• Sarkozy a berlusconisé la presse...

    libertépresse

    Installé dans le fauteuil du maire de Neuilly, Sarkozy en a profité pour nouer des relations personnelles et profession- nelles avec ses administrés chefs d’entreprises ou fils d’entrepreneurs français.

    Le Monde Diplomatique a permis d’en dresser la liste et parmi eux on trouve les quatre grands patrons de presse :

    M. Martin Bouygues, héritier et patron du groupe Bouygues (fortune estimée à 1,7 milliards d’euros) et par conséquent de sa filiale le groupe TF1 (TF1, LCI, TPS...).Il est parrain du fils de Nicolas Sarkozy, et était témoin à son mariage. Ils peuvent donc être considérés comme proches...

    LCI, filiale de TF1, a retransmis en direct les vœux de Nicolas Sarkozy à la presse.

    M. Bernard Arnault possède le groupe LVMH (fortune estimée à 14,3 milliards d’euros), incluant des titres comme La Tribune, Investir ou Radio Classique.

    Nicolas Sarkozy était invité au mariage de la fille de M. Arnault, tandis que M. Arnault était témoin du mariage de M. Sarkozy.

    M. Serge Dassault, héritier du groupe Dassault (fortune estimée à 5,7 milliards d’euros), possédant la Socpresse, 1er groupe de presse français, publiant notamment Le Figaro.

    M. Arnaud Lagardère, héritier du Groupe Lagardère (fortune estimée à 0,7 milliards d’euros), premier groupe de media français qui contrôle notamment des grandes radios (Europe 1, Europe 2, RFM...) et des magazines d’actualités (Paris Match...).

    Avant d’obtenir un pouvoir quasi monarchique pendant au moins 5 ans, il fallait à l’ambitieux Sarkozy s’intéresser à ses relations avec le quatrième pouvoir, celui des médias. En France les principaux supports de presse-media audiovisuels sont détenus par des groupes industriels très dépendants des marchés publics et donc de leurs relations avec le pouvoir. Nicolas Sarkozy l’a bien compris et s’est constitué, au fil des ans, ce réseau amical et intéressé avec les principaux patrons de groupes médias. La preuve par 4 grands patrons de presse parmi les meilleurs amis de Nicolas Sarkozy était déjà faite en 2007. Il a pu à plusieurs reprises tester la soumission des patrons de presse comme l’a relevé le blog « Le comptoir des politiciens » dans un article du 6 avril 2007 dont nous vous livrons un extrait...

    Sarkozy : Arnaud, vire-moi ce mec!

    Alain Genestar, directeur de Paris Match est viré pour avoir laissé paraître, en août 2005, une photo de Cécilia Sarkosy avec son compagnon de l’époque. Photo qui avait mis en rage Nicolas Sarkosy. Sarkozy : Merci mon ami Arnaud Lagardère!

    Sarkozy : Touche pas à ma femme!

    Selon le Canard Enchainé (16/11/05), Nicolas Sarkosy serait intervenu pour empêcher la publication d’un livre sur Cécilia Sarkosy en octobre 2005.

    Sarkozy : Saquez-moi cette petite emmerdeuse!

    Selon le syndicat de journalistes SAJ-UNSA, il serait également intervenu pour supprimer l’accréditation d’une jeune journaliste de l’AFP, Raphaëlle Picard. L’auteur avait commis un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5h30 du matin le 4 octobre 2006.

    Sarkozy : Edouard, fais le ménage chez toi!

    Le 7 mars 2007, Nicolas Sarkozy se serait plaint auprès de son ami, actionnaire principal du journal Libération, Édouard de Rothschild, d’un titre outrancier : « ISF de Sarkozy : Le soupçon. » et aurait qualifié Libération de « journal de gauche de merde» (info confirmée par son PDG Laurent Joffrin).

    Pour lire l’article cliquer ICI

    Un groupe de dirigeants s'est formé autour du chef de l'Etat. Parmi eux, Etienne Mougeotte du Figaro et Gérard Carreyrou de France Soir. Cela ne lui suffisait pas. Il lui fallait, pour faire le grand chelem, mettre au pas le service public. On se souvient qu’il piaffait d’impatience sur l’émission France Europe Express de Christine Okrent et qu’il s’y était livré à des menaces envers la direction de France Télévision… J’aurai votre peau quand je serai président! Personne n’est là pour m’accueillir.Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder. » Selon le Canard Enchaîné (21/03/07). Il avait récidivé après son élection. C’était en juin 2008. «Quand on est invité, on a le droit qu'on vous dise bonjour, ou alors on n'est plus sur le service public. (...) Ca va changer». Ou bien encore «tu es resté combien de temps au placard?», à l'adresse du journaliste Gérard Leclerc. Ces propos «off» de Nicolas Sarkozy au 19-20 de France 3 avaient fait le tour du Net en 2008 après leur révélation par Rue89.

    Elu président, cela n’a pas traîné chez ce néo-berlusconien : il s’est immédiatement attribué le choix des nouveaux patrons des chaînes du service public. Depuis 2009, les présidents des entreprises audiovisuelles publiques sont désignés sur proposition du président de la République. Cette réforme voulue par l’autocrate de Neuilly n'a cessé de jeter la suspicion sur les PDG nommés par Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Hees (Radio France) et Rémy Pflimlin (France Télévisions).

    Aujourd’hui, neuf des dix candidats à la présidentielle ont signé un appel " pour un audiovisuel public indépendant " lancé par Télérama. Un seul a refusé de signer l’appel : Nicolas Sarkozy. Il persiste et ne signe pas. Il reste sur sa conception archaïque des liens entre l'exécutif et les dirigeants des chaînes et radios publiques. Il ne conçoit la présidence de la république que comme la concentration entre ses mains de tous les pouvoirs.

    Par ailleurs, « Journalistes sans frontière » a lancé une pétition. Nous avons mis en illustration l’affiche de cette campagne en faveur de la liberté de la presse.

    Pour signer le pacte proposé, cliquer ICI.

    Sarkozy a toutes les faveurs des présentateurs de tous les journaux télévisés et d’amis journaleux omniprésents sur les chaînes comme le perfide FOG. Le même Sarkozy a le culot de se poser aujourd’hui en victime de la presse. Il conteste les temps de paroles, estimant que, seul contre tous les autres candidats, il est défavorisé. Sa double casquette de Président et de candidat ne lui suffit plus. Sans doute aurait-il voulu qu’on le voie matin, midi et soir, 24 heures sur 24, Sept jours sur sept, et y compris les jours fériés. On connaît son acrimonie envers l’Internet qu’il n’a pu soumettre. Sur la toile, des journaux se sont créés comme Médiapart, Agora vox, Bakchich… pour les plus connus. Des candidats ont su faire usage de cet outil de communication peu coûteux. Il y a aussi les milliers d’Internautes qui répercutent d’écho en écho une information que le parti de la Presse et de l’Argent (dans lequel Sarkozy a tissé sa toile) occulte. La presse soumise par des chevaliers d’industrie est en train de péricliter. Les journalistes y sont sous-payés et soumis à la censure. Les journaux télévisés, au lieu de donner une information pluraliste, sont tous des copies conformes au service de la pensée unique et du VRPrésident des patrons du CAC 40.

    Il est temps que la France retrouve l’entière liberté de la presse écrite et audiovisuelle.  Il est temps que les journalistes jouissent de cette liberté sans avoir peur d’aller pointer au chômage à chaque fois qu’on leur renouvelle leur CDD. Nombre d’entre eux sont payés à la pige par des agences de presse qui revendent les articles aux journaux. L’information est devenue avant tout un produit à vendre non plus aux lecteurs mais aux patrons de journaux qui l’oriente et la censure.

    Sarkozy est le fossoyeur de la liberté de la presse. Sa connivence avec les grands patrons lui a permis de prendre le pouvoir. Une fois France Télévision mise au pas, il a montré toute son arrogance et toute sa détermination à favoriser ceux qui l’avaient porté jusqu’à l’Elysée en mettant à sa disposition tous leurs journaux. Il faut libérer la presse de cet autocrate au service des riches avant qu’il ne s’attaque aux derniers pans de nos libertés.

    Jean-Luc Mélenchon a signé l’appel lancé par Télérama.

    En votant pour Jean-Luc Mélenchon, vous affirmerez votre attachement à la liberté de toute la presse écrite et audiovisuelle.  

    En votant pour le candidat du Front de gauche, vous montrerez votre volonté de moraliser les rapports entre les journalistes, les politiques et le pouvoir de l’argent.

    Signé: Pidone

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  • Commentaires

    1
    Mardi 29 Mai 2012 à 16:23
    Ce que vous exprimez ici est tout à fait exact mais il faudra voir au long cours si Hollande ne fera pas exactement la même chose avec ses propres amis (et ils sont nombreus).
      • Manca alternativa Profil de Manca alternativa
        Mardi 29 Mai 2012 à 18:02
        Si cela arrive, nous ne manquerons pas d'être tout aussi exacts... Pour l'heure nous n'avons pas d'information sur les amis du Président Hollande qui seraient patrons de presse. Si vous avez des exactitudes sur "ses nombreux amis", nous attendrons de vous lire dans un de vos prochains commentaires. signé: Pidone
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