• Urgence à construire une alternative à gauche

     

    Stoppons l'austérité et la casse des droits sociaux

     

    "Combien faudra-t-il d'échecs électoraux cuisants et de désaffection populaire pour se mettre au travail et faire du neuf à gauche? Je le dis avec une bonne dose de colère car la responsabilité collective est engagée pour ne pas laisser la sidération, le cynisme ou la routine l'emporter. Nous sommes au pied du mur. A la croisée historique des chemins."  Voila les propos de Clémentine AUTAIN en introduction d’un récent article « Pour reconstruire la gauche » !

    En CORSE, à la dimension nationale s'ajoutent des particularités locales lourdes de conséquences, les pratiques clientélistes, une île à l'économie pauvre et assistée. Notre présence lors des élections départementales dans les 2e et 3e cantons d'Ajaccio et une présence dans le 5e, ont mis en évidence lors du porte-à-porte et des rencontres sur le terrain, l’inquiétude, pour ne pas dire la désespérance du peuple de gauche. Il y a manifestement un rejet, un refus de la politique d’austérité, du choix politique opéré par le couple Hollande/Valls, dans la dérive libérale de la société et une perte de valeurs à gauche.

    Nous le savions depuis fort longtemps, mais pas à ce point !

    Ce désaveu est probablement aggravé par les particularités électorales corses, les tripatouillages et combines de toutes sortes qui ont amené « droite,  gauche et nationalistes » ou se présentant comme tels  à collaborer et constituer des binômes communs, déstabilisant un peu plus l’électorat populaire. Seules les composantes du FDG dont « Manca Alternativa Ensemble » ont été claires dans les alliances et avec le peuple. C’est un point positif sur lequel nous devons nous appuyer.

    Aujourd’hui les élections passées, nous ne pouvons nous taire et occulter l’analyse sur le comportement et  positionnement de ces faux élus « de gauche » dans les différentes collectivités qui ont conduit à la situation d’aujourd’hui.

    Ces élus font silence total sur la politique du gouvernement, sur l'austérité, sur ce qui fait le quotidien  des gens. Par contre, ils sont très engagés sur la volonté de réforme institutionnelle, collectivité unique, statut de résidents, Co officialité.... comme si ces mesures allaient améliorer le quotidien et la situation de la Corse et du pays.

    La collectivité unique ne réglera rien si le clientélisme plus fort que jamais après l’élection des Présidents de Conseils généraux en Corse continue à régenter la vie politique insulaire et si nos élus ne cherchent  qu’à être à tous prix réélus.

    Déjà aux dernières élections sénatoriales le représentant de la droite recueillait 80% des suffrages ! Mais peut-être que cela explique les binômes droite/"gauche"  aux départementales. Dans toute la Corse seul le FDG, à une ou deux exceptions près, a été présent sous sa bannière. Mais alors coté PS, PRG, CSD quel silence assourdissant! Dans les cantons où nous étions présents il n’y a pas eu d’appel public à voter pour nos candidats. Aucun appel public à voter au premier tour, contre la droite, ou pire contre le FN. A Ajaccio,  le PS dans la presse et  pour répondre à une critique à son égard, explique qu'il n'a appelé à voter pour aucun des candidats de gauche dans le 2e canton d’Ajaccio.

    Se rajoute à Bastia la suite des élections municipales, de mars 2013. Le feuilleton « plus belle la ville bastiaise » à rebondissements...  Et en Corse du sud les tripatouillages de toutes sortes avec l’élection du Président du Conseil général… Nous sommes loin, très loin de l’intérêt général…! Pauvres électeurs, pauvres de nous  pour reprendre une expression populaire et souvent pleine de bon sens !!!

    Politique locale, nationale et  européenne, tout est lié

    Bruxelles ferme la porte au peuple grec : surtout Syriza doit échouer ! Aider en cela par tous les autres pays européens de droite ou sociaux libéraux. Rappelons qu’en France, Hollande à soutenu l'alliance des socialistes du PASOK avec la droite contre la gauche radicale. Une campagne médiatique énorme est aussi instrumentalisée contre le peuple grec.

    Aujourd’hui le droit à une information juste et pluraliste devient l’enjeu d’un combat. En  Corse aussi, notre courant politique est systématiquement  diminué, écarté des moyens d'information : sommes-nous si dangereux ? Certainement, car ce que nous proposons va à l'encontre  des tenants du système libérale, du consumérisme, en un mot : du capitalisme.

    Ce capitalisme qui est à bout de souffle, montre ces limites, détruit nos sociétés, détruit notre planète pour le profit immédiat de quelques-uns. Oui, nous sommes dangereux pour eux, car nous proposons une autre façon de faire la politique, d'établir une réelle vie démocratique en demandant aux citoyens à tous les niveaux de participer aux décisions politiques, par le non cumul des mandats limités dans le temps pour éviter les professionnels de la politique par un renouvellement permanent. 

    Il y a urgence à construire une alternative à gauche, Il faut stopper l'austérité et la casse des droits sociaux.

    Nous avons montré lors des dernières élections que des forces sont disponibles  pour construire une alternative à cette gauche de renoncement.

    Sans compromission à nous de les rassembler.

    Francis Peretti

    Animateur de Manca Alternativa/Ensemble     

    Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :