•  

    Un confinement ...

    au goût amer

     

     

    C’est en novembre dernier que l’on commençait à évoquer l’apparition d’un nouveau virus, localisé en Chine, le Covid 19. Mi-janvier, la localité de Wuhan comptait sa première victime. Fin janvier le pays commençait sa quarantaine. Au même moment en France apparaissaient les premiers patients atteints du Coronavirus. Depuis l’épidémie s’est transformée en pandémie, elle est devenue planétaire.

    Lire la suite : http://www.mancalternativa.com/un-gouvernement-inapte-voire-incompetent-a184137708

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La Mafia du médicament

     

    Dans cette période de grave crise sanitaire le confinement n’est pas totalement contraignant. Il permet de réfléchir aux problèmes qui se posent à notre société et aux solutions préconisées de ci de là. Pour ceux qui ne succombent aux joies procurées par une télévision aux ordres de la pensée unique.

    Nous avons débusqué dans une bibliothèque un livre au titre particulièrement évocateur : La Mafia du médicament. Livre paru aux Editions sociales en 1977 et rédigé par Jean-Pierre Lazio.

    A priori on pourrait se dire que cet ouvrage est obsolète. A sa lecture, on s’aperçoit rapidement qu’il est d’une remarquable actualité.

    Que montre-il ? Que les multinationales de l’époque – déjà – se sont emparées de ce marché captif que représente le « marché » du médicament, financé pour une bonne part par la Sécurité sociale. Marché sur lequel des grands requins y font de juteux bénéfices, en utilisant sans vergogne toute une série de techniques sophistiquées qui consistent à surévaluer les coûts réels de production, en particulier des matières premières et des substances actives.

    Le livre montre également que ces mêmes multinationales se concentrent de plus en plus, en absorbant ou en liquidant les petits et moyens laboratoires et en vassalisant des laboratoires de recherche publics.

    De nos jours rien n’a changé, si ce n’est que le phénomène s’est mondialisé, avec une délocalisation massive des médicaments dits génériques vers la Chine et l’Inde, pour l’essentiel. En cas de crise sanitaire grave, et c’est le cas aujourd’hui, on peut mesurer les conséquences dans un pays comme le nôtre.

    La Mafia du médicament se termine par toute une série de propositions qu’on peut partager plus que jamais, à savoir entre autres, la création d’un pôle public.

    Nous livrons ci-dessous des extraits de l’introduction du livre. A lire avec intérêt. 

    Comment dégonfler tout en gonflant ?

    Curieuse question. S’agirait-il d’une nouvelle quadrature du cercle ? Qu’on se rassure. Cette proposition en apparence pleine de contradictions n’est ni impossible ni farfelue. Elle s’applique fort bien à l’industrie pharmaceutique. En théorie cette industrie a pour vocation à produire des médicaments et répondre ainsi à un besoin fondamental : la santé. Travailler pour l’humanité souffrante, n’est-ce point admirable ?

    Combien de déclarations débordantes de satisfaction et d’orgueil à ce propos par les dirigeants des groupes qui dominent l’industrie pharmaceutique ? Une multitude, sans doute.

    Mais derrière ces déclarations se cachent des intentions moins vertueuses, plus prosaïques. Intentions qui s’inscrivent dans la logique du système des copains et des coquins pour reprendre une formule désormais historique. Faire des profits avec des médicament, telles sont d’abord ces intentions. Faire le plus de profits, mais en s’efforçant d’en avouer le moins possible. Nous y voilà. La proposition « dégonfler tout en gonflant » commence à prendre une signification.

    Dégonfler la part des bénéfices soumis à l’imposition. C’est la première partie de la proposition. Comment y parvenir ? 

    On gonfle avec frénésie les coûts des matières premières et des principes actifs. 

    Comment gonfler les coûts alors qu’il existe des contrôles fiscaux et douaniers ? La loi est faite sur mesure pour le capital, il suffit de l’interpréter. Les groupes vont donc exceller dans l’art de l’interprétation. L’exemple le plus significatif est celui de la technique dite du transfert international. On fait circuler la matière première ou plus simplement la facture à travers l’Europe grâce à un réseau de filiales plus ou moins bidons, du genre la Sodotex de l’affaire de Broglie. De retour sur le sol national, le prix de la marchandise peut être multiplié artificiellement par 2, 3, 10 et même 140 fois !

    Certains s’émerveillent peut-être de cette technique au rapport appréciable, que ne désavoueraient pas quelques gros bras de la pègre internationale. Mais associée à bien d’autres combines, elle coûte cher, très cher à la Sécurité sociale, à  la collectivité. C’est tout simplement du racket.

    Et le pouvoir politique dans cette affaire ? Il connaît parfaitement l’existence d’une telle escroquerie. Il la facilite par un ensemble de  dispositions légales. Quand une affaire éclate au grand jour – Dassault, Jean de Broglie, Sarbach, Merck – il s’efforce de l’étouffer au nom de la libre entreprise.

    Nationalisation de l’industrie pharmaceutique

    On entend déjà s’élever des protestations véhémentes, celles des dirigeants des groupes capitalistes. La main sur le cœur, ils nient ce « magouillage » d’un haut niveau. Ils proclament la pureté de leur mission. Et de réclamer dans leur élan de sincérité le relèvement des prix des médicaments. C’est pour le moins un comble.

    Le scandale des médicaments doit cesser, dans l’intérêt du pays, des malades, de l’industrie pharmaceutique elle-même et de la recherche. Seule une véritable nationalisation y mettra un terme.

     

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Le coronavirus précipite la crise,

    il ne la cause pas !

     

     

    Les tenants de la pensée néolibérale et autres laudateurs du capitalisme financier tentent de démontrer que la crise économique qui menace la planète serait due à un virus : le coronavirus !

    Un "économiste atterré", Frédéric Boccara nous livre une autre explication dans un article que nous publions ci-dessous. 

     

    Le Covid-19 va-t-il engendrer une crise économique mondiale ? C'est ce que prétendent certains commentateurs économiques. Il est fort possible qu’il accélère l’arrivée d’une récession et même qu’éclate une crise financière. Mais il faut distinguer facteur accélérant ou précipitant (le virus) et cause (la suraccumulation financière). Car le ralentissement dans l’OCDE était déjà engagé depuis au moins début 2019. Et pourtant nos dominants, les représentants de l’oligarchie financière, se pressent déjà pour dire : « la cause de nos difficultés est  exogène, c’est un virus imprévu. La finance, et ce que nous faisons avec, n’est pas en cause ». C’est à voir…

    Par Frédéric Boccara

    Lire la suite : http://atterres.org/article/le-coronavirus-pr%C3%A9cipite-la-crise-il-ne-la-cause-pas?fbclid=IwAR3rlLpBPV3oCrEdJbN9sS0evCfp7sSjCcf_s5RzQMzWSprYGUtB8xa435M

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • RÉFLEXIONS

    POUR RECONSTRUIRE À GAUCHE

     

    Dimanche 15 mars avait lieu le premier tour des élections municipales dans un contexte inédit de grave crise sanitaire. Au regard de la situation et de l’importance de la propagation du Covid 19, les élections auraient dû être reportées.  

    Lire la suite : http://www.mancalternativa.com/et-maintenant-a183619334

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

    RÉFLEXIONS

    POUR RECONSTRUIRE À GAUCHE. 

     

    Dimanche 15 mars avait lieu le premier tour des élections municipales dans un contexte inédit de grave crise sanitaire. Au regard de la situation et de l’importance de la propagation du Covid 19, les élections auraient dû être reportées.  

     

    L’image des masques de protection et gels garnissant les tables dans les bureaux de vote, rappelait qu’il n’en était pas de même dans les hôpitaux où le personnel soignant, travaillant dans des conditions sanitaires catastrophiques, est à bout de souffle. Masques, gels, gants, draps à usage unique, etc. manquent à l’appel. 

    Chercher l’erreur ! 

    Depuis des années les politiques appliquées dans le domaine de la santé n’ont eu de cesse de la dégrader. Pourtant elles ont été dénoncées inlassablement par les hospitaliers, les urgentistes, les infirmières, les citoyens....les syndicats. 

     

    C’est dans un tel contexte marqué par un taux d’abstention très élevé, plus de 50% à Ajaccio, qu’a eu lieu le premier tour des élections municipales.  

    Inseme à Manca rappelle que le mouvement aurait souhaité la présence d’une liste intitulée «Ajaccio ville solidaire,» largement ouverte dans une co-construction avec le monde associatif, syndical et culturel, une liste claire dans ses positionnements politiques et alliances à gauche. Malheureusement cela ne s’est pas fait, ce qui nous a amené à prendre de la distance et ne pas participer en tant que candidats à cette élection.  

    Avec la confusion politique qui a prédominé lors de cette campagne, force est de constater que la gauche ou ce qu’il en reste est atomisée. 

    Aujourd’hui il est urgent de reconstruire dans la clarté.  

     

    Inseme à Manca qui se veut un mouvement ouvert, ancré sur les valeurs d’une gauche sociale, démocratique et environnementale interpelle tous ceux qui considèrent que face à l’urgence il est impératif de clarifier les valeurs, les projets, les engagements, afin de trouver des voies communes, pour fédérer le peuple face au fractionnement et à la marginalisation des gauches. Il est impératif pour chacun d’ouvrir en grand les portes à l’autocritique et la réflexion pour reconstruire dans le temps et avec clarté une gauche de combat, un projet, une perspective contre le capitalisme destructeur.  

    Le mouvement Inseme à Manca, pour ce qui le concerne, prendra des initiatives politiques dans ce sens.  

     

    Inseme à manca                                                                                                       

    Ajaccio le 17 mars 2020.  

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    "Si personne ne bouge, rien ne se passe"

     

    151 féminicides en 2019 en France, 15 féminicides au 2 mars 2020[1]. Ces annonces funestes des violences faites aux femmes qui s’égrènent mois après mois permettent-elles d’interpeller les consciences et de changer les mentalités. 

    De véritables combats que la femme mène au quotidien et dans son quotidien. Pugnacité et détermination constituent sa force quand la société a peine à se débarrasser du modèle du patriarcat, archaïque et dépassé aujourd’hui, modèle qui fait pourtant encore le jeu d’un système néolibéral faisant son lot quotidien de victimes.

    Lire la suite : http://www.mancalternativa.com/8-mars-a183194380

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    « Si personne ne bouge,

    rien ne se passe »

     

    151 féminicides en 2019 en France, 15 féminicides au 2 mars 2020[1]. Ces annonces funestes des violences faites aux femmes qui s’égrènent mois après mois permettent-elles d’interpeller les consciences et de changer les mentalités. 

    De véritables combats que la femme mène au quotidien et dans son quotidien. Pugnacité et détermination constituent sa force quand la société a peine à se débarrasser du modèle du patriarcat, archaïque et dépassé aujourd’hui, modèle qui fait pourtant encore le jeu d’un système néolibéral faisant son lot quotidien de victimes.

    L’action des « colleuses », comme celle des femmes de « Collage Féminicides Ajaccio » déterminées à ce que cela cesse, s’engage sur cette voie incontournable de l’émancipation, de la liberté et de la dignité retrouvée. Parcourant les rues, elles délivrent des messages chocs pour informer car « Si personne ne bouge, rien ne se passe » et parce que « le silence tue ».

    A la veille du 8 mars 2020, journée internationale des femmes, la situation des femmes dans le monde reste toujours une actualité brulante. La défense des droits humains est une cause internationaliste, quand aujourd’hui au Brésil avec Jair Bolsonaro, aux États-Unis avec Donald Trump et dans bien d’autres pays les femmes voient leurs droits à disposer d’elles-mêmes mis en en cause et pire criminalisés. Des exemples, il en existe pléthore et force est de constater malheureusement que la balance penche vers un recul des droits des femmes dans le monde.

    L’histoire le prouve, les femmes ont appris à ne pas baisser la garde. Certaines ont donné leur vie, d’autres ont pratiqué la désobéissance civile, on prendra pour exemple récent la résistance des femmes kurdes luttant en première ligne contre l’État islamique, on se révoltera cependant du sort fait aux kurdes (enfants, femmes et hommes) qui aujourd’hui sont abandonnés et jetés sur les routes de l’exode…. Les femmes sont aussi les premières exposées aux violences terribles et meurtrières engendrées par les conflits, guerres etc. comme en témoigne le docteur congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018.

    N’oublions pas que le 8 mars, c’est toute l’année.  Mais cette journée, à elle seule, reste un hommage marquant à toutes ces femmes anonymes ou non, silencieuses ou pas dans le monde qui résistent aux oppressions, violences, agressions, harcèlements en tous genres, discriminations.

    En France, même si les droits des femmes ont évolué depuis les dernières décennies, au fil de luttes âprement disputées et bien que nous soyons au 21ème siècle, ces derniers restent toujours fragiles et subissent régulièrement des attaques.

    Pour exemple et à l’échelle du temps, il y a seulement un peu moins de 80 ans que les femmes obtenaient, en France, le droit de vote et d’éligibilité. C’était en 1944.

    Olympe de Gouges, considérée comme une des pionnières du féminisme français, rédigeait en 1791 la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». La femme n’a depuis eu de cesse de défendre sa liberté et son indépendance pour assoir ses droits dans la constitution : Éducation, contraception, avortement, IVG, droit de vote, travail, égalité salariale, mesures contre les violences faites aux femmes, harcèlement etc.  

    En pleine actualité, la nouvelle réforme des retraites, le gouvernement et les « analystes d’État », annoncent les femmes « grandes gagnantes ». Ne soyons pas dupes, il faut lire entre les lignes pour s’apercevoir qu’à nouveau elles seront les « grandes perdantes ». 

    Salaire et durée de carrière sont les deux composantes principales du calcul de la pension. Or le travail des femmes est encore aujourd’hui très précarisé. L’allongement de la durée de cotisation pour accéder à une pension à taux plein, on le sait, est largement défavorable aux carrières courtes qui concernent en majorité les femmes du fait d’interruptions dans la vie professionnelle (maternité…), des emplois à mi-temps (80% des salarié-e-s à temps partiel sont des femmes) … Les écarts trop élevés de salaires comparés à ceux des hommes subsistent toujours, de ce fait les retraites sont moins élevées, sans parler des pensions de réversion remises en cause.

    Le chemin vers l’égalité est encore long et sinueux. Les femmes le savent. De leurs capacités elles n’ont rien à prouver car elles sont de tous les combats. Elles construisent l’histoire et ce n’est pas fini.

    Pour Toutes, cette chanson écrite et chantée par Jean Ferrat, à lire et à écouter ou réécouter.

    Le poète a toujours raison

    Qui voit plus haut que l'horizon

    Et le futur est son royaume.

    Face à notre génération,

    Je déclare avec Aragon :

    La femme est l'avenir de l'homme.

     

    Entre l'ancien et le nouveau,

    Votre lutte, à tous les niveaux,

    De la nôtre est indivisible.

    Dans les hommes qui font les lois,

    Si les uns chantent par ma voix,

    D'autres décrètent par la bible.

     

    Le poète a toujours raison

    Qui détruit l'ancienne oraison

    L'image d’Ève et de la pomme.

    Face aux vieilles malédictions,

    Je déclare avec Aragon :

    La femme est l'avenir de l’homme !

     

    Pour accoucher sans la souffrance,

    Pour le contrôle des naissances,

    Il a fallu des millénaires.

    Si nous sortons du moyen âge,

    Vos siècles d'infini servage

    Pèsent encore lourd sur la terre.

     

    Le poète a toujours raison

    Qui annonce la floraison

    D'autres amours en son royaume.

    Remets à l'endroit la chanson

    Et déclare avec Aragon :

    La femme est l'avenir de l'homme !

     

    Il faudra réapprendre à vivre,

    Ensemble écrire un nouveau livre,

    Redécouvrir tous les possibles.

    Chaque chose enfin partagée,

    Tout dans le couple va changer

    D'une manière irréversible.

     

    Le poète a toujours raison

    Qui voit plus haut que l'horizon

    Et le futur est son royaume.

    Face aux autres générations,

    Je déclare avec Aragon :

    La femme est l'avenir de l'homme

     



    [1] Facebook : https://www.facebook.com/noustoutesorg

    Google Bookmarks

    votre commentaire