•  janus9 copie

     

     

     

    De doctes personnes, les "chiens de garde  " du pouvoir actuel se répandent quotidiennement sur tous les media pour délivrer des certificats de crédibilité.

    Crédibilité. D’après le Robert, ce qui fait qu’une personne, une chose mérite d’être crue.

    Donc, la gauche dans son ensemble et la gauche de la gauche en particulier ne seraient pas crédibles aux dires de ces gens-là. Pas crédibles sur l’analyse de la crise, sur les retraites, les salaires, etc… Il suffit de l’affirmer, sans démonstration, d’une manière péremptoire et d’enfoncer le clou. Mais la méthode utilisée a ses propres limites, même si elle peut encore abuser beaucoup de gens. Elle n’assure plus la propre crédibilité des laudateurs du système. Prenons simplement quelques exemples.

    La fameuse phrase du candidat Nicolas Sarkozy, lors de la dernière campagne électorale des présidentielles 2007 : « Travailler plus, pour gagner plus ». Beaucoup de gens y ont cru. Quatre ans après, c’est un gros bide.

    Le chômage devait être réduit d’une manière significative. Où en est- on aujourd’hui ?

    La sécurité des citoyens. Thème cher à la droite et à l’extrême droite. Une quantité impressionnante de lois répressives a été votée par le parlement. Résultat nul.

    On pourrait multiplier les exemples qui confirmeraient encore davantage le peu de crédibilité qu’on doit accorder désormais à ce pouvoir sur le déclin.

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  • fiscale1

     

    La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l’accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches. Mais on en reste trop souvent, en la matière, à des énoncés aussi vagues que stériles.

    Ce livre innove en proposant une critique d’ensemble du système fiscal français. Il démontre scientifiquement, pour la première fois, le caractère régressif de l’impôt dans notre pays (ce qui signifie que, tous prélèvements confondus, les taux d’imposition sont plus élevés pour les ménages les plus modestes et s’abaissent pour les plus riches). Pour cette raison, il fera date.

    Mais cette analyse au scalpel ne se contente pas de mettre au jour l’injustice du système. Elle plaide pour une révolution fiscale, chiffrée et opérationnelle, fondée sur trois principes : équité, progressivité réelle, démocratie. Ce livre contribue de manière décisive à l’édification d’une nouvelle critique sociale et se pose au centre du débat politique pour les années à venir.

    Pour la première fois dans le monde, un site Internet permet à chacun d’évaluer les propositions des auteurs et de concevoir une réforme alternative: www.revolution-fiscale.fr.

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  • Vient de paraître aux éditions du Seuil : "En finir avec le nucléaire" de Benjamin Dessus et Bernard Laponche.

    nucléaire1Les auteurs expliquent la nécessité et la possibilité d'en finir avec le nucléaire, en réfutant d’abord les mauvais arguments des partisans du nucléaire sur l’indépendance énergétique prétendue, sur la sûreté et la sécurité ( apanage de la technologie nucléaire française), sur le coût du kWh nucléaire (largement sous-évalué), sur les marchés étrangers fortement surestimés, sur le prétendu contrôle grâce au nucléaire des émissions de gaz à effet de serre…  et la question des déchets n’est pas réglée. Ils examinent les raisons pour lesquelles il faut sortir du nucléaire : le risque inacceptable d’un accident majeur dont les conséquences catastrophiques sont démontrées par Tchernobyl et Fukushima, la production de déchets radioactifs extrêmement dangereux pour des siècles et des millénaires, l’utilisation et la diffusion de techniques permettant la prolifération des armes nucléaires…  Ils recadrent la sortie du nucléaire dans le cadre d’une transition énergétique que les inégalités de la consommation mondiale et les problèmes écologiques globaux rendent indispensable. Alors que la situation singulière de notre pays nous mène à l’isolement et à l’impasse, Benjamin Dessus et Bernard Laponche  proposent un scénario raisonné de sortie du nucléaire, fondé sur un autre mode de consommation et de production de l’électricité et discutent les conditions politiques et sociales de la transition.

    Benjamin Dessus

    Ingénieur des télécommunications et économiste, il a travaillé à l’EDF, à l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie (AFME) et au CNRS. Spécialiste reconnu des questions énergétiques, il préside actuellement Global Chance, association d’experts indépendants dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement.

    Bernard Laponche

    Polytechnicien, docteur ès sciences, il a travaillé au Commissariat à l’énergie atomique et été responsable syndical à la CFDT dans les années 1960 et 1970, puis directeur général de l’AFME et conseiller technique de Dominique Voynet. Il est maintenant consultant international dans le domaine de l’énergie.

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  • Khadafi est mort.

    Le peuple libyen est enfin libéré d'un tyran sanguinaire et mégalomane, après plus de 40 ans de dictature et de terreur.  Nous passerons sur la manière dont Khadafi a été liquidé, ni nous ne verserons une quelconque larme sur sa dépouille mortelle. Les puissances occidentales jubilent et étalent sans vergogne leur satisfaction."Le tyran est tombé grâce à nous", proclament-ils en boucle sur tous les media de la planète. Mais à quel prix ? Probablement des milliers de morts et des destructions massives. La guerre devait être de courte durée. Quelques jours suffiraient, se vantaient  les interventionnistes de tout poil. Elle a duré huit mois.  Ce qui prouverait que Khadafi n'était pas aux abois comme l'affirmaient d'aucuns, en particulier le vrai-faux ministre des affaires étrangères, un certain Bernard-Henri Levy. On a essayé de justifier l'intervention de l'Otan, à la tête de laquelle s'agitait notre président de la République, au nom de la démocratie  et du peuple libyen. Cela nous renvoie à la tristement célèbre intervention en Irak.

    Libérer le peuple libyen ?

    Une plaisanterie macabre. Parlons plutôt de ces fameuses réserves de pétrole  qui font saliver les Sette maggiore, comme on les qualifiait à une certaine époque. A savoir les grandes compagnies pétrolières déjà engagées dans une course effrenée pour la maitrise de l'or noir.

    Et maintenant ?

    Nous espérons que le peuple libyen prenne en main son propre destin.Toutes les forces de progrès à travers le monde doivent l'y aider. Mais des doutes subsistent. La guerre - qui n'est pas encore finie - va laisser des traces profondes. Le pays est ruiné. Les populations meurtries et divisées. Le Conseil national de transition est composé d'éléments hétérogènes et la lutte pour le pouvoir est déjà ouverte. Des risques de dérapages existent, y compris une dérive islamiste qui ne répondrait aucunement au besoin impératif de construire une Libye nouvelle, libre et démocratique. Il est probable que les puissances occidentales vont  jouer avec ces contradictions afin de s'accaparer les richesses du pays.

    Encore un mot sur ce qu'on appelle le bal des hypocrites ou plus prosaïquement le bal des faux culs.

    Avant février 2011, Khadafi était courtisé par tous les puissants de ce bas monde. On se l'arrachait même. On l'invitait à Paris, par exemple, avec tous les honneurs qui convient à un grand homme d'Etat. On lui vendait des armes. Beaucoup d'armes. Et bien d'autres choses encore. Khadafi était une personne de bien, très fréquentable. On le revoit  encore sur le perron de l'Elysée en compagnie de Nicolas Sarkozy, tout deux satisfaits comme des larrons en foire. Et puis, changement de programme à 180 degrés. Khadafi n'était plus honorable. plus fréquentable. Il devenait l'homme à abattre. Il a été tué. Un mort ne parle pas.

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  • «On ne veut pas être notés, on n'est pas des andouillettes ! » Vendredi dernier, une quarantaine de militants du Front de gauche ont scandé leur révolte  dans les somptueux locaux de l’agence parisienne Moody’s. ( source: Journal Libération )

     

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  • Il ne s’agit pas d’alimenter l’image véhiculée de la violence en Corse et ses poncifs malveillants qui viennent du vieux continent. Cependant la violence est un fait de société et elle n’épargne pas la Corse. En ces temps de paranoïa collective et de terrorisme international où, dans nos sociétés dites civilisées, des politiques exploitent le sentiment d’insécurité pour justifier des lois plus répressives et des guerres, peut-on s’autoriser toutes les violences au nom de la morale ? Avec la violence, se pose donc la question de la morale, c’est-à-dire de son pouvoir par rapport à la réalité et à la condition humaine.

    Après le comité de lutte contre la violence créé en 1976 et le rapport Bonnemaison de février 1983, depuis le 17 février 2011, une commission « Violence » , émanation de la C.T.C, a été mise en place sous le présidence de Dominique Bucchini. Elle se réunit théoriquement tous les 45 jours à Corte, dans le musée de la Corse.  Au sein donc de l’Assemblée de Corse, elle est chargée de la problématique de la violence sur l’île. Elle s’est ainsi donnée pour objectif de présenter un programme d’action en consultant les acteurs de terrain, des experts et des élus. 

    Il semble déjà apparaître que la réalité sociale du problème de la violence en Corse soit favorisée par une autre violence de plus en plus visible : la violence économique. Le fossé se creuserait entre les propriétaires de plus en plus nombreux de résidences secondaires et la population locale, victime de la spéculation immobilière. Il faut aussi évoquer la violence légale de l’Etat face aux revendications insulaires. Ces violences institutionnelles ne font qu’aggraver la perte des repères de la société corse et la dévalorisation chez les jeunes de la réussite scolaire.

    Au-delà du grand banditisme et des assassinats (une vingtaine depuis le début 2011), la violence est révélatrice de problèmes de société : chômage, spéculation financière et immobilière, alcool, drogue… Se pose aussi le problème de la légitimité ou l’illégitimité de la violence clandestine. Selon la Préfecture, cette violence viserait aujourd’hui plus les biens sur fond de spéculation financière et immobilière que les biens et les symboles de l’Etat.

    Il y a, pour le moraliste, deux tentations ; la première est la construction de la norme sans communication avec la réalité ; la seconde est de pénétrer dans la réalité et dans la politique en approuvant la violence comme un mal nécessaire pour la réalisation d’un bien ou comme la seule arme efficace pour rétablir l’équilibre détruit par le mal et par la violence ; cette seconde tentation est aussi dangereuse que la première, car elle risque de mener rapidement à une apologie de la violence. Cette apologie apparaît morale au niveau de la politique et d’une légalité étatique, puisque, dans un monde où règne la violence, se couper d’elle, c’est l’accroître tandis qu’essayer de la légaliser pourrait éventuellement mener à la promotion de la paix, si il n’est pas utopique de dire que l’on fait la guerre pour faire la paix . La violence légalisée n’a généralement pas pour effet une diminution mais plutôt une augmentation de la violence et un accroissement des rivalités et des tensions. Le moraliste qui s’efforce de justifier la violence est bien un réaliste mais ce réalisme est sur la pente de l’immoralité. Même dans la réglementation de la violence, il y a une tentation d’accroissement de la violence. Selon la formule de Pascal : " Ne pouvant fortifier la justice, on justifie la force" ( Les Pensées) et Corneille ajoute : " A force d’être juste, on est souvent coupable " ( Pompée ).  

    La violence n’est pas le domaine d’où la morale doit s’écarter mais celui où elle doit pénétrer ; si elle le fait, elle peut s’apercevoir que la violence a des causes, ce qui veut dire qu’elle n’est pas forcément une donnée essentielle, première, de la condition humaine. Contrairement à la violence dans le monde animal (La violence y fait partie du jeu biologique des rapports entre les espèces), quand le problème est chez l’Homme, au moins le moraliste peut montrer que la violence est insensée, peut désigner les causes qui sont à l’origine de son apparition et peut donc la supprimer. L’instinct de violence lié à une agressivité hormonale n’est pas le plus important, car la violence la plus significative, c’est la violence historique où les Hommes deviennent victimes d’une non - maîtrise des conditions de leur existence. Or comme l’histoire montre que l’Homme peut acquérir cette maîtrise, il n’est pas totalement utopique d’affirmer qu’il pourrait arriver, par la connaissance des causes, à une suppression relative de la violence…. Il importe de cerner la réalité de la violence en Corse pour chercher des solutions, en améliorant les conditions socio-économiques intra-muros, donc les conditions de vie… d’abord l’humain !

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  • La question de l’officialité de la langue corse sur la base d’un rapport rédigé par Pierre Ghionga.

    Ce conseiller a proposé la mise en place d’un comité de rédaction chargé de faire des propositions sur un éventuel statut de la langue corse avant la fin de l’année 2012 et suggèré que l’Assemblée de Corse s’appuie sur la Commission des compétences législatives et réglementaires présidée par Pierre Chaubon pour étudier un certain nombre d’adaptations. Mais au-delà de la volonté politique des élus territoriaux, il faudra juger de celle du gouvernement, la mise en application d'un statut d'officialité de la langue corse devant passer par une révision de la Constitution.

    Les interventions à FR3 Corse en août 2011cliquer "ICI"

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