• Rendez-vous incontournable!

    « En marche » sera diffusée tout au long de la campagne de Jean-Luc Mélenchon à partir du 21 novembre.  Ce dernier avait annoncée cette websérie en cours de campagne et qui la raconte. Du jamais vu ! Du suspens en feuilleton dans la communication d’un candidat à la Présidence. Même les Américains ne l’ont pas encore fait. Inspirée de « Desperate housewives ou « Docteur House », elle est réalisée par des sympathisants bénévoles. Nous vous en livrons la bande annonce.


    En marche, la bande annonce par PlaceauPeuple

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    Nucléaire: résolution renvoyéeUne résolution défendue par Paul Giacobbi Dépêche du 19/11/2011
    Les conséquences du nuage de Tchernobyl en Corse n'intéressent pas la Présidence de l'Assemblée nationale qui évite le débat au moment où le nucléaire est dans l'actualité poltitique.
    L'assemblée nationale a renvoyé la proposition de résolution de Paul Giacobbi qui invite le gouvernement à adapter la législation pour établir, en droit, une présomption de causalité entre les maladies radio-induites et un éventuel accident nucléaire.
    197 députés soutiennent cette proposition.  La séance a été levée avant l'examen de la proposition. Cette levée intentionnelle par le vice-président Lagarde a privé le parlement du débat.  Le lobby du nécléaire aurait-il quelque influence sur les séances de l'Assemblé nationale?

     

     

     

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  • les_neiges_du_kilimandjaro

     

    Inspiré des Pauvres gens, le poème de Victor Hugo, cette chronique sociale raconte l'histoire d'un couple heureux depuis trente ans (Michel et Marie-Claire), comblé par leurs enfants et leurs petits-enfants, fiers de leurs combats syndicaux, qui voit brutalement leur bonheur voler en éclats lorsque deux hommes armés et masqués font irruption à leur domicile, les frappent, les attachent et s'enfuient avec leur carte de crédit. Leur désarroi est d'autant plus violent lorsqu'ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l'un des jeunes ouvriers licenciés en même temps que Michel. Ils vont peu à peu s'apercevoir que leur agresseur, Christophe ( Grégoire Leprince-Ringuet), n'a agi que par nécessité. En effet, il vit seul avec ses deux petits frères et s'en occupe admirablement, veille à leurs études comme à leur santé...

    Rythmée par la rengaine de Pascal Danel, l’histoire est ancrée dans le petit port de l’Estaque, un site géographique cher au cinéaste. Ce film est le reflet d'une remise en question des combats politiques et syndicaux. Guédiguian a inventé une nouvelle famille sur fond de crise et malaise social.  On retrouve dans la distribution la bande chère au cinéaste : Jean-Pierre Darroussin (Michel), Ariane Ascaride (Marie-Claire), Gérard Meylan, Marilyne Canto. Mais aussi un panel de la nouvelle génération : Grégoire Leprince-Ringuet (Christophe), Anaïs Demoustier, Adrien Jolivet, Robinson Stevenin.

    Dans ce nouveau mélodrame social, Guédiguian déplace les lignes entre le bien et le mal en voulant montrer les effets du capitalisme financier. Il traite du chantage patronal sur les ouvriers mais aussi du risque  d’embourgeoisement des représentants syndicaux. Il montre quelques banderoles : « La lutte c’est classe », «  La crise c’est eux, la solution c’est nous ». Hors caméra, il explique : «  La nouvelle génération, ne vit pas mieux que la nôtre, alors que nous vivions mieux que nos parents, et  nos pères mieux que nos grands pères ». Cette nouvelle génération est incarnée par Christophe. Ecœuré par le tirage au sort des licenciés et soucieux d’élever ses petits frères, il fait équipe avec un malfrat. Il n’a personne pour l’aider. Il estime que la solidarité n’a pas joué. Pour lui, Michel est devenu un petit bourgeois préretraité, avec sa maison, sa famille, ses amis, sa prime de licenciement et bientôt sa retraite…

    Au début de sa carrière, Guédiguian s’interrogeait sur la meilleure façon de faire un film politique dans son film « Attaque ». En 2011, avec les Neiges du Kilimandjaro,  le cinéaste fait un retour à l’Estaque mais aussi à toute sa filmographie : Dernier été ( avait 25 ans),   A la vie à la mort, Marius et Janette…Ces personnages vieillissent. Ils avaient 25 ans dans « Dernier été », 40 ans dans « Marius et Jeannette »…  et puis Guédiguian a exploré d’autres horizons : l’histoire avec « Le promeneur du champ de Mars, l’Arménie avec « Voyage en Arménie » sur fond déjà des polar et dans la foulée un polar « Lady Jane ». Ses personnage, comme lui, ont vieilli, muri. Il a déclaré avoir voulu, avec « Les neiges du Kilimandjaro »,  voir l’état du monde ouvrier aujourd’hui et par la même occasion l’état de son cinéma.

    « Les neiges du Kilimandjaro » est un film qui s’assume pleinement de gauche avec l’esthétique populaire d'une solidarité qui veut "réenchanter le monde".  Il n’évite cependant pas  l’autocritique et la remise en cause.

     «Le courage c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Sans doute le propos de Guédiguian est dans cette citation de Jaurès déclamée par Michel (Daroussin), fan de Spiderman et  syndicaliste humaniste. Il a le courage de se dominer pour emporter une victoire sur lui-même.

    Guédiguian nous a offert un beau film, avec un regard lucide donc forcément pessimiste mais aussi, entre les mailles, de la générosité, de la nostalgie, de l’humour, de l’amour et donc de quoi rester optimiste malgré tout.

    Signé: Pidone

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  • Dans l'émission "Des paroles des actes", Jean-Luc Mélenchon est venu sereinement débattre avec le président de l'UMP... C'était hier 17 novembre 2011 avec un sujet d'actualité "le Nucléaire" mais aussi la crise financière.


    Débat Mélenchon / Copé sur France 2 par lepartidegauche

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  • logonucléaireEntre le parti socialiste et les verts, un gros point de désaccord : l’utilisation du MOX dont l’arrêt était prévu dans le récent compromis électoral. Le président d’AREVA est intervenu auprès de la direction du PS qui a tout simplement gommé le MOX devenu sujet de discorde étouffée. Il faut dire que ce combustible nucléaire est un enjeu économique important pour AREVA, même si son intérêt économique pour les utilisateurs est loin d’être démontré. C’est un choix stratégique de production fait par AREVA aujourd’hui en position de monopole. Finalement, après une certaine cacophonie, les Socialistes et les Verts ont scellé le sort du MOX en revenant à leurs signatures.Dans un communiqué conjoint, les deux négociateurs Michel Sapin (PS) et Jean-Vincent Placé (EELV), ont souligné qu'il est prévu d'accompagner la baisse de la part du nucléaire dans la production électrique "d'un plan de reconversion" de la filière Mox "permettant de maintenir le nombre d'emplois par la mise en œuvre de centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement".

    Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif que le combustible à base d'uranium enrichi : sa radio toxicité est 5 à 7 fois plus grande. La fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessite des précautions particulières de radioprotection. Le MOX est produit uniquement par le groupe français AREVA  grâce au retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés. C’est un produit très dangereux et en outre sa commercialisation pourrait accroître le risque de prolifération nucléaire.

    Dans les années 1980, EDF a signé un accord avec la COGEMA pour utiliser du combustible MOX dans certains de ses réacteurs nucléaires, sous la condition que cela soit économiquement intéressant. La COGEMA est devenu le groupe AREVA. L’intérêt économique du MOX serait contestable et même inexistant, selon certains experts. L'intérêt du MOX est dans la possibilité d'utiliser de l'uranium naturel voire de l'uranium appauvri en remplacement du traditionnel uranium enrichi.  Il est ainsi possible de fabriquer du nouveau combustible nucléaire sans nouvel apport en uranium naturel, donc uniquement à partir de déchets de l'industrie nucléaire. Toutefois, avant utilisation, les pastilles de MOX sont un million de fois plus radioactives que celles d'uranium.Une dizaine de compagnies électriques japonaises gérant des centrales atomiques utilise le MOX depuis février/mars 2011 pour la plupart. L'exploitant japonais TEPCO utilisait, depuis février 2011, du combustible MOX dans le 3ème réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, utilisation qui a duré fort peu de temps en raison des accidents nucléaires entraînés par le tsunami du 11 mars 2011 et les pannes consécutives sur les systèmes de refroidissement de la centrale.

    En France, le groupe AREVA emploie près de 27.000 personnes et en Europe, quelque 10.500 salariés, dont 5.700 sur la seule Allemagne. En Afrique, continent sur lequel AREVA est présent via les mines, le groupe affiche un peu moins de 3.000 salariés. Au final, cinq pays rassemblent 90% des effectifs Monde d’AREVA : la France,  l’Allemagne, les Etats-Unis, le Niger et le Kazakhstan.

    L’intérêt économique du MOX n’a pas été démontré pour les utilisateurs. Ce combustible présente des problèmes techniques  et des surcoûts qui font de lui un produit onéreux dans son utilisation  et le traitement de ses déchets. Après utilisation en réacteur, le MOX dégage plus de radioactivité et de chaleur que le combustible classique. De plus, la qualité du plutonium se dégrade pendant l'utilisation du combustible MOX. C'est pourquoi il n'est pas envisagé de retraiter de nouveau le Mox usagé mais c’est à l’étude. Le refroidissement du MOX usagé prend 10 fois plus de temps (50 ans), ce qui demande des installations de refroidissement plus grandes. Le projet de réacteur à neutrons rapides lancé en 2010 et dénommé ASTRID vise à multi-recycler le plutonium - même de qualité dégradée. C'est pourquoi il pourrait permettre d'envisager de réemployer une partie du combustible MOX usé.

    Un arrêt brutal de cette production et du nucléaire en France ne serait pas opportun dans cette période de crise économique et de chômage. Nous héritons de tous les mauvais choix politiques et d’une spéculation financière mais aussi nucléaire. AREVA pèse 48.000 emplois (dont plus de la moitié en France) au moment où les licenciements se multiplient. La perte des exportations de MOX viendrait aggraver le déficit de la balance commerciale… au moment où des pays (Allemagne et Suisse) abandonnent le nucléaire et pourraient accroître les exportations françaises d’électricité...

    areva_sarko

    Exspecto quam mox Sarkozy hac oratione utatur. Comme « AREVA » est aussi le nom d’une rivière sur la péninsule hispanique aux temps des Romains, nous avons choisile le latin pour dire « Je m’attends à ce que bientôt Sarkozy nous tienne ce langage » « mox » et « Sarkozy » dans la même phrase ! En latin Mox signifie bientôt. Voilà dans quelle situation, les gouvernants français nous ont mis aujourd’hui et Sarkozy leur a emboîté le pas. Pourtant bientôt il faudra mettre dans la balance le risque de récession et le risque nucléaire… Une récession annoncée et qui a pour origine une crise financière due à la spéculation.  Bientôt, c’est dans pas trop longtemps. Pourquoi pas après les élections présidentielles ?

    Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut pas compter sur un arrêt progressif du Nucléaire avec ses VRP que sont Sarkozy ( embrassant l'ex-présidente d'Areva) et  Besson, maire de Donzère, dans la Drôme, une région qui possède deux sites nucléaires, celle du Tricastin et du Cruas.l

     "Il convient de noter qu'une fois de plus, toutes les décisions relatives aussi bien à l'utilisation du MOX qu'à la construction des usines de fabrication de ce combustible ont été prises sans l'avis du Parlement français. En dépit du fait qu'il s'agit d'une orientation totalement nouvelle de la politique énergétique de notre pays et que ces choix nous engagent pour plusieurs décennies, la représentation nationale n'a ni été consultée ni même informée, si ce n'est par un rapport de l'Office présenté, en 1990." C’est Mr Bataille qui l’a dit.

    Que feraient nos parlementaires de droite et de gauche? On peut douter de la clarté des votes dont les motivations n’ont souvent rien à voir avec l’enjeu qui est ni de droite ni de gauche mais bien au-delà des clivages politiques. Même si la Droite estime que le citoyen Lambda n’a pas son mot à dire, on le voit bien : la question du nucléaire devra faire un jour l’objet d’un référendum qui sera l’occasion de lancer un débat public pour mieux informer l’ensemble des Français tenu à l’écart jusqu’à aujourd’hui. La radioactivité n’a pas de frontière. Elle sème la maladie et la mort au gré des vents. Les Corses le savent bien après les effets nocifs du nuage de Tchernobyl passé sur l’Île. Il y a des décisions qui doivent être prises par référendum : celle de la poursuite de la production nucléaire notamment et ses applications militaires. Chaque peuple a son mot à dire sur les centrales nucléaires et la prolifération des  armes nucléaires. Au-delà de la sécurité des centrales nucléaires mise à mal par les catastrophes, tout le mode sait aujourd’hui que la marchandisation du nucléaire est la porte ouverte à cette prolifération.

    Pour terminer sur le groupe AREVA et le chantage aux emplois déjà annoncé par Copé hier sur FR2, ce groupe a déjà perdu des milliers d’emplois pendant la présidence de Sarkozy (effectif de 75.000 en 2008 et plus que 48.000 en 2011 dont 56% en France). Avec la bénédiction de la France (actionnaire) et sous le contrôle de l’UE, la filiale AREVA T&D et ses 31.000 collaborateurs ont été cédés le 7 juin 2010 à Alsthom et Schneider Electric pour dégager une plus-value de 1,2 milliards d’euros. Après des années de trésorerie dans le rouge et avant son remplacement par Luc Oursel, Anne Lauvergeon était satisfaite d’une bonne année 2011 et prévoyait pour 2012 : « un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros, une marge opérationnelle à deux chiffres et un cash flow opérationnel libre significativement positif ». Toutefois le Figaro annonçait 3 à 4000 licenciements, soit 6 à 8% des effectifs globaux. "Pure spéculation", réplique-t-on à la nouvelle direction d'AREVA. Luc Oursel  démentait le plan de restructuration et ces chiffres qualifiés de « faux et sans fondements ». Pour l’heure, 800 suppressions d’emplois en Allemagne et 150 en Suisse restent officielles. On peut prévoir que d’autres licenciements peut-être prévus de longue date seront mis sur le dos de la gauche et des verts si leurs projets sur le nucléaire étaient appliqués après les prochaines élections. Bien sûr, il ne faudrait pas laisser sur la route les travailleurs du Nucléaire mais leurs compétences peuvent être mieux utilisées vers d'autres énergies mieux contrôlées.

    Signé: Pidone

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  • Alors que super Mario arrive au pouvoir en Italie, avec la bénédiction de presque tous les partis politiques représentés au Parlement, le patronat, certains syndicats, la grande majorité de la presse écrite et télévisée et le Vatican, l’homme qui a sévi pendant deux décennies s’en va, la mort dans l’âme.

    Pas tout à fait mauvais joueur, il déclare quand même qu’il assure de « sa loyale collaboration » le nouvel occupant du palais Chigi. Et d’ajouter non sans malice, « Nous sommes entre de bonnes mains ». L’homme s’avoue-t-il vaincu ? Rend-il les armes une fois pour toutes ? Se retirera-il non pas sur l’Aventin, mais dans sa splendide demeure d’Arcore, pour y pratiquer ses soirées préférées, les célèbres bunga bunga ou encore dans sa petite résidence de 2500 mètres carrés, sur la côte Smeralda en Sardaigne ?  C’est méconnaître le lascar. D’ailleurs, ne déclare-t-il pas dans la foulée, « qu’il faut se retrousser les manches et travailler pour organiser le parti », en plein désarroi.

    Donc, si l’occasion se présente, par exemple en cas d’échec du gouvernement Monti, il se dit prêt à sauver une nouvelle fois l’Italie du naufrage. N’avait-il pas déclaré, en toute modestie, qu’il était le meilleur homme politique que le pays ait jamais connu depuis 150 ans ! Il fait penser à ces personnages des mauvaises séries américaines. On les tue dix fois et par dix fois ils ressuscitent. Pour nos cousins italiens nous ne le souhaitons pas. Que la justice fasse enfin son boulot et qu’elle condamne une fois pour toutes Berlusconi pour tous les forfaits qu’il a commis pendant de nombreuses années, en toute impunité.

    Quant à Mario Monti, le nouvel homme fort d’Italie,  ancien de la célèbre banque Goldman Sachs et ancien commissaire européen, surnommé l’uomo del destino, on peut être assuré qu’il va enfin délivrer l’Italie de la tyrannie des marchés financiers.

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    La découverte de l’autre est essentielle pour ceux qui veulent faire vivre la fraternité entre les peuples. L’histoire retranscrite dans ce livre et celle d’un périple au Maroc, initié par une association de Corse, Per a Pace, «Pour la paix»…

     

    En effet début2008, le comité européen de liaison de l’énergie proposait à ses neufs comités d’entreprise adhérents un projet de séjour solidaire au Maroc réunissant de jeunes Six pays répondaient favorablement à cette initiative et s’engageaient ainsi dans un pari osé, une première en soi. La France, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Italie et la Russie ont, à eux tous réunis, permis à treize jeunes âgés de 19 à 30 ans de partir à la découverte d’un pays, d’une culture, de l’histoire de femmes et d’hommes.

    Le tourisme solidaire est une pratique du voyage qui replace l’humain au centre du récit. Au fil du voyage, ce road-movie que nous présentons dans ces pages révèle des moments de partage, des rencontres avec les associations villageoises et les coopératives qui œuvrent dans leurs régions, à une vie meilleure.

    Le défi de Maroc terre de partage, est donc de témoigner d'un voyage d’un nouveau genre. Une expérience, certes limité, mais une initiative dont nous nous sommes nourris et pensons qu’elle peut en nourrir d’autres. Nous voulons parler de celle qui change notre rapport au monde,  de celle qui aborde sereinement la question de l'altérité, de celle qui permet d’ouvrir les cœurs et les yeux. Mais n'est-ce pas la quintessence de tous voyages ?

    Ce nouveau livre de la collection Au Nom de la Mémoire réalisé avec Per a Pace et Imagésens s’attache à la découverte d’un autre Maroc, absolument moins exotique que ce que nous vendent sur papier glacé les voyagistes, mais beaucoup plus beau et authentique.

    Ce périple est celui des acteurs de la solidarité, ou comment chaque voyageur ayant traversé la Méditerranée, est amené à prendre conscience des réalités sociales, économiques, environnementales, culturelles du Maroc. Prendre conscience qu’un autre tourisme est possible c’est développer une éthique du voyage où l’on ne gaspille pas l’eau, ou l’on n’achète pas les sourires, ou l’on n’arrive pas en dominateur fort de nos certitudes obsolètes… C’est, parfois, participer à des projets de développement socio-économiques ou culturels, prometteurs et équitable.

    Outre l’aspect de l’itinérance dans les différents lieux visités, nous  donnons à voir et à comprendre l’émergence de cette prise de conscience. Le voyage solidaire dont nous témoignons dans cet ouvrage est avant tout une initiative collective et humaine. Échange solidaire avant tout, parce que le voyageur est amené à rencontrer les associations de développement rural ou de lutte contre les inégalités en milieu urbain, où l’idée du vivre ensemble est déterminante. Intégrer la citation « Le voyage commence là où s’arrête nos certitudes » (Franck Michel – Anthropologue).

    De Marrakech avec l’association Al Karam qui œuvre pour les enfants des rues en passant par Talouine avec les femmes berbères de la coopérative d’huile d’Argan et celles de la culture du Safran. Taroudant avec Roudana pour l’environnement et ses randonnées à vélo, sans oublier la merveilleuse rencontre avec les villageois Aït Iktel, le périple des voyageurs solidaires est le cœur de cet ouvrage. Mais c’est aussi des tranches de vie unique que nous restituons ici, un foisonnement d’idées et de questionnements pour lesquels nous convions le lecteur dans ce voyage vers l’autre rive. La vraie union de la Méditerranée passe inévitablement par ces modestes et multiples initiatives de liens et de rencontres directes entre les citoyens du bassin méditerranéen. Elle permet, bien sûr, la perception de nouvelles sonorités, de nouvelles odeurs et de multiples saveurs, tout en pratiquant l’éducation à la Paix et à la connaissance de l’autre. Elle permet de tisser des liens qui persisteront encore bien après la fin du voyage et qui se maintiendront longtemps encore grâce à cet outil magique qui se nomme Internet. 

    En deuxième partie de ce livre, nous avons adjoint à ce premier périple, son prolongement, quelques mois plus tard, en direction de la petite commune Rifaine de Bni Gmil et de celle d’Al Hoceima, victime d’un tremblement de terre dévastateur en 2004. Ce second voyage porté de nouveau par Per a Pace nous permet d’ouvrir vers d’autres questionnements et de découvrir de nouvelles associations marocaines qui œuvrent pour la résolution des besoins primaires des citoyens. Il permet de mieux percevoir l’aide concrète, don de lits pour la crèche, de lits médicalisés pour l’hôpital d’Al Hoceima et de fauteuil roulant pour les associations de handicapés. Il permet aussi de révéler l’importance des échanges culturels ou chacun apporte sa part, donne et reçoit dans l’entreprise de rencontre humaine.

    Face au tourisme de masse, une autre approche est possible…

    Le tourisme solidaire.

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