• Vite la 6ème République !

    sixièmerepLes élections font peur au pouvoir socialiste qui remplace une députée par décret de Manuel Valls. Mardi 25 août, la socialiste Marie Le Vern (Seine-Maritime) est entrée au Palais-Bourbon par la volonté  de la compagne de son père, en clair sa belle-mère, Sandrine Hurel, députée depuis 2007, qui lui laisse son siège... Une élue par la grâce d’un décret signé de Manuel Valls! Ainsi, le PS ne prend pas le risque de perdre un siège au moment où des lois antisociales sont votées à coups d’article 49-3 qui coupent court aux débats parlementaires. Peu importe que cela favorise le népotisme. Peu importe que le procédé soit anti-démocratique, nous avons bien compris que le pouvoir socialiste se comporte comme la droite dans ses mœurs politiques. Nous avons aussi bien compris que les élections ne sont que le moyen de maintenir au pouvoir une classe politique avec son cortège de carriéristes. Nous avons pu constater le mépris envers des électeurs de gauche lorsque François Hollande a tourné le dos à une grande partie de ceux qui lui ont permis de s’installer à l’Elysée. Nous avons mesuré le mépris des peuples lors des référendums sur la constitution européenne et plus récemment celui des Grecs contre l’austérité.

    On vient de rendre publics les résultats du chômage pour le mois de juillet dernier : mois 0,01%. Autant dire zéro avec une stabilité sans doute due aux jobs saisonniers. Le 19 août, le ministre du travail a démissionné pour s’installer dans la mairie de Dijon. Il faut croire qu’un poste de maire est plus sûr qu’un poste de ministre dans lequel il faut faire passer des vessies pour de lanternes. On parle, pour le remplacer, d’Emmanuel Macron qui pourrait ainsi poursuivre son travail législatif sur le détricotage du code du travail et s’attaquer au CDI. Le président du Médef, Pierre Gattaz, s’active et trépigne déjà pour obtenir une nouvelle dérèglementation. A la tête du gouvernement et de l’Etat, nos deux apprentis-sorciers ont choisi d’imposer cette dérèglementation par touches successives et de la faire passer avec de la vaseline fiscale. Les impôts sur les revenus vont baisser grâce aux économies budgétaires. C’est promis ! Il ne faut surtout pas toucher aux gros revenus. Indirectement, les économies budgétaires correspondent au démantèlement du service public. La politique d’austérité suivra son cours contre vents et marées. Le capitaine de pédalo ne changera pas de cap germanophile dans une Europe aux mains des technocrates et des lobbies de la Finance.

    Donc rien de nouveau. La classe politique française en place montre toujours le même mépris pour le peuple. Il ne faut pas seulement changer de politique mais aussi changer la façon de faire de la politique. Pour cela il faudrait réformer les règles en commençant par celles qui régissent les élections et les statuts des élus, y compris du Président de la république. Sommes-nous condamnés à une Cinquième république qui enfante des élus cumulards à vie (et élus souvent par népotisme)  et des présidents de la république impopulaires comme Sarkozy et Hollande, avec le risque que le pouvoir tombe entre les mains de l’extrême-droite relookée par une Marine Le Pen plus sournoise que son père ? En Turquie, le dictateur islamiste Erdogan se serait inspiré de notre actuelle constitution pour proposer une réforme constitutionnelle et devenir le président d’un califat républicain. C’est tout dire !

    Pour changer les mœurs politiques et pour redonner la parole au peuple, il faut d’abord changer les règles constitutionnelles et passer à une sixième république plus démocratique. Si vous en êtes convaincus, venez en débattre avec les membres de Manca alternativa, mouvement corse alternatif, membre d’Ensemble et du Front de Gauche.

    Babbone

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