• Une histoire belge

    Jadis d’aucuns partaient pour Coblence. Ils fuyaient la révolution. Aujourd’hui  certains choisissent Bruxelles. C’est le cas de Bernard Arnault, patron de LVMH, première fortune d’Europe et quatrième du monde, avec un patrimoine estimé à 41 milliards de dollars. Une bagatelle. De quoi être à l’abri des fins de mois difficiles. De surcroît, ce personnage, qui fait l’admiration de pas mal de gens, se palpe joyeusement la modique somme de 10 millions d’euros par an, sans compter les stocks options et autres gâteries dues à sa fonction.

    Bernard Arnault a décidé de devenir belge. La Belgique lui plaît bien. Peut-être aime-t-il avec passion les moules frites ? Il possède un appartement à Bruxelles. Il a de la famille dans le Nord de la France. Et puis, il y a son vieux pote, le baron Alfred Frère, avec qui il est en affaires. D’ailleurs, ils projettent tous les deux de réaliser des investissements dans le plat pays. Donc, les raisons de sa demande de naturalisation seraient exclusivement familiales et professionnelles. Surtout pas fiscales. A noter au passage que notre homme est un récidiviste. En 1981, il a quitté la France, après l’élection de  François Mitterrand, pour s’installer aux Etats-Unis d’Amérique où il y séjournera pendant trois ans. On le sait fortement hostile à la taxe sur les hauts revenus. Quand bien même cette taxe serait appliquée – rien n’est moins sûr – il lui resterait encore beaucoup d’argent.

    Il est tout à fait admirable d’entendre tous ces gens friqués qui demandent à longueur de journée, par experts en tout genre interposés, aux fauchés de se serrer un peu plus la ceinture et de faire des sacrifices afin de sortir la France de la crise. Dans le même temps, les voilà qui hurlent à l’assassinat, à la spoliation quand il s’agit pour eux aussi de contribuer à l’effort national. C’est ce qu’on appelle avoir un sens aigu de la solidarité nationale.

    En fait, on est en face d’une offensive générale que lancent les possédants et la droite contre toute politique – même édulcorée – qui s’aviserait à toucher à leurs intérêts. Il faut montrer au petit peuple que ces gens-là – comme disait Jacques Brel – sont indispensables à la France. Sans eux ce serait le chaos et la misère noire. Ils   oublient une chose, ces gens-là, c’est que leur fortune a été créée sur le dos des travailleurs. Et comme disait Jean-Luc Mélenchon : « Qu’ils s’en aillent tous ». Sans leur patrimoine bien évidemment.

     

    Sinibaldi

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