• pieddebicheLorsque la Gauche remporte des élections, elle le fait par « effraction » de ce lieu qu’est le pouvoir politique. Le Ministre de l’économie et des finances semble considérer l’Etat comme la propriété de la droite et les votes de gauche sont réduits au rôle d’un pied de biche… Ô ma biche ! J’ai dû me pincer, Monseigneur, pour réaliser un tel mépris de la démocratie. Ce jeune loup de la meute UMP, (fils de Michel Baroin, haut fonctionnaire et, un temps, Grand-maître du Grand Orient de France ) n’a pas dû entrer par effraction à l’UMP. On s’en doute bien. On peut se demander si des systèmes d’alarme vont être installés à l’Elysée pour éviter l’effraction de 2012 ?  En attendant, le ministre Baroin établit des plans d’austérité qui sont autant d’effractions dans le domaine du social, qui ne semble pas appartenir à la droite et qu’il contribue à dépouiller de tous les acquis.  

    Signé: Pidone

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  • cdansl'air

    C dans l’air, émission télévisée sur la 5, animée par Yves Calvi, proposait le thème, ce mardi 8 novembre 2011 : « Et la gauche dans tout ça ? ». Comme à l’accoutumée y participaient des experts, politologues, journalistes, consultants, économistes, et autres spécialistes en tout genre.

    Tous ces gens-là, comme disait Brel, ont un point commun. Ils sont tous consensuels et passablement suffisants. Depuis de nombreuses années, ils investissent les écrans de télévision pour nous vendre leurs marchandises et nous convaincre que la crise est mondiale et qu’il n’y a pas d’autre voie que celle de l’austérité et de son corollaire le sacrifice. Jamais ou rarement une voix discordante vient rompre leurs déclarations péremptoires et le doux ronron de l’émission. Ils nous font penser à ces fameux « chien de garde  » dont parlait Paul Nizan dans un excellent livre écrit en 1932, toujours d’une brulante actualité.

    Venons-en au thème choisi : « Et la gauche dans tout ça ? ». Excellente question.

    Les participants à l’émission, et sous le regard plein d’empathie d’Yves Calvi, ont consacré le plus clair de leur temps à nous parler du Parti socialiste et accessoirement des Verts. Quant aux autres, la vraie gauche, elle était absente aux abonnés. Serait-elle inexistante ou susciterait-elle quelques angoisses auprès de certains d’autant plus que c’est la seule qui propose des choix totalement différents pour sortir de la crise.

    La discussion a porté sur la cote actuelle dans les sondages de François Hollande, de sa capacité à se mesurer à son rival, Nicolas Sarkozy, et aussi sur son programme. Programme spécifique ou programme du parti ? Puis, comme il fallait s’y attendre, nos experts ont avancé sans rire qu’au nom du réalisme politique il était quasiment certain que le Parti socialiste abandonnerait l’essentiel de son programme au profit de quelques mesures qui ébranleront certainement les agences de notation et les marchés. Avec un aplomb déconcertant, ces gens-là encouragent vivement que le Parti socialiste aille dans ce sens. D’ailleurs certains dignitaires de ce parti ont déjà ouvert la voie.

    Cette émission, malgré le titre alléchant, est égale aux précédentes. Sous couvert de sérieux, avec la présence de gens dits compétents, elle n’a qu’un seul but : façonner, conditionner les esprits.

    Les Français souhaitant un véritable changement se laisseront-ils gruger ?

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  • jefferson_-jv-[1]

    "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis."

    Président des Etats-Unis, il avait compris dès 1802 le danger d'une économie laissée au mains des institutions bancaires. Il aura fallu deux cent ans pour que cela se réalise, mais on reste pantois face à la pertinence du raisonnement.

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  • Les salariés d'Air France sont toujours mobilisés pour faire appliquer le jugement du tribunal des prud'hommes de Bastia qui a requalifié des CDD à temps partiel en CDI à temps partiel.  La compagnie aérienne, à ce jour, refuse toujours obstinément d'appliquer  les décisions du tribunal. Serait-elle au-dessus des lois? Manca alternativa a rencontré le 7 novembre des salariés titulaires et CDD qui occupent pacifiquement, jour et nuit, le hall de l'aéroport d'Ajaccio. Une interview a été réalisée à cette occasion.Nous vous en présentons des extraits.

     

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  • rsa_rmiLe Revenu de Solidarité Active avait pour objectif de tendre vers une réelle réinsertion en s'adressant à un nombre de bénéficiaires plus important que le RMI. Il est vrai que, pour la Corse, le nombre de bénéficiaires du RMI s'élevait à 4.884 sur l'année 2008 contre 7.158 bénéficiaires du RSA en 2010 (pour la France métropolitaine, respectivement, 1.005.800 et 1.797.714).

    Au regard des bénéficiaires du RSA sur le Continent ( 1.005.800 en 2088 rmistes et 1797714 RSA en 2010),le nombre des bénéficiaires n'est pas plus important en Corse que dans les régions métropolitaines.  Il ne représente que 4,4% de la population visée des 25 à 64 ans devant la Bretagne avec ses 3,8% , Rhône-Alpes et Pays de la Loire avec 4,2% alors que 6,9% la Provence-Alpes-Côte d’Azur pointe à 6,9% d'Azur, 5,3% en Ile-de-France à 5,3%, le Nord-Pas-de-Calais à 9,3%...

    Ces chiffres ne rendent pas compte du succès du RSA mais de l’enracinement de la précarité en Corse si on consulte les derniers chiffres de la Couverture Maladie Universelle : en 2009, 10464 pour la CMU de base et 13.992 pour la CMU complémentaire. La croissance de chômage s'accélère et ne laisse pas envisager une amélioration. Le plan de rigueur annoncé devrait, n’en doutons pas, aggraver cette précarité

    Le  RMI est mort, vive le RSA !

    Il est curieux d’avoir entendu les membres du gouvernement vanter les mérites d’une mesure dont l’augmentation des bénéficiaires démontre l’échec d’une politique ultralibérale qui jette de plus en plus de gens dans la précarité, en les culpabilisant d’être au chômage.

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  • banderole-unitaire

     

    En 2009,  plus de 7, 5 millions d’euros avaient été consacrés , sur l’argent public, à la communication de Sarkozy et à son image. La cour des comptes l’avait déjà épinglé en 2008 pour des largesses au bénéfice des sondeurs d’opinion, largesses auxquelles s’ajoutera la facture du Service  d’Information Gouvernementale (S.I.G) soit 21,9 millions d’euros pour 2010, sans compter les salaires d’une personne chargée de « surveiller les rumeurs web ( bonjour Monsieur Nicolas Pincen ! ) . Aujourd'hui, la cour des comptes vient à nouveau de pointer le coût élevé des sondages  et des conseils en communication de plusieurs ministères et de Matignon, dépenses engagées parfois sans appel d’offres et donc irrégulièrement.

    A combien vont s’élever les frais de communication et campagnes de propagande pour faire passer un nouveau plan de rigueur antisocial qui nous est annoncé comme le plus draconien depuis 1945 ? De l'austérité à la rigueur, ce plan nous sera annoncé demain. Nous savons déjà qu'il continuera a faire payer la crise, mais aussi le train de vie des Ministres et du chef de l'Etat, aux salariés des classes moyenne et pauvre. Les riches ont eu leurs cadeaux fiscaux ( 75 milliards d'euros), on leur offre avant Noël un plan de rigueur pour les rassurer...

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  • Les associations Garde et U Levante avaient déposé des recours auprès du tribunal administratif de Bastia. Elles étaient soutenues dans cette démarche par le Collectif de la loi sur le littoral en Corse.

    Le tribunal s’est réuni le 4 novembre 2012 et s’est prononcé pour l’annulation de trois documents d’urbanisme.  Le jugement faisant jurisprudence. C’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui s’opposent à la spéculation foncière et immobilière dans notre île.

    Quand est-il de ces documents d’urbanisme ?

    Le  premier porte sur la modification partielle du plan d’occupation des sols à Borgo. Il était question de construire un ensemble de résidences en deçà des 100 mètres sur le cordon lagunaire de la Marana. Un massacre écologique est ainsi évité.

    Le deuxième dossier concerne la carte communale de Coti-Chiavari, approuvée par un arrêté municipal, en date du 3 avril 2010. Il prévoyait la création de nouveaux zonages en continuité de l’existant, au mépris des zones dites remarquables. A noter que ce dossier, comme le précédent, avait l’accord du préfet, c’est-à-dire de celui-là même qui est chargé de faire respecter la loi sur le littoral. Un comble.

    Ajoutons que la commune de Coti-Chiavari et son maire sont animés d’une véritable frénésie en matière de constructions de résidences secondaires, sans compter  de grands projets immobiliers, haut de gamme, qui sembleraient resurgir de certains cartons. Il est vrai que l’intérêt de quelques particuliers passerait avant la protection de sites exceptionnels.

    Dernier dossier, celui du plan d’occupation des sols à Ocana. Le tribunal a prononcé une annulation partielle de celui-ci au motif d’infraction à la loi Montagne.

    Toutefois la lutte contre la spéculation foncière et immobilière et le bétonnage de nos côtes est loin d’être terminée.

    Le combat continue.

    Nous aurons l’occasion de revenir sur un problème fondamental pour le devenir de la Corse.

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