• Réponse de Manca alternativa à un article paru dans Corse net infos

     

     

    D’aucuns veulent-ils l’échec de la liste d’union de la vraie gauche ? 

     

    Un article paru sur le site Corse net infos du 24 octobre 2017, nous oblige à réagir vivement et nous demandons par conséquent  un droit de réponse tant les propos tenus par certains dépassent l’entendement et travestissent la réalité.

    Voici la réponse de Manca alternativa.

     

    « Manca alternativa et la Corse insoumise font l’objet depuis quelques temps d’attaques et de dénigrements, pour ne pas dire plus, non pas tant de la part de nos adversaires politiques, mais plutôt de gens qui se réclament de la France insoumise ! Il faut dire que ce qui est écrit dans l’article bat tous les records de malveillance.

    Voyons de quoi il s’agit.

    Manuel Bompard, directeur de campagne de la France insoumise, lors d’une conférence de presse, à Paris, le 21 octobre, a consacré un peu de son temps à la situation politique en Corse, à la veille de l’élection territoriale des 3 et 10 décembre prochains. Sans précaution oratoire, il fait tomber le couperet. La France insoumise ne soutiendra pas la liste d’union: L’avenir,  Corse en commun, soutenue par la Corse insoumise, le Parti communiste, Manca alternativa et des militants syndicaux, associatifs et culturels ! Les arguments avancés ? La liste n’est  pas dans la ligne ! Notre stratégie n’est  pas pertinente ! La liste ne représente pas l’ensemble des insoumis de l’île ! Au nom de quoi Manuel Bompard peut-il être aussi péremptoire ? Que connaît-il de la réalité de la Corse, des rapports de force qui la traversent, de sa spécificité, de son histoire ? Quant aux « insoumis » qui refusent l’alliance avec le Parti communiste et des éléments du monde du travail et associatif que représentent-ils ? Tout au plus quelques personnes qui n’ont pas accepté le vote de la grande majorité des membres des différents groupes d’appuis de Corse.  Ajoutons que ce sont ceux-là même qui ont particulièrement brillé par leur absence lors des nombreuses réunions préparatoires et qui ont souvent joué les abonnés absents pendant les campagnes de la présidentielle et des législatives. Alors de grâce, pas de leçon de démocratie à recevoir de leur part. Rajoutons, pour faire bonne mesure, que ces « insoumis » de la dernière heure se livrent sur les réseaux sociaux à des attaques mesquines contre la Corse insoumise et Manca alternativa. A quoi jouent-ils ? Seraient-ils inconsciemment les supplétifs des droites macronienne, clanistes et autres nationalistes qui seraient sans doute ravies de ne pas avoir dans l’assemblée territoriale des représentants de la vraie gauche, exprimant haut et fort leurs revendications pour une Corse plus démocratique, plus juste et plus solidaire ? La question mérite d’être posée.

    Dans leur logorrhée, Manca alternativa serait presque le diable, le mauvais esprit, le faux nez opportuniste de la France insoumise, une usurpatrice, etc. Rappelons pour mémoire que Manca alternativa, en toute modestie – pour ces oublieux – a été la première organisation politique en Corse à appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, et ce à partir d’avril 2016. En outre, Manca alternativa a contribué à la création de quasiment tous les groupes d’appuis en Corse. N’ayons pas la mémoire courte.

    Revenons à la direction nationale de la France insoumise, pour laquelle nous conservons toutefois notre estime.

    Elle a été dès le départ informée des négociations entre la Corse insoumise et le Parti communiste. Donc, on ne peut pas dire que cette direction n’était pas au courant. Cela dit, pendant plusieurs semaines, cette dernière s’est tue. Mais la décision finale couvait. On savait qu’elle serait négative. Sans être des experts politiques éclairés, on pouvait deviner la réponse à partir du moment où Jean-Luc Mélenchon, de son retour de la Réunion, le 3 septembre, s’était fendu d’un tweet particulièrement dur à notre égard. C’était niet. Il condamnait l’accord. Entre parenthèse, à l’époque il n’y avait aucun accord. Et de conclure que c’était de la tambouille politique.                                                                            Ite missa est.  Pourquoi une telle attitude méprisante pour des militants qui se sont battus et ont mouillé leurs chemises sans compter pour soutenir sa candidature ? La raison ?

    Elle est simple. Jean-Luc Mélenchon, qui nous avait habitués à des positions beaucoup plus positives, a voulu régler ses comptes avec les dirigeants du Parti communistes qui ont été – il faut le dire – pas toujours courtois à son égard.

    Malgré ces vicissitudes, nous continuons le combat contre les clans, les dynasties politiques, le clientélisme qui aliènent  encore de nombreux Corses. Nous continuons le combat pour mettre un terme à la politique d’austérité et de régression sociale qui étouffe la Corse. Notre liste, L’avenir, la Corse en commun, est porteuse d’espoir. Elle permettra de faire entendre une voix nouvelle à l’assemblée territoriale. Une voix pour une Corse nouvelle, solidaire et fraternelle. »

    La coordination de Manca alternativa

    Ajaccio le 26 octobre 2017

     

     

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  • Commentaires

    1
    J.Defranchi.
    Vendredi 27 Octobre à 07:04

    En effet , les contre vérités des combattants de la dernière heure, de celles & ceux qui ont si

    longtemps brillés par leur absence ,  iront  à l'encontre du but qu'ils essaient d'atteindre .

    Ceux qui étaient présents quand il le fallait , savent bien  que la direction parisienne de la FI, a 

    joué aux abonnés absents trop longtemps et  fait la sourde oreilles à nos demandes de rencontre 

    physiques ou par le net.

     

    Ils pensaient pouvoir laisser la situation pourrir .

    C'est pareil pour de nombreux endroits de France, ou plusieurs référents réclament plus de

    démocratie  dans l'orga pyramidale mise en place par le parti de gauche et qui fait l'objet de

    critiques de plus en plus nombreuses.

     

     

    Quel dommage de saboter un outil politique qui pouvait changer la donne en France et en

    Europe.

     

    Jacques Defranchi.

     

     

     

     

     

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