• Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !

    Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !Macron est l'épouvantail de la comédie du langage en détournant le mot "révolution" de son concept. "Révolution" est le titre de son livre de propagande électorale, lui qui, avec son air de petit marquis, déclarait dans un article que les Français sont nostalgiques de la royauté et qu'ils ont besoin d'un roi. De quoi donner le vertige !

    Nous avions relevé dans un article précédent, ce faux discours des néolibéraux, repris par les ultralibéraux de la Droite. Ils utilisent tous des « para-diastoles » c’est-à-dire qu’ils donnent à des mots des significations qui sont leur contraire comme modernité et conservatisme. Ils recadrent leurs vices en vertus. Ils pratiquent l’inversion du sens et, par exemple, une contre-réforme devient une réforme. Les néolibéraux se posent en modernes, pragmatiques et réalistes, rejetant les gens de gauche et les syndicats opposés à la déréglementation du code de travail dans la catégorie « archaïques, irréalistes et radicaux » avant d’en faire des terroristes. L’usage de certains mots montre l’indigence d’un discours paléolibéral qui se pare de la plume de la modernité après trois décennies d’échec. Qui pourrait croire que François Fillon représente la « modernité » ? Fillon parle de la « révolution du bon sens. Attention à l'addiction provoquée par les discours indigents des paléo-modernes ! De la flexibilité, ils passent à la souplesse pour proposer l'agilité. Emmanuel Macron est allé jusqu’à intituler son livre pré-électoral  « Révolution ». Fillon a développé, sous l’apparence de la franchise, son faux discours moderniste et son enfumage sur la peur de la faillite.. Il est une négation de l’engagement politique avec son ultralibéralisme réactionnaire. Il n’est pas une alternative mais l’aggravation d’une politique imposée depuis des décennies. Trop souvent répété, le mot « moderne » est un indice qui permet d’identifier des spécimens de crétins bien dodus, nous dit Frédéric Lordon. Leur modernisme consiste à proposer des choses plus vues depuis cent ans et de faire du capitalisme d’avant les années 1940 une idéologie moderne. D’aucuns iraient jusqu’à revenir au travail des enfants. La suppression des syndicats les arrangeraient tous. Ils voudraient sans doute les remplacer par des clubs de supporteurs pour l’équipe dirigeante. Et puis il y a cette satanée Sécurité Sociale qui empêche les grandes compagnies d’assurance, zinzins de la Bourse, de récupérer les bénéfices de la Santé publique. 

    La soumission à la violence économique est-elle modernité ? Vouloir garder la maîtrise de son existence est-ce une attitude archaïque ? 

    Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !Alors qu'il s'est fait le chantre du "roman national" dans ses meetings, Fillon a esquivé le terme lors du débat avec Juppé. Il a aussi une curieuse façon de parler de l'identité nationale et de la colonisation. D'un côté il utilise la métaphore qui dit que le dernier arrivé dans une maison ne doit pas imposé sa culture lorsqu'il parle du territoire actuel de la France et d'un autre côté il explique que la France, par la colonisation, a voulu partager sa culture. Il s’est indigné que Jean-Guy Talamoni fasse son discours en langue corse et a considéré qu’il s’agissait d’un outrage à la France. Qui était les premiers habitants de la « maison » corse ?

    Il faut dire que Fillon veut "incarner l'orgueil de la nation française" (dixit à Lyon), cette "nation faite de paysans, de châteaux et de sans-culottes"...  Que viennent faire les châteaux dans l'épopée de 2000 ans derrière nous qu'il date à partir de l"an 116 après JC ? Peut-être pense-t-il à son manoir d'où il vient proposer une "révolution du bon sens" ( dixit à Lyon )? Ces deux mille ans d’histoire doivent-ils continuer à peser sur les 200 ans de l’histoire française de la Corse et effacer tout un passé culturel et humain ?

    On sait que Fillon était un cancre et que sa première manifestation était de demander le renvoi d'une prof d'Anglais que lui, cancre décomplexé, jugeait incompétente. Il a même dit dans un discours en Israël, qu'il avait eu tout juste la moyenne dans un examen à la faculté de Droit parce qu'il suivait, avec passion, la guerre du Sinaï et les exploits de Moshe Dayan. Dans ses discours, il a repris le complot germanopratin des intellectuels de gauche et fustige les pédagogues qui font les programmes scolaires en fonction d'une idéologie encore une fois germanopratine. Lorsque l'on suit se discours électoraux, on s'aperçoit que, si son idéologie est bien ancrée à droite, il fait des raisonnements à géométrie variable et ouvre des "boîtes de Pandore" qui démontrent l'incohérence de ses arguments. Il dénonce l'idéologie des pédagogues qui font les programmes scolaires notamment en ce qui concerne l'Histoire de France, et il propose le "roman national" en lieu et place de la réalité historique cherchée par les historiens. Nos Princes sont pathétiques, quand ils vont chercher dans jadis ou naguère de quoi adosser leurs vérités du moment...

    Il dénonce le matraquage fiscal, auquel il a participé avec Sarkozy et poursuivi par Hollande, et ne propose aucune baisse d'impôts pour les salariés tout en voulant augmenter de 2 points la TVA.... etc. La baisse fiscale ne concerne que les entreprises et les riches. Pour ses derniers, ce sera la suppression de l’ISF, une mesure phare et urgente envers 1,7% des Français. Il veut relever  le quotient familial pour que tous les Français puissent avoir trois enfants ou plus. Contre les salariés, ce sera une hausse de la TVA de 2 points, travailler plus pour gagner moins, être plus facilement licenciés et ne percevoir des indemnité de chômage limités dans un temps court et dégressives.

    Un disciple du sadomasochisme a besoin de savoir qu'il va souffrir. Cela fait partie des préliminaires et sa maîtresse connaît ce rituel. Faudrait-il s'apprêter à cinq années de sadomasochisme avec la maîtresse Maggie Fillon portée par des électeurs-disciples ? Ce ne sont que des Primaires de la droite. Ils vont finir par nous faire grimper aux arbres et manger des bananes. Ne les singeons pas ! Tout espoir est encore permis à celles et ceux qui refusent de souffrir pour que d'autres jouissent...   

    Il reste une solution pour échapper au néolibéralisme et au masochisme social, c’est de voter pour Jean-Luc Mélenchon. Il est le seul candidat hors système qui n’est pas tombé dans le piège des Primaires. Il est le seul candidat qui pratique un réalisme social et humain face à des professionnels de la politique au service du patronat et des riches dont ils font partie. C’est le seul qui propose non pas des para-diastoles dans ses discours mais des mots qui gardent tout leur sens. C’est le seul qui parle d’une modernité sociale et écologique, là où les autres proposent le chaos social et la régression sociale qui mène à la récession économique. On peut mesurer ce que a politique de rigueur a donné en Grèce.

    Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !Il ne s’agit pas de choisir entre Fillon et Juppé mais de les combattre. Il ne s’agit pas d’éliminer Fillon ou Juppé pour permettre à Hollande de se présenter. Il s’agit d’un choix de société et de l’intérêt général. Il s’agit des valeurs que seul Jean-Luc Mélenchon défend depuis le lendemain de l’élection de Hollande qui les a trahies. Il ne s’agit pas de soutenir un futur Président monarque d’une république bananière, mais d’une révolution citoyenne et là le mot « révolution » n’est pas galvaudé mais prend tout son sens car il doit déboucher sur une nouvelle constitution plus démocratique. Il s’agit aussi de rendre son sens au mot « réforme » et combattre les contre-réformes des « paléo-libéraux », conservateurs et réactionnaires.

     

    Pidone

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