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    À propos des sémites et des antisémites, des sionistes et des antisionistes

    Texte paru dans le blog de Shlomo Sand, le 25 février 2019, dans Médiapart.

    Shlomo Sand est professeur d'histoire à l'Université de Tel-Aviv.

    Si toute expression anti-juive dans le monde ne cesse de m’inquiéter, j’éprouve un certain écœurement face au déluge d’hypocrisie et de manipulations orchestré par tous ceux qui veulent désormais incriminer quiconque critique le sionisme.
    Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

    https://blogs.mediapart.fr/shlomo-sand/blog/250219/propos-des-semites-et-des-antisemites-des-sionistes-et-des-antisionistes

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    Citoyenne en colère

     

    En colère déjà, quand je me suis trouvée à la fois sidérée, indignée et atterrée (1) devant le mépris affiché outrageusement et l’arrogance pédante de nos gouvernants. Une colère aux multiples couleurs face à un monde en déliquescence.Une colère qu’exprime en partie le mouvement des gilets jaunes. Depuis de nombreuses années, au travers d’un engagement associatif au plus proche des difficultés de la vie, politique plus récemment, les inégalités, la précarité, les conflits de tous ordres qui habitent notre planète font partie de mon quotidien. Une préoccupation permanente. Une seconde peau dont je voudrais me défaire, que je n’aurais pas voulu léguer à mes enfants et à fortiori à mes petits-enfants, femmes et hommes de demain.

    Quelle image de la société leur donnons nous aujourd’hui. Une perpétuelle violence exponentielle, conjuguée à l’envie des despotes qui se succèdent à la gouvernance, sociale, environnementale, planétaire. Une violence entretenue par un état devenu autoritaire et répressif appuyé par son organe de communication, télé, radio, presse écrite, avec à la manœuvre quelques-unes des plus grosses fortunes de France. Ces médias qui servent la soupe capitaliste à grandes louches tous les jours à heure de grande écoute.

    La rue était encore jusqu’à il y a peu un espace de liberté où les revendications sociales pouvaient s’exprimer. Les choses ont changé. La politique sécuritaire, appliquée depuis quelques années, légitime les forces de l’ordre dans des pratiques de plus en plus abusives, hors la loi, qui blessent physiquement des femmes et des hommes qui luttent pour vivre dignement, qui ne veulent plus être « les pauvres » et qui pourtant voient leur rang gonfler mois après mois, année après année.

    Cette violence d’État est inacceptable, intolérable . 178 blessés recensés parmi plus de 2000 dont : 4 mains arrachées, 15 blessés par des éclats de grenades GLI-F4, 122 blessés à la tête par des tirs de LBD40 dont 18 éborgnés (source : lemurjaune.fr – janvier 2019) sans oublier les Gilets Jaunes qui ont perdu la vie. 

    La matraque fait fi du retraité, de l’étudiant, de l’homme, de la femme. Les gaz lacrymogènes et les flashball asphyxient et réduisent en miettes les revendications qui demandent une juste et équitable répartition des droits d’accès à la santé (NON aux conditions de travail catastrophique), à l’éducation (NON aux réductions des effectifs), au logement (DAL pour tous et respect de la trêve hivernale), aux transports (Gratuité), à l’emploi (NON aux emplois précaires), au pouvoir d’achat (Vivre dignement).

    Ce système capitaliste, qui nuit au plus grand nombre, a érigé un mur. Il est dit qu’en 2018, les milliardaires français sont ceux qui se sont enrichis le plus vite au monde. A qui profite le crime ?

    Le peuple, citoyennes et citoyens, s’est trouvé enfermé dans le labyrinthe capitaliste dont la complexité ne semblait pas permettre d’issue, les dédales s’enchaînant à l’infini. Un système libéral, pervers qui mondialement anéantit et asservit femmes et hommes. Il y a enfermé le peuple dans l’espoir qu’il ne pourrait plus en sortir. Avec la volonté et la certitude aussi que soumis et anéanti il ne réagirait plus, vidé, acculé, corvéable à merci.

    Mais « L’heure de nous-mêmes a sonné » extrait d’une citation d’Aimé Césaire.

    Le mouvement des gilets jaunes a débuté à l’automne dernier pour perdurer aujourd’hui encore. Connaîtra-t-il un printemps victorieux ? Il faut l’espérer mais une nécessaire convergence des luttes doit intervenir. Les revendications sociales, salariales, environnementales ne datent pas d’hier. A à la fois particulières et communes, elles se rejoignent sur bien des points, et somme toute les plus importants.

    Ne laissons pas le système capitaliste en place devenir notre fossoyeur.

    Les femmes ont bien compris l’importance et l’enjeu de la lutte qui vient de s’engager. Précaires parmi les précaires, elles relèvent le défi. Pacifiquement elles manifestent en nombre. Elles représentent, en majorité, les secteurs de l’éducation, des soins, du travail social etc. souvent mal payées, peu considérées. Elles savent, unies, crier les mots justes, leur quotidien, leur désarroi, leur courage. Force tranquille et déterminée, elles ne lâcheront rien. Comme en Tunisie, en Égypte, au Burkina Faso et dans bien d’autres endroits elles sont une pièce maîtresse. Une main de fer dans un gant de velours. Elles défilent main dans la main et opposeront certainement leur engagement et leur détermination face à cette nouvelle loi qui permet au préfet d’interdire de manifester tout citoyen sans avoir à apporter des preuves de dangerosité et sans intervention de la justice. Un nouveau droit qui disparaît voté par une écrasante majorité de députés – 387 Pour 92 Contre.

    La réaction doit être massive. NON aux atteintes aux libertés. NON à la disparition des droits fondamentaux. OUI à une société juste et égalitaire.

    OSONS dire que nous ne sommes plus dupes.

    Pascale Larenaudie

     

    (1)           http://www.mancalternativa.com/citoyenne-atterree-a122546530

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    Comment faire plier Macron ?

     

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    Un maire qui ose parler vrai

    lors du "Fameux Grand débat" organisé et encadré par le pouvoir macronien

     

     

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  • Les citoyens en colère

     

    Il y a de quoi.

    Nous avons le triste privilège d’être la région la plus pauvre de France et le coût de la vie est plus cher qu’ailleurs. Le nombre de chômeurs s’accroît de jour en jour, en particulier chez les jeunes. Les retraités tirent toujours plus la langue.

    Les travailleurs  – quand ils ont la « chance » d’avoir un emploi – sont souvent au Smic et même en deçà, avec un taux de précarité très élevé.

    Les logements sociaux sont loin de répondre à la demande interne. Les services publics sont malmenés quand ils ne sont pas supprimés en particulier en milieu rural. Les transports collectifs sont insuffisants.

    Les zones rurales souffrent du manque de structures sanitaires et sociales.

    Les petits commerçants sont victimes de l’implantation effrénée de grands centres commerciaux dont l’utilité est loin d’être évidente.

    L’agriculture se meurt. Est-il normal d’importer 80% des tomates consommées sur l’île ?

    Le droit à la santé n’est plus assuré pour beaucoup de citoyens modestes.

    On pourrait multiplier les exemples négatifs qui caractérisent la Corse, mais aussi l’ensemble du pays.

    Dans le même temps, la spéculation foncière et immobilière va bon train, à la grande satisfaction d’une petite minorité d’individus qui s’enrichit d’une manière insolente. Les résidences secondaires se multiplient comme des petits pains.

    Il faut que cela cesse dans l’intérêt du plus grand nombre de Corses.

    Disons basta aux politiques d’austérité et de régression sociale menées depuis des décennies par les gouvernements de droite et d’une pseudo gauche. Politiques voulues et imposées par Bruxelles (l’Europe) et les marchés financiers.

    Un sentiment de ras le bol se répand à travers le pays, y compris en Corse, sous l’impulsion d’un mouvement inédit, celui des gilets jaunes.

    Malgré les attaques incessantes du pouvoir macronien, les campagnes de dénigrement lancées par les media au service exclusif de ce même pouvoir, les gilets jaunes, mais aussi les gilets rouges, verts, des citoyens continuent la lutte pour leurs revendications, pour plus de justice sociale, de démocratie, de dignité et de considération.

    Ils en ont assez de souffrir de la pauvreté, des insultes de ces messieurs qui nous gouvernent et de leurs chiens de garde qui aboient vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

    Ils ont notre soutien.

    Aujourd’hui le mouvement social doit s’élargir, gagner en puissance. Le soutien et la sympathie qu’on peut lui apporter sont certes importants, mais insuffisants. Il faut, plus que jamais, s’impliquer physiquement et au quotidien. Tout est question de rapport de  force.

    Amnistie pour les manifestants.

    Nous voulons aussi dénoncer la violence de l’Etat, la violence des forces de l’ordre à l’égard des manifestants à travers le pays. La violence de certains média qui désinforment sur la situation. Cette violence, si nous n’y prêtons garde va nous conduire tout droit à un régime autoritaire. Nous demandons l’amnistie de tous les gilets jaunes et autres citoyens lourdement sanctionnés par la justice.

     

     

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  • Gilets jaunes et Cgt

    Convergences sur les ronds-points

    Une nécessité pour élargir et renforcer le mouvement de protestation contre la politique d'austérité et de régression sociale du pouvoir macronien.

    Article paru dans la NVO de la Cgt. 

    Lire https://www.nvo.fr/gilets-jaunes-et-cgt-convergences-sur-les-ronds-points/

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