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    Pouvoir et media cherchent à discréditer le mouvement des gilets jaunes

    Nous publions un communiqué des gilets jaunes à la suite de la XXIIIe journée de manifestations.

    Dans ce communiqué, les gilets jaunes dénoncent les propos d'une infime minorité d'individus, propos invitant les policiers à se suicider. Dans le même temps, ils condamnent le pouvoir, les politiciens et les media qui cherchent une fois de plus, à travers ces propos stupides et irresponsables, à discréditer le mouvement des gilets jaunes.

     

    Nous dénonçons avec vigueur les propos invitant les policiers à se suicider, entendus très marginalement et pour la première fois lors de l’acte XXIII des Gilets Jaunes, après plus de cinq mois de mobilisation.

    Nous apportons notre soutien total aux familles des vingt-huit policiers et des deux gendarmes qui ont mis fin à leurs jours depuis le début de l’année. Notre solidarité et notre compassion vont aux fonctionnaires qui subissent, comme nous, au quotidien, les politiques de destruction du service public.

    Macron et son gouvernement, dont la légitimé ne tient plus qu’à un fil, au service d’une oligarchie qui spolie chaque jour un peu plus l’honnête travail des Français, instrumentalise sans vergogne des forces de l’ordre déjà mises à rude épreuve.

    Toutefois, les violences policières constatées de manière répétée durant les vingt-trois semaines de mobilisation restent sans précédent dans l’histoire de la Ve République. Le compte, malheureusement provisoire, fait état de 248 blessures à la tête, 23 personnes éborgnées, 5 mains arrachées, ainsi que le décès de la malheureuse Zineb Redouane, âgée de 80 ans, dont la famille vient de porter plainte.

    Un certain nombre d’agents, qui ne devraient pas avoir leur place dans la police, acceptent d’obéir à certains ordres au mépris de tout cadre déontologique, et mutilent sciemment des manifestants pacifiques.

    La justice devrait à ce sujet se montrer sévère, et l’on est en droit de penser que la séparation des pouvoirs est plus que jamais mise à mal dans ce pays et sous ce gouvernement.

    Dans ce contexte de dégradation manifeste du climat social, il paraît évident que des propos malheureux peuvent, et pourront encore surgir ici ou là, sans pour autant emporter l’adhésion générale. Lors du dernier acte, un policier m’a par exemple gentiment proposé de me crever l’œil qu’il me reste.

    Par conséquent, nous condamnons la manœuvre des politiciens et des médias qui se sont saisis des propos d’une petite poignée d’individus pour tenter de diaboliser une fois encore les gilets jaunes.

    Car l’entreprise n’est pas nouvelle, et toutes les pires lâchetés auront été mobilisées en ce sens. On aurait bien aimé voir condamner, avec la même véhémence, les propos de Luc Ferry lorsqu’il appelait à tirer sur les manifestants. On aurait bien aimé voir condamner les bavures à répétition, ainsi que l’extraordinaire rétrécissement des libertés individuelles auquel nous assistons. L’État assume en effet une trajectoire autoritaire dans l’indifférence générale des grands médias, si prompts à s’émouvoir par ailleurs.

    Nous n’allons pas tomber dans le piège qui nous est tendu. Nous savons que les policiers et les gendarmes sont fatigués, que les fortes chaleurs à venir seront éprouvantes pour eux, et que leur hiérarchie craint plus que tout qu’ils fraternisent avec leurs compatriotes, unis dans le plus formidable mouvement social qui soit apparu en France depuis plus de cinquante ans.

    S’il souhaite réellement mettre un terme à cette situation, nous invitons expressément le président Macron à mettre en actions nos revendications. Il les trouvera par exemple dans les conclusions du Vrai Débat.

    Notre détermination est intacte, et nous resterons mobilisés autant qu’il le faudra.

     

    Priscillia ludosky, Laetitia Dewalle, Julie Castin, Élodie Crisias (95), Faouzy Lellouche, Benoit Le Cam (Chartres), Maxime Nicolle, Philippe Pascot, Nathanaël Ramphft (Lille), Éric Drouet, Juan Branco, François Boulo, Hakim Lowe, Maxime Souque (Le vrai débat), Jérôme Rodrigues #Lafamille

     

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  •  Le "grand débat" en trompe-l'oeil

     

    Emmanuel Macron et le gouvernement vont maintenant tenter d’utiliser le grand débat pour justifier leur objectif de toujours : mettre en cause le modèle social français, réduire les dépenses publiques et sociales, en jouant sur une prétendue « exaspération fiscale ». par Henri Sterdyniak des économistes atterrés.

    Article paru dans le blog Médiapart.fr

     

    https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/150419/le-grand-debat-en-trompe-l-oeil?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66&fbclid=IwAR3wnTnpxkv6I3MgKhkyIPSaMFD9LppbqaE9lB_vNjeL8UkzalhNUa8t1Jc

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    Macron

    Un accueil délirant en Corse !

     

     

    Ca y est ! Notre Rastignac du 21e siècle, alias Zeus ou Jupiter, est descendu, non pas de l’Olympe, mais de Cuzzà, petit village du Haut Taravo, lieu, pour quelques heures, d’un événement qui marquait la fin d’un pseudo grand débat lequel, il faut l’avouer, a quelque peu soulevé l'enthousiasme de la majorité des Français et plus particulièrement de la grande majorité des Corses. Notre président s’en est retourné à l’Elysée, pour méditer et prendre les fameuses décisions qui vont apaiser le pays selon les dires de la Macronie et de ses thuriféraires. En tous cas l’accueil que lui a réservé la Corse ne fut pas des meilleurs : opération Isula morta, manifestations syndicales à Ajaccio et Bastia, indifférence  totale pour beaucoup d'insulaires, etc.

    Macron a donc parcouru toute la France pour prêcher la bonne parole. Tel un évangéliste, il a parlé pendant 92 heures ! Une vraie logorrhée. Au-delà des chjachjere, le coût du grand débat est évalué à 12 millions d’euros. Une bagatelle en cette période d’abondance. Notre président a dit, répété – sans rire - lors de ses rencontres avec les Français qu’il était à l’écoute du peuple, qu’il comprenait même les cris de désespérance et les revendications des gilets jaunes, mais dans le même temps, pharisien et hypocrite, il donnait l’ordre par l’intermédiaire de son chien de garde, Christophe Castaner, ex socialiste et ex joueur de poker, ministre de l’intérieur, de réprimer sans retenue les manifestations de ces mêmes gilets jaunes. Bilan : des milliers de blessés, des éborgnés, des mutilés à vie par dizaines, des condamnations arbitraires par centaines.

    Macron a  donc terminé son séjour à Cozzano. Il a tenu le crachoir pendant près de 4 heures devant des maires – 80 sur 360. C’est déjà dire le succès de cette rencontre en terme de participation. De mauvaises langues ont même susurré qu’on a été obligé de remplir la salle de réunion avec des policiers en civil, du personnel préfectoral, des élus municipaux, etc. !

    Qui sont ces maires ? Pour la plupart des gens proche de la Macronie. Des élus ex socialistes, des radicaux, des élus de la droite clanique, des élus qui pratiquent depuis des lustres le clientélisme, avec l’argent des contribuables, des gens de la vieille caste corse, au passé sulfureux. En un mot des représentants qui ont fait du mal à la Corse et aux Corses et accompagné – cela va de soi – toutes les politiques d’austérité et de régression sociale menée depuis des décennies par les différents gouvernements qui se sont succédé. De droite comme d’une pseudo gauche.

    Que doit-on retirer de cette fameuse réunion de Cuzzà ? Rien de nouveau sous le ciel du Haut Taravo. Le président – égal à lui-même – s’est livré à un exercice qu’il adore : chjachjerà, chjachjerà. La montagne corse a, elle aussi, accouché d’une souris.

    Une chose est certaine. Macron ne changera pas sa politique ultra libérale, au service exclusif des riches et des multinationales. Il continuera avec frénésie ses contre réformes (retraites, chômage, Sécurité sociale, Education nationale), il accentuera la casse systématique et méthodique de tous les acquis sociaux obtenus au cours de décennies de luttes sociales et politiques et des mesures historiques du programme du Conseil National de la Résistance.

    Alors à quoi ont servi tous ces grands débats ? A essayer de discréditer le mouvement des gilets jaunes, à asphyxier  toute forme de contestation de la politique du pouvoir. On peut toujours rêver.

    On attend avec intérêt et fébrilité les conclusions du « grand débat » et des décisions que le monarque républicain daignera prendre. Ce seront des clopinettes, quelques mesurettes à la marge qui ne remettront pas en cause la politique du pouvoir. En clair cela veut dire : Macron s’assoit sur la question sociale, le pouvoir d’achat – problème particulièrement sensible dans notre île - comme il rejettera la ré-indexation globale des retraites sur le coût de la vie, la réintroduction de l’ISF, la mise en oeuvre du Ric, la lutte contre la fraude fiscale. Il continuera la privatisation des biens communs (barrages hydroélectriques, aéroports de Paris, Sncf, Edf, etc.). Pour la Corse, il fermera les yeux sur la spéculation foncière et immobilière, sur les dérives mafieuses internationales qui commencent à se profiler, etc.

    Bien évidemment, il prendra son temps pour annoncer ses mesures. Il est le maître des horloges. Quand ? Après les élections européennes ? Après les vacances estivales ? Ce cinéma ne saurait trop durer. Comme on dit en Corse : « A forza di tira la corda peta ».

    Une seule solution. Amplifier et élargir le mouvement de protestation contre le pouvoir politique. Cela suppose la création d’un bloc social et politique pour une alternative radicale au système capitaliste. Croire le contraire, c’est se bercer d’illusion.

     

    Angelo Leonetti

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  • Assemblée des assemblées de gilets jaunes

    Aujourd'hui et demain dimanche plus de 500 délégués des gilets jaunes de toute la France se réunissent à Saint-Nazaire pour définir un mode d'organisation et la stratégie pour le futur.

    les débats peuvent être suivis en direct sur la vidéo ci-dessous.

     

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  •  Communiqué de l'Union régionale de la Corse de la Cgt :

    En Corse comme dans l’ensemble du pays, un vaste et puissant mouvement social est en cours depuis plusieurs mois. Augmentation du SMIC et du Pouvoir d’achat, justice fiscale défense des services publics; autant de revendications que la CGT partage et porte.   

    D’autre part, la CGT Régionale avance des revendications plus particulières toujours sans réponses.  

    • - Plan Santé pour la Corse. Quels moyens financiers pour nos hôpitaux, les EHPAD et les services à la personne.
    • - Avenir énergétique. Tenir les engagements pris pour remplacer la Centrale du Vazzio et assurer l’alimentation énergétique de la Corse. 
    • - Services publics. Compte tenu de nos particularités notamment en vertu de la Loi Montagne, procéder à un moratoire sur les suppressions d’emplois dans la Fonction Publique jusqu’aux conclusions de la mission confiée par Mme la Préfète au Président de l’exécutif de la CdC. 
    • - Transport maritime. Mettre fin aux modalités d’appel d’offres qui mettent en péril les emplois des compagnies délégataires tout en fragilisant la qualité du service public. 
    • - Vie chère. Généraliser l’indemnité de transport y compris aux retraités et appliquer un système d’indexation maintes fois promis. Dernière revalorisation en 2012.
    • - Mettre fin aux prix exorbitants et injustifiés des carburants. Fin du monopole de VITO. 

    - Annuler ou réduire fortement les 12,5 centimes par litre de surcoût par rapport aux Hautes Pyrénées comme le précise le rapport Écopa.

    - Supprimer la TVA sur les produits alimentaires de 1ere nécessité. 

    • - Généralisation et doublement de l’indemnité Trajet Corse conclue en 2009,actuellement versée à seulement une partie des salariés qui se rendent à leur travail.  Encourager et développer les transports collectifs avec des tarifs attractifs. 
    • - Mettre en place un observatoire sur les effets concrets des aides et exonérations accordées aux entreprises. Conditionner leur attribution à des contres parties sociales  négociées avec les organisations syndicales. 

      

    Pour que les réponses économiques et sociales qu’attendent les Corses soient enfin mises en œuvre, la CGT appelle partout les salariés, les retraités et les demandeurs d’emplois à se mobiliser le jeudi 4 avril.

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  •  François Boulo

    Avocat

    Porte-parole des gilets jaunes

     

     Une interview d'une remarquable limpidité. A voir et à apprécier.

     

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  • Une nouvelle journée de mobilisation contre la politique de régression sociale et de répression du pouvoir macronien

     

     

    Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays pour protester contre la politique d'austérité et de régression sociale du pouvoir macronien, à l'appel de la Cgt, Fo, Solidaires et la Fsu. Elles étaient plusieurs centaines à battre la chaussée du cour Napoléon à Ajaccio, ce 19 mars.

    Les manifestants se sont élevés contre les violences engendrées par les forces dites de l'ordre lors des dernières actions menées par les gilets jaunes. La répression ni d'ailleurs toutes les opérations d'enfumage auxquelles se livrent allègrement le pouvoir ne sauraient être la réponse à des questions de fond qui agitent la France, à savoir les questions de pouvoir d'achat, de retraite, de services publics, de Sécurité sociale et de biens communs. 

    D'autres actions, grèves, manifestations vont se poursuivre. Il n'est plus possible pour de larges couches de la population, en particulier en Corse de subir les effets désastreux d'une politique au profit exclusif des plus riches et des marchés financiers.

    On ne lâche rien.

     

     

     

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