•  

    Ajaccio ville solidaire

    Rencontre-Débat

    lundi 27 janvier 2020

    Locu Teatrale

    18 heures

    rue Hyacinthe Campiglia

    Ajaccio

    Comment donner du sens et passer d'un slogan de campagne à un ensemble de propositions concrètes et cohérentes ?
    C'est à cet exercice citoyen qu'Inseme à Manca/Ensemble à Gauche vous invite cordialement.

    Une invitation qui s'adresse à celles et ceux qui s’intéressent à la vie démocratique de la cité.


    Inseme à Manca / Ensemble à Gauche

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Pour les retraites : un projet alternatif maintenant !

     
     

    Déjà plus d’un mois et demi de grèves et de luttes !  Le mouvement de résistance qui a débuté le 5 décembre 2019 prouve une fois de plus que la tradition de rébellion populaire dans ce pays est vivante. Elle est même admirable.

    Cheminot-es, agent-es RATP, enseignant-es et des centaines de milliers de personnes en grève ou en manifestations ont allumé un feu rouge face à Macron et son monde. Le relai a été passé aux raffineries, aux ports et docks, maintenant aux facultés et lycées. Musicien-nes et danseur-euses de l’Opéra ont joué sur la place de grève. Les travailleurs et travailleuses du secteur privé, souvent « privés » de liberté syndicale, morcelés par les chaines de sous-traitance et de précarité qui cassent le collectif de travail, n’en ont pas moins débrayé, organisé des assemblées, participé aux manifestations, ajouté leur voix au mouvement.

    Nous sommes dans un fourmillement de lutte qui s’installe dans la durée sous diverses formes. Il est loin d’être fini car la majorité de la société ne veut pas- ne veut plus- être dirigée par le système autoritaire, individualiste, répressif, qu’Emmanuel Macron incarne. Ce système se nomme un capitalisme néo-libéral débridé. Cela se traduit par la totale « liberté » laissée aux détenteurs de dividendes, de portefeuilles financiers, et de start up ubérisées, pour se déployer et dominer la société. Ces forces ont la « liberté » de prospérer sur le dos de régressions sociales systématiques, baptisées « universelles », et qui sont en réalité une adaptation universelle au marché de la force de travail humaine.

    Mais ce mouvement de contestation générale, en grève ou en actions diverses, a besoin pour s’amplifier de remporter une victoire : le retrait du projet de loi Macron.

    Comment gagner ?

    * Il y a d’abord l’unité des travailleurs et travailleuses. Non il n’y a pas de fossé entre les droits du secteur privé et ceux du public ou des régimes spéciaux, en matière de retraite. Les syndicats ont amplement montré que les droits étaient pour l’essentiel convergents, même si des progrès d’unification par le haut sont possibles et nécessaires. Mais surtout : secteurs privé ou public ont tous subis avec acharnement, depuis les premières attaques de 1987-1993 (baptisées « réformes » !), puis 1995, 2003, 2007, 2010, 2014, des régressions dans le mode de calcul des pensions, dans la suppression de la retraite à 60 ans, dans l’allongement de la durée de cotisation, etc. Gouvernements de droite et gouvernements dits « de gauche » ne sont pas beaucoup distingués dans ces agressions, tous prenant appui sur les règles des prédécesseurs, parfois avec le même langage. Par exemple l’adage  répété à l’envie : «si on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ». C’est le chœur chanté par les ministres de Hollande et par le gouvernement Macron. L’unité des droits public-privé est donc décisive !

    * L’unité salariale des femmes et des hommes, tant de fois proclamées, jamais rendues obligatoires avec des contraintes et sanctions imposées aux entreprises, est absolument décisive pour empêcher le scandale social que représente pour les femmes des pensions de droit direct inférieures de 40% sur celles des hommes, à cause de carrières hachées et de l’accès inégal aux qualifications. Le droit des jeunes à un revenu salarial dès 18 ans permettrait aussi une pleine dignité de leur entrée dans la vie dite « active », que ce soit dans les études ou dans l’emploi sans précarité imposée.

    * L’unité de lutte passe par la grève, sa généralisation, et par des actions de blocage de l’économie. Mais aussi par des démonstrations de rue sans violence que les manifestants-tes (cortèges de tête) à l’exemple des Gilets jaunes, ont su et savent organiser. Elle passe aussi par des assemblées populaires interprofessionnelles dans les villes, décidant avec les syndicats les actions locales, délibérant des suites de l’action nationale. La démocratie dans la lutte est inséparable de l’unité d’action.
    * Et il y a l’unité syndicale, tellement demandée par les salarié-es !  Elle se concrétise aujourd’hui par une entente inédite rassemblant pour la première fois : CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires avec les organisations de jeunesse. Ce pôle de lutte est très largement majoritaire dans le salariat si on cumule les résultats des élections professionnelles public et privé. Favorable à la retraite à points, la direction de la CFDT a pris la responsabilité de diviser le front de lutte. Mais il se pourrait que la réalité de l’entourloupe du Premier ministre, sur « l’âge pivot » et l’équilibre financier payé par les salariés et retraités, soit mise à jour rapidement. Les équipes de la CFDT pourraient bien ne pas soutenir un pacte politique avec Macron, exigé par le gouvernement.

    L’alternative au projet Macron doit acquérir une portée politique nationale !
    Il y a à l’évidence de solides points communs entre toutes les forces qui rejettent le projet Macron.

    * Les grévistes et l’intersyndicale formulent des exigences : pas d’allongement de la durée du travail pour toucher sa pension, taux de remplacement qui permette une pension proche des meilleurs salaires, prise en compte de la pénibilité.  L’examen des plates-formes syndicales détaillées montre une convergence certaine des propositions.

    * Les 9 organisations syndicales de retraité-es agissent ensemble depuis des années sur des revendications communes.

    * Les associations de lutte et de critique sociale, Attac et Copernic, ont plusieurs fois été à l’initiative de collectifs de luttes sur les retraites. Avec les Economistes atterrés elles pourraient aussi être une force de propositions.

    * Sur le plan politique, le mouvement Ensemble ! a initié en octobre 2019 une tribune unitaire de critique du projet Macron. Par la suite, un meeting unitaire des forces de gauche et écologistes a été suivi d’une pétition commune, d’actes de soutien aux grévistes, de la mise en place d’un « Comité de liaison » et maintenant d’une plate-forme commune adoptée par les parlementaires.

    Toutes ces prises de position dessinent un contre-projet national cohérent.
    En aucun cas, E. Macron ne peut se prévaloir de son élection en 2017 pour imposer sa loi. Macron a surtout été élu contre la menace de M. Le Pen.

    Mais surtout, la seule majorité électorale ne doit pas écraser la démocratie populaire et sociale issue de l’histoire. Les mobilisations sociales ont conduit sur des décennies à ancrer dans le préambule de la Constitution et dans de nombreuses lois des « principes de droits sociaux » (Le Conseil national de la résistance par exemple) qui ne doivent pas être piétinés.  C’est encore plus vrai dans une situation de crise démocratique profonde, où une grande partie de la population rejette les institutions verticales et semi-monarchiques de la 5ème République et s’abstient de voter.  Par défiance par rapport au jeu du show présidentiel, ou par colère face aux reniements de ceux qui se présentaient sous une étiquette de progrès social et ont fait le contraire (Hollande).

    Puisque le Premier ministre convoque une « conférence de financement » pour entériner ses projets, pourquoi le mouvement de lutte commencé le 5 décembre 2019 ne pourrait-il pas organiser une Conférence nationale des retraites pour mettre en valeur ses contre-propositions ?

    Les organisations politiques de gauche et écologistes pourraient en être les invitant, en dialogue avec les syndicats et les associations. 

    Une telle initiative serait de nature à encourager la lutte en montrant que E. Macron et E. Philippe n’ont pas le monopole des projets. L’intérêt général est aussi celui de la lutte sociale !

    Contre le duo Macron-Le-Pen : une alternative s’impose !

    Marine Le Pen ne perd pas de temps en se déclarant tout de suite candidate pour 2022. Elle veut s’imposer comme la meilleure ennemie de Macron, lequel l’a installée comme son opposante unique en lançant à l’automne 2019 l’infamie du débat sur l’immigration jugée trop voyante.

    Face à ces deux larrons, il est de plus en plus urgent que les forces politiques de gauche et écologistes se rassemblent vraiment et montrent une volonté politique commune de construire une solution.

    Elles peuvent le faire en dialogue avec les valeurs et aspirations issues des mobilisations sociales, écologiques, féministes, et pour l’égalité de tous les droits humains. L’action politique a besoin de se renouveler avec l’expérience citoyenne et l’action populaire, porteuses de sens.

    Aucune organisation politique ne peut porter seule la solution.

    C’est le sens des appels et initiatives qui ont surgi en juin 2019 (Big Bang, Sursaut à gauche, Convergeons), au lendemain des élections européennes mortifères pour la gauche dans son ensemble, et portés par des personnalités politiques, syndicales, associatives.

    Adoptons le pluralisme ! C’est l’avenir !

    Renouvelons les imaginaires de l’émancipation collective !

    L'Equipe d'Animation Nationale d'Ensemble

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Impliquer pleinement chaque citoyen

     

    Dans le contexte actuel caractérisé par un puissant mouvement social qui s’oppose à la contre-réforme sur les retraites et par la préparation des élections municipales de mars 2020, Jean Alesandri d’Inseme à manca « a exprimé la nécessité de s’adresser aux différentes listes en présence à Ajaccio, lors d’une conférence de presse, jeudi 23 janvier, au Locu teatrale. 

    Il a fait un triple constat. Premier constat. « On observe la mise en place d’un grand mercato électoral, avec une valse de transferts d’un camp à l’autre ». Deuxième constat. « Conséquence du premier. Une grande confusion règne. La préoccupation première est loin d’être le programme et le choix de société ». C’est avant tout une lutte pour les places. Troisième constat. « C’est l’absence flagrante des citoyens dans le pseudo débat électoral », ajoute Jean Alesandri. Cela amène Inseme à manca/Ensemble à gauche à relancer le débat sur une charte éthique et démocratique (1), élaborée après plusieurs années de discussion entre les membres de l’organisation, en insistant plus particulièrement sur une thématique fondamentale : Impliquer pleinement dans la vie politique et au quotidien chaque citoyen ».

    Les choix des Français bafoués

    Robert Armata a ensuite pris la parole pour développer cette thématique. « Pour Inseme à manca, la représentation politique est en crise". On le constate tous les jours. « Il y a certes les affaires, nombreuses, mais pas seulement avance-t-il, les choix démocratiques sont systématiquement bafoués ». Et de donner comme exemple le vote des Français, en 2005, Plus de 55% de non, sur la constitution européenne et de citer la fameuse déclaration de l’ex-président de la Commission européenne, Jean-Claude junker : « Les choix démocratiques ne doivent pas aller à l’encontre des décisions de Bruxelles ». Belle conception de la démocratie. Il y a aussi les politiques d’austérité et de régression sociale menées en France et ailleurs, politiques imposées par la Troïka. Sans oublier celle pratiquée par François Hollande et ses gouvernements successifs. Des hommes dits de gauche, mais pratiquant des politiques de droite. « Donc, toutes ces causes, ajoute Robert Armata, contribuent à créer un climat délétère, avec pour conséquence, une résignation, un renoncement, un repli sur soi, faisant le jeu de tous les démagogues et de l’extrême-droite ».

    Renouer avec la confiance populaire

    "Il faut donc, et c’est urgent, s’atteler à renouer avec la confiance populaire, le désintéressement civique et l’honnêté en politique", poursuit Robert Armata. Pour ce dernier « la charte éthique vient à point nommé. C’est un cadre de conduite, un préalable nécessaire à tout projet en rupture avec les pratiques du passé. Elle peut ouvrir la voie d’une véritable espérance. Elle se veut un outil au service des citoyens. La charte appelle une nouvelle génération d’élus, indépendants de la finance, des lobbys, et des clans. Elle doit permettre à des gens d’origines diverses de s’investir dans la vie civique et à créer de nouveaux espaces démocratiques ».

    Alors comment impliquer pleinement chaque citoyen et lui redonner confiance dans la vraie politique ? Quelques pistes sont proposées, avance Robert Armata. « Tout d’abord, il s’agit d’élaborer une charte de la participation citoyenne regroupant les droits et les moyens pour permettre une implication et l’évaluation de l’évaluation de la politique locale ou régionale. Ensuite, il serait intéressant de créer des commissions thématiques composées pour partie d’acteurs de la société civile et pour partie des citoyens tirés au sort. Commissions, instances de concertation et de proposition, en amont des délibérations officielles. Les travaux de commissions seraient publics ».

    Ensuite Robert Armata a abordé la question des grands projets d’aménagement du territoire. « Il est proposé que ces projets soient basés sur des évaluations transparentes et des débats contradictoires. Avec la possibilité d’avancer des solutions alternatives ». Pour terminer son intervention Robert Armata a précisé que la décision finale sur ces grands projets pourrait être soumise à la consultation directe des populations concernées, par exemple par la mise en place du Referendum d’Initiative citoyenne (RIC).

    La conférence de presse s’est achevée sur la question du positionnement d’Inseme à manca par rapport aux prochaines élections municipales. Question qui sera tranchée lundi 27 janvier, lors d’une réunion élargie, au Locu teatrale, à 18 heures, Rue Campiglia, à Ajaccio.

     

    (1)   Pour le détail de la charte voir l’ouvrage : Corse, quel avenir ? Publié par Inseme à manca

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Google Bookmarks

    votre commentaire
  • 61% des Français sont pour le retrait de la contre-réforme sur les retraites

    (Sondage Elabe/BFMTV)

     

    Raison de plus pour amplifier le mouvement de protestation contre le projet néfaste du pouvoir macronien

     

    Vendredi 24 janvier 2020

    Journée nationale de grève,d'actions et de manifestations à travers tout le pays

    A Ajaccio

    Rassemblement devant la préfecture de région

    Cours Napoléon

    à 10 heures

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Conférence de presse

    d'Inseme à manca/Ensemble à gauche

     

     

    Dans le contexte actuel de grand Mercato électoral et d’extrême confusion politique où chacun est censé trouver sa place à l’exception des électeurs citoyens, le mouvement Inseme à manca, propose de mettre en débat sa charte éthique et démocratique, résultat de 5 années de réflexions et de débats.

    Ce document et tous ses articles seront présentés lors d’une rencontre avec la presse

    Jeudi 23 janvier 2020

    au  Locu teatrale, à 10h30

     rue Hyacinthe Campiglia

    à Ajaccio 

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Haro sur la Cgt

    (Une puissante analyse du Point)

    Peut-être a-t-on remarqué depuis le début du mouvement social qui s'oppose à la contre-réforme des retraites que les media, tous les stipendiés du pouvoir macronien, les ministres, les sous-ministres, les  députés de la République en marche et bien d'autres chiens de garde s'acharnent frénétiquement sur la Cgt. Comme si ce syndicat représente le démon qu'il faut absolument exorciser. Première question. La Cgt est-elle seule dans le mouvement ? Non, il y a bien d'autres organisations syndicales impliquées : Fo, Cgc, Fsu, Solidaires, des organisations de jeunesse et de lycéens. Alors pourquoi tant de hargne déversée sur la Cgt ? Des gens, bien éduqués, considèrent cette organisation comme rétrograde, en perte de vitesse, ne représentant que le vieux monde. Une chose insignifiante en quelque sorte. Alors pourquoi tant de hargne et de haine ? Dans le même temps toutes ces belle âmes ont les yeux de Chimène pour la Cfdt, syndicat, selon eux, responsable, moderne, ayant un sens aigu du dialogue social - et surtout de la compromission. Il y a là une puissante contradiction qui mériterait une explication de leur part. 

    Un exemple succulent de cette hargne, de cette haine, nous est fourni par l'hebdomadaire Le Point dont les attaches avec le pouvoir est bien connu. Hebdomadaire qui, soit dit en passant, bénéfice de substantielles subventions publiques. Sa dévotion à ce pouvoir  expliquant, entre autres, peut-être cela ? Que révèle cette publication, cette semaine ? En couverture Le Point affirme, sans rire, que la Cgt ruine la France ! Rien que cela. Le Point ne dit pas comment. Il se contente des vieux clichés sur le syndicat. Il égrène des contre-vérités, des mensonges. C'est bien connu. Calomniez, il en restera quelque chose.

    Comment la Cgt peut-elle ruiner la France ? Avec quels moyens ? 

    Jusqu'à preuve du contraire la Cgt ne détient ni le pouvoir politique ni le pouvoir économique. Qui organise massivement les délocalisations d'entreprises ? Qui liquide nos industries stratégiques ? Qui fout sur le pavé des dizaines de milliers de salariés chaque année ? Qui a détricoté le code du travail ? Qui organise le chômage de masse ? Qui privatise nos biens communs ? Qui fragilise et liquide nos services publics ? Qui organise la fuite des capitaux et l'évasion fiscale, évaluée à près de 100 milliard d'euros chaque année ? Qui fait des cadeaux somptueux au patronat et aux multinationales, comme par exemple les substantielles exonérations de charges sociales et les généreuses aides, sans contrôle, ni contrepartie. On pourrait multiplier les largesses du pouvoir macronien. Alors dans cette méphitique affaire soulevée par le Point, on a envie de dire basta. Oui, cent fois basta.

    On ne convaincra pas les laudateurs du  pouvoir. Mais rappelons pour la grande majorité des travailleurs que la Cgt a toujours été de leur côté et qu'elle a contribué largement à l'obtention d'un grand nombre d'avantages sociaux, souvent au prix de lourds sacrifices pour ses militants. N'ayons pas la mémoire courte.

    Maria Maddalena Lanteri

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire