• Triste et désolant

    Des ouvriers de Lampaul-Guilmiliau (Finistère) sont venus dans un autre site du groupe Gad, à Josselin (Morbihan). Avec deux objectifs : bloquer ce site pour exprimer leur colère et leur détresse après l’annonce de la fermeture de leur usine d’abattage de porc et rechercher la solidarité de leurs collègues de Josselin. Mal leur en a pris. Ces collègues loin de leur manifester une quelconque sympathie ou autre soutien ont préféré jouer du coup de poing pour éloigner les intrus ! Spectacle triste et désolant que celui d’ouvriers s’affrontant sous le regard ravi des patrons. On a pu même entendre une salariée du site de Josselin éructer contre ceux de Lampaul-Guimiliau : « Vous feriez mieux d’aller chercher du travail plutôt que de nous empêcher de bosser ». Ahurissant, mais combien significatif de l’état d’esprit qui règne dans le pays. A la crise économique s’ajoute la crise morale, exploitée sans vergogne par les media, le patronat et toutes ces forces obscures qui flattent les bas instincts afin de dresser les gens les uns contre les autres. Dans cette situation, il faut aussi relever la responsabilité de certains syndicats qui signent à tour de bras ce que le patronat propose. Et que propose celui-ci, sinon de faire travailler plus pour gagner moins et de virer les salariés en fonction d’un seul critère : la rentabilité financière. L’exemple de l’Ani, accord sur « la sécurisation de l’emploi » est de ce point de vue significatif, ou encore celui de Psa qui s’assoie allègrement sur le code du travail et sur les acquis sociaux obtenus après des décennies et des décennies de luttes ouvrières. Dans cette affaire, on ne saurait oublier la lourde responsabilité du pouvoir socialiste qui a approuvé l’ANI et bien d’autres attaques du patronat. Dernier exemple en date, l’envoi des Crs à Josselin, pour déloger des ouvriers dont le seul crime est de défendre leur emploi et l’avenir de leur famille. Merci monsieur Valls.

    Il est grand temps de réagir et de montrer que le chacun pour soi et dieu pour tous est la pire des solutions. Le seul remède, c’est la redécouverte de la solidarité et de la lutte politique et sociale pour mettre fin à un système qui ne connaît que l’odeur du fric.

    Jean Antoine Mariani

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