• hollande_philéa2

    Samba, Baltique, Maskou et Estrie… les labradors se sont succédés à l’Elysée comme les premières dames. Hollande n’a plus de première dame mais a maintenant un labrador nommé Philaé, comme la sonde spatiale qui s’est posée sur la comète Churyumov Gerasimenko et qui s’y trouve encore. Notre président ne mange plus seul dans son palais. Il vient d’installer sa première chienne à l’Elysée.

    La femelle labrador de 2 mois et demi offerte par la Fédération des anciens combattants français de Montréal a été baptisée Philae par François Hollande en référence au robot spatial européen. Notre président garde la tête dans les étoiles et son labrador est là pour le rappeler. Philaé est un atterrisseur qui a atteint son objectif le 12 novembre dernier, dix ans après avoir décollé. Quel symbole ! Faudra-t-il dix ans, donc deux quinquennats au maître du labrador Philae pour atteindre des objectifs ? On connaît l’expression « tirer des plans sur la comète ». Si depuis la nuit des temps les étoiles ont toujours fasciné les hommes, les comètes avaient plutôt tendance à les effrayer. En effet, ne sachant expliquer ce phénomène, on disait qu'une comète était un signe annonciateur de malheurs. Ainsi, chacun "tirait des plans sur la comète", c'est-à-dire qu'il essayait de prédire quel allait être le prochain malheur à s'abattre. De nos jours, l'expression signifie qu'une personne s'imagine des choses (négatives en général) dans une situation donnée, mais qui n'arriveront probablement pas.  Depuis son élection, François Hollande a prédit, pour exemple, que le chômage ne s’aggraverait pas et que sa courbe serait inversée. On connaît la suite. De nouveaux chômeurs viennent chaque mois grossir les chiffres publiés. Chose nouvelle : le premier ministre a même anticipé les mauvais chiffres de novembre. Pendant la campagne des dernières élections présidentielles, Hollande avait promis la lune à la gauche. Nous n’aurons eu qu’une comète visée depuis dix ans et les promesses électorales n’ont été que des étoiles filantes.

    Hollande a succédé à Sarkozy qui a succédé à Chirac. Phliae a succédé à Estrie qui a succédé à Maskou. Trois labradors ! A l’Elysée, les chiens et les hommes se succèdent et se ressemblent.

    Selon un article de presse, les labradors de nos trois derniers présidents sont des cadeaux venus du Canada. Il s’agit donc de chiens offerts aussi à la France.  Nous n’avons aucune nouvelle d’Estrie et trop de nouvelles de son maître. Après la mort de Maskou en 1998, c'est un bichon maltais qui a fait son entrée à l'Elysée sous l'ère Chirac. Sumo s'y plaisait d'ailleurs tellement que, selon Bernadette Chirac, il n'aurait pas supporté de quitter les lieux avec son maître en 2007 pour la passation de pouvoir et serait devenu agressif, allant jusqu'à mordre l'ancien chef de l'Etat... Comme Bernadette ne s’y connaît pas plus en chien qu’en homme, elle a reporté sur le chien ce que la passation de pouvoir a provoqué chez son maître. Elle a peut-être accusé le chien d’avoir la rage pour cacher l’état de santé de son mari.

    « Recevoir ce chien, c'est assurer la continuité de l'Etat et de la fonction présidentielle », a commenté un collaborateur de Hollande. Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont tous eu des labradors lors de leur mandat. Nous verrons si François Hollande, comme Giscard avec Samba, posera dans Paris-Match, avec son labrador plutôt qu’avec une actrice avec qui il a défrayé la chronique.

    Nous avons fait une petite vérification auprès de la société centrale canine, un chien avec pédigrée né en 2014 aurait dû recevoir un nom commençant par la lettre « J » pour être conforme au registre LOF. Notre président n’a donc pas tenu compte du système de lettrage qui remonte à 1926. Qu’aurait-il choisi avec un « J » ? Peut-être a-t-il préféré avoir une femelle pour éviter Jaurès. Il ne pouvait tout de même pas l'appeler Julie.

    Souvent les maîtres ont toutes les qualités de leurs chiens, sauf la loyauté.  Alors si notre Président astrologue est affublé d’un labrador pour l’inscrire un peu plus dans la lignée de ses prédécesseurs et lui faire gagner la sympathie des ami(e)s des animaux, l’électeur de gauche lui réserve un chien de sa chienne en 2017. Toutefois, nous ne souhaitons pas que Philae se comporte comme Sumo. Averti, il faudra que son maître prévoie quelques séances chez un psychanalyste canin, lorsqu’elle quittera l’Elysée.  

    Bien entendu, nous n’avons rien contre la gente canine et nous aimons les animaux. Nous avons une pensée particulière pour Loukanikos, le chien de la révolte grecque contre l’austérité. Son nom signifie « Saucisse » en grec.  Face aux policiers et aux gaz lacrymogènes, les manifestants pouvaient compter sur la fidélité de Loukanikos. Ce chien, qui a été photographié à de nombreuses reprises en première ligne des manifestations entre 2008 et 2012, est décédé. Il s’est éteint «paisiblement» chez l’homme qui s’occupait de lui depuis plusieurs années, après l’avoir recueilli dans la rue. C’est le journal grec «Avgi», proche du parti de gauche Syriza, qui a annoncé son décès. Loukanidos était âgé d’une dizaine d’années mais son état de santé s’était dégradé après les manifestations, entre les produits chimiques contenus dans les gaz lacrymogènes et les coups donnés par les policiers. Loukanikos, rebaptisé «Théo» par son nouveau maître, avait même figuré au classement des 100 personnalités les plus influentes du monde établi par le magazine «Time» en 2011. Le chanteur américain engagé David Rovics lui a aussi dédié la chanson "Riot Dog" (le chien de la révolte).

    U barbutu

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  • sarkoG20

    Sarkozy aurait déclaré en conférence à Séoul (payée 150000 €) qu’il a créé le G20! On peut dire qu’il pousse le story telling au-delà du raisonnable car  le G20 a été créé en 1999 par le ministre des finances canadien. En 1999 Sarko était juste député et maire de Neuilly... Il n’était même pas ministre. 

    Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l'Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'États se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

    Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire, les chefs d'État ou de gouvernement se sont réunis. Actuellement, le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d'État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l'emploi.

    Sarkozy avait déjà déclaré qu'il avait donné quelques coups de pioche dans le mur de Berlin alors qu'il était à Paris... Jusqu’où est-il capable de pousser le bouchon ? Peut-être va-t-il demain dire qu’il a construit la Tour Eiffel ou déchiffré les hiéroglyphes sur la Pierre de Rosette, au diable Champollion.

    Les conférences payantes de Nicolas Sarkozy lui auraient rapporté environ 2 millions d'euros depuis sa défaite en 2012. L'ancien président a annoncé qu'il ne comptait pas les interrompre, même une fois élu à la tête de l'UMP. Il a donné sa première conférence  après avoir pris la présidence de l’UMP. Il est retourné le 6 décembre dernier au Qatar, un émirat qu’il affectionne particulièrement. pour répondre à une sollicitation de la Qatar National Bank, rapporte Paris-Match. Ce n'est pas la première conférence donnée par Nicolas Sarkozy au Qatar. En décembre 2012, il y a deux ans presque jour pour jour, il y était réapparu pour la première fois en public depuis sa défaite. Nicolas Sarkozy était alors sollicité pour parler sport lors du Doha Goals Forum. Il y avait notamment défendu le «sport comme moyen d'action et de réflexion pour nos sociétés». Rappelons que, sous sa présidence, le Qatar a racheté le PSG et a été retenu pour l’organisation d’une prochaine coupe du Monde, un choix contesté et contestable auquel la France a contribué.

    Comment un ancien Président de la république qui aspire à le redevenir peut-il faire preuve d’une mégalomanie qui ferait de lui le champion des menteurs dans un concours international ? Si les travers de Sarko se limitaient aux mensonges, ce serait déjà trop pour qu’il incarne la république française. Son nom est cité dans une flopée d’affaires judiciaires et des livres sont écrits sur lui. On annonce un nouvel ouvrage « explosif » sur ses relations avec le Qatar, écrit par deux journalistes connus. Ce livre « Une France sous influence » est présenté « comme accablant pour Nicolas Sarkozy et  vient de sortir aux éditions Fayard. Ses auteurs, Pierre Péan et Vanessa Ratignier ont enquêté sur les véritables raisons qui ont poussé l’actuel président de l’UMP d’ouvrir la France à l’Etat-voyou du Qatar ».

    Cela n’a pas empêché Sarkozy de s’emparer de l’UMP pour en faire un parti à sa botte. Il est déjà entré en campagne pour les Présidentielles de 2017 avec l’intention déjà affichée de récupérer des électeurs de Front national au risque de voir la droite dite républicaine s’associer avec l’extrême-droite ou se faire manger par le Front national, ce qui semble le plus probable. Le Front national n’épargne pas Sarkozy sur ses conférences données au Qatar. « A peine revenu, Sarkozy court chez ses maîtres au Qatar, de surcroît et comme d'habitude, pour une conférence chèrement rémunérée», a attaqué Florian Philippot, vice-président du FN qui dénonce régulièrement l’implantation du Qatar en France. Les fièvres « qatarales » de Sarko transforme l’émotion de Florient Philippot en pensée accusatrices, une catharsis négative en quelque sorte  devant l’usage dramatique de la plus haute fonction de l’Etat. Le retour de Sarkozy est ce qui pouvait arriver de mieux au FN. En ce qui concerne François Hollande, le vote républicain est sa seule espérance qui risque fort d’être déçue.

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    Sarko est un atout pour le Front national qui, par ailleurs, a trouvé un propagandiste très actif en la personne d’Eric Zemmour que d’aucuns veulent victimiser à la suite de son éviction de la chaîne iTV. Au nom de la liberté d’expression, il faudrait laisser ce bonimenteur omniprésent sur le petit écran. Ceux qui s’opposent à son éviction n’ont jamais soulevé le problème de cette omniprésence qui a fait de lui l’auteur d’un best-seller aux relents nauséabonds. Que fait Eric Zemmour ? Il banalise les thèmes racistes et xénophobes de l’extrême-droite en allant jusqu’à l’instrumentalisation des faits et de l’histoire de France. Il a pu déverser des mensonges et des contre-vérités sans trouver en face de lui de réels contradicteurs, car il phagocyte ses confrères par des approches toujours amicales. Lorsqu’il rencontre une véritable opposition, il se victimise et joue l’incompris trop intelligent.

    La liberté d’expression, nul ne la remet en cause si ce n’est la loi qui lui a mis un curseur. Eric Zemmour en use et en abuse. A tous ceux qui hurlent à la censure, il faut rappeler  l’exposition médiatique dont Eric Zemmour a bénéficié, et ça continue, même s’il n’est plus chroniqueur attitré d’une émission sur iTV. Comme on le dit en Corse : « U troppu stroppia ». Le trop estropie. Trop c’est trop. Le petit écran est en overdose d’Eric Zemmour, comme il l’est de Sarkozy. Il ne s’agit pas de les empêcher de parler mais de donner la parole à d’autres, de rompre la complaisance médiatique dont bénéficient ces deux bonimenteurs de la politique. Il s’agit aussi de ne pas laisser comme parole dominante celle de l’extrême-droite dans une conjoncture économique et sociale propice aux dérives racistes et xénophobes, à la montée d’une extrême-droite dont on connaît les atteintes à la liberté d’expression partout où elle prend le pouvoir. Hic et nunc, il s’agit de savoir si, au nom de la liberté d’expression, on doit ouvrir grandes les portes des médias à un nazi qui voudrait justifier un génocide et les déportations massives de populations ? Doit-on inviter un djihadiste pour qu’il nous parle du sort réservé aux infidèles ? Si on laisse Zemmour intervenir sur toutes les chaînes de télévision, pourquoi avoir interdit Dieudonné ?  

    Peut-on admettre que, plusieurs fois par semaine, Eric Zemmour vienne distiller les ferments d’une guerre civile qu’il prédit : « Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile  ». Et, lorsqu’on lui demande : « Mais vous ne pensez pas que ce soit irréaliste de penser qu’on prend des millions de personnes, on les met dans des avions… » il enchaîne :« Ou dans des bateaux… » nouvelle question : « Pour les chasser ? », nouvelle réponse : « Je sais, c’est irréaliste mais l’Histoire est parfois surprenante…» Peut-on avoir le moindre doute sur ce qu’il a dit en répondant à un journaliste italien et qui fait polémique. Comment doit-on interpréter son parallèle entre une déportation des musulmans de France et le rapatriement des Français d’Algérie ? Est-ce qu’il règle des comptes sachant qu’il est né en Algérie ? Après avoir voulu réhabiliter Pétain, le laisserait-on faire l’apologie de l’O.A.S ? Sur RTL, comme à son habitude, il a voulu désamorcer la bombe qu’il a allumée. Lorsqu’un journaliste lui demande : « Vous ne souhaitez pas, vous ne demandez pas le départ des musulmans et des maghrébins de notre pays ? », il répond avec toute la fourberie qu’on lui connaît : « De toute façon, je ne souhaite ni ne demande rien du tout. Il y a des citoyens français, on ne va pas faire partir des citoyens français. » Peut-être, y-a-t-il même dans sa voix le regret de ne pas le souhaiter ouvertement. Dire tout cela, ce ne sont pas des attaques ad hominem. C’est dénoncer le trop d’audience qu’on lui offre pour ce qu’il dit. Zemmour véhicule des mythes dans son œuvre de mystificateur.

    Zemmour, Le Pen à forte dose médiatique, pourquoi ? L’UMP et le PS se mettent le doigt dans l’œil. L’extrême-droite ne jouera plus le rôle d’épouvantail protégeant le libéralisme de tout autre vote et de toute alternative politique. En cela, Sarkozy et Zemmour nuisent gravement à notre démocratie. Ils sont des porte-paroles de Marine Le Pen et du FN. Il ne s’agit pas de les interdire mais il faudrait les voir et les écouter avec plus de modération. D’autres voix s’élèvent auxquelles il faut tendre les micros. La liberté d’expression passe par la diversité des discours tenus et non par le matraquage des thèses de l’extrême-droite et de l’absence d’alternative au libéralisme. Des chroniqueurs ne doivent pas jouer les ventouses médiatiques pour se faire des propagandistes omniprésents.

    Nous sommes étonnés que certaines personnalités politiques qui combattent le Front national, se soient offusquées de la décision prise par la direction d’iTV, comme si Eric Zemmour allait disparaître des écrans. Les réactions en sa faveur sont disproportionnées par rapport à la réalité d’une fin de contrat. Il ne manquerait plus qu’Eric Zemmour profite de plusieurs CDI, lorsqu’il est devenu difficile à la grande majorité des Français d’en obtenir un seul. Il écrit dans le Figaro, intervient dans d’autres émissions sur d’autres chaînes que iTV et, grâce à la publicité qui lui a été faite, a vendu plusieurs milliers d’exemplaires de son livre. Est-il à plaindre ? Peut-on en faire un martyr ? Un ti credu micca ! Je ne crois pas !  Ava basta cusi ! A présent, ça suffit ! Hè un santu caca diavuli. C’est un saint de l’espèce de ceux qui font les diables. Un mondu hè fattu à scala : à chi colla è à chi fala. Le monde ressemble à un escalier : certains montent, d’autres descendent. On l’a trop fait monter et il est temps qu’il descende. Idem pour Sarkozy ! Les deux bonimenteurs du Paysage Audiovisuel Français sont des productions médiatiques d’une liberté d’expression qui n’est pas l’expression d’une liberté donnée à tout le monde.

    Battone

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  • Le Front national qui s’est installé comme l’un des principaux partis politiques. Eric Zemmour qui est omniprésent sur le petit écran et son ouvrage raciste et misogyne est un best-seller. La France va-t-elle être livrée à l’extrême-droite ? Que devient la droite dite républicaine ? 

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    L’actualité de la droite ? C’est le retour en fanfares médiatiques de Nicolas Sarkozy qui est considéré comme un « animal politique »,  une star politicienne. De quel animal s’agit-il ? Sur Europe 1, Canteloup a opté pour le caméléon qui, au contact de Patrick Buisson et du courant extrême-droitiste formé autour de lui,  se tricolorise et s’enflamme.  Les Français veulent rester en France, a-t-il lancé. Il aime les phrases ambigües, tout en les rendant très compréhensibles lorsqu’il les prononce. Il n’a pas voulu dire que les Français ne veulent pas immigrer mais qu’ils ne veulent plus d’immigrés. Il reprend sournoisement la théorie du remplacement de l’extrême-droite et va dans le sens d’Eric Zemmour. On ne peut même pas dire que Sarko a changé par rapport à 2007, lorsqu’il défendait l’immigration et se disait lui-même de sang mêlé. Il évolue au gré de l'électorat. Après son élection, il avait choisi la diversité et fait entrer au gouvernement des ministres d’origine africaine et maghrébine. Il avait aussi débauché quelques politiciens socialistes. Mais ça, c'était le Sarkozy d'avant.  En fait, le même Nicolas Sarkozy d'avant et de maintenant n’a qu’une seule idée : être président de la république. Pour y arriver, ses discours s’adaptent aux sondages et à l’évolution de l’électorat. En ce sens, Canteloup a raison de dire de lui qu’il est un « caméléon politique». Une autre humoriste, dimanche dernier dans l’émission consacrée à Carla Bruni par l’animateur-ventouse-du-paf  Michel Drucker, a choisi le « coq ».  Et là, nous avons le côté du petit mec qui monte facilement sur ses ergots et qui veut être le roi de la basse-cour umpiste. La volaille se caractérise en général par sa bêtise mais, dans la basse-cour, le coq vaniteux veut faire régner son ordre et c’est lui qui indique l’heure du réveil. N’est-ce pas l’action du nouveau président de l’UMP ? On se souvient de la couverture médiatique lorsque Nicolas Sarkozy est allé officialiser son titre de chanoine auprès du Pape à Rome. En France, le coq trône au sommet des clochers des églises. « Gaulois » et « coq » se disent tous deux « gallus » en romain. Sarkozy montre bien les ambitions d’un gallinacé gaulois et catholique. Il se donne des allures de coq altier cocardier. Il va jusqu’à coqueter avec le FN. Lorsqu’il dit qu’il a changé, c’est qu’il est passé du coq-à-l’âne. Dans les débuts du christianisme, l’animal était un symbole d’humilité et de paix. Ne nous y trompons pas : lorsque Sarko fait l’âne, c’est pour avoir du son, mais il préfère l’or à la paille. Si le coq renvoie à la cause nationale et populaire, le caméléon se caractérise par  sa langue  qui lui permet d'attraper ses proies à distance. Ses doigts groupés en deux blocs opposables assurent une bonne prise sur les branches. Sarkozy attrape les électeurs avec sa langue, fait ses mues et s’agrippe au pouvoir.  

    sakodouble

    On a admis des équivalences entre un animal et un caractère. Notre animal politique est un caméléon aux allures d’un coq. Pour reprendre le pouvoir, il pactisera avec la « bête immonde » et pourrait même en prendre la couleur brune. En dehors de l’ultralibéralisme et de la défense des privilèges, Nicolas Sarkozy n’a pas d’idéaux. Il est dans le combat individualiste de sa réussite personnelle. Pour quitter le monde des animaux cher à La Fontaine, si nous allons chercher dans les caractères de La Bruyères, nous dirons que Sarkozy est un Pamphile qui « plein de lui-même, ne se perd pas de vue, ne sort point de l'idée de sa grandeur, de ses alliances, de sa charge, de sa dignité ; il ramasse, pour ainsi dire, toutes ses pièces, s'en enveloppe pour se faire valoir ; il dit : Mon ordre, mon cordon bleu ; il l'étale ou il le cache par ostentation. Un Pamphile en un mot veut être grand, il croit l'être ; il ne l'est pas… »

     U sumeru 

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  • sancho_hue

    Robert Hue a rallié la majorité présidentielle et s’en félicite encore tout en appelant à un sursaut démocratique pour éviter « le retour d’une droite revancharde et qui croit déjà tenir sa victoire, ou pire encore, le succès d’une extrême-droite démagogique qui se nourrit du désenchantement populaire ». Et il ajoute…

    « Appeler à ce sursaut, c’est, en toute responsabilité, le sens de l’interpellation démocratique que j’adresse, avec mes amis du Mouvement des Progressistes, au Président de la République. Cette interpellation ne s’inscrit nullement en opposition à une majorité que j’ai – sans hésitation – contribué à élire en 2012. Il ne s’agit pas de nous associer aux tentatives de constitution d’une gauche dite alternative, se substituant à celle, qualifiée par facilité de « social-libérale » ou « néolibérale », qui aurait failli. Il s’agit encore moins d’accabler d’anathèmes populistes, comme certains le font, le Président de la République et son Premier ministre ».

    Son ennemi n’est pas que la droite et l’extrême-droite mais aussi ceux qu’il ne nomme pas mais qui se reconnaissent tant il reprend les arguments de Solfériniens les plus durs contre Jean-Luc Mélenchon, le Front de gauche et l’extrême-gauche.

    Que dit-il ?

    « Les choix opérés en cette première partie du quinquennat – particulièrement au plan économique et social – ont été trop clairement alignés sur les conceptions dominantes en Europe, qui ont le tort de reposer essentiellement sur la réduction des dépenses publiques et de la dette. Le pouvoir s’est ainsi privé de mesures structurelles majeures envoyant aux couches populaires un signal fort d’égalité et de justice sociale »

    N’est-ce pas ce que le Front de gauche dénonce ? Mais il ajoute : « Pour autant, redonner espoir à notre peuple n’implique nullement d’appeler l’Exécutif à je ne sais quel reniement ou autocritique publique quant à l’ensemble de ses choix depuis 2012. Je salue les importantes réformes – notamment sociétales – tout comme les  actions internationales qui ont été entreprises ou réalisées avec succès ».

    Quelle contradiction ! En fait Robert Hue joue le chèvrechoutiste. Il est surtout préoccupé par les prochaines échéances électorale lorsqu’il ajout : « Mais le temps presse désormais. Il ne reste que deux ans pour  prendre des décisions  significatives et audacieuses permettant aux progressistes, aux écologistes et aux démocrates de reprendre courage, et de se rassembler dans l’action derrière un pouvoir déterminé à renouer le lien vital avec les couches moyennes et populaires ».

    Alors, par préoccupations électoralistes évidentes, que propose-t-il ?

    « Au-delà des sensibilités de chacun, je plaide avec le Mouvement des Progressistes en faveur d’un compromis de type nouveau, qui n’implique nul reniement, mais qui prenne en compte la diversité des opinions. C’est le sens que nous voulons donner aux cinq propositions suivantes, qui nous paraissent répondre à ce besoin.

    Au plan législatif :

    – Une loi sur l’utilisation de l’argent public, non punitive, mais permettant aux  citoyens de connaître l’utilisation des fonds dans le but prioritaire de soutenir la croissance et de créer de l’emploi ;

    – Un dispositif social et écologique bonifiant les aides publiques d’incitation au développement durable et à la création d’emplois verts ;

    – Un engagement pluriannuel en faveur d’une réforme globale d’égalité fiscale et de lutte contre l’évasion fiscale ;

    Au plan institutionnel :

    – Des mesures pour déprofessionnaliser la représentation politique et créer un réel statut des élus. Il s’agira dans le même temps de faciliter le développement de la démocratie directe et de la proximité ;

    – Faire vivre une représentation fidèle et juste du pluralisme, en décidant la proportionnelle pour les élections législatives. Quels que soient les inconvénients que présente ce mode de scrutin, notamment par la place qu’il risque de faire, dans les circonstances actuelles, à l’extrême droite, les avantages l’emportent largement, notamment en termes de participation électorale. »

    A croire que, tout en les qualifiant de populistes, il opte pour des options déjà défendues avant lui par ce qu’il appelle la gauche alternative pour laquelle il montre son mépris depuis qu’il s’est converti au néo-libéralisme sous l’appellation de « progressiste ». Aujourd’hui le camarade Hue veut ménager la chèvre libérale et le chou socialiste, tout en faisant valoir que le loup fasciste les guette. Il ne serait pas en train de nous raconter une fable ? Il nous fait un galop électoraliste en se prenant pour Pégase mais il ne fait jaillir aucune source, préférant patauger dans la mare libérale sans déclencher la moindre tempête ne serait-ce que dans un verre d’eau. Finalement Robert Hue est conforme au modèle hollandiste. Il est un adepte du consensus libéral mou et ne revient à un sursaut démocratique qu’en vue des élections. Pour le dire à François Hollande, il tire à hue et à dia, il y met les formes, son sursaut immobile prend l’allure d’une révérence.

     Fucone

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  • philippot2

    Closer vient de mettre le Front national devant ses réalités idéologiques en dévoilant l’homosexualité d’un de ses cadres et pas des moindres puisqu’il s’agit de Florian Philippot. Certes le procédé est exécrable et indigne, mais il s’agit d’une presse people qui n’est pas du journalisme. Toutefois il rappelle l’utilisation de tracts diffamatoires pendant les campagnes électorales qui font partie des pratiques de l’extrême-droite. C’est aussi l’extrême-droite qui affiche son homophobie et certains groupuscules vont même jusqu’à des violences contre des établissements fréquentés par des gays.  La question qui se pose est : est-ce que Florian Philippot va subir le même traitement que Maxence Buttey, conseiller municipal FN à Noisy-le-Grand, converti à l’islam et exclus du parti pour du prosélytisme religieux qu’il réfute. On pourra difficilement accuser Florian Philippot de prosélytisme homosexuel, même si sa discrétion n’a pas empêché la révélation de son homosexualité qu’il n’a jamais lui-même affichée ni revendiquée.

    La révélation de l’homosexualité de Florian Philippot ne soulève finalement qu’un problème personnel : est-elle compatible avec son appartenance politique ? Elle rejoint l’autre question posée par le cas Butley : la religion musulmane est-elle compatible avec l’appartenance au FN ? Dans la mesure où la révélation de l’homosexualité de Florian Philippot n’était pas souhaitée par lui-même, on ne peut que condamner l’atteinte à la vie privée. Par contre, dans une société où l’homophobie est condamnée unanimement, nous ne voyons pas dans quelle mesure cette sexualité assumée pose problème. On revient donc à l’appartenance de Florian Philippot à l’extrême-droite où le culte de la virilité entretient l’homophobie de nombreux militants et sympathisants.  C’est à l’extrême-droite que l’on trouve les adversaires les plus radicaux du mariage pour tous. Dans ce contexte idéologique, Florian Philippot aurait fait preuve de courage politique en faisant lui-même sa sortie du placard. Qu’il ne l’ait pas fait laisse supposer qu’il n’assume pas son homosexualité dans une société qui a pourtant progressé en droit sur les tabous sexuels. Il faut croire qu’il est l’un des cadres d’un  parti qui, malgré les simagrées de normalisation idéologique, reste en grande majorité homophobe.

    Pauvre Florian Philippot ! Quelle souffrance devait-il endurer dans ce milieu homophobe ! Malgré sa percée médiatique, on comprend mieux qu’il n’arrive pas à s’imposer au sein des dirigeants du FN. Quel est son avenir politique maintenant ? Tampis pour lui ! Si on ne choisit pas sa famille, on choisit ses amis. C’est aussi valable en politique.  Gaulliste et homosexuel ! Est-ce vraiment soluble dans l’extrême-droite et le lepénisme ? On se pose la question. Heureusement ce garçon n’est pas en plus noir et musulman, issu de l’immigration.   Là, il n’aurait peut-être pas atteint le niveau de cadre.

    Les torchons comme Closer, Voici ou Gala sont des fouilleurs de poubelles et des voleurs d’images. C’est dit ! Toutefois leurs scoops sont repris hypocritement par la presse bien pensante. Alors, on allait pas se gêner car il faut reconnaître que cela met parfois des politiciens devant leurs contradictions et leur manque de courage. Cela soulève aussi parfois des questions qui méritent d’être posées, même si ce type d’information est à prendre avec des pincettes et en se bouchant le nez. C’est tout de même plus moral que de justifier l’usage de la torture tout en affirmant son dégoût comme l’a fait Maître Gilbert Collard. .

    U barbutu 

    P.S : Une annonce nous avait échappé: L'ancien responsable UMP et fondateur de GayLib, Sébastien Chenu, rejoint Marine Le Pen. Florian Filippot va se sentir moins seul. 

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  • ruquier-scapin1_modifié-1

    Nous n’avons pas de sympathie particulière pour Mireille Mathieu ni même de goût pour ses talents de chanteuse, toutefois elle vient, par tribunal interposé, de démontrer comment Laurent Ruquier et sa bande manipulent l’information pour nuire aux uns et aux autres. En 2012, les chroniqueurs et invités de l’émission « On n’est pas couché » avaient commenté des propos tenus par Mireille Mathieu sur les Pussy Riot, condamnées par Poutine et la justice russe à deux ans de camp de travail. La chanteuse avait été moquée et livrée à la vindicte pour ses propos diffusés à la télévision russe : « ces jeunes filles un peu inconscientes » en qualifiant l’action du groupe dans la cathédrale de Moscou de « sacrilège ».  Ruquier et sa bande faisaient ainsi ressortir que Mireille Mathhieu soutenait Poutine et enfonçait les Pussy Riot condamnées. Cette dernière a déposé plainte et a apporté la preuve de la manipulation volontairement nuisible de son interview qui a fait l’objet d’un montage. Le replay de la télévision russe a confirmé la supercherie car, en réalité, la chanteuse avait surtout réclamé l’indulgence des autorités à l’égard des jeunes femmes. Mireille Mathieu avait publié un communiqué pour corriger l’oubli volontaire mais il n’en a été tenu aucun compte. Tout cela a été constaté par les juges dans les trois émissions qui ont suivi et qui ont continué à évoquer cette interview avec « la plus grande légèreté et une absence caractérisée de prudence dans l’expression », rapporte l'AFP. Les propos tenus dans "On n’est pas couché" ont été jugés comme relevant d’une « évidente malveillance à l’encontre de Mireille Mathieu, dans le but de la discréditer aux yeux du public, et ce au mépris de la vérité au moyen d’une dénaturation des faits qui ne sauraient aucunement être légitimée par un droit à l’humour ». France Télévisions et Rémy Pflimlin, son PDG, ont été condamnés à verser solidairement à Mireille Mathieu 5.000 euros de dommages.

    Nous sommes sur une chaîne publique et ce type de comportement devrait être sanctionné car il porte préjudice à l’image du service public. Nous ne sommes pas dans le domaine de l’humour mais dans celui de la délation. L’exemple de l’affaire avec Mireille Mathieu met en évidence le fonctionnement de cette émission qui a érigé en principe le lynchage médiatique en marchant sur le fil entre humour et délation tout en traitant de sujets politiques. C’est devenu un stand de jeu de massacre dans lequel Ruquier et ses chroniqueurs font provision de projectiles contre des cibles désignés. Si les projectiles sont insuffisants, on les fabrique de toutes pièces avec l’avantage du Direct qui ne permet pas un démenti immédiat. Revenons au cas emblématique de Mireille Mathieu. Qui sera avisé du procès qu’elle a justement gagné, alors que de nombreux téléspectateurs se souviendront qu’elle a enfoncé les Pussy Riot au moment où elles étaient en procès? On se souvient de la fausse info et le démenti passe inaperçu deux ans plus tard.

    Le cas de Mireille Mathieu est anecdotique mais il met en évidence la malhonnêteté intellectuelle qui règne dans ces émissions pseudo-divertissantes et, lorsqu’il s’agit d’une chaîne publique, c’est intolérable.

    En Corse, nous n’oublions rien et encore moins les dérapages de Laurent Ruquier sur les Corses dans sa revue de presse qui n’est pas toujours drôle et ne fait rire souvent que lui-même car même ses chroniqueurs ne lâchent qu’un rictus obligé. On se souvient, entre deux taillages de costumes, de ce qu'il avait dit au sujet de l’assassinat de Jean Leccia, directeur général du département de Haute-Corse : « Ils sont maladroits, quand même, les Corses, en pleine élection municipale… On leur dit qu'il faut glisser un bulletin dans l'urne et, paf, ils se trompent, ils mettent carrément le haut fonctionnaire. »  s’était exclamé l’animateur avant de rigoler de ses bons mots. Il fut le seul. A l’époque, Natacha Polony et Aymeric Caron ont gardé un silence poli. Jean Leccia venait juste d’être enterré.  Ruquier ne faisait que récidiver car en 2011 il avait déjà ironisé sur l’île à la suite de l’assassinat d’un maire non cité qui, selon l’animateur, après la soirée du premier tour des élections cantonales  « a perdu gros. En Corse, il y a des élus élus, des élus battus et des élus abattus (...) On est passé des préfets aux maires. Pour les suppressions de postes sur l'île de Beauté, on ne fait pas mieux ». Pour justifier ses propos, il avait enfoncé le clou en écrivant sur twitter : « il s'agit juste de dénoncer ces assassinats honteux qui se passent dans l'indifférence générale ». L'indifférence générale de qui ? Des Corses ? Des autorités policières et judiciaires ? Des politiques ? Sur quoi se base-t-il pour parler d’indifférence ? 

    On se souvient aussi que, en 2004 dans l’une de ses émissions, le chanteur Eddy Mitchel avait qualifié la Corse d’île aux crétins. Des Corses avaient déposé une plainte pour ces propos racistes et Laurent Ruquier était revenu ensuite sur les propos et la plainte avec pour générique « Des crétins attaquent Eddy Mitchel ». Ce soir là, l'équipe du peu talentueux animateur Ruquier se laisse aller à un humour corrosif et Claude Sarraute avait lâché: "les corses vous êtes tous des malades". Voici le témoignage de Maga Barbarossa président de la Maison de la Corse de Paris sur le forum corse de la Teghja :

    « J’ai été invité de l’émission ’’On a tout essayé’’ du mercredi 4 février 2004, animée par Laurent Ruquier sur France 2. Le sujet était le Festival des Artistes du Monde (spécial Corse) que nous organisons du 13 au 15 mai, à Levallois. J’ai malheureusement été victime d’une manipulation scandaleuse de la part de la production de cette émission (Tout Sur l'Ecran Production), suivie quelques jours plus tard d’insultes dans des émissions télévisées de la part de monsieur Ruquier. Contacté par une journaliste travaillant à France 2, pour présenter le festival dans l’émission de Laurent Ruquier, elle m’a expliqué qu’il s’agissait d’une émission ‘’bon enfant’’. J’étais prêt à jouer le jeu dès lors que j’avais la possibilité de promouvoir notre manifestation. Sur le plateau, il a été question de tout autre chose et le ton est rapidement monté. D’emblée, l’animateur m’a attaqué sur les propos d’Eddy Mitchell (‘’La Corse cette île de crétins’’ ; Paris-Match, sept. 2003) en me demandant si je faisais partie des associations qui avaient porté plainte. Je passe sur l’affiche visible à l’écran ‘’des crétins attaquent Eddy Mitchell’’ laissant à penser que j’étais à l’origine de la procédure. J’ai refusé d’entrer dans cette polémique, seulement soucieux de parler de mon festival. Les six chroniqueurs ne souhaitaient pas en rester là. J’ai été mis sur le grill de questions insidieuses destinées à nourrir la caricature à laquelle certains ramènent volontiers la Corse, espérant sans doute des réponses qui entrent dans ces canons là. Les séquences ont été débitées puis remontées au gré du bon vouloir de la post-production n’hésitant pas à modifier mon discours. Par exemple, une chroniqueuse m’a demandé ce que je pensais des insultes antisémites dont la jeune chanteuse Shirel avait été la cible lors d’un concert. Je lui ai évidemment répondu que c’était une honte et que ça ne devrait pas exister. Mais cette réponse a été collée à une question posée sur Eddy Mitchell. Quelques minutes seulement ont été retenues sur l’ensemble de l’enregistrement et on peut au moins louer la grande performance des techniciens qui ont réussi à me rendre sourd et muet face à Laurent Ruquier. Quand l’émission est passée le soir mes propos avaient été dénaturés, déformés pour laisser la place à un show honteux sur fond de haine et de mépris ».

    Laurent Ruquier pense-t-il comme le Scapin de Molière qu’il a « sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses, à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies... »? Toutefois ses fourberies sont à l’humour ce que ses mensonges sont à l’information : des bassesses et des injures gratuites qui font rire le vulgaire ignorant. Comme les mauvaises herbes envahissent les champs abandonnés, il envahit le paysage audiovisuel français, avec sa bande de parasites.

    Battone  

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  • colombe_picasso

     

    Il n’y a pas eu d’autres têtes d’Occidentaux coupées jusqu’à présent et le Moyen-Orient reste dans une inextricable situation. Les seules annonces faites sont que les bombardements continuent et que la France y prend part. Cela lui permet aussi de montrer l’efficacité de ses avions bombardiers et d’obtenir des intentions d’achats. Comment ne pas se sentir désorienté par la façon de traiter médiatiquement les conflits du Moyen-Orient où un jour c’est la tragédie, la barbarie et le lendemain silence radio.   

    Si on revient un peu sur ce que l’on nomme Daech, ou EIIL ou Etat Islamique en Irak et au Levant, on perd facilement le fil d’une géopolitique cacophonique.

    D’abord il y a le jeu trouble de la Turquie.  Le 11 juin 2014, les troupes de l’état Islamique en Irak et au Levant (EIIL) enlèvent 79 citoyens turcs parmi lesquels le consul de Turquie à Mossoul, des membres des forces spéciales et trois enfants. Une semaine plus tard, le mercredi 18 juin, on apprend qu’un des chefs de l’EIIL, Abu Muhammad, est soigné dans l’hôpital d’état de Hatay, en Turquie et que le ministre de l’Intérieur turc Muammer Güler avait donné l’ordre aux autorités d’Hatay d’héberger et d’assister les membres du groupe terroriste opérant dans cette province. Le gouvernement Erdogan dément tout cela comme il dément abriter sur son sol les extrémistes d’Al-Nosra, lesquels ont traversé sa frontière pour envahir Kessab, ville syrienne ha bitée en majorité par des Arméniens.  Des membres de l’opposition turque ont produit pourtant des photos et des preuves. La Turquie aurait-elle été victime des rebelles de l’EIIL qu’elle protégeait ? Le pouvoir à Bagdad est à son tour menacé par ces mêmes troupes à qui l’Etat turc laissait le libre passage de sa frontière, pendant que les Kurdes d’Irak, voyant Mossoul envahi, en profitaient pour intégrer Kirkouk à leur pré carré. En Irak, les Kurdes et Bagdad ont le même ennemi mais ne sont pas pour autant alliés.

    La Turquie protégeait Al-Nosra au même moment où elle classait ce groupe comme terroriste et lié à Al-Qaïda, l’Iran a envoyé le Hezbollah soutenir Bachar en Syrie, puis les chiites irakiens contre l’EIIL, pendant que l’Arabie Saoudite et le Qatar financent le tout, tout en demandant la protection des Américains qui combattent ceux qu’ils soutiennent. En 2003, les Etats-Unis avaient promis  la démocratie dans la région. On en connaît le résultat. L’élimination de Kadhafi, de Saddam Hussein et la déstabilisation de Bachar Al-Assad sont-elles à l’origine du problème créé. Du simple point de vue comptable, les tyrannies apparaissent moins sanglantes que les guerres dites de libération. Le nombre des exactions et des morts ne cessent d’augmenter

    Néanmoins, ce que retiendra l’histoire de ce conflit est l’étonnante passivité, voire inexistence des Occidentaux dans la solution d’un problème créé d’abord par l’élimination de Saddam Hussein (dont la dictature a, sans doute, fait moins de mort que la « démocratie » qui lui a succédé), ensuite par la déstabilisation de Bachar Al-Assad (dont la répression a sans doute coûté moins de victimes dans le peuple syrien que celles occasionnées par ses libérateurs). À croire que, du simple point de vue comptable, les tyrannies sont moins sanglantes que les guerres dites de libération. Le nombre de morts ne cesse de croître. Comme réponse à cette tragédie qui n’en finit pas, l’occident fait preuve de la force d’inertie régulièrement interrompue par des frappes aériennes censées maintenir le moral des bons et saper celui des méchants.  

    En juin dernier, Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, déclarait en Espagne que « l’OTAN ne s’ingérerait pas dans la situation en Irak ». Si l’Otan ne joue aucun rôle, les Etats-Unis ont pris la tête d’une coalition pour le  moment aérienne. Par ailleurs, dans ces guerres entre bons et méchants, les bons sont armés et aidés techniquement.  Personne n’est commissionné par l’OTAN. ET puis il y a le groupe hors-OTAN : la Chine, la Russie et l’Iran.

    L’Iran serait une des cibles indirectes du conflit, car affaiblir la Syrie et l’Iran chiite ne vise à rien d’autre qu’à affaiblir Téhéran, tout comme le conflit ukrainien vise à affaiblir la Russie. Une initiative isolée russo-perse aurait ainsi peu de chance d’aboutir.  Poutine et Rohani ne sont pas près de s’asseoir à la même table qu’Obama, Merkel, Cameron et Hollande, tant que le différent ukrainien n’est pas résolu tout comme celui des menaces sur le nucléaire iranien.

    La Turquie rêvait d’étendre son califat à Damas. Elle avait mis le doigt dans un engrenage dangereux et, comme à son habitude, pratique ensuite une diplomatie à vue et craint autant les Kurdes turcs autonomistes que les djihadistes envahisseurs.  Quant à la Chine, elle reste l’alliée intéressée de la Russie et de l’Iran car elle lorgne depuis des lustres sur les gaz russe et iranien.  L’Arabie Saoudite et le Qatar restent les financiers des groupes rebelles, ne serait-ce que pour les tenir éloignés de chez eux  et éviter qu’ils ne retournent leurs armes contre ceux qui les ont payés. Mieux vaut pour eux que les libérateurs de l’Islam restent le plus loin possible du berceau du Prophète.

    Il faut être naïf pour penser que tous les pays qui interviennent au Moyen-Orient le font au nom de l’idéal démocratique et de la liberté des peuples. Nous ne parlons même pas de l’ONU où les forces contraires s’annulent. Qui pourrait influer sur le cours de cette guerre au Moyen-Orient ? Qui pourrait réussir à mettre d’accord ce que l’on appelle la « communauté internationale ». Il n’existe que des communautés d’intérêts. Le Moyen-Orient est le champ de bataille des conflits d’intérêts. 

    En France, la question qui revient le plus sur ce conflit, c’est celle des djihadistes français. Le Ministre de l’Intérieur, le Premier Ministre et même le Président de la république répètent les mêmes informations. Ils seraient un millier, une cinquantaine sont morts, certains reviennent et font l’objet de poursuites judiciaires, d’autres se renseignent pour connaître les conditions de leur retour… Le conflit au Moyen-Orient est passé au second plan. Peu importe la tragédie que vivent encore les Irakiens et les Syriens. La peur est que la barbarie s’exporte en France.

    On ne sait plus grand-chose sur ce qui se passe en Syrie et en Irak. On a l’impression que tout est figé. Finalement la force d’inertie reste celle des diplomaties. Lorsque les diplomates s’agitent, c’est pour faire croire que les choses bougent mais ce ne sont que des gesticulations. Les journalistes sont cruellement absents sur le terrain. Les grandes puissances peuvent fabriquer des vérités simples et laisser dans l’ombre cette géopolitique cynique et hypocrite dans laquelle se trouvent les causes de tous les conflits.

    On rappelle souvent la citation déformée d’André Malraux « Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas » alors qu’il a employé le qualificatif « mystique » ou « spirituel », ce qui n’est pas la même chose. On n’est même pas sûr qu’il ait dit cela. Vraie ou fausse citation, les uns croient qu'elle est en train de se réaliser — pour le meilleur ou pour le pire —, d'autres espèrent qu'elle se réalisera au fil des années, d'autres encore craignent qu'elle ne se réalise, étant donné les désastres dont la religion porte au moins en partie la responsabilité. Si notre siècle est religieux, on se demande, comme Goetz dans ‘Le diable et le Bon dieu » écrit par Jean-Paul Sartre si « Dieu a voulu que le bien fût impossible sur terre ? Tout le monde fait le mal … Et personne n'a jamais fait le bien ? Personne ». On peut se poser toutes les questions. Qui manipulent les intégristes et les ultranationalistes ? Pourquoi les conflits éclatent-ils dans des pays ayant des ressources énergétiques  ou d’autres richesses?  Quels états financent les mouvements terroristes ? Quels états les arment ? Si on veut faire référence aux religions, nous dirons que les guerres sont des diableries humaines et que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Le capitalisme a sa religion « le libéralisme » et son dieu « l’argent ».

    Le fanatisme n’éveille pas, il brutifie. Il est une manipulation des esprits et les manipulateurs ne sont pas tous des abrutis fanatiques. L’histoire démontre que des mouvements terroristes ont été utilisés notamment pendant la période de la « guerre froide ». L’exemple de l’Afghanistan est le plus significatif puisque plus personne n’ignore que Ben Laden fut une invention américaine contre l’occupation russe.

    Que vient faire la France dans tous ces conflits. En Lybie, Sarkozy a fourni des armes et un appui aérien à la rébellion conjointement avec les Américains et les Anglais. Il a obtenu un large soutien de la classe politique. Ensuite, des intégristes de cette rébellion ont voulu soumettre le Mali avec des armes françaises et américaines. Kadhafi a été liquidé sans que la coalition empêche son lynchage. Qu’apprend-on ? Notre ancien président est soupçonné d’avoir été financièrement aidé dans sa campagne de 2007 par le même Kadhafi reçu en grandes pompes à l’Elysée pour être un dictateur à combattre, ce qu’il n’a jamais cessé d’être auparavant tout en restant longtemps un chef d’Etat fréquentable.  François Hollande a failli tomber dans le piège syrien contre Bachar Al-Assad en voulant armer la rébellion, c’est-à-dire en fournissant des armes qui seraient tombées entre les mains des djihadistes d’al-Qaida et de Daech. Alors que nos dirigeants actuels dénoncent les massacres de son peuple par le dictateur syrien, nous avons pu noter la mollesse de prises de position pendant qu’Israël a bombardé et massacré des Palestiniens enfermés dans le parc humain qu’est Gaza… Et que dire d’Israël gouverné par des sionistes qui ne reconnaissent qu’un seul génocide : la shoah. Leur président avait promis de reconnaitre le génocide arménien avant de revenir sur sa promesse au gré des accords diplomatiques et commerciaux avec la Turquie, une Turquie au régime de plus en plus dictatorial et islamiste. Même l’écrivain  prix Nobel turc Orhan Pamuk le dénonçait encore récemment. 

    Nous voilà en guerre un peu de partout dans le monde. Nous continuons à jouer le gendarme en Afrique pour y maintenir notre présence néocoloniale, même si notre action a une apparence humanitaire. Bien sûr nous sommes toujours censés être du côté des gentils. Le problème, c’est que, dans la réalité, ce sont toujours les peuples qui sont les victimes et, lorsque nous aidons des mouvements de libération, ce sont les démocrates qui sont emprisonnés et massacrés. Nos dirigeants continuent à fréquenter des dictateurs. Alors, on peut penser que les guerres de religion, les pogroms ethniques, les revendications ultranationalistes, les mouvements terroristes sont les avatars de la géopolitique des puissants en quête de sources d’énergie, mais aussi pour vendre des armes et affaiblir les puissances non occidentales. On est toujours dans une guerre froide larvée avec d’un côté les pays de l’Otan et de l’autre le reste du monde dont font partie la Russie, l’Iran et la Chine. On voit bien qu’en ce qui concerne l’Ukraine et la Syrie, il y a bien deux camps opposés, toujours les mêmes.

    Hier c’était Al Qaida, aujourd’hui c’est Daech… Peut-on parler de siècle religieux alors qu’un grande partie de l’Oumma récuse ces terroristes salafistes, croît en l’Islam de paix, accepte la laïcité et ne voit pas les non-musulmans comme des infidèles à convertir ou à massacrer ? Peut-on parler de siècle religieux, uniquement parce que des intégristes font de la provocation vestimentaire et verbale en France? Peut-on parler de siècle religieux parce que la droite réactionnaire et catholique est descendue dans la rue contre le mariage pour tous ? Peut-on parler de siècle religieux parce que des crèches sont installées dans des lieux publics à Noël ?

    On sait que les puissants veulent faire de ce siècle, celui d’un capitalisme sauvage et tous les mauvais coups sont permis. La doxa néolibérale impose sa propagande. La mondialisation jette des peuples dans la misère et la guerre. C’est un constat. Elle génère des monstres et le XXIème siècle ne sera ni religieux ni mystique ni spirituel mais archaïque avec la montée de l’extrême-droite, de l’Ultranationalisme et des intégrismes religieux ou laïques si la doxa néolibérale internationale continue à avoir pour principaux adversaires à abattre la démocratie, le pacifisme et le socialisme. Le capitalisme a besoin des guerres, des dictatures, des nationalismes et des intégrismes. Le socialisme a besoin de démocratie et de paix, sans s’inventer des croisades et des ennemis intérieurs.

     Fucone  

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  • Les sujets qui ont fait hier le plus de commentaires journalistiques sont les problèmes du secrétaire général de la CGT et les crèches dans des établissements publics. Ces deux infos sont à classer l’une dans la campagne anti-CGT et l’autre dans les conneries qui renforcent le Front national.

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    Il faut rappeler que si les avantages qui ont été octroyés à Thierry Lepaon sont critiquables, il ne s’agit pas de malversations comme pourraient le laisser entendre certains commentateurs moins prompts à gloser sur de véritables affaires politico-financières. Il reste que, si un dirigeant syndical doit être représentatif, il doit aussi se montrer mesurer dans les avantages que lui procure sa charge. Le cas Lepaon est un problème interne à la CGT qui doit être réglé avec la base car le secrétaire général, bien que bénéficiaire des avantages contestés, ne se les ait pas octroyés tout seul. Cela devrait mener à plus de transparence en ce qui concerne les rémunérations et avantages alloués aux cadres syndicaux et pas qu’à ceux de la CGT, sans remettre en cause le syndicalisme comme la campagne perpétuelle de dénigrement s’y emploie avec des attaques médiatiques manipulatrices. Clarté et mesure devrait être les deux mots de la gestion des fonds syndicaux.

    crèche

    Autre info ! Le président de la fédération nationale de la libre-pensée, David Gozlan, joue les Don Quichotte de la laïcité et s’attaque aux crèches, comme le héros de Miguel de Cervantes Saavedra s’attaque aux moulins à vent. S’en suit une polémique sur le caractère cultuel des crèches qui accompagnent depuis des lustres le caractère païen et culturel des fêtes de Noël. Pourquoi ne pas interdire aussi les sapins de Noël et les déguisements en père Noël, qui est la version commerciale de Saint Nicolas ? Monsieur Gozlan ignore peut-être qu’il existe le métier de santonnier et que, dans les crèches provençales, on trouve toutes sortes de personnages jusqu’à ceux des films de Marcel Pagnol. La période de Noël permet ainsi à des artistes-artisans de présenter et de vendre leurs productions de santons. Nous supposons qu’il ne s’opposerait pas à ce qu’Halloween entre dans les établissements publics. Sa guerre contre les crèches est aussi lamentable que l’islamophobie lorsqu’il s’agit simplement de respecter la liberté des cultes dans le cadre d’une laïcité tolérante. La crèche n’est pas un signe ostentatoire et provocateur. C’est une décoration qui reflète un savoir faire artisanal et ravit les enfants de toutes confessions.

    Est-ce que la libre-pensée a besoin d’être canalisée jusqu’à une fédération nationale qui va jusqu’au procès pour faire interdire un symbole de paix et de tolérance récupéré par le Front national qui a senti le bon coup politique à jouer.

    Libéralisme et libre-pensée, des mots trompeurs. L’un ne sert qu’à justifier le profit de quelques uns au détriment des peuples. L’autre fait de la laïcité une nouvelle religion dont on ne voit pas bien les buts poursuivis lorsque l’on s’attaque aux crèches.

    Comme si la libre-pensée pouvait être fédérée et présidée, avoir des porte-paroles dont on connaît mal le mode d’élection dans des organismes qui peuvent faire du lobbying. La laïcité doit être défendue contre les provocations religieuses agressives et le prosélytisme sectaire. D’accord ! Ce n’était pas le cas des crèches. Des libres-penseurs, comme ce Monsieur David Gozlan, en font le symbole  de leur propre intolérance, ce qui est un paradoxe lorsque l’on parle de laïcité.  Que Monsieur Gozlan reste dans son cercle de ceux qui pensent en rond et déclenchent des tempêtes dans des verres d’eau. En allant sur le site de la « libre-pensée », on s’aperçoit qu’elle est principalement anticléricale, ce qui n’est pas la méthode la plus efficace pour défendre la laïcité par les temps qui courent. Des années de laïcité forcée ne sont pas venues à bout des religions ancrées dans les pays de l’ex-URSS. Et dire que des préfets et des tribunaux peuvent donner raison à cette libre-pensée qui veut interdire de façon bête et méchante. Le tribunal administratif de Nantes vient de donner raison à l'association "La Libre pensée" qui demandait à ce qu'il n'y ait pas de crèche dans le hall du Conseil Général de Vendée au nom de la séparation de l'Église et de l'État. On marche sur la tête. Les crèches deviennent un sujet national et un symbole du Front national qui n’a plus qu’à revendiquer le père Noël après avoir récupéré Jeanne d’Arc. Le caractère cultuel de la crèche est largement effacé par le côté festif et culturel qu’elle représente lorsqu’elle est  associée au sapin et aux fêtes de fin d’année. Alors qu’elles symbolisent un moment de convivialité et de bonheur familial, les crèches deviennent un motif de discorde inutile et un symbole politique. Bravo Monsieur Gozlan ! En cette fin d’année 2014, la France avait bien besoin de cette diversion idéologique (pour ne pas dire perversion) alors que le chômage continue d’augmenter avec sa compagne la misère. Puisque vous y êtes, on devrait aussi faire interdire les pastorales dans les lieux publics et finalement supprimer la Noël comme fête nationale. Et puis quoi encore ? On devrait aussi supprimer le mot crèche lorsqu’elles sont municipales et n’autoriser que garderie d’enfants. ? Et bien non ! Afin de mieux vivre en paix, on se sépare, on se donne des vacances. Donc, point d'aigres propos et pendant cette accalmie, point d’anathèmes et respectons au moins la trêve des confiseurs.

    C’est l’actu turlututu chapeau pointu ! Tout va de travers, partout sur la terre. On gère la misère, la crise ou la guerre. Ya plus d’issue, on est foutu turlututu… On cherche la lumière, on se prend le réverbère, y'a plus d'issue, on est foutu, c’est le monde à l’envers l'été en hiver, on gère la misère le nez dans le derrière, y'a plus d issue, on est foutu Turlututu, chapeau pointu, si j'aurais su, on l’a dans le... pour reprendre une chanson de Thomas Dutronc qui illustre le raz le bol de cette actu turlututu...

    U tuccarinu 

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  • zebre_sarko

    Au fil de ses meetings pour prendre la tête de l’Ump, Nicolas Sarkozy est monté en gamme dans ses discours de matamore. Il fait exploser le baromètre du mensonge. Il pousse le storytelling le plus loin qu’un politicien puisse le faire. Assis dans un fauteuil ou à la tribune, tumultueux,  il déverse des flots de bobards. Il est déjà en campagne pour les élections présidentielles de 2017 alors qu’il s’agit de la présidence de l’Ump, parti dont il ne mentionne jamais le nom car il veut le refonder pour en faire sa machine électorale. Alain Juppé et François Fillon ont des raisons de s’inquiéter. Sarkozy n’a nullement l’intention de passer par des primaires.

    nicoreviens

    Sur les chaises de son public, l’association « Nicolas, reviens » pose des affiches bleues supportant un portrait de leur idole avec l’inscription « Mon président ». Cette association très professionnelle a un site sur lequel sont publiées de fausses informations comme une manipulation du sondage « baromètre de confiance » publié par le journal Le Monde. On y retrouve des chiffres bidons et des bobards comme dans les discours de Sarkozy, leur héros toujours en but à une adversité féroce mais qui promet une issue glorieuse. Depuis le premier meeting à Lambersart (Nord) fin septembre, le cirque Sarko s’est produit deux mois. L’auguste Sarkozy a multiplié les bobards, les chiffres bidons, les récits héroïques, les citations inventées de toutes pièces pour railler l’adversaire…

    Nicolas Sarkozy raconte des histoires à dormir debout. Il force le trait, s’agite sans quitter trop des yeux le texte qu’on lui a écrit. Selon les passages, on le voit content de sa lecture à voix haute surtout lorsqu’il manipule la vérité. La CGT a appelé à voter contre lui en 2012 ? Il dit que «tous les syndicats ont appelé à le faire battre». Et tant pis si la CFDT, l’Unsa ou FO s’étaient refusés à donner des consignes de vote. François Hollande avait promis de sanctuariser le budget de la Culture, qui a en fait baissé de 5% ? Sur scène, Sarkozy raconte que le budget a diminué de 30% et que Hollande avait promis de le «doubler». Il veut supprimer l’ISF alors il dit que la France est le seul pays à prélever cet impôt, ce qui est faux ( voir article ICI).

    En tant que Président de la république, il a voulu se faire une légende européenne en disant qu’il a sauvé l’Europe. Angela Merkel l’a laissé dire uniquement parce qu’elle avait obtenu qu’il soumette le budget national au contrôle de la commission européenne. Ils ont imposé le traité européen. Sarkozy se moquait de François Hollande quand ce dernier parlait de le renégocier et hier à Nîmes il a nié le droit à la commission européenne d’intervenir dans l’établissement du budget de la France, alors qu’il prônait jadis la soumission à des règles qu’il a acceptées pour les Français. François Hollande n’a finalement rien changé du traité européen voulu par un Nicolas Sarkozy en osmose avec Angela Merkel qui lui a même apporté son soutien pour les élections de 2012.

    Le faux discours, l’amnésie, l’autosatisfaction, la vindicte, le mensonge… Il s’y complait. De la résistance nationale et un peu d’euroscepticisme dans son nouveau discours sur l’Europe ! Marine Le Pen doit en rigoler jaune ou se réjouir si elle pense que, in fine, elle récupérera la faction la plus à droite des sarkozistes, ce que les sondages semblent indiquer.  

    Nicolas Sarkozy fait dans l’outrance en s’adressant à des militants convaincus à l’avance. Peu de journalistes corrigent ses mensonges et cela fait des années que ça dure. Il répète même des mensonges vieux de dix ans comme celui des 5% de délinquants qui commettent 50% des crimes et des délits. Il le répète depuis 2007 malgré les dénégations des spécialistes et de l’observatoire national de la délinquance qu’il a créé. Il finit par croire lui-même à ses mensonges. Il doit même penser sincèrement qu’il est un être exceptionnel même s’il lui manque quelques centimètres. Finalement l’assurance qu’il affiche doit être sa solution à ses complexes que trahissent les précautions qu’il prend en public pour paraître plus grand que ce qu’il est.

    Nicolas Sarkozy fait dans la violence verbale. On se souvient qu’il voulait pendre à un croc de boucher Dominique de Villepin. Personne n’a oublié « Casse-toi pauvre con » ou encore la racaille à nettoyer au Karcher.  Un de ses anciens conseillers, Georges-Marc Benhamou  s’est lâché dans une récente interview donnée à la « Revue civique » et reprise en partie par le Nouvel Obs  qui a titré « Sarkozy, c’est le règne de la terreur ». On se souvient des menaces à peine voilées qu’il avaity proférées envers des journalistes sur FR3 avant son élection de 2007. Avoir des grands patrons de presse avec lui ne lui suffisait pas, il voulait mettre au pas les chaînes publiques.

    Hier, à Nîmes lors de son dernier meeting, Nicolas Sarkozy a donné une vision apocalyptique de la France. Pour lui, François Hollande est l’âne rouge comme la bête écarlate de l’apocalypse.  Le président battu en 2012 n’a jamais voulu entendre parler du vrai bilan de son quinquennat mais préfère l’autosatisfaction. Il met François Hollande plus bas que terre, c’est-à-dire au même niveau que lui, ce qui nous paraît le seul vrai constat sur les deux plus mauvais présidents de la Cinquième république. On aurait du mal à trouver ce qui a changé sur le fond en passant de Nicolas Sarkozy à François Hollande. Après l’élection de ce dernier, c’est lui qui a changé pour finalement ne rien changer. Le cap libéral est resté le même.

    Sarkozy multiplie les messages directs ou subliminaux en direction des électeurs d’extrême-droite, sur la famille, le modèle français, la protection des frontières… avec un credo franchouillard : «Nous croyons que la civilisation française est une grande civilisation, que le peuple français est un grand peuple à nul autre pareil dans le monde. (…) Ici, on adopte le style de vie français, on aime la culture française. Ici nous ne voulons plus de guerre de religion, ce n’est plus notre affaire », a-t-il déclaré. Il va nous faire revenir à la formule emblématique "Nos ancêtres les Gaulois" qui se trouve chez Lavisse dans un passage du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (commencé en 1878 et publié en 1887). Il a fait un dérapage contrôlé sur les origines algérienne et marocaine de Rachida Dati, origines qui lui ont valu le portefeuille de Ministre de la Justice. « Dati, avec un père et une mère, algérien et marocaine, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens!» Cette phrase a fait polémique. Elle a été considérée comme allusive. Quelles compétences a-t-il mis dans ce sous-entendu ? C’est une phrase à double sens, à double tranchant. Elle est libre d’interprétation mais son auteur peut lui donner un sens respectable et dénoncer qu’on lui fait un mauvais procès. Il reste que le fait de revenir aux origines d’un ministre a quelque chose de discriminatoire même si la discrimination est positive.  

    Comme un hasard du calendrier, son fils Jean s’est confié pour la première fois dans la presse people sur son mariage mixte avec une Française de confession juive. C’est ce que l’on appelle la pipolisation de la vie politique qui accompagne le storytelling. Nicolas Sarkozy aime évoquer Carla Bruni, même en meeting. Pour rester jeune, il évoque aussi leur fille âgée de 3 ans. Tous les membres de la famille sont sur scène jusqu’à Louis Sarkozy (enfant partagé avec Cécilia) qui échange des tweets avec le fils de Valérie Trierweiller. Deux nouveaux acteurs du storytelling et de la pipolisation.  

    A partir de ce soir jusqu’à demain soir, les militants de l’Ump vont voter pour élire leur président. L’affaire Bygmalion les a-t-elle éclairés sur le fonctionnement de l’Ump? Les affaires judiciaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité vont-elles influencer leurs votes ? Les mensonges de Sarkozy et de ses soutiens internautes vont-ils s’avérer payants ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses demain soir. L’élection de Sarkozy à la présidence de l’Ump répondra surtout à la seule question qui nous intéresse : Jusqu’où et combien de fois, un politicien peut-il prendre les électeurs pour des cons et, en premier lieu, les militants de son parti ?  Cette question concerne aussi bien Nicolas Sarkozy que François Hollande. La réponse est d’importance car elle a des incidences sur la montée de l’extrême-droite. Ces deux présidents ont décrédibilisé les partis politiques de droite et de gauche. Avec une grande partie de la presse, ils ont banalisé les thèses de l’extrême-droite et marginalisé les idéaux de gauche, utilisés en partie à des fins électorales par l’extrême-droite qui a toujours fait du populisme en période de crise économique et sociale. L’histoire nous a déjà montré où cela mène.

    Lors de son dernier meeting à Nîmes, nous avons relevé quelques phrases sur son projet de refonte de l’UMP… "Les partis qui sont repliés sur eux-mêmes, qui sont enfermés dans leurs habitudes, qui ressemblent à des casernes ou à des sectes (...) qui ne servent que des clientèles" et "ne sont que des machines à distribuer des investitures, c'est fini ! Ce genre de parti appartient à une époque révolue"…. "Les Français ne veulent plus de ces parti »…  Et pourtant c’est un nouveau parti qu’il propose dans une version populiste où les adhérents ont "leur mot à dire" et sont "libre de penser et dire" ce qu'ils pensent… un parti où, quand la salle n'est pas d'accord, elle le dit" a-t-il ajouté dans une limpide allusion aux huées et sifflets contre Alain Juppé, samedi dernier à Bordeaux.  Nicolas Sarkozy a décrit une « France affaiblie » face aux « dangers du monde », une France qui veut un chef fort, c’est-à-dire lui qui se prend pour Napoléon tel que décrit dans un hoax attribué à Victor Hugo. Lorsque l’on sait que la constitution de la cinquième république a servi de modèle pour la reforme constitutionnelle qui a fait d’Erdogan, dictateur islamo-conservateur,  le Président de la Turquie, on se demande jusqu’où un mégalo pourra pousser son pouvoir dans notre monarchie républicaine.

    sarko_bonnetrouge

    Nicolas Sarkozy veut être à la tête d’un « parti de l’espérance », une espérance qu’il voudrait faire partager, une espérance qui est la sienne : revenir à l’Elysée dans le confort de l’immunité présidentielle. Le spécialiste des discours à grand angle est prêt à toutes les alliances, tous les mensonges et, en direction des extrémistes de droite, à toute la démagogie  concoctée par les plumes de ses conseillers en marketing politique.  La question qu’il doit se poser et que nous nous posons : atteindra-t-il le Palais de l’Elysée en évitant le Palais de justice ?

    Battone

    À lire aussi  Ce n'est plus du mensonge, c'est carrément du roman; Jouez au Sarko Bingo; Sarkozy, mais pourquoi ment-il autant?; A Caen, Sarkozy improvise, les bobards fusent; Sarkozy et les intox : à Nancy aussi; Sarkozy et les 30% d'enseignants en moins, une histoire sans fin; Sarkozy noie Toulon et Marseille sous l'intox; A Nice, Sarkozy se cache mais continue dans l'intox; A Toulouse, Sarkozy continue sa tournée des intox;  Sarkozy à Vélizy : intox en rafale; Sarkozy + Assouline : deux fois plus de bobards; Affaire Karachi : Sarkozy se déclare un peu vite lavé; Sarkozy : trous de mémoire, trous de croissance; Sarkozy et ses fantasmes sur l'Europe de Schengen;

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  • charbonnier1

    On nous inflige, chaque fois qu’il faut taper sur les fonctionnaires, dénoncer les impôts ou critiquer les dépenses publiques, Agnès Verdier-Molinié de la think tank Ifrap. Elle était encore ce soir dans l’émission C dans l’air consacrée à « la révolte des 13000 maires » et ayant pour objet les finances locales. Les propagandistes de l’économie libérale et du patronat ont trouvé une nouvelle égérie en la personne de Mme Karine Charbonnier-Beck, chef d’entreprise mise face à François Hollande  dans "En direct avec les Français" sur TF1 : la droite des affaires face à la gauche canada dry, à la mollesse consensuelle.  "Elle a crevé l'écran face au président. Elle avait une position argumentée et n'était pas impressionnée" a commenté l’ineffable Marc-Olivier Fogiel, qui anime l’émission « On refait le monde » sur RTL.  Ce dernier va accueillir cette nouvelle chroniqueuse patronale aux côtés de l’ex-patronne du Medef Laurence Parisot, l’éditorialiste Alain Duhamel et le bâtonnier de Paris Pierre-Olivier Sur. Autant dire qu’ils refont le monde à droite.

    Déjà le lendemain de la prestation molle de François Hollande, Yves Calvi, animateur de la matinale de RTL, avait invité cette patronne du Nord à l'antenne. Que dit-elle ? Elle répète tout ce que demande Pierre Gattaz, actuel président du Medef. Elle pratique le même chantage à l’emploi. Elle donne en exemple la Grande Bretagne en matière d’allègement des taxes et impôts. Elle ne l’a pas formulé mais son libéralisme doit aller jusqu’au contrat de travail esclavagiste « zéro heure » adopté par les Anglais. Elle est pour le « dialogue social » à condition que les syndicats en soient exclus. Pour elle, les syndicats « qui datent de la deuxième guerre mondiale » sont des entraves surannées à la modernisation du monde du travail. En délocalisant son entreprise en Angleterre ou en Allemagne, elle estime qu’elle économiserait trois millions d'euros de charges et de taxes par an et ajoute sans rire : "Les Français qui déménageraient avec nous auraient aussi un gain significatif sur leur salaire net". Quelle hypocrisie pour faire croire que les chefs d’entreprises et les salariés sont à la même enseigne dans le cas d’une délocalisation. Parlons des salaires de son entreprise ! Nous avons relevé le commentaire d’une salariée de cette patronne et voici ce qu’elle écrit :

    Embauchée par Karine charbonnier? de Ghislaine s : « bsr je suis Ghislaine Spaes et je confirme que le salaire moyen (forfait mensuel) d'un salarié (ouvrier) chez Beck-crespel est bien de 1200 euros voire 1300 (pour ceux d'équipe) par mois. je parle du net bien sur autrement ce serait en dessous du smic bien évidemment. Certains, de par leur ancienneté peuvent, par leur prime d'ancienneté qui est conventionnelle, frôler les 1500 euros nets par mois après 30 ans d'ancienneté et encore..... Ils sont peu dans cette situation. Je tiens à la disposition de qui le veut le bulletin de salaire d'un P1, P2, ou P3. Certains salariés de moins de 10 ans dans l'entreprise n'atteignent même pas les 1200 euros ».

    http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-karine-charbonnier-beck-dans-le-figaro-pas-ia11b49726n2485093

    Les salariés ne sont pas tous contents à la boulonnerie Beck-Crespel, rue des Fusillés à Armentières. Il faut dire que la politique salariale est boulonnée au Smic.  Les propos que Mme Charbonnier –Beck a tenus envers les syndicalistes n’ont pas plu à la CGT dans l’entreprise familiale qu’elle dirige avec son mari : l’ETI Beck Industries dont elle est directrice générale (cliquer ICI pour l’article dans la voix du Nord)

    Le siège historique est celui de la société Beck-Crespel, à Armentières avec un réseau de filiales sous la holding Beck Industries : Beck Prosper en Grande-Bretagne, BC Deutschland en Allemagne, BC Basco en Belgique... Le groupe exporte des pièces depuis leur pays d’origine. Une coentreprise a été créée en Chine. Sous la houlette de Karine Charbonnier-Beck et Hugues Charbonnier, le groupe emploie  630 salariés, dont 300 sur le seul site d’Armentières et réalise 60% de son chiffre d’affaires à l’export.

    J’ignore quel ton de parole cette nouvelle chroniqueuse de la droite libérale  adoptera dans l’émission du persifleur Marc-Olivier Fogiel mais, devant Hollande, elle a parlé avec une voix de pleurnicheuse, comme si elle détenait une vérité impossible à faire admettre à un Hollande jugé incapable de la comprendre. Elle était là pour se faire entendre sans écouter. Elle était là pour prendre Hollande à son propre piège : sa politique libérale jugée insuffisante.  Lui était là pour se montrer aimable avec toutes et tous. Chacun est resté dans son rôle. Elle n’a pas eu de contradicteur. Elle a enfoncé son doigt dans un ventre mou.   

    En quoi la nouvelle égérie de la droite ultralibérale peut-elle plaire en dehors de son ultralibéralisme pleurnichard qui a ravi la presse de droite ? Karine Charbonnier-Beck est une chef d’entreprise de 46 ans, une belle femme blonde  qui doit en charmer quelques uns. Elle a même conquis le maire PS d’Armentières qui ne tarit pas d’éloge sur elle. Elle sait être pleurnicharde mais elle a un regard de tueuse. Elle est diplômée d’HEC comme son mari. Sa prestation ultralibérale lui a valu une biographie dans le journal « Le Figaro », la consécration de  la droite. Elle est conseillère à la Chambre commerciale et Industrielle du Grand Lille.

    C’est une patronne du Nord dans la lignée de ceux qui ont exploité les ouvriers sidérurgistes depuis le début du 19ème siècle, les ouvriers textiles depuis le début du 17ème siècle, les mineurs... Diplômée d'HEC, Karine Beck-Charbonnier a repris en 2005 l'entreprise familiale fondée par son arrière-grand-père à la sortie de la première guerre mondiale.

    Il serait intéressant de savoir comment cette héritière industrielle a été sélectionnée pour participer à ce direct qui n’a pas laissé une grande impression. La publicité qui lui a été faite par la suite apparaît démesurée si on revoit sa prestation. Elle se retrouve chroniqueuse sur RTL dans une émission où sévissent déjà Florence Parisot et le bâtonnier qui s’est illustré lors de la mise en examen de Nicolas Sarkozy en juillet 2014 (voir article dans Libération ICI). Chez  Marc-Olivier Fogiel, c’est le rendez-vous des propagandistes de la droite néolibérale. On refait le monde ? Comment traduire le verbe « refaire » ? Tout le monde ne se laisse pas « refaire », entendez par là « tromper ». Il suffit de revoir le casting de ceux qui refont le monde. Dans cette émission, ont défilé des gens comme Pierre Berger, Elisabeth Lévy, Yves Thréard, ou encore Jean-Claude Dassier… Marc-Olivier Fogiel a été surnommé « le pitbull du Paf ». C’est un bon chien de garde qui, comme Ruquier ou Hardisson, choisit sa meute… Des meutes, il y en a sur chaque chaîne et toutes tiennent le même discours.

    Si l’on fait le compte de ces journalistes, animateurs et intervenants dans le paysage audiovisuel français, on prend la mesure de la propagande néolibérale et de la marginalisation dont font l’objet ceux qui proposent une alternative de gauche à cette alternance libérale qui occupe le pouvoir depuis 1983 et qui nous a conduit à la situation économique et sociale dans laquelle nous sommes.

    U barbutu

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