâce d’un décret signé de Manuel Valls! Ainsi, le PS ne prend pas le risque de perdre un siège au moment où des lois antisociales sont votées à coups d’article 49-3 qui coupent court aux débats parlementaires. Peu importe que cela favorise le népotisme. Peu importe que le procédé soit anti-démocratique, nous avons bien compris que le pouvoir socialiste se comporte comme la droite dans ses mœurs politiques. Nous avons aussi bien compris que les élections ne sont que le moyen de maintenir au pouvoir une classe politique avec son cortège de carriéristes. Nous avons pu constater le mépris envers des électeurs de gauche lorsque François Hollande a tourné le dos à une grande partie de ceux qui lui ont permis de s’installer à l’Elysée. Nous avons mesuré le mépris des peuples lors des référendums sur la constitution européenne et plus récemment celui des Grecs contre l’austérité.

    On vient de rendre publics les résultats du chômage pour le mois de juillet dernier : mois 0,01%. Autant dire zéro avec une stabilité sans doute due aux jobs saisonniers. Le 19 août, le ministre du travail a démissionné pour s’installer dans la mairie de Dijon. Il faut croire qu’un poste de maire est plus sûr qu’un poste de ministre dans lequel il faut faire passer des vessies pour de lanternes. On parle, pour le remplacer, d’Emmanuel Macron qui pourrait ainsi poursuivre son travail législatif sur le détricotage du code du travail et s’attaquer au CDI. Le président du Médef, Pierre Gattaz, s’active et trépigne déjà pour obtenir une nouvelle dérèglementation. A la tête du gouvernement et de l’Etat, nos deux apprentis-sorciers ont choisi d’imposer cette dérèglementation par touches successives et de la faire passer avec de la vaseline fiscale. Les impôts sur les revenus vont baisser grâce aux économies budgétaires. C’est promis ! Il ne faut surtout pas toucher aux gros revenus. Indirectement, les économies budgétaires correspondent au démantèlement du service public. La politique d’austérité suivra son cours contre vents et marées. Le capitaine de pédalo ne changera pas de cap germanophile dans une Europe aux mains des technocrates et des lobbies de la Finance.

    Donc rien de nouveau. La classe politique française en place montre toujours le même mépris pour le peuple. Il ne faut pas seulement changer de politique mais aussi changer la façon de faire de la politique. Pour cela il faudrait réformer les règles en commençant par celles qui régissent les élections et les statuts des élus, y compris du Président de la république. Sommes-nous condamnés à une Cinquième république qui enfante des élus cumulards à vie (et élus souvent par népotisme)  et des présidents de la république impopulaires comme Sarkozy et Hollande, avec le risque que le pouvoir tombe entre les mains de l’extrême-droite relookée par une Marine Le Pen plus sournoise que son père ? En Turquie, le dictateur islamiste Erdogan se serait inspiré de notre actuelle constitution pour proposer une réforme constitutionnelle et devenir le président d’un califat républicain. C’est tout dire !

    Pour changer les mœurs politiques et pour redonner la parole au peuple, il faut d’abord changer les règles constitutionnelles et passer à une sixième république plus démocratique. Si vous en êtes convaincus, venez en débattre avec les membres de Manca alternativa, mouvement corse alternatif, membre d’Ensemble et du Front de Gauche.

    Babbone

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  • valls_FCBarçaD’aucuns parlent d’erreur et d’autres de faute.  La droite se réjouit, sans vergogne, de constater que Manuel Valls est des leurs et que tout homme politique finit par tremper le doigt dans la confiture. Un Falcon à sa disposition !  C’est tentant lorsque l’on ne veut pas rater la finale de la coupe d’Europe entre le FC Barcelone et la Juventus de Turin.  Le premier Ministre a tenté de se justifier en disant qu’il représentait la France, soucieuse de promouvoir le sport. Difficile d’avaler cette explication oiseuse puisque le match a eu lieu à Berlin et que l’un des finalistes, le FC Barcelone,  est le club favori de celui appelé par Canteloup dans sa rubrique satirique sur Europe 1  l’Emir franco-ibérique.  

    Le coût du déplacement serait de 19.000 € payés par le contribuable. La présence des deux fils de Manuel Valls montre l’engouement familial pour l’équipe catalane. Même François Hollande est venu au secours de son Premier Ministre en prétendue mission auprès de Michel Platini.  Le président de l’UEFA pressenti pour la présidsence vacante de la FIFA a emboîté le pas et  a déclaré aujourd’hui s'être entretenu de l'organisation de l'Euro 2016 avec Manuel Valls avant la finale de la Ligue des champions, confirmant ainsi la version officielle d'un voyage largement commenté par la Droite et la presse sarkoziste. Platini aura mis le temps pour tenter de désamorcer la polèmique. Tout cela ne fait que mettre en évidence (s’il le fallait encore) les connivences entre le foot, la politique et l’argent.

    En essayant de justifier un écart de conduite, Hollande et Valls ont créé l’affaire dans l’affaire. Ils ont déchaîné la presse trop heureuse de démontrer que Sarkozy et les « Ripoublicains » sont dans la norme d’une morale politique qui ne s’applique qu’à l’autre. En filigrane de l’actualité présidentielle, Le patron de Qatar Airways, Akbar al-Baker, a reçu la médaille d'officier de la légion d'honneur des mains du président de la République vendredi dernier. Un événement qui n'était pas inscrit à l'agenda officiel de l'Elysée. La cérémonie s’est déroulée sans tambour ni trompette, presque à la sauvette. Est-ce que c’est pour des achats à Airbus ? Quel service, l’impétrant a-t-il rendu à la France ? Qatar Airways étant l’un des principaux sponsors du FC Barcelone, est-ce pour son soutien à l’équipe chérie du Premier Ministre français ?

    Le plus déplorable dans l’attitude de Manuel Valls est qu’il normalise l’usage abusif des privilèges offerts par la République alors que ces abus ont déjà été rendus insupportables par Nicolas Sarkozy. Le premier Ministre se comporte comme un homme de droite qui estime que tout lui est dû et qu’on ne doit lui demander aucun compte. « Revenons à l’essentiel ! » a-t-il clôturé sa courte justification devant l’Assemblée nationale.

    Revenons donc à l’essentiel ! De nouvelles décisions libérales sont prises en faveur des patrons des PME. Les CDD pourront être reconduits deux fois. Les patrons doivent pouvoir budgétiser les licenciements dont les indemnités vont être plafonnées. Il paraît que ces mesures vont enfin inciter à la création d’emplois. Pour ceux qui croient au père Noël, nous rappelons qu’il ne passe que le 24 décembre. Par contre les patrons reçoivent des cadeaux toute l’année.

    Nous avons compris, dès le lendemain des dernières élections présidentielles, que François hollande n’est pas le père Noël. Il n’est qu’un énarque politicien qui a mis un Sapin aux Finances au pied duquel le Medef vient chercher ses cadeaux fiscaux. Il vient de faire plaisir aux électeurs du FN en organisant la chasse aux immigrés sans-papiers. Le Medef est content mais ne le montre pas trop pour en redemander. La droite et Sarkozy à sa tête n’a plus aucune proposition politique à faire et en est réduite à tacler le gouvernement sur des critiques stériles. La droite a été dépossédée de sa politique libérale et maintenant elle est dépossédée de ses abus de privilèges. Pendant ce temps, le parti socialiste veut arrêter les frondeurs à Poitiers et affiche une fausse unité de façade en vue des prochaines élections présidentielles, tout en promouvant la réélection de François Hollande et la fausse image de gauche de son Premier ministre. Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, trop à droite,  ne s’est pas montré. Placé en première ligne de la droitisation du gouvernement, il laissait du répit à Manuel Valls jusqu’à cet écart aérien et footballistique.

    A l’Elysée, François Hollande a organisé sa vie présidentielle et sa vie privée. Du côté rue, Ségolène Royal joue la première Dame et, du côté jardin, le président conte fleurette à l’actrice Sophie Gayet. Le casque de moto ne ferait plus partie de la panoplie du Roméo en scooter.

    Et la France ? La courbe du chômage reste ascendante. Le niveau de vie des Français dégringole. Un enfant sur cinq vivrait en dessous du seuil de pauvreté, pendant que deux fils de Premier ministre sur des millions de jeunes Français allaient voir, avec leur père, la finale de la coupe d’Europe dans le Falcon gouvernemental.

    L’actualité internationale est marquée par le revers électoral d’Erdogan en Turquie. Il ne deviendra pas le calife qu’il veut être. Toutefois, l’arrêt donné à son ambition dictatoriale est dû au système à la proportionnelle des élections turques. En France, il aurait atteint son but et notre cinquième république lui irait comme un gant de fer.

    Pour le reste du monde, c’est la routine : guerres, massacres, faim, immigrés perdus en Méditerranée, dictatures, Djihadisme… etc. Tout cela prend moins de place dans la presse qu’un scandale politique oublié rapidement.

    U Barbutu

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  • Résister, c’est s’engager à Gauche !

    ceriseSi l’on en croit les sondages, 72% ne veulent plus de Sarkozy, 77% ne veulent plus de Hollande… Et pourtant c’est bien un nouveau tête-à-tête Sarkozy/Hollande qui sera porté par la grande presse libérale. Lorsque l’on regarde les votes de militants au sein du PS et de l’UMP, moins de 50% ont voté, dans chaque camp,  pour le changement d’appellation de l’Ump en « Républicains » et pour le maintien de Cambadélis à la tête du PS.  Que ce soit au sein des partis politiques ou à l’occasion d’élections nationales, la France s’achemine vers une démocratie au rabais dans laquelle les politiciens ont détourné des urnes la moitié de leurs militants et des électeurs. Cette évolution est la porte ouverte au Front National qui propose la sortie de l’Europe et une politique xénophobe dans son fond de commerce.  Aux élections présidentielles, alors que le Front national ne faisait que 18% de voix lorsque les Français votent en masse, ces 18% deviennent suffisants par le jeu des abstentions. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler l’échec de Lionel Jospin et l’arrivée au deuxième tour de Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac.

    La multiplication des scandales financiers et le martèlement de la pensée libérale comme seule voie politique sont les causes de la désaffection de la majorité des électeurs qui ne croient plus aux élections et ont intégré le « tous pourris » comme une fatalité. Nos dirigeants successifs et la presse libérale fabriquent de l’individualisme et fustigent la solidarité comme étant un frein économique et un facteur d’inégalités. Notre société est devenue celle des boucs émissaires : chômeurs, fonctionnaires, assurés sociaux, immigrés… etc. Tous les vrais démocrates appréhendent un avenir qui se fera sans les peuples  poussés dans la division et l’affrontement. Aujourd’hui, l’ennemi intérieur est l’Arabe… ensuite tout y passe, les Noirs, les Pédés, les Roms, les Polonais… les Corses.  Comme l’écrivain Bertold   Bretch en 1941 : « Le ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde ». Quatre grands résistants viennent d’entrer au Panthéon. Combien de Français ont accepté la domination allemande et le nazisme ? Dans cette Europe de la Finance, doit-on aussi rappeler à L’Allemagne, que tout un peuple était derrière son Fuhrer ? En France et en Allemagne, combien sont encore nazis, malgré les leçons de l’Histoire ?

    La bête immonde ne doit pas être écartée uniquement au deuxième tour des élections par un vote dit « républicain » qui assure la continuité d’une politique dangereuse pour l’avenir de la démocratie. La bête immonde ne doit plus servir les intérêts de quelques uns à chaque élection.  C’est le libéralisme qui pousse la majorité des Français dans l’apolitisme et l’abstention, en espérant un « sursaut républicain » contre le FN pour sauver les meubles. C’est le libéralisme qui met aux commandes les élus d’une minorité.

    La France a besoin d’un renouvellement de la classe politique et une réforme de ses institutions, capables de réconcilier les électeurs avec les urnes. L’Ump peut se rebaptiser « les Républicains », il reste un parti de droite avec les mêmes responsables… A ce stade de notre réflexion, il nous paraît salutaire de rapporter les propos d’un homme de gauche sur Facebook qui nous dit : «  Le seul objectif à long terme de nos hommes politiques est de se faire élire et réélire... Je ne parle pas de la droite car j'emmerde la droite. Nos branleurs de gauche nous convient à un banquet permanent du foutage de gueule des promesses non tenues. Le PCF fournit les pâtes Lustucru, elles tiennent au corps, elles rappellent les années 60, sauf que le PCF n'a plus que la peau sur les os, il ne pèse plus grand-chose et c'est bien dommage... Un peu cru, le père Lustucru. Le PS c'est le syndrome Contrexéville, il est liquide, transparent et il ne sert qu'à nous guider jusqu'aux chiottes pour servir d'alibi à l'Europe des nantis si habiles à tirer la chasse... Mais PCF et PS se retrouvent ponctuellement pour échanger les motions-dessert des congrès alibis et se refiler les petits fours des sénatoriales... Voilà le menu qui nous attend jusqu'en 2017. En attendant 2022, 2027, 2032, 2037... »

    Ces propos montrent le degré d’exaspération d’une partie des électeurs de gauche qui rejoignent les abstentionnistes, ou pire le Front national. Même si le message est grinçant, moqueur, rude et caricatural, il faut l’entendre car il vient de la Gauche.

    Le rejeter et l’ignorer seraient s’enliser dans un mouvement sans mouvement, dans une lente décrépitude, alors que la Gauche aurait besoin d’un souffle nouveau tel qu’il est apparu en Grèce et en Espagne. Il faudrait aussi entendre ce qui dérange pour avancer, se remettre en question et  ne pas sombrer dans le culte de l’échec.

    S’indigner, d’accord !  Mais il faudrait aussi se révolter contre la léthargie politique qui s’installe avec des gesticulations sans lendemain.

    La Gauche a besoin de la jeunesse. C’est elle qu’il va falloir convaincre qu’on leur ment, qu’on les glisse dans un moule pour leur faire accepter une société qui laissera le plus grand nombre sur la bas côté.  

    C’est la jeunesse qui devra prendre des initiatives politiques, lorsqu’elle comprendra que, si elle se désintéresse de la politique, la politique tuera la démocratie et le vivre ensemble. C’est à nous de lui dire qu’elle est à la croisée des chemins et qu’on veut lui faire prendre une impasse « ni droite ni gauche » qui mène à l’acceptation de la domination d’une minorité sur le plus grand nombre.

    En faisant croire au compromis socialiste et en usurpant le vocable de « Républicains » à l’UMP, la classe politique dominante ne représente que la doxa libérale et les intérêts de ses nantis.

    Résister à la fausse fatalité libérale, c’est s’engager à Gauche, la Gauche qui ne se renie pas et qui est respectueuse des piliers de notre république : liberté, égalité, fraternité, laïcité… et solidarité.Nous parlons de la Gauche qui veut mettre fin à la Cinquième république pour sauver notre démocratie par une nouvelle constitution qui, par voie référendaire, mettra fin à la pratique monarchique du système présidentiel actuel.La France a urgemment besoin d’une nouvelle république et d’une nouvelle génération politique non formatée par les appareils politiques.

    La France a besoin des Idéaux de Gauche et de sa Jeunesse, pour une rupture avec la politique politicienne et le carriérisme des politicards.  

    Les roses socialistes ont fané. Notre coup de gueule printanier se veut porteur d’une floraison nouvelle pour que vienne le temps des cerises.

    U barbutu

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  • discussion4Un  vice-président du FN mis en examen pour «escroqueries, abus de confiance et acceptation par un parti politique d’un financement provenant d’une personne morale»,  dans l’affaire du micro parti Jeanne. 

    Ancienne cadre de l'UMP, Fabienne Liadzé est de nouveau mise en examen dans le cadre de l'affaire Bygmalion pour complicité d'escroquerie et de financement illégal. L'ancienne directrice des ressources de l'UMP, Fabienne Liadzé, a de nouveau été mise en examen dans l'affaire Bygmalion, qui porte sur un système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, a appris l'AFP jeudi de sources concordantes.

    Rachida Dati, épinglée par la Cour des comptes pour des achats de luxe sur le compte du Ministère de la justice s’invente une ministre britannique à qui elle aurait offert un foulard Hermès.

    L’ancienne directrice de l’INA, qui avait abusé outre mesure des déplacements en taxi pour elle et sa famille alors qu’elle disposait d’un véhicule de fonction et d’un chauffeur, écope comme punition d’une fonction  de chargée de mission. Elle est énarque. Dans l’énarchie socialiste, on se pardonne tout, comme dans le cercle des avocats d’affaires de l’UMP.

    On savait que les époux Balkany sont accusés de fraude fiscale à un haut niveau. On apprend que ce serait l’associé de Nicolas Sarkozy, avocat d’affaire, qui était à la manœuvre. Du côté du FN, on découvre des comptes en Suisse ouvert pour les intérêts de Jean-Marie Le Pen…

    Il ne s’agit que de quelques affaires dans l’actualité. Inutile de faire la liste de toutes celles plus anciennes : Tapie, Cahuzac…etc. Toujours  dans l’actualité, l’ancien chef de cabinet de Christine Lagarde, ministre des finances, vient d’être mis en examen dans l’affaire Tapie/CLC/ Adidas.

    Comment tout cela est-ce possible ? C’est possible dans un système politique gangréné par l’argent du pouvoir et l’argent qui donne le pouvoir. Il suffit de constater la frilosité de nos élus lorsqu’on leur parle de transparence et d’économies lorsqu’elles pourraient les toucher personnellement. Il n’est pas étonnant que les différents clans de ceux qui se considèrent comme des élites se serrent les coudes. Ils ont tous les pouvoirs, y compris le quatrième médiatique.

    En  2012, les avocats d’affaires et des énarques devenus avocats d’affaires ont laissé la place aux énarques qui font carrière au parti socialiste avant de devenir avocats d’affaires. Elu avec les voix du Front de gauche, le capitaine de pédalo a viré de bord. Le cap est libéral. Le libéralisme économique entraîne le naufrage de tous les idéaux de gauche. Le parti socialiste est en train de terminer une mue libérale forcée depuis 1983 et qui lui a déjà coûté de cinglants revers électoraux. Cambadélis en est devenu le secrétaire général et  termine sa mission en faisant voter sa motion A d’orientation politique qui est un abandon du socialisme. Ce texte prône «le renouveau des socialistes par la réussite gouvernementale», mais aussi «par le dépassement du Parti socialiste», à travers la fondation d’une «nouvelle alliance à gauche», avec la gauche et les écologistes ainsi que les citoyens. Quels citoyens ? Quelle gauche ? D’aucuns veulent encore faire croire qu’ils œuvrent à l’intérieur du PS  pour infléchir la politique gouvernementale voulue par Manuel Valls et François Hollande, alors qu’ils ne font que l’accompagner comme le fait maintenant ouvertement Martine Aubry. Cambadélis, homme de compromis et non de synthèse (c’est lui qui le dit)  s’est empressé de demander à ses camarades «frondeurs» de prendre exemple sur Aubry qui «elle, a le sens de l’intérêt général».  Il admet que chacun garde ses idées mais ne partage que les siennes.

    Sur qui et sur quoi compte François Hollande pour se représenter en 2017 ?  30% du parti socialiste viennent d’être réduits en cendres. Pour lui et les Solfériniens, les frondeurs n’existent plus, si tant est qu’ils aient existé. Le congrès du PS et la motion de Cambadélis lui permettent la perspective d’écarter une primaire pour les prochaines présidentielles et d’être le candidat légitime à sa réélection. Il table encore sur la croissance et le recul du chômage. Pour faire reculer le chômage, des contrôleurs sont engagés contre le manque d’enthousiasme des chômeurs à trouver du travail et la fraude. La loi Macron est là pour rassurer le patronat qui en demande toujours plus et s’attaque maintenant aux retraites. Le bâton pour les chômeurs et la carotte pour les patrons. François Hollande compte aussi sur les affaires judiciaires pour éliminer ses principaux concurrents de l’UMP et du FN. En ce qui concerne le Front de gauche et les autres partis de gauche, la presse se charge de continuer la diabolisation.

    On sait qu’il ne faut plus compter sur un changement de cap qui a été mis inexorablement à droite. Le parti socialiste est moribond et laissera place à un mouvement centriste acquis au libéralisme. François Hollande n’a d’ailleurs pas renouvelé sa carte car il considère qu’il est le président de tous les Français…de tous les Français sauf du peuple de gauche qui l’a pourtant porté à la présidence. Près de 80% des Français ne souhaiteraient pas qu’il se représente, selon un récent sondage. Il serait donc le président qui en satisfait 20%, parmi lesquels il faut peut-être compter le patronat.

    Aujourd’hui, nous avons entendu le Président du Conseil économique et social interrogé sur la radio Europe 1. Il a parlé de rupture sociale, de fragmentation d’une société dans laquelle le capitalisme ne crée plus de bien-être et la république n’est plus fédératrice parce qu’elle ne représente plus les idéaux qui la fondent. Il constate que, dans cette société individualiste où la crise ne fait que creuser les inégalités, la solidarité est mise à mal au profit des communautarismes et des revendications identitaires. Bien sûr le constat était nuancé. Il ne fait que rappeler ce qui est le fond de la crise politique actuelle. Contrairement à ce que veulent faire croire les sociaux traîtres, la défense des idéaux de gauche n’est pas un combat d’arrière-garde mais celui de l’avenir du plus grand nombre contre la poignée des boulimiques de pouvoir et d’argent.

    Nous sommes le lundi de la Pentecôte, « le jour où les apôtres étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer ». C’est ce que dit le Nouveau Testament. Cela nous fait penser à la commission européenne qui a ses apôtres de la religion capitaliste et son Saint Esprit Libéral : le sel de la Finance.  En Grèce, Siryza a redonné l’espoir au peuple. Podémos, né du mouvement des Indignés en Espagne, vient de gagner les élections à Barcelone et à Madrid. Ces victoires de la Gauche montrent que l’Europe ne pourra pas continuer à mener une politique libérale et atlantiste, au détriment des peuples européens.  

    En France, l’UMP, le PS et le FN ne sont que les variantes d’une politique résolument antisociale dans le seul objectif conservateur des privilèges d’une classe dominante au détriment du plus grand nombre. Ces partis font le jeu de lobbies et constituent en leur sein des clans. On sait, en Corse, comment fonctionnent les clans et les dérives qui leur sont communes.

    Un homme de gauche s’interroge sur l’école et les retraites (Facebook) : « Les lecteurs de Hergé l'ont fait... Le gouvernement Valls rêve comme le patronat de renouveler l'exploit pour "sauver" les retraites complémentaires ! De 7 à 77 ans... 7 ans pour quitter l'école de l'inégalité programmée et entrer dans le monde des petits boulots comme au Pakistan ou au temps de Zola. 77 ans pour faire la plonge comme en Angleterre, vendre des légumes ou laver des vitres histoire d'arrondir sa retraite de misère en chantant le God Save the Queen...! » Le coup de gueule paraît outrancier mais, faute de résistance sociale, il n’est pas irréaliste.

    Le Front de gauche est  l’alternative aux politiciens professionnels des partis claniques, aux politiques austéritaires, antisociales et inégalitaires qui sont orchestrées à Bruxelles par les lobbies financiers d’un capitalisme élitiste sans partage.

    Toutefois le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français doivent faire preuve d’unité et ne pas cautionner l'entrée du parti de feu Mitterrand dans l'éternité de la collaboration de classes. Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ont soutenu la motion B[1] du congrès du PS. Devaient-ils le faire ? A notre sens, non ! Il n’est pas besoin d’argumenter pour le comprendre. Il suffit de prendre connaissance de cette motion qui n’a rien à voir avec ce qui fonde le Front de gauche. Pourquoi s’être immiscé dans cette mascarade qui a été montée pour pulvériser les frondeurs, légitimer la politique menée par le gouvernement Valls et  faire accepter François Hollande comme le candidat légitime en 2017 ?  Nous avons entendu le ministre du travail, François Rebsamen, déclarer que les Français ont deux ans pour s’apercevoir que François Hollande est un grand Président. Voilà une façon de dire que ce n’est pas au Chef de l’Etat de changer de cap mais aux Français de le réélire. On a l’impression d’entendre l’argumentation clanique qui présentait déjà Sarkozy comme un autre grand Président : le chef est le plus beau, le plus intelligent et le plus fort. Ceux qui en douteront encore dans deux ans seront considérés comme des imbéciles : nous aurons eu coup sur coup deux grands Présidents, même si leur bilans sur dix ans est catastrophique.

    Aussi, les grands partis de gauche (Nous ne parlons plus du PS qui est devenu un parti centriste)  ne doivent pas pousser les militants à faire le deuil de leurs dernières illusions. La conquête du pouvoir ne se fera par en verrouillant les appareils politiques pour poursuivre de petites carrières au risque de lasser leurs bases et celle du mouvement « Ensemble »  en manque d’une alternative crédible et d’une politique vertueuse en rupture avec la doxa libérale de la Droite et des Solfériniens.

    On a envie de crier: "Debout la Gauche!"

     

    Battone

     



    [1] Résumé dans Libération : « La motion plaide pour «une réelle inflexion» de la politique économique, «un agenda de réformes, (...) quelques actes forts» consistant à utiliser des marges de manœuvres qui existent pour le «soutien aux investissements», des mesures de «pouvoir d’achat», une «loi bancaire» et une «réforme fiscale». Elle réclame «plus d’influence» du PS sur le gouvernement, avec «droit et devoir d’inventaire sur les trois dernières années», «un plan République» prolongeant l’esprit du 11 janvier, et, pour projet du PS, celui élaboré par Martine Aubry quand elle était première secrétaire (en 2011).

     

     

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  • rastignac3«  Je ne suis pas très Larzac ! J’aime passionnément mon pays, son histoire, ses cultures. Je suis attaché à ses figures, dont Jeanne d’Arc. J’assume sans problème mon côté maurrassien. Je suis assez conservateur. Je pense que 1968 n’est pas une date essentielle de notre histoire. »

    Ces propos ont été tenus dans l’hebdomadaire Valeurs actuellesle 5 juillet 2012.  Leur auteur n’est autre que le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, ancien militant radical de gauche, élu sénateur en 2011. Etonnant ! Pas tant que cela lorsque l’on suit un peu ce personnage dans les médias !

    On se souvient des contraventions qu’il accumulait sans les payer. Il a fait campagne au Sénat contre la pénalisation du négationnisme. Les Arméniens ne l’oublieront pas. Lors de l’affaire Léonarda, il appelait les lycéens à poursuivre leurs manifestations de soutien à la jeune Kosovare, alors qu’il avait déjà estimé que les Roms n’avaient pas vocation à rester en France. Lors d’une émission « Les grandes gueule », il avait fait profil bas en déclarant : «Je m'étais lancé dans un propos complètement décalé, parce que j'avais voulu suivre la position du parti ». Et le sénateur de détailler: «Je me souviens, j'étais allé à une émission, j'avais raconté n'importe quoi. Et je m'en veux encore, parce qu'à un moment on se dit: le parti pense ça, moi je vais raconter ça, pour pas avoir des embrouilles avec les copains du parti». Sauf qu'à l'époque, les parlementaires Verts avaient finalement relativisé un propos jugé excessif: «On n'a pas à dire aux lycéens ce qu'ils ont à faire, ils sont suffisamment grands pour le faire», avait par exemple déclaré la députée Barbara Pompili. Jean-Vincent Placé s’est donc délesté de son « n’importe quoi » sur ses collègues d’EELV.

    En février 2014, il annonce qu'il figurera en 4e position sur la liste de Sonia Dahou, maire PS sortante des Ulis, lors de l'élection municipale ; Sonia Dahou n’a pas été réélu, alors que l’objectif de Jean-Vincent Placé était  de siéger à la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay. C’est raté.

    Le 1er octobre 2014, il présente sa candidature à la présidence du Sénat, mais dans la course au « plateau » ne recueille que 10 voix, c'est-à-dire les suffrages des seuls membres de son groupe politique.

    En décembre 2014, il dénonce une dérive « gauchiste » d'EELV et regrette que le parti écologique soit devenu ce qu'il décrit comme « le parti des Roms et de la Palestine ».

    Aujourd’hui, le Rastignac de l’écologie veut se placer comme ministre dans le gouvernement de Valls à l’instar de Jean-Michel Baylet, Président des radicaux de gauche qui  a fait une crise d’égo  et a boudé parce qu’il n’a pas été appelé par Valls.  Jean-Vincent Placé  multiplie les signes d’allégeance à Hollande et Valls contre les positions d’une grande partie des écologistes. Pourquoi pas moi ! Bêle-t-il comme le fit Baylet.

    Voilà les alliés du Parti socialiste : un parti radical de gauche qui n’est ni radical ni de gauche avec un président  frustré de ne pas avoir été ministre et quelques Verts en quête de portefeuilles ministériels.

    Hollande sort son joker de gauche, sans changer de cap et de Premier ministre.  En signant la motion commune de Cambadélis,  Martine Aubry qui monte dans le pédalo avec des bouées de sauvetage ! Quant au secrétaire général du PS, après plusieurs débâcles électorales, il nage dans le bonheur avec le bilan qu’il tirait hier de sa récente convention internationale. Il suffit de l’écouter ICI.

    La gauche a vraiment  besoin de se reconstruire en dehors des sociaux-démocrates, qui veulent la convertir, envers et contre tout, au libéralisme… et ne plus laisser les carriéristes de la politique la dévoyer alors qu’ils n’ont comme légitimité que de plaire à Hollande et Valls.

    Après Manuel Valls, Premier Ministre alors qu’il est arrivé bon dernier aux primaires socialistes, après Emmanuel Macron, sorti des coulisses présidentielles… Va-ton voir arriver au gouvernement un autre Rastignac comme Jean-Vincent Placé, pour exemple ?

    A ce jeu avec les ambitieux, Sarkozy est le plus fort. Hollande risque de se retrouver dans le rôle politique d’un père Goriot. Il ne lui restera plus rien : ni majorité, ni collectivité locale, ni parlement, ni présidence. La gauche, il l’a vendue le lendemain de son élection. Il a bradé l’héritage historique de la gauche pour habiller la France en bleu.

    J’ai lu dans le dernier roman de Jérôme Ferrari : « Celui qui ne peut se résoudre au silence, a recours à la métaphore »… 

    François Hollande a jeté la rose qu’il tenait entre ses dents pendant la campagne électorale et ses mains libérales n’en ont pas le parfum… Du langage des fleurs, il n’a retenu que le mensonge.

    Toutefois, la gauche a connu bien des printemps et  les fleurs repoussent même parmi les ruines. Nous sentirons encore le parfum des roses et des œillets. Aujourd’hui, c’est avec des fleurs que se font des révolutions. Il nous faut semer de nouvelles graines sans OGM pour une nouvelle floraison de la gauche.

    U barbutu

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  • Les enfumages médiatiques s’intensifient… Mépris pour le Front de gauche... Haro sur Mélenchon!

    Caramba! C'est raté!...

    Les manipulations médiatiques s’intensifient. D’abord dans  le cadre des élections départementales.  Pour exemple, le JT du soir de la 2ème chaîne, sous la houlette de David Pujadas, s’attarde sur une série de sondages qui ne concernent que trois partis : l’UMP, le PS et le FN. Les autres partis sont négligés sans doute pour faire apparaître le FN comme la seule force d’opposition à l’UMPS. 

    caramba_ratéEt puis le Monde fait la promotion d’un ouvrage écrit par deux de ses journalistes (Ariane Chemin et Vanessa Schneider) sur le personnage controversé de Patrick Buisson. Le sujet est repris par toute la presse. Curieusement, les unes mettent en avant  le rôle de conseiller qu’aurait joué cette éminence grise d’extrême-droite auprès de Jean-Luc Mélenchon. L’enfumage est énorme et grotesque. On comprend vite l’intérêt de braquer les projecteurs contre le candidat Front de gauche aux dernières présidentielles. A travers lui, c’est le Front de gauche que l’on veut atteindre.  Par ailleurs, cette annonce, avec tambours et trompettes, voudrait faire oublier que Patrick Buisson était le conseiller officiel du Président Nicolas Sarkozy. Nous regardions un débat organisé sur le livre polémique par la chaîne  Itv aujourd’hui à 12h30 et, pendant tout le temps de ce débat, le sous-titre est resté le même : « Patrick Buisson, conseiller de Jean-Luc Mélenchon ? » Voilà une façon subliminale de noyer le poisson et de s’écarter du sujet du livre: la personnalité d’un homme qui menace d’apporter de nouvelles révélations sur Nicolas Sarkozy, son ancien employeur. Qui tiendra compte du point d’interrogation ? D’ailleurs les commentaires sont  hypocrites et  à charge. Les commentaires pointent Jean-Luc Mélenchon. Sarkozy en devient un personnage secondaire.

    Le journal en ligne RUE89 n’a pas hurlé avec les loups pour faire haro sur Jean-Luc Mélenchon. Daniel Schneidermann y a publié un article intitulé : « Une amitié Mélenchon-Buisson : Miam ! » Un titre humoristique qui s’adresse à tous les « mélenchonphages », toujours prêts à faire Miam ! Miam ! Le journaliste écrit : « L’occasion de coincer Mélenchon ? Mélenchon-Buisson. Odeur de soufre, amitiés dangereuses, anguille sous roche. La bonne affaire ! A peine publiées les bonnes feuilles dans Le Monde, Jean Quatremer, l’homme qui détecte les rouges-bruns au microscope, tweetait avec frénésie sur les délicieuses révélations. L’occasion est si belle, on aurait tort de se gêner. Depuis le temps qu’on tente de le coincer, le Mélenchon, en lui collant des procès en antisémitisme qui s’effondrent tous les uns après les autres, on ne va pas bouder son plaisir ».

    Patrick Cohen a déroulé le tapis rouge aux auteures du livre. Qui s’en étonnera de celui qui a déchiré sa carte de journaliste parce qu’on ne la lui renouvelait pas assez vite. Finalement la méritait-il ? Il fait partie des « mélenchonphages » des médias et de la doxa libérale. Les affamés diffamateurs  ne renoncent jamais, même s’ils se sont souvent cassé les dents, notamment lorsqu’ils ont proféré des accusations d’antisémitisme contre Mélenchon.  

    La ficelle est trop grosse. On ne pourra tout de même pas dire que Mélenchon a reçu la francisque et qu’il était l’ami de Bousquet.  Le journaliste de RUE89 n’est pas dupe comme, nous l’espérons, la plupart des gens de bonne foi. Il conclue son article ainsi : « Les amitiés sont une chose, les paroles et les décisions politiques en sont une autre. A supposer que Mélenchon et l’infâme Buisson trouvent de temps en temps plaisir à bavarder ensemble, quelles en sont les conséquences dans l’action publique de Mélenchon ? Quelle trace de racisme ? Quelle trace d’antisémitisme ? Certes, quelques déclarations surprenantes de temps en temps, comme, récemment, cet ébouriffant éloge de la « cohérence » de Sarkozy. C’est mince. Caramba[1], encore raté ! »

    Même si Jean-Luc Mélenchon est l’un des porte-parole du Front de gauche et ne représente pas à lui tout seul le Front de gauche. C’est le plus médiatisé car, à travers lui, on vise le Front de gauche. Le jeu habituel est d’essayer de lui faire perdre son sang froid mais, depuis le temps qu’on la lui fait, il a acquis une grande expérience et sait faire preuve de patience. En période d’élections, et c’est le cas actuellement pour les départementales, de nombreuses tribunes sont données au Front national qui, par la voix de Marine Le Pen, a le culot de se plaindre auprès du CSA comme si ce n’est jamais suffisant. Le Front de gauche se réjouirait de bénéficier du même traitement.

    Le Front de gauche présente plus de 1200 binômes aux élections présidentielles et la plupart des candidats se voient ignorés des médias locaux et nationaux, qui, tous les jours, parlent de l’UMP, du FN et du PS. Le Front de gauche est ignoré d’un côté et de l’autre Jean-Luc Mélenchon est attaqué dans des campagnes manipulant l’information avec une stratégie de diabolisation.

    Malgré cela, le Front de gauche sera présent sur le terrain à chaque élection avec un programme et des propositions qui iront toujours dans le même sens, celui de la justice sociale. La presse du système ne pourra pas indéfiniment tromper les électeurs par des campagnes de dénigrement et le mépris montré aux autres partis que ceux de la doxa libérale et de son allié le Front national. Tous sont prêts à faire le lit d’un parti dont l’idéologie n’est un secret pour personne et qui ramène tous les problèmes économiques et sociaux à des mesures xénophobes et au concept de « français de souche » qui a remplacé celui de « race arienne ».

    Nous ne pouvons que le dire et le redire : l’abstention n’est pas la solution lorsqu’une démocratie dépend du droit de vote – le vote Front national est un vote stérile et dangereux pour la démocratie, le vivre-ensemble et l’avenir économique de la France – Le PS n’a fait que poursuivre la politique économique et sociale de la droite dont on connaît le bilan catastrophique  – La seule alternative politique est représentée par le Front de gauche qui veut mettre fin à l’austérité imposée par la Troïka dont on a vu les dégâts causés à la Grèce.

    Faites le choix d’un avenir solidaire ! Alors, pour construire cet avenir, vous avez un geste à faire : déposer un bulletin de vote dans une urne électorale sans vous tromper dans votre choix qui doit être celui de l’intérêt général dont dépend le sort de chacun de nous, donc le votre et celui de vos enfants.

    Pidone



    [1] Interjection qui est un euphémisme de carajo (« bite, vît, membre viril »), marquant la surprise, l’étonnement, le dégoût. On peut aussi la remplacer par «  Dis donc ! Mince alors ! » ou plus court : « Oh ! »

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  • hollande_ombresLe brûlot de la pseudo première dame Valérie Trierweiler vient à peine de refroidir qu’un nouveau feu médiatique est allumé par François Bazin, journaliste et ancien rédacteur en chef politique  du Nouvel Obs,  dans un livre qui est un véritable pamphlet contre François Hollande. Des extraits sont publiés dans un article de l’Express. « Les ombres d’un président » de François Bazin n’a rien à voir avec une BD de 1991 portant le même titre dans la collection « Chroniques Gorille » des éditions Himalaya et dont les auteurs sont Smit et Linsszen.  Ce titre est crépusculaire comme l’est le Président. C’est un livre qui accable sa personnalité par une multitude de petites phrases assassines comme : « Au lendemain du 6 mai 2012, passé l'émotion du moment, il est resté égal à lui-même. Et c'est bien là le problème" ou bien  "François Hollande est un président qui voudrait ne pas l'être et qui aspire pourtant à le demeurer. S'il persiste, la logique voudrait qu'il ne le soit bientôt plus ».  Nous avons retenu un passage à mâchouiller sur le « président chewing-gum ». Décidément François Hollande aura collectionné les sobriquets. On se souvient de « Flamby », « fraise des bois » ou encore Reblochon. Maintenant le voici affubler d’une métaphore qu’il aurait bien méritée puisque c’est lui qui aurait donné à mastiquer l’une de ses répliques dont il n’a sans doute pas mesuré la portée...  Le Président aurait dit de l’affaire Cahuzac : "Il fallait chewing-gumer tout ça. Je l'ai fait !". Se prendrait-il pour Duke (un militaire passionné par les armes à feu et les gonzesses) au début de Shrapnel City, troisième épisode du jeu-vidéo  Duke Nukem, en référence à « They Live » de John Carpenter, lorsqu’il dit : « Il est temps de botter des culs et de mâcher du chewing-gum, et je n'ai plus de chewing gum ! ». Physiquement, je n’ai trouvé aucune ressemblance: Duke est grand, musclé, et a les cheveux blonds coiffés en brosse. Ensuite, Le chewing-gum Cahuzac a été machouillé et recraché. François Hollande ne manque pas de chewing gum.  François Bazin n’a eu qu’à ramasser le concept "chewing-gum" pour lui donner une autre saveur, celle de l’ironie.

    chevingum_socialiste « Chewing-gumer » ? Qu’est-ce que cet anglicisme peut bien signifier ? Chewing signifie « mastication, mâchement , mâchonnement», et gum « gomme ». Donc le chewing gum est une gomme à mâcher, à mâchonner. Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela car qui n’a pas mâchouiller un chewing gum,  mastiquer jusqu’à le rendre sans saveur tellement il aura absorbé son suc? Présider la France serait pour Hollande  « chewing-gumer » pour ne recracher qu’une gomme sans saveur, une politique sans odeur de scandale et un parti socialiste sans valeur de gauche. Effectivement il chewing-gume le socialisme depuis son élection. La chlorophyle sociale est remplacée par la fadeur libérale et il continue à chewing-gumer.  Il ne restera du parti socialiste qu’une pâte molle dont plus personne ne voudra. Hollande lâche de temps à autre quelques rôts de gauche ou autres vents dans ses discours. Il a la digestion sélective et, comme un alambic, fabrique des potions libérales dans le genre canada-dry: il veut que le parti socialiste ait l'apparence du la Gauche sans le socialisme.

    Notre « Président chewng-gum » est servi par une télévision qui est devenue « le chewing-gum de l’œil, selon l’expression de René de Obadia (Journal VSD) qui ajoute : « Le problème est que les crétins ont beau avoir toujours existé, avec la télévision, ils se sont multipliés. »  Pour reprendre une réplique de Willy Wonka ( joué par Johnny Depp) à Charlie Bucket (Freddie Highmore) dans « Charlie et la chocolaterie, film de Tim Burton (2005) : « Le chewing-gum c’est très vulgaire, le chewing-gum ça m’exaspère ».

    Le mouvement « Ensemble »  et, en son sein, le collectif Manca alternativa et le parti de gauche ne se sont pas laissé « chewing-gumer » et ne se laisseront pas chewing-gumer. A Ajaccio, nos binômes sont présents, sans concession, dans les 2ème, 3ème et 5ème canton lors des prochaines élections présidentielles. Déplacez-vous pour voter et leur apporter votre soutien. Ne tombez pas dans un vote qui rappelle les choix du patronat et de la droite avant l’occupation allemande : « mieux vaut Hitler que Blum » et « Plutôt Hitler que le Front populaire ! »  Vous connaissez la suite historique.  D’aucuns dénoncent ces slogans (pourtant connus et relayés par des politiques et l’Internet) comme étant de fausses citations. Si cela s’avérait, ils traduisent aujourd’hui cependant bien la propagande de médias libéraux dans la dédiabolisation du FN et la diabolisation de Front de gauche. Ils rappellent que l’extrême-droite ne peut leurrer un électorat sans appui financier et médiatique.

    François Bazin a intitulé son ouvrage sur François Hollande « Les ombres du président ». Il faut aussi se souvenir de la part d’ombre de l’histoire de la droite.

    Fucone

    Un petit rappel historique de la Droite dite « décomplexée » en cliquant ci-dessous:


    Ep 13 - La droite décomplexée par CN-PCF

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  • La-boîte-de-Pandore1Pierre Moscovici a abandonné  ses électeurs du Doubs pour entrer à la commission européenne. Il faut croire qu’un poste de commissaire européen sous la houlette d’un Junker, élu président de cette élément de la Troïka, est une promotion si ce n’est politique du moins personnelle au salaire de 24 374 € bruts par mois et autres avantages : Indemnité mensuelle de représentation : 607,71 € bruts par mois, Indemnité de résidence : 3 100,08 € bruts par mois (15% du traitement de base mensuel), indemnité de frais d'installations : 41 334,40 € bruts lors de la prise de fonction puis 20 667,20 € lors de la cessation des fonctions. A compter du 1er jour qui suit la cessation de ses fonctions, un ancien membre de la Commission européenne perçoit une indemnité transitoire mensuelle comprise entre 8 266,88 € et 13 433,68 €, selon la durée de son mandat. On peut ajouter : les allocations familiales (jusqu'à 5% du montant du traitement de base soit 1 033,36 € par mois), remboursement des frais de mission, indemnité par journée entière de déplacement, indemnité transitoire après cessation de fonction. A l'âge de 65 ans révolus, les anciens membres de la Commission ont droit à une pension à vie. Son montant annuel ne peut excéder 70% du dernier traitement de base, soit 14 467,04 €. Un ancien commissaire peut donc percevoir jusqu'à 1 205,59 € par  mois.

    Pierre Moscovici, social-démocrate strauss-kahnien en son temps, a opté sans scrupule pour sa cooptation (le mot « élection » serait galvaudé ici)  par l’alliance néolibérale européenne et abandonné son mandat législatif et sa circonscription au moment où son parti essuie une succession de déroutes électorales. Ancien ministre des finances du gouvernement Ayrault, il donne maintenant des leçons budgétaires à la France au nom de la commission européenne.  Nous sommes dans une république où, par cooptation et par élections arrangées entre grands électeurs, des politicards font carrière. Le cumul des mandats et la succession des postes occupés génèrent des retraites dorées à ceux qui se retirent de la politique. Malgré cela, tous veulent s’incruster jusqu’à prendre des postes honorifiques pour avoir encore accès aux médias.

    Vous connaissez l’expression « partir en Suisse ».  C’est ce qu’a fait Pierre Moscovici mais en allant à Bruxelles alors que le Doubs est un département limitrophe de la frontière helvétique qui nous rappelle l’affaire Jérôme Cahuzac, son ministre du budget lorsqu’il était ministre de l’économie et des finances.

    Le remplacement de Moscovici est en cours dans le Doubs et les résultats du premier tour ont placé le Front national en tête devant  le candidat PS. Une gifle pour le PS et un coup de pied au cul pour le candidat UMP qui est éliminé, ce qui place la droite devant ses divisions sur le « Front républicain ». Bien sûr, les Solfériniens ont immédiatement appelé à ce front électoral mais, à droite, le « ni gauche, ni droite » a fait place au « ni FN, ni PS » chez certains dont, paraît-il Sarkozy lui-même agacé par ce « front républicain » qui profite à François Hollande. Nathalie Kosciusko-Morizet prône, "à titre personnel", de voter PS "contre le Front national" après l'élimination de l'UMP dans la législative partielle du Doubs. Elle défendra cette position, mardi, lors du bureau politique du parti. " Si j'étais personnellement confrontée à ce choix, et avec regret, sans gaîté de cœur, je choisirais de voter pour le candidat qui est opposé au candidat du Front national", a-t-elle déclaré. Dominique Bussereau, ancien ministre UMP et président du conseil général de la Charente-Maritime, va dans le même sens mais tacle l’extrême gauche : "Le FN défend les idées d'extrême gauche antilibérales et anti-européennes, a écrit le député de Charente-Maritime. Nous devons le combattre." Ce politicard hypocrite fait l’amalgame entre la politique anti-européenne du FN et celle anti-Troïka de l’extrême-gauche. Il appelle à voter PS dans le Doubs contre la politique d’extrême-gauche du FN. Dans le paradoxe politique malveillant, qui dit mieux ? Jean-Pierre Grand, sénateur villepiniste,  juge que "tout autre choix serait un message mortel de soutien aux candidats d'extrême droite. Le parti centriste de l'UDI, fidèle à sa ligne anti-FN,  a appelé sans hésitation à voter pour le candidat PS. Ensuite, il y a la liste de ceux qui refuse le soutien au candidat PS contre le candidat FN et on y trouve bon nombre de sarkozystes comme Luc Chatel, Henri Guaino et Thierry Mariani. Ils sont tous déjà dans la prochaine campagne présidentielle comme l’est Sarkozy lui-même.

    Finalement, on retient du premier tour de cette élection législative dans le Doubs un fort taux d’abstention et le petit score du Front de gauche qui est le résultat de la diabolisation médiatique habituelle aidée par la tragédie de Charlie Hebdo. Le Front national profite donc de ce fort taux d’abstention, du raz le bol des électeurs face à l’UMPS et de la promotion médiatique dont bénéficie Marine Le Pen. Il profite surtout des abstentions seul vote en progression réelle.

    Voici les résultats définitifs du Doubs : Participation : 39,5%. FN : 32,6%, PS : 28,8%. UMP : 26,5%. Ce sont biens les abstentions et votes blancs qui arrivent nettement en tête avec 60,5%. En proportion, les scores des candidats retenus pour le deuxième tour apparaissent dérisoires dans une démocratie où la plus grande majorité de l’électorat ne vote plus. Dans la 4ème circonscription du Doubs, la philosophie de la majorité est « Dans le Doubs, abstiens-toi ! » Nous verrons si ce sera le mot de la fin dimanche prochain pour les Doubistes et les Doubiens. Ils ont déjà dit « Ich bin Doutistes » à plus de 60%, après avoir appris à répéter dans leur enfance « Ich bin Doubistes ».

    Pour info, voici les résultats de 2012 qui, au premier tour, avait enregistré 60,5% de votants. Moscovici pouvait encore clamer : « Veni, vidi, Mosco vici ! ». C’était dans la suite des Présidentielles et de la défaite de Sarkozy. Le pourcentage des votants avait même baissé au deuxième tour pour passer à 59,13%. Moscovici est allé se faire voir à Bruxelles. La tendance s’est inversée hier.  Le premier tour des élections actuelles laisse à penser que celui qui sera adoubé dimanche le sera par défaut d’alternative politique, déficit d’informations politiques  pluralistes et lassitude de l’électorat. Il n’aura qu’une légitimité dérisoire par une élection au rabais  lourde de conséquences politiques si le candidat FN  l’emporte. 

    2012 dans la quatrième circonscription du Doubs[5]

     

    Candidat

    Parti

    Premier tour

    Second tour

     

    Voix

    %

    Voix

    %

     

     

    Pierre Moscovici*

    PS

    16 421

    40,81

    19 311

    49,32

     

     

    Sophie Montel

    FN

    9 605

    23,87

    9 581

    24,47

     

     

    Charles Demouge

    UMP

    9 341

    23,21

    10 260

    26,21

     

     

    Chantal Adami

    FG(PCF)- NPA

    1 252

    3,11

     

     

     

    Ilker Ciftci

    DVG

    961

    2,39

     

     

    Bernard Lachambre

    EELV

    801

    1,99

     

     

    Didier Klein

    PR

    673

    1,67

     

     

    Jean-Claude Durupt

    MoDem

    409

    1,02

     

     

    Daniel Jeannin

    POI

    230

    0,57

     

     

    Michel Treppo

    LO

    208

    0,52

     

     

    Guillaume Reffay

    AEI

    182

    0,45

     

     

    Antonio Sanchez

    COM

    154

    0,38

     

     

     

    Inscrits

    67 395

    100,00

    67 392

    100,00

     

    Abstentions

    26 624

    39,50

    27 540

    40,87

     

    Votants

    40 771

    60,50

    39 852

    59,13

     

    Blancs et nuls

    534

    1,31

    700

    1,76

     

    Exprimés

    40 237

    98,69

    39 152

    98,24

     

     

     

    A Ajaccio, le candidat UMP l’a emporté sur le maire sortant divers gauche. Mais cela est une autre histoire dans laquelle les abstentionnistes ont  joué un rôle mais aussi le clientélisme et la pulitichella.  

    Battone

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  •  

    logo_colibri

    Mouvement Colibris est connu et louable pour les actions qu’il mène. Il tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi: Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !" Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

     soumission_houellebecq

     

     

     

     

     

     

    Quelle belle leçon d’optimisme combattif ! Quel pied de nez à la soumission… « Soumission » est le titre du dernier roman de Houellebecq dont la presse est en train de faire un best seller comme pour « Merci pour ce moment » et le « suicide français ». Il suffit de lire le synopsis de ce livre pour voir qu’il apporte de l’eau au moulin de l’extrême-droite. Devant cette propagande xénophobe, l’apathie est une lâcheté, une soumission à la peur. Houellebecq aime jouer l’oiseau de mauvais augure et attiser avec sa plume le feu de la haine lorsqu’il est vendeur. C’est à chacun de nous de prendre exemple sur le colibri de la légende amérindienne et de ne pas laisser l’extrême-droite le rôle du phénix, cet oiseau mythique grec qui renaît de ses cendres et, dans la pratique de l’invocation de démons qu’est la goétie, est un démon.

    Zemmour_houellebecq

    Le roman de Houellebecq mérite tous les brûlots plutôt que les émerveillements d’un lectorat dévot. Cet écrivain n’est qu’un personnage de la littérature, pire un produit commercial qui n’a pas la moindre particule élémentaire de sincérité et d’honnêteté intellectuelle. Avec son look clochardisé, il amuse les médias comme une curiosité à montrer. Je me souviens du jugement peut-être sévère mais juste qu’un ami, fin lecteur, a émis sur l’œuvre houellebecquienne, après celle de Robbe Grillet : « Je n’ai pas vraiment aimé l’œuvre, c’est peu de le dire. Idem de Houellebecq, dont pourtant je retiens qu’il inflige à la littérature française une humiliation plus cuisante encore que celle que le Nouveau Roman voulait lui infliger. Il l’avilit, et ce n’est pas si mal… » Et à l’époque, il m’avait dit d’un autre roman de cet auteur sournois : « je crois que Houellebecq est un couard et qu'il ne vit rien du tout. Il a été assez lamentable devant les caméras, quand il s'est agi d'assumer son racisme (son livre en était truffé), et ce con qui n'ose même pas l'assumer et se retranche derrière le droit de création ! Ce qui m'étonne, c'est qu'un juge ne l'ait pas épinglé, car vraiment, son livre était réellement l'expression d'un racisme imbécile… » Ces propos remontent à 2006 mais sont toujours d’actualité avec la sortie de « Soumission » et les explications oiseuses données par l’auteur et ses hagiographes. Comme Eric Zemmour, Houellebecq « hè un santu caca diavuli », selon une expression corse qui signifie qu’il est un saint de l’espèce de ceux qui font des diables. Il a de la constance dans la couardise lorsqu’il s’agit d’assumer ses écrits. Son roman met en scène la théorie du « grand remplacement », un néologisme politique introduit par l'écrivain français d'extrême droite Renaud Camus en 2010. Il exprime l'idée qu'à la faveur de l'immigration et des différentiels de fécondité, les « minorités visibles », en premier lieu d'origine noire et maghrébine, tendent à devenir majorité sur des portions en expansion constante du territoire français métropolitain, et que la logique de ce processus est de conduire à une substitution de population au terme de laquelle la France cessera d'être une nation essentiellement européenne pour devenir une république islamique.

    On pourrait parler de politique-fiction et de création si, comme Zemmour, Houellebecq ne montrait une certaine constance dans l’imaginaire raciste et xénophobe. Il faut lui dire : « Chante, chante vieux corbeau ! Tu ne sais que croasser de sombres intrigues».

    Le bling bling est entré dans la sphère politique avec la pipolisation. Le journalisme politique sert à fabriquer des best-sellers par le matraquage publicitaire pour vendre de piètres ouvrages à plusieurs centaines d’exemplaires qui s’ajoutent aux prix littéraires. Ne vous laissez pas mener par le bout du nez !

    Si vous souhaitez lire « Soumission », ne vous soumettez pas à la fabrication d’un best seller pour enrichir un méchant écrivain et son éditeur. Faites-vous le prêter par une relation soumise. Ne payez pas ! 

    Acellone

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  • le-berger-et-ses-chiens_modifié-2

    La nouvelle appellation de l’UMP a fuité, histoire de la tester. Ce n’est plus une union mais un « rassemblement » tout court et en anglais cela se dit « union ».  En français la nuance est complexe entre « union » et « rassemblement ». Nicolas Sarkozy veut ressembler, accumuler, agglomérer, amasser, regrouper, rallier… Il veut voir affluer. Il veut réunir pour unir. 

    Mais qui donc ? En premier lieu les Umpéistes et, parmi eux, les jupéistes. Il veut affilier Fillon dont il se méfie. Quant à Copé, il se rassemble avec qui veut encore de lui après s’être éparpillé un peu avec tout le monde.

    Nicolas Sarkozy aime les grands rassemblements autour de lui-même monté sur une estrade. Ses meetings sont entre le show business et la prêche.  Le mot « rassemblement » lui plaît à condition d’en être le sommet. Il veut donc provoquer un rassemblement centrifuge autour de lui.

    Le 19 septembre dernier, Sarkozy publiait le message suivant : « Je suis candidat à la présidence de ma famille politique. Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité ».  

    Comme à son habitude, il drague large avec la même niaiserie fourbe « ni droite ni gauche »  alors que son rassemblement est celui de la droite, même s’il arrive à débaucher quelques mercenaires politiques au sein du parti de Solferino. On connaît l’esprit non partisan de Sarkozy lorsqu’il a installé dès son arrivée à l’Elysée le « bouclier fiscal » pour les plus riches obligeant le fisc a rembourser des contribuables comme Liliane Bettencourt. 

    Lorsque Sarkozy rassemble, il le fait autour d’un système clanique. Il reproduit ce qu’il a appris dans sa carrière politique débuté dans le fauteuil d’Achille Peretti, maire de Neuilly et ancien Président de l’assemblée nationale sous la présidence du général de Gaulle. Il a fait ses classes dans un clan de l’ouest parisien. Quel est son discours d’entrée en campagne ? Il n’a fait que reprendre l’appel de Cochin lancé par Jacques Chirac le 6 décembre 1978 : « Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain ».

    Dans un discours prononcé le 13 mars 2007, Sarkozy disait : « Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement »… A la même époque il avait dit son intention de pendre Dominique de Villepin à un croc de boucher…  et puis, élu président, on se souvient de « casse-toi, pauvre con ! » aux intonations d’un Jean-Marie Le Pen, ou bien encore la « racaille » des cités à passer au « Karcher ». L’apaisement ? Sans doute le sien qui semble avoir besoin de ses diatribes violentes qu’il lance les dents serrées.

    Rassemblement ?  Le mot n’est pas nouveau  du côté du bleu Marine mais aussi du côté de l’Ump. On se souvient du RPR, Rassemblement pour la République... Il croit qu’en prononçant quelques mots-clés dans des discours préparés par une équipe de conseillers et de plumes occultes (Cette contrepèterie vaut bien un cocorico), il va apparaître tout beau tout nouveau, comme relooké, paré d’un plumage qui se rapporte à son ramage. En 2017, il aura pris dix ans de plus et il sera toujours le même qu’en 2007 en moins jeune, en plus vieux, en plus ringard, en plus conservateur, en plus réactionnaire…

    Personne ne peut s’y tromper : derrière ses faux discours, il reste le bourge de Neuilly, le mec bling bling qui se complaît dans le luxe, l’ami politique des très riches… Après son élection en 2007, il a instauré le bouclier fiscal. Il a déjà annoncé qu’il supprimera l’ISF s’il est élu à nouveau président.

    Nous verrons si le mot « rassemblement » sera retenu pour remplacer  l’acronyme UMP. Il paraît que Sarkozy n’aime plus les acronymes.  Pourtant, il a été souvent vu en train d’écrire et de lire des SMS. Alors pour son « rassemblement », nous lui, écrivons   un sms ainsi formulé : talc[1], osef[2], roflmao[3]

    Nous participerons à quelques rassemblements en 2015  pour manifester contre l’austérité, mais des rassemblements syndicaux et de gauche, ne serait-ce que pour montrer qu’un clivage politique existe et qu’il est nécessaire. Le général de Gaulle l’a suggéré lui-même le 25 novembre 1941 dans un discours prononcé à l'université d'Oxford ou il est l'hôte du Cercle Français. : « Dès lors que les humains se trouvent soumis, pour leur travail, leurs plaisirs, leurs pensées, leurs intérêts, à une sorte de rassemblement perpétuel, dès lors que leur logement, leurs habits, leur nourriture, sont progressivement amenés à des types identiques, dès lors que tous lisent en même temps la même chose dans les mêmes journaux, voient, d'un bout à l'autre du monde, passer sous leurs yeux les mêmes films, entendent simultanément les mêmes informations, les mêmes suggestions, la même musique, radiodiffusées, dès lors qu'aux mêmes heures, les mêmes moyens de transport mènent aux mêmes ateliers ou bureaux, aux mêmes restaurants ou cantines, aux mêmes terrains de sport ou salles de spectacle, aux mêmes buildings, blocks ou courts, pour y travailler, s'y nourrir, s'y distraire ou s'y reposer, des hommes et des femmes pareillement instruits, informés, pressés, préoccupés, vêtus, la personnalité propre à chacun, le quant à soi, le libre choix n'y trouvent plus du tout leur compte. Il se produit une sorte de mécanisation générale, dans laquelle, sans un grand effort de sauvegarde, l'individu ne peut manquer d'être écrasé ».  C’est ce type de rassemblement qu’espère Nicolas Sarkozy. Sa refonte de l’UMP en revenant au RPR sans le « pour la république » exprime le déclin de la droite qui n’est plus qu’un conglomérat d’idées politiques décadentes, d’ambitions qui se pressent autour d’un leader has been.

    Ce mot « rassemblement » est l’occasion de rappeler un extrait des « Mémoires interrompues » de François Mitterrand (Entretiens avec Georges-Marc Benamou) : « Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut »…. Avant, François Mitterrand était socialiste. Mais, ça c’était avant 1983, avant Jospin, avant Hollande ! C’était avant que Georges-marc Benamou, proche de François Mitterrand, ne devienne le conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée entre mai 2007 et mars 2008.

    « Ni gauche, ni droire » est le « ni, ni » des politicards pour enterrer les valeurs de la gauche. Paradoxalement, Sarkozy se dit « sans esprit partisan » tout en se réclamant d’une famille politique. Dans la mafia, lorsqu’un chef de famille rassemble plusieurs familles, il crée un clan qui œuvre pour des intérêts communs. « L’esprit de clan » est pire et plus sectaire que l’esprit partisan.  Le joli mot de « Partisan » nous l’aimons sans la connotation péjorative que Sarkozy veut lui donner.  Il nous renvoie aux paroles de l’l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. La musique fut composée en 1941 par Anna Marly, d'origine russe réfugiée à Londres. Les paroles ont été écrites en 1943 par Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon qui venaient tous deux de rejoindre les Forces françaises libres. Le partisan est un combattant luttant pour un idéal national et politique dans la seconde guerre mondiale. Plus généralement  ce mot de lutte désigne une  personne qui est attachée à une cause, à un parti, à une doctrine, etc… partisan de la république, partisan des valeurs de gauche, partisan de la liberté, partisan de l’égalité et de la fraternité…  C’est cet esprit partisan qui a permis les progrès démocratiques et sociaux. Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme !...  Comment ne pas penser à René Char lorsqu’il dit : « Du jour où je suis devenu partisan, je n’ai plus été malheureux ni déçu ». Le terme « partisan » réfère au contexte historique (Le chant des partisans) et, par métonymie, désigne le membre actif d’un groupe résistant. Rassembler sans cet esprit partisan n’a aucun sens politique. Ce n’est qu’une fourberie qui ne trompe personne même pas les membres d’un clan ou d’une famille politique, les corbeaux toujours prêts à s’entre-déchirer dans des guerres d’ambitions personnelles.

    Battone



    [1] Talc : « truc à la con ».

    [2] osef, oseb et autres variantes : « on s'en fout », « on s'en branle », etc.

    [3] ROFLMAO : « Rolling on the floor laughing my ass off » ( Je ris à m'en taper le cul par terre ). Sigle servant à exprimer le rire le plus puissant.

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