• Vous avez dit patriote !

    Florian Philippot, second couteau de la nébuleuse bleu marine, énarque, est venu s’épancher, ce mardi 9 octobre 2013, sur BFM/TV, à l’invitation de Jean-Claude Bourdin. Bien propre, bien lisse, bien cravaté, il s’est efforcé, sur un ton doucereux, de démontrer que le Front national n’est pas un parti d’extrême-droite, raciste, xénophobe. Tout juste un peu anti-islamiste ! Lui qui fut le responsable de campagne de Jean-Pierre Chevènement, lors des présidentielles de 2002, avoue son faible pour le général De Gaulle. Il se dit patriote, mot à la mode, depuis quelque temps, au Front national. Patriote de quoi ? Certains membres fondateurs se disaient patriotes. Cela ne les a pas empêché de collaborer avec Pétain et les nazis. C’étaient de bons Français, de souche. Au même moment il y avait des non-patriotes, des étrangers, des arabes, comme par exemple des goumiers, en Corse, des Polonais, des Italiens, des Espagnols et bien d’autres qui se battaient héroïquement contre la bête immonde, pour la liberté des Français. Pour nous, ces non-patriotes étaient les vrais patriotes.

    En outre,  Florian Philippot s’est livré à une attaque contre le capitalisme financier, la Troïka et l’UMPS. De mauvaises langues disent qu’il parle comme le Front de gauche ! Est-ce un hasard ? Pas vraiment. Dans le passé, le fascisme a utilisé le même procédé. Prenons l’exemple de Benito Mussolini, mis en place par la bourgeoisie italienne, pour s’opposer à la montée des idées révolutionnaires dans le pays, après la première guerre mondiale. Que disait il duce avec la virulence qu’on lui connaissait ? Les coupables de la crise, ce sont les banques, responsables de la misère du peuple italien. Il en rajoutait une louche en pointant du doigt les juifs. Il lui fallait bien des boucs émissaires. Le Front national n’innove pas. Sa sordide logorrhée n’a qu’un seul but : utiliser la désespérance et le désarroi d’une partie importante des couches populaires. Aujourd’hui, ce ne sont plus les juifs, mais les arabes, les musulmans, les noirs, les roms qui portent la responsabilité de tous nos malheurs.

    Il est évident, et l’Histoire l’a montré, que le fascisme se termine toujours par un immense désastre.

    Reste à le démontrer auprès des salariés, des petites gens succombant aux thèses malodorantes du Front national. Il est vrai que parfois on a la mémoire courte.

    Maria Maddalena Lanteri

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