• A Bruxelles la roue tourne, les jeux sont faits...

    La Commission Européenne a accordé à Paris deux ans de délai pour ramener son déficit public sous la barre de 3% du PIB (2,8%) avec un objectif de 3,9 en 2013 et 3,6 en 2014 en intimant au gouvernement français d’enclencher un cycle de réformes ambitieuses dont celle des retraites dès 2013 sans augmenter les contributions patronales.

    Il ne s’agit plus de deux ans de délai mais d’une mise sous tutelle et l’horizon 2015 n’est pas une date fantaisiste mais l’aboutissement de la mise en place d’un grand marché transatlantique. Il s’agit ni plus ni moins de contraindre la France à s’américaniser à s’ultra-libéraliser. Parmi les « recommandations appuyées », il y a celles de mettre fin à tous les monopoles pour faire jouer à plein la libre-concurrence et le libre-échange des produits mais aussi des hommes.

    drapeau_etasunien_modifié-2

    Parmi les principales réformes à mettre en place, Bruxelles demande :

    - une réforme de la décentralisation, la commission s’inquiète du projet de « métropole » et demande moins d’institutions plutôt qu’une couche supplémentaire.

    - de simplifier la vie des entreprises,

    - d’arrêter les professions réglementées, ouvrir les magasins le dimanche, arrêter les rigidités sur la vente à perte,

    - d’introduire enfin la concurrence sur le rail et l’énergie,

    - de revoir la fiscalité qui pèse trop sur les sociétés et aller plus loin dans fiscalité du travail et dans les taux de la TVA.

    - d’aller plus loin que l’accord sur le marché du travail pour lutter contre sa « fragmentation »,

    - de faire un effort avec Pole emploi pour qu’ils soient plus efficaces,

    - de créer la garantie jeunesse,

    - de maintenir les seniors dans l’emploi,

    - de « lancer en urgence la réforme de l’assurance chômage », afin d’obliger les gens à recherche plus vite du boulot.

    Que dire de plus ? Tout y est : recul de l’âge de la retraite, plus d’argent et moins d’impôts aux entreprises, répression pour les chômeurs, libéralisation des derniers pans de l’industrie française… en accusant la France, si elle n’obtempère pas, d’être la cause de la récession de toute l’Europe.

    A Bruxelles, la roue tourne, les jeux sont faits, rien ne va plus...

    Pourquoi tant de pression sur l’Hexagone ? 2015 ne sera pas que le centenaire du génocide arménien (Au fait où en est la promesse de François Hollande d’une nouvelle loi de pénalisation de tous les négationnismes ?)…. Nous en avions déjà parlé : dans les coulisses de Bruxelles, se construit le grand marché transatlantique et, à ce sujet  nous vous conseillons un ouvrage coécrit par Bruno Poncelet et Ricardo Cherenti. Respectivement anthropologue et politologue, ils travaillent en Belgique où ils publient régulièrement des articles sur le site www.econospheres.be

    Pidone

    livre_marchétransat

    Le grand marché transatlantique :

    Suite à la chute du mur de Berlin, l’Union européenne et les États-Unis ont entamé des accords en vue de créer un grand marché transatlantique.

    Négocié sans publicité ni débat, ce projet exige de remanier en profondeur les lois, les institutions et les valeurs de nos sociétés. Basé sur la compétition économique et la marchandisation, ce projet renforce le pouvoir des multinationales face aux États qui vont se vendre en bradant nos protections sociales : soins de santé, pensions, conditions de travail, salaires, solidarités…

    De plus, les accords transatlantiques menacent nos libertés civiles (droit à la vie privée, mouvements de contestation…), l’écologie et la démocratie.
    Fait par et pour les multinationales, ce projet doit aboutir en 2015. Autrement dit, demain.

    ISBN : 978-2-916333-82-3
    112 pages

    Prix 5 €

    Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :