• Un pacte avec Medeftophélès?

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    Le "relevé de conclusions" sur le pacte de responsabilité rédigé par le patronat fait aujourd’hui l’unanimité chez les syndicalistes pour dénoncer l’absence de contrepartie quantifiable alors que les baisses de charges sont de  30 milliards sur le coût du travail. Le texte a fait l’effet d’une douche froide chez ceux qui croient encore à la bonne volonté du Medef, de la CGPME et de l’UPA.  Même la  présidente de la CFE-CGC prévient que son syndicat ne signera pas d’accord si le patronat ne change pas son fusil d’épaule. Il faut dire que Pierre Gattaz a déjà fait des tirs de sommation pour mettre tout le monde sous pression.  La présidente de la CFE-CGC, qui n’est pas un syndicat classé à gauche, s’est exprimée dans une interview donnée au mensuel  le « Nouvel obs » (Cliquer ICI). <o:p></o:p>

    Le dialogue social s’annonce difficile avec des patrons provocateurs qui ont pour objectif de faire du pacte de responsabilité « leur pacte » et non celui d’un François Hollande qui en a fait la promotion sans service après vente avec un indicateur de création d’emplois et des contreparties claires. Si le Medef ne veut pas s’engager, c’est pourtant à l’Etat de le faire, puisque c’est Hollande qui est à l’origine de ce projet.  Le gouvernement devrait donc prendre de nouveaux engagements. Le meilleur engagement à l’heure actuelle est de faire un pacte de responsabilité du patronat qui devra accepter l’interdiction des licenciements boursiers, revoir les salaires des grands patrons à la baisse et participer à la solidarité nationale en matière de droits sociaux. Si le pacte de responsabilité, bouée de sauvetage de François Hollande  pour retrouver la croissance, va à son terme sous la pression du patronat, il ne sera pas gagnant-gagnant pour toutes les parties mais uniquement au profit du Medef et autres organismes patronaux. Nous ne nous faisons aucune illusion. Après une période où chacun jouera une comédie déjà vue lors des accords ANI, certains syndicats, qui se disent réformistes et favorables à des compromis, signeront un marché de dupes. Un pacte avec Medeftophélès ! Un pacte avec le diable et c’est lui qui sera gagnant à la fin en prenant les âmes des syndicalistes trop conciliants.<o:p></o:p>

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    D’après les derniers sondages, la grande majorité des Français ne fait plus confiance aux partis politiques et aux journalistes. Les Syndicats doivent conserver cette confiance perdue par les institutions en s’opposant à la politique libérale qui fait toujours la part belle au patronat et réserve l’austérité au peuple sous la houlette de la Troïka. Le pacte proposé par François Hollande est une fois encore la main tendue au Medef qui voudrait obtenir le bras. Dans sa campagne présidentielle, le président de la république a trompé ses électeurs comme il trompe les salariés pour obtenir des courbes et des graphiques dont il veut se prévaloir pour être réélu. Peu lui importe la réalité des difficultés de plus en plus grandes rencontrées par ses concitoyens pour se loger, se soigner, payer des études à leurs enfants, se nourrir parfois convenablement, partir en vacances… etc. Nous avons un Président pur produit de l’énarchie qui désincarne la politique pour le plus grand bien de ce monde de la Finance dont il fut, l’espace d’un discours électoral, l’ennemi et dont il est devenu le meilleur ami. Il y a une formule en temps de guerre qui dit « pactiser avec l’ennemi » et nous sommes bien dans une guerre économique et sociale.<o:p></o:p>

    Fucone.<o:p></o:p>

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