• Non aux 64 ans

     

    Ajaccio.

    Jeudi 19 janvier 2023.

    Beaucoup de monde ce matin devant la gare des Chemins de fer corses – plus de 2500 personnes – pour participer à une manifestation afin de dire non au projet de contre-réforme du système de retraite, concocté par le pouvoir macronien. Il y avait là des agents hospitaliers, des enseignants, des agents de la fonction publique, des étudiants, des retraités, et bien d’autres salariés du public et du privé.

    La manifestation a été initiée par la Cgt, la Cfdt, la Fsu, l’Unsea, le Stc, Solidaire, FO.

    Les manifestants se sont ensuite rendus devant la préfecture de la Corse, en empruntant le cours Napoléon. Selon certains observateurs la manifestation a atteint un niveau important pour la région ajaccienne, niveau supérieur à celui du 5 décembre 2019. Elle montre une forte colère qui touche l’ensemble du territoire national, en particulier la Corse contre une mesure injuste et inutile, contredisant les espoirs du pouvoir politique qui comptait beaucoup sur la résignation des salariés. Une mesure de plus qui s'ajoute aux nombreux problèmes sociaux et économiques qui touchent une grande partie de la population.

    Cette journée de manifestations et de grèves sera suivie par d’autres actions jusqu’au retrait du projet de contre-réforme de notre système de retraite par répartition. C'est la seule  alternative pour faire plier le pouvoir macronien.

     

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  • Vous avez dit réforme !

     

    Fini la trêve des fêtes de fin d’année. Fini le temps éphémère des retrouvailles familiales. Voici revenu le temps des réalités et des mauvaises nouvelles : la guerre en Ukraine, une inflation galopante, un pouvoir d’achat en berne pour beaucoup de gens. Voici venu le temps de la fameuse « réforme » des retraites concoctée par le pouvoir macronien, avec la bénédiction du Medef.

    Parlons-en de cette « réforme » ! Elle fait l’objet, en ce mois de janvier d’un grand tintouin. D’éminents spécialistes et tout le staff gouvernemental, sans oublier notre éminent Rastignac national, montent au créneau, se répandent allègrement dans les radios, sur la télé, dans la presse, pour nous expliquer, sans rire, qu’il faut impérativement « réformer » notre système de retraite, trop avantageux, trop coûteux par rapport à d’autres pays européens, qu’il faut travailler plus. Et puis ne vivons-nous pas plus longtemps ?  Le mot réforme devient le mot à la mode. Mais que dit le Petit Robert à propos de ce mot ? Réforme, veut dire amélioration de l’existant. Bigre. Passer de 62 à 64 ans, pour avoir droit au départ à la retraite, avec à la clé de 43 ans de cotisations serait donc une amélioration de l’existant ? Pour qui nous prend-on ? Il serait plus judicieux de parler de régression sociale, d’un démantèlement progressif de notre système de retraite, basé sur le principe de la solidarité. Avec pour objectif final sa suppression pure et simple afin de lui substituer un système basé sur la capitalisation, au grand bonheur des fonds de pension, des compagnies d’assurances et des banques.

    Disons-le, cette contre-réforme est injuste et inutile. Elle est rejetée par la grande majorité des Françaises et des Français et par l’ensemble des organisations syndicales.

    Il nous reste donc la mobilisation contre la remise en cause un de nos acquis sociaux.

    Le 19 janvier 2023, des nombreuses manifestations et des arrêts de travail seront organisés à travers tout le pays, y compris en Corse, à l’appel de la Cgt, de la Fsu, de Solidaire, de Fo, de la Cfdt, de la Cftc, de la Cgc, et l’ensemble des partis de gauche pour dire basta au saccage social.

     

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  • Intersyndicale RETRAITES a lancé cette pétition Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation. Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l'indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière. Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l'espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n'est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes. Ce projet gouvernemental n'a rien d'une nécessité économique, c'est le choix de l'injustice et de la régression sociale. Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses. D’autres solutions sont possibles ! Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition » Vos données ne feront l’objet d’aucune collecte, ni d’aucun traitement de notre part. La demande de don faisant suite à la signature de cette pétition n’émane pas des organisations syndicales mais de la plateforme change.org sur laquelle est hébergée celle-ci. 

    logos intersyndicale pétition réforme des retraites

     Signez Pétition · Retraites : non à cette réforme injuste et brutale ! · Change.org

     Signez la pétition Pétition · Retraites : non à cette réforme injuste et brutale ! · Change.org

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  • Marche contre la vie chère

    et l’inaction climatique

     

    Ajaccio. Place Caseli. 11 heures. Samedi 15 octobre 2022.

    Plusieurs organisations de la gauche insulaire (Inseme a manca, Lfi, Ev les verts, Pcf 2a, Jc2a, Nouvelle donne, ghjuventu di manca, Ps 2a,  Génération-s) – on pourrait dire la quasi-totalité – ont donné une conférence de presse. C’est un peu inédit depuis des lustres. Thème : La marche contre la vie chère et l’inaction climatique. Cette marche se déroulera à Paris, dimanche 16 octobre, au départ de la place de la Nation, à Paris, à 14 heures, à l’appel de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), de nombreuses organisations et associations et de syndicats.

    Au-delà du soutien que les initiateurs de la conférence de presse entendent apporter à cette marche, il y a un événement à souligner, la gauche se retrouve, ici en Corse, unie pour soutenir le mécontentement qui monte fort dans le pays. Les causes de ce mécontentement sont connues.  Aggravation des conditions de vie d’une grande partie de la population alors que d’aucuns se gavent allègrement (ex. Total Energies).  Insécurité sociale. Baisse du pouvoir d’achat, à cause d’une inflation galopante, alimentée par des spéculations outrancières au niveau national et mondial, etc. Sans oublier la politique ultralibérale du pouvoir macronien au service exclusif des marchés financiers et des multinationales. Politique qui vise à accélérer la casse des services publics, la remise en cause de notre système de Sécurité sociale et de nos régimes de retraite basés sur la solidarité intergénérationnelle et bien d’autres.

    Cette union est plus que jamais nécessaire. Elle ne saurait être de circonstance ou occasionnelle. Elle doit se débarrasser des vieilles querelles et méfiances, des égos des uns et des autres, de toute tentation hégémonique d’où qu’elle vienne. Autant de choses qui ont coûté cher à cette gauche insulaire. Une preuve. Absence de la gauche à la Collectivité de Corse. Un principe doit dominer, à savoir l’unité dans la diversité. Dans le cas contraire et au regard du contexte national et international avec la montée inquiétante des idées d’extrême droite ne serait-ce qu’en Europe, un risque mortel nous guette : la disparition pure et simple de la gauche du paysage politique national et insulaire, comme cela s’est produit en Italie. Résultat : l’arrivée au pouvoir des néofascistes de Fratelli d’Italia.

    Après la marche du 16 octobre, il y aura la journée inter professionnelle de grèves et d’actions à travers le pays, y compris en Corse, le 18 octobre à l’initiative de la Cgt, de Solidaires, de Fo, de la Fsu, de plusieurs organisations d’étudiants et de jeunesse.

    Soutien à cette journée, comme soutien à la lutte des salariés dans les raffineries et dépôts de carburants.

     

     

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  • MARCHE

    CONTRE LA VIE CHERE

    ET L'INACTION CLIMATIQUE

    Dimanche 16 octobre 

    PARIS

    14 H

    Place de la Nation

     

    A l'appel de la Nouvelle union populaire écologique et sociale, de partis politiques, de nombreuses associations et  organisations de jeunesse et de syndicats

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  • LES CITOYENS EN ATTENTE DE SOLUTIONS CONCRÈTES

    Communiqué d’Inseme à Manca

    Nous tenions à remercier les électeurs qui nous ont témoigné leur confiance ce 12 juin 2022, manifestant ainsi leur volonté de changement. Cette campagne a été riche de rencontres et en échanges, notre détermination à œuvrer pour l’avenir de la Corse et du pays demeure intacte.

    Les résultats nationaux montrent que lorsque la gauche est unie, elle est en mesure d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale et de changer la vie des gens. Lorsqu’elle est divisée, comme en Corse, elle ne mobilise pas et affiche les scores obtenus.

    Inseme à manca/Ensemble ! a recherché le rassemblement en proposant aux formations de gauche la seule candidature de Dylan CHAMPEAU dans la 2ème circonscription de Corse-du-Sud, et en souhaitant apporter son soutien aux candidats unitaires dans les autres circonscriptions. Nous heurtant à la volonté du Parti Communiste Français de présenter 4 candidats et à l’inertie des autres formations politiques, nous sommes allés au bout de la démarche que nous proposions en présentant la candidature d’un binôme paritaire : Dylan CHAMPEAU et Catherine LAURENTI.

    L’abstention, rimant tristement avec désespoir, réalise une nouvelle fois le meilleur score, trouvant son ancrage dans l’échec des politiques menées depuis des décennies tant en Corse qu’à l’échelle nationale. Elle est également le fruit de l’incapacité de la gauche à tirer les enseignements nécessaires et se rassembler pour mobiliser un électorat qui demeure dans l’attente de solutions concrètes.

    Dimanche prochain, nous souhaitons l’avènement d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, en conséquence aucune voix ne doit se reporter sur les candidats d’Emmanuel Macron ou d’Horizon. N’étant propriétaires d’aucun bulletin de vote il ne nous appartient pas de donner quelconque consigne de vote. Il incombe à chacun de faire le choix que sa conscience lui dicte en vue du deuxième tour de l’élection législative dans la 2ème circonscription de Corse-du-Sud.

    Pour espérer des lendemains meilleurs, pour sortir la Corse de l’immobilisme et pour être à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux de notre temps, il est nécessaire de proposer, ensemble, une autre politique. La gauche en Corse est à reconstruire, rompant définitivement avec le clanisme et recherchant enfin les voies du rassemblement dans la clarté et pour l’intérêt général.

    Dylan CHAMPEAU, Catherine LAURENTI

    et l’équipe de campagne d’Inseme à Manca/Ensemble !

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  • L’ABSTENTION RIME TRISTEMENT AVEC DÉSESPÉRANCE

    Dylan CHAMPEAU et Catherine LAURENTI tiennent à remercier les électeurs qui leur ont fait confiance ce 12 juin 2022 lors de l’élection législative dans la deuxième circonscription de la Corse du Sud.

    Dylan Champeau

    Cette campagne a été riche en rencontres et en échanges, notre détermination à lutter contre toutes les inégalités demeure intacte. Les résultats nationaux ont montré qu’unie, la gauche est en mesure de changer nos vies en aspirant à une majorité à l’Assemblée nationale. Lorsque la gauche est divisée comme c’est le cas en Corse, elle ne mobilise pas et affiche les scores obtenus.
    Nous allons donc continuer à œuvrer pour que ce rassemblement soit possible en Corse. Pour changer la vie des gens, pour combattre les politiques du gouvernement et de la Collectivité de Corse, qui ne profitent qu’à quelques-uns.

    Un grand merci, également, aux militants « d’Inseme a manca » qui n’ont compté ni leur temps, ni leur énergie, pour nous accompagner dans cette aventure.
    Cette formation locale que nous représentions dans la deuxième circonscription de Corse-du-Sud, obtient 4,08% et plus de 1000 suffrages exprimés au terme de ce premier tour des élections législatives.

    Il ressort plusieurs enseignements de ce scrutin.

    D’abord, bien qu’étant partie prenante de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale à l’échelle nationale par son attachement à « Ensemble ! », Inseme a Manca n’a pas su être identifiée comme telle. Elle réalise néanmoins un score quasi identique aux formations historiques de gauche dans l’île.

    Les scores obtenus par les candidats de la gauche en Corse sont le fruit des divisions, lesquelles sont d’autant plus regrettables que nous avions cherché à créer les conditions du rassemblement en proposant des candidatures unitaires aux autres formations politiques de gauche, que, soit dit en passant, nous n’avons jamais chercher à discréditer durant cette campagne tant le projet d’Emmanuel Macron est une nouvelle fois destructeur pour le pays.

    L’abstention, rimant tristement avec désespérance, réalise le meilleur score, trouvant son ancrage dans l’échec des politiques menées depuis des décennies tant en Corse qu’à l’échelle nationale. Elle est également le fruit de l’incapacité de la gauche à se rassembler pour mobiliser un électorat qui demeure dans l’attente de solutions concrètes s’agissant de la cherté de la vie, du pouvoir d’achat, des retraites ou du prix des loyers.

    Nous avons réalisé une campagne populaire, qui fut riche en rencontres et en échanges, mais qui nous fait surtout prendre conscience de l’urgence qu’il y’a à reconstruire une gauche qui soit en mesure de peser pour inventer un avenir meilleur, pour transformer fondamentalement cette société.
    Il appartiendra à chaque formation de faire son autocritique, comme nous le faisons, car il s’agit de la condition sine qua non du rassemblement que nous appelons de nos vœux.

    Pour espérer des lendemains meilleurs, pour sortir la Corse de l’immobilisme et pour être à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux de notre temps, il est nécessaire de proposer, ensemble, une autre politique. Une politique qui porte l’intérêt général, une politique qui s’inscrive en rupture avec libéralisme économique qui dirige et détruit tout, une politique qui mette au cœur de son projet les questions sociales, environnementales et de démocratie.

    L’espoir peut renaître en Corse, il n’existe aucune fatalité au rassemblement des forces de gauche, à nous d’en créer les conditions.

    Dylan CHAMPEAU et Catherine LAURENTI

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