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    SNCF : derrière le statut, des enjeux économiques, sociaux et environnementaux

     

    Le 15 février 2018, Jean-Cyril Spinetta  a remis un rapport au Premier ministre intitulé « l’avenir du transport ferroviaire ». Ce rapport préconise de « recentrer le transport ferroviaire dans son domaine de compétence », de « créer les conditions d’un retour à l’équilibre économique » et de «  préparer l’ouverture à la concurrence ». Cette ouverture s’inscrit dans la grande vague de libéralisation des industries de réseaux, comme l’électricité, le gaz, les télécommunications, le transport aérien ou encore La Poste. Ces industries s’appuient sur des infrastructures dont le coût est élevé, si bien que leurs opérateurs en situation monopolistique de fait étaient traditionnellement publics.

    Lire la suite.

    http://atterres.org/article/sncf-derri%C3%A8re-le-statut-des-enjeux-%C3%A9conomiques-sociaux-et-environnementaux

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    Vous avez dit économie

     

    Il y a urgence à refonder la gauche

    Le monde va mal et c’est « l'économie » nous dit-on qui serait la cause de toutes nos difficultés. Mais ne serait-il pas plus juste, de dire que c'est l'argent, la spéculation qui régente de plus en plus et pas forcément en bien, notre vie à tous...

    La culture, la santé, l'éducation, la recherche, l'énergie, les transports... sont assujettis aux profits et pour ce qui nous concerne à une législation européenne ultra libérale, capitaliste, le mot serait plus juste.

    Un jour, les dérèglementations touchent la santé, un autre l’énergie, un autre encore l’éducation  et ainsi de suite, mais au final, partout l’austérité, partout la diminution des droits, partout les reculs et surtout partout le mal vivre. Les salariés se sentent compressés au travail, le stress gagne et ceux qui n’ont pas la chance de travailler peuvent rapidement se trouver en marge de la société, exclus, le mot n’est pas trop fort.

    Ce n’est donc pas « l’économie » qui pose problème, mais plutôt les choix économiques qui induisent et impulsent les reculs de civilisation, les dérèglementations, et autres privatisations. Ce qui se trame et se passe actuellement avec les cheminots (SNCF), est le résultat de tout cela.

    Tous ces reculs ne sont pas tombés du ciel « européen » comme par miracle. Ils sont le résultat de choix politiques capitalistes opérés par les différents pouvoirs des États membres, dont la France de Sarkozy, celle de Hollande, et aujourd'hui celle de Macron.

    Ils se disent de droite, du centre ou de gauche, mais au résultat, ils imposent y compris par la force s'il le faut et toujours, les mêmes politiques régressives et répressives pour le plus grand nombre... Quelle différence politique aujourd’hui entre un Sarkozy, un Hollande ou encore un Macron ?

    En réalité, mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, ils sont au service des nantis et suivent à la lettre les injonctions du G20 et de ses satellites, la banque mondiale, le Fond Monétaire International, l’Organisation Mondiale du Commerce, sans oublier l’OTAN au niveau militaire… Ce sont ces organismes, enfants du libéralisme le plus réactionnaire et débridé qui donnent le tempo et l’agenda politique. Ils sont les instruments au service d’une politique et celle-ci n’est pas sociale, elle est inégalitaire. Elle est capitaliste.  Pour s’en convaincre il suffit de regarder la redistribution des dividendes aux actionnaires, dont une étude récente révèle que ceux-ci ont augmentés de manière scandaleuse. Il n’y a pas de crise pour les plus riches et l’économie est à leur service. 

     

    Comment changer les choses, quand toutes les protestations, même les plus déterminées et massives  ne trouvent aucun débouché politique. C’est ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui et la loi récente sur le « code du travail » n’est pas le seul exemple.

    Le pouvoir, les pouvoirs sont sourds, face à des revendications légitimes et à terme, cette situation peut nous amener au désastre, car ce que nous vivons en France est aussi ce qui se passe ailleurs et en pire en certains endroits de la planète. L'inégalité sociale explose, elle peut mettre gravement en danger l'avenir de l'humanité. Les populismes sont aux aguets.

    A cette situation pas très reluisante d’un point de vue social, il faut y rajouter d’autres dangers tout aussi importants :

    le réchauffement climatique généré par l'activité humaine, qui peut à terme s'avérer irréversible pour la planète et pour les humains. 

    Le terrorisme, la multiplication des conflits et des guerres, le surarmement, qui sont des facteurs pouvant conduire à une catastrophe. Ce qui ce passe actuellement en Palestine et plus généralement au Moyen et Proche Orient est lourd de dangers potentiels.

    Sur toutes ces questions, le mouvement social peine aujourd’hui à se faire entendre et les rapports de forces politiques ne permettent pas d’inverser le cours des choses.

    Serons-nous libres demain de nous faire une opinion, de savoir, de choisir en connaissance de cause et en toute liberté. Le droit de savoir existera-t-il encore, quand on voit comment le pouvoir médiatique exerce sa pression sur les citoyens.

    L’absence de pluralisme est aujourd’hui une réalité, les grands moyens d’informations sont entre les mains des plus riches, de grands groupes financiers et la ligne éditoriale est à leur service. 

    La solidarité et la justice auront du mal à trouver leur chemin si l'argent continue à régenter nos vies... Si une minorité continue à imposer les efforts et reculs pour le plus grand nombre. Si le monde continue à être insécurité, confrontations, conflits et guerres. 
    On nous parle de liberté, de libre échange, mais on devrait plutôt parler d'enfermement...
    On nous enferme.

    Il y a urgence à ouvrir un vaste chantier civique et citoyen pour la justice et le Paix et face aux populismes de toutes sortes, il y a urgence à refonder une gauche qui soit véritablement une gauche de transformation sociale, citoyenne et écologiste.

    Jacques Casamarta mai 2018

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  • Dénonçons les crimes de guerre en Palestine

     

    Le mouvement « Inseme à Manca, Ensemble à Gauche » dénonce avec la plus grande fermeté, l’inhumanité,  la barbarie du gouvernement d’Israël une nouvelle fois à l’œuvre  ce lundi 14 mai, à l’encontre de populations Palestiniennes dans la bande de Gaza. Le bilan du carnage s’élève à 60 morts et plus de 2700 blessés.

    C’est l’impunité, dont le gouvernement d’Israël sait savoir bénéficier de la part de la communauté internationale, qui conduit à cette situation désespérante, dramatique pour le peuple palestinien.  Inseme à Manca  dénonce avec la plus grande vigueur, l’impuissance de la communauté internationale face à ces crimes de guerre et par la même, cette forme de complicité des grandes puissances et donc de l’Union Européenne et de la France.

    Le mouvement « Inseme à Manca, Ensemble à gauche », demande au gouvernement de la France de reconnaître  la République de  Palestine et de créer les conditions pour que cesse au plus vite cette barbarie à Gaza. 

    Inseme à Manca sera présent jeudi 17 mai au rassemblement de protestation à partir de 17 heures devant la préfecture de région à Ajaccio

    Ajaccio le 15 mai 2018   

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  • LE BURKINA FASO N’A PAS DIT SON DERNIER MOT

     

    Par Pascale Larenaudie

     

    Les 10 et 11 avril 2018, l’association Per a Pace organisait 2 moments forts mettant en exergue un pays, le Burkina Faso, et un homme, Thomas Sankara, son président de 1983 à 1987.

    À l’affiche et en l’espace culturel Locu Teatrale à Ajaccio, un film « Colères au Faso » réalisé par un cyber activiste, comme il se nomme, Souleymane Ouedraogo (Basic Soul), qui invite à vivre les quelques jours de l’insurrection, à Ouagadougou, qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir en octobre 2014.

    Une projection suivie d’un débat animé par Bruno Jaffré. Biographe de Thomas Sankara, depuis trois décennies, il a contribué à faire connaître l’homme qu’il a rencontré et qui l’a fortement impressionné jusqu’à ne plus le quitter. Des discours, des conférences partagés sur le site thomassankara.net et dans de nombreux livres dont le dernier « Thomas Sankara La liberté contre le destin » a été présenté à la Librairie la Marge. Un engagement aussi pour Bruno Jaffré, dans la campagne internationale « Justice pour Thomas Sankara, justice pour l’Afrique » pour connaître la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara en accédant aux archives nationales de la France pour connaitre son implication dans cet épisode tragique.

    Insurrection populaire et désobéissance civile

     « La Révolution populaire et démocratique a besoin d’un peuple de convaincus, et non pas d’un peuple de vaincus, de soumis qui subissent leur destin » Thomas Sankara

    En octobre 2014, au Burkina Faso, s’organisait la désobéissance civile. Le peuple en colère réagissait à la volonté exprimée du Président en place, Blaise Compaoré, de modifier l’article 37 de la constitution lui permettant ainsi de contourner la limitation des mandats présidentiels.

    Le peuple en ce mois d’octobre 2014 allait mettre un terme à plus de vingt-sept ans d’un pouvoir entaché de l’assassinat du Président Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, qui avait fait de la Haute Volta, le pays des hommes intègres. Thomas Sankara, assassiné avec 12 de ses compagnons parce qu’il avait« Osé inventer l’avenir » auquel les burkinabés avaient le droit de croire.

    …Chef d’état jeune, dynamique et innovent, il a mis ses idées avant-gardistes au service de ses concitoyens et a organisé la révolution économique, culturelle pour sortir son pays de la misère. Il parvient à l’autosuffisance alimentaire, il engage la révolution culturelle en remettant en cause une société où les hommes ont toujours dominé les femmes. Il milite pour l’émancipation de la femme et fait du 8 mars une journée importante ou l’homme remplace la femme dans ses activités quotidiennes. Il lutte contre l’excision et le mariage forcé.

    Loger, soigner et nourrir le peuple sont ses priorités. Un vaste programme de vaccinations est engagé, polio, rougeole, méningite. Des travaux sont entrepris, construction de logements sociaux, réhabilitation de quartier construction de route et de chemins de fer, les burkinabé participent à ses travaux.

    Il relance la production locale de coton avec la fabrication de vêtements tissés au Burkina avec les ressources du Burkina. Son crédo, produire et consommer en Afrique.

    Thomas Sankara s’élève fortement contre la dette qui assaille les pays africains avec des taux d’intérêt croissant. Il évoque cette situation lors du fonds uni d’Addis Abeba…

    Pour toutes ces raisons, Thomas Sankara est assassiné le 15 octobre 1987. Il reste aujourd’hui un des leaders les plus charismatiques  du continent africain.

    La patrie ou la mort, nous vaincrons 

    C’est sur ces mots forts qu’entre le 21 octobre et le 31 octobre, les cibals emmenés par le mouvement « le balai citoyen » et deux artistes musiciens, animateurs du monde culturel, Samsk’lejah et Smockey, décident de balayer et d’assainir le pays.

    Le film « Colères au Faso »* relate de ces quelques jours à Ouagadougou où femmes et hommes se sont unis et rassemblés pour crier leur indignation et mettre un terme à vingt-sept ans de règne. Trop c’est trop crient-ils en arpentant nombreux, qui à pied, qui à mobylette, les rues de la capitale.

    Souleymane Ouedraogo a dans son film habilement laissé place à l’expression populaire. Jour après jour, l’on sent monter la révolte citoyenne. Les femmes ont leur marche et s’activent au fil de leur pas à balayer l’indésirable. Pas de violence prégnante dans ces images parmi les manifestants, les rassemblements et les marches organisés sont maitrisés par les militants du « balai citoyen ». Mais une volonté farouche anime les burkinabés. L’enjeu est grand et tout peut basculer.

    « Nul ne peut rien contre un peuple mobilisé ». Après plusieurs jours de mobilisation, une première victoire pour le peuple, le dictateur Blaise Compaoré est chassé. Le documentaire de Basic Soul s’arrête aux portes de l’après Compaoré avec son lot de questions et d’incertitude. La transition et la reconstruction seront difficiles pour ce pays, par essence de nature pacifique. Les jeunes burkinabé séduits par les discours de Thomas Sankara ont été en première ligne dans l’insurrection populaire. Un grand défi les attend d’autant plus que le pays se trouve aujourd’hui en proie à des attaques terroristes.

    Bruno Jaffré, dans l’échange qui suivra la projection reviendra sur les années Sankara, l’espoir et les peurs d’un peuple entrainé dans le tourbillon d’une révolution économique et culturelle sans précédent pour le pays. Dans de nombreux livres, Bruno Jaffré s’est efforcé de retranscrire la parole du président du Burkina Faso en publiant, au prix d’un travail colossal, l’histoire et les discours du Che africain. Ces 30 années de travail de recherches et d’analyses font de lui l’incontournable historien de la révolution au Burkina Faso et du visionnaire qu’a été Thomas Sankara.

    Pour Bruno Jaffré, « Sankara continue d’inspirer beaucoup de monde au-delà du Burkina Faso » et en effet, qui peut rester indifférent aux paroles humanistes d’un homme courageux qui a payé de sa vie sa volonté de voir son peuple vivre dignement. Sa parole ne s’est pas arrêtée aux frontières mal taillées de son pays, elle s’est adressée à toute l’Afrique pillée et exploitée. Pourfendant le néocolonialisme, l’impérialisme, il a interpellé sans ménagement des puissances responsables telle la France, les obligeant à des réponses gênées jusqu’à son assassinat censé faire taire cet homme dérangeant, ayant pour défaut d’être Humain.

    Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique

    Aujourd’hui, Bruno Jaffré avec d’autres, dont l’association Per a Pace, anime le réseau international « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique ». La pétition pour la recherche de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara, initiée en 2009, a recueilli plusieurs milliers de signatures et continuent de tourner tout en informant de l’évolution du dossier.

    Le site thomassankara.net s’attache également à informer sur l’actualité du Burkina Faso et dédie son site au capitaine Thomas Sankara qui a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes les oppressions.

    Solidaire avec les femmes et les hommes du Burkina Faso

    L’association Per a Pace, depuis plusieurs années, a développé des liens de solidarité et d’échanges avec le Burkina Faso. Elle a pu ainsi en relation avec des associations locales burkinabé participer à la construction de six forages (Warzamé, Borri, Ya, Pobié, Bori, Guia), d’une adduction d’eau dans une école élémentaire (Sindou), à la création d’un espace d’études aménagé, à l’installation de panneaux solaires dans un hébergement accueillant des enfants défavorisés (Sindou), à la construction d’un moulin à grains automatisé. Des moustiquaires, permettant de lutter contre le paludisme, ont été remises en différents endroits ainsi que du matériel scolaire. Des parrainages ont été mis en place permettant à des enfants de poursuivre dans des conditions correctes leur scolarité et d’être suivi au niveau sanitaire.

    Avec, en France et en Corse, l’aide d’organismes, d’associations et de particuliers, nous soutenons dans son développement et dans son engagement à plus de démocratie le Burkina Faso, pays des hommes intègres. Per a Pace reste mobilisée auprès du réseau « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique » avec lequel elle a participé activement à une nouvelle demande d’ouverture d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara au Burkina Faso adressée au Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartelone, en juillet 2015, ainsi que dans l’envoi en janvier 2017 d’une lettre aux députés et aux sénateurs soutenant la demande du juge d'instruction burkinabè François Yaméogo, chargé de l'enquête sur l'assassinat de Thomas Sankara, dans la mise en place d’une commission rogatoire et la levée du secret défense.

    Le Burkina Faso est un pays avec des femmes et des hommes qui une fois rencontrés ne peuvent s’oublier et s’attachent au cœur. Des liens se sont tissés et continuent d’exister malgré les difficultés de part et d’autre à faire vivre la solidarité qui aujourd’hui peut devenir un délit.

     

     

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  • Louis Aminot s’en est allé

     

     

    Un grand militant nous a quittésNotre ami Louis Aminot s’en est allé à l’âge de 76 ans. Il est décédé dans la nuit du 15 au 16 avril à Brest.  

    On le savait malade, mais on ne s’attendait pas à un départ aussi rapide. 

    Louis était un militant ouvrier qui s’était formé à l’arsenal de Brest. De cette histoire, Il portait en lui les combats pour la Paix et le désarmement nucléaire.

    Louis, ne laissait personne indifférent. Son engagement et attachement aux causes qu’il considérait comme juste, il savait les porter, toujours avec la bonne humeur et l’humour qui le caractérisaient. 

    J’ai connu Louis au début des années 80 et partagé ses combats politiques et son enthousiasme pour un monde meilleur. Militant communiste, élus en Bretagne dans sa ville de Brest, Louis était aussi engagé dans la rénovation et la refondation du communisme. C’est en 1986 après le 25eme congrès, qu’il a quitté le Parti communiste, mais il continuait à se considérer comme un communiste de l’extérieur. 

    En novembre 1993, au moment de l’éclatement de la Yougoslavie, nous participions ensemble à la conférence internationale pour la Paix organisée par l’assemblée européenne des citoyens sur le lac d’Ohrid en Macédoine. C’est de cette époque militante que date notre amitié. Il habitait en Bretagne et moi en Corse, mais nous n’avons jamais perdu le contact.

    Toujours membre des communistes unitaires et militant dans le Mouvement Ensemble, il a été de tous les combats ces 30 dernières années pour reconstruire une Gauche de transformation sociale. 

    Louis était un homme attachant, sensible, fidèle avec ses amis, un homme de convictions et d’engagements.

    Ajaccio le 17 avril 2018 

     

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    " Le plus grand vignoble de Corse (469 ha), dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire, va être vendu aux enchères sur la seule base d'une garantie bancaire. Outre les vignes, la vente inclut une importante parcelle de 120 ha de maquis située en bord de mer. Une parcelle qui, même si elle est pour l’instant en zone agricole, attire la convoitise des spéculateurs immobiliers.

    L'ODARC, la Chambre d'Agriculture & la SAFER, œuvrent en commun pour parvenir à acheter les 469 ha du domaine de Casabianca. Un programme d'installation de jeunes agriculteurs a été élaboré. La mairie de Linguizetta de son côté s'engage à maintenir le domaine en zone agricole dans le PLU. C'est d'ores et déjà une mobilisation exemplaire portant une vision plus solidaire de l'avenir et la préservation des espaces de production agricole. 

    Ce large rassemblement fédère aussi la population, des associations de sauvegarde de la nature, différents partis politiques. « Inseme à Manca/Ensemble à gauche », est partie prenante de cette juste revendication et prendra toute sa place dans les actions à venir.

    Il est nécessaire de s’unir pour "freiner tout appétit" à visée spéculative dans la transparence d'une action publique déterminée".

     

     Ajaccio/Bastia le 12/04/2018

     

     

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  • Sncf :

    derrière  le statut, des enjeux économiques, sociaux et environnementaux

    Une analyse des Economistes atterrés.

    http://atterres.org/article/sncf-derri%C3%A8re-le-statut-des-enjeux-%C3%A9conomiques-sociaux-et-environnementaux

     

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  • Manca alternativa et Corse insoumise:

    Une réunion pour refonder la gauche insulaire

    Lu dans Corse net infos du 7 mars 2018

    Une trentaine de militants de la Manca Alternativa et de la Corse Insoumise se sont retrouvés samedi dernier dans les locaux de la CCAS à Porticcio afin de tirer les enseignements de l’échec des élections territoriales et de poser les jalons d’une refondation de la gauche.

    https://www.corsenetinfos.corsica/Manca-Alternativa-et-Corse-Insoumise-Une-reunion-pour-refonder-la-gauche-insulaire_a32042.html

     

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  • Un cheminot s'exprime

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  • Les ordonnances vont bon trainLa chorale des éditorialistes et experts de tous poils s'est mis au diapason pour fustiger le statut des cheminots qui ne leur permet pas de jouir d'une juste précarité du petit peuple des salariés du privé. Cela rappellerait presque l'ORTF, qui diffusait la seule opinion du gouvernement. N'en doutons pas, ensuite ce sera le statut des fonctionnaires qui sera la cible chez les David Pujadas, Bruce Toussaint et Yves Calvi où les meilleurs pseudo-experts, les plus grands éditorialistes du landerneau parisien se relaient actuellement pour saluer la réforme ferroviaire du gouvernement qui se fera à la hussarde et par ordonnances. Le cuisinier élyséen Emmanuel Macron et son marmiton de Matignon font leur tambouille ultralibérale qui devra être ingurgitée de gré ou de force: une cuillérée pour le Medef, une cuillérée pour maman Merkel...  Macron est montré comme un "puissant réformateur" et les syndicats ne sont plus des forces de progrès mais porteurs de conservatisme. Et oui ! Les acquis sociaux sont des conservatismes. L'exigence du changement veut que les salariés s'habituent à la précarité, à des petits salaires avant d'accepter des petites retraites tardives.

    Que l'on ne se trompe pas ! La bataille du rail qui s'engage n'est pas celle uniquement  des cheminots et leur combat ne sera pas seulement celui pour leurs intérêts professionnels, catégoriels ou personnels, aussi légitimes soient-ils. Il s'agit de l'avenir de la SNCF mais aussi de celui des prochaines cibles.

    Brader Alstom aux Américains et aux Allemands, ça c’est fait. Balancer bientôt Airbus aux mêmes, ça c’est en cours. Non seulement Macron est l'artisan de la désindustrialisation de la France mais, en plus, il y associe la casse du code du travail et de tous les statuts spéciaux et, dans son viseur, celui de la fonction publique. Pour lui, tout doit être commercialisé dans le secteur privé et pas que les trains. Il s'attaquera aux secteurs de la santé, de l'éducation et  de la sécurité. Son modèle est celui de la finance et des dividendes. Apôtre du nivellement social, il concerte pour la forme avant de passer en force, aidé par des campagnes médiatiques de propagande gouvernementale. Avec lui, les ordonnances vont bon train.

    Les ordonnances vont bon trainPour arriver à ses fins, Macron œuvre à diviser les Français, à les monter les uns contre les autres.  Il insécurise au lieu de récréer un projet mobilisateur basé sur le respect des avancées sociales. Il suffit de citer un exemple récent lors de son passage au Salon de l'agriculture. C'est ce qui s'appelle tirer le social vers le bas, en montant les uns contre les autres... "On ne peut pas avoir d'un côté des agriculteurs « qui n'ont pas de retraite » et des cheminots embauchés avec le même statut qu'il y a 50 ans" a dit le président de la République. C'est la méthode Macron: "diviser pour régner" et selon le dicton " Si tu veux tuer ton chien, tu l'accuses d'avoir la rage". Ce n'est pas improvisé puisque ces propos sont tombés quelques jours avant l'intervention télévisée de son Premier Ministre sur la fin du statut spécial des cheminots rendue nécessaire, selon lui, par les mauvais résultats de la SNCF... Sauf que le PDG des chemins de fer a annoncé par la suite une hausse record des  bénéfices et du nombre des voyageurs.

    Les ordonnances vont bon trainLa SNCF fait des bénéfices. Ils ont même plus que doublé en 2017. En présentant les résultats financiers ce mardi matin, le PDG a annoncé le chiffre de 1,33 milliard d'euros. Même en déduisant des déductions fiscales, la SNCF affiche un bilan très honorable dû à la hausse générale de la fréquentation : +10% pour les TGV et + 4,7% pour les TER. Une progression attribuée grâce à la baisse des tarifs (article ICI )

    Face à une opposition éclatée et des syndicats affaiblis, Macron accélère. Il empile les textes de lois, amoncelle les décrets, multiplie les décisions : il a choisi de foncer. "Chaque fois que l'on peut aller vite, allons vite" explique Édouard Philippe cité par le Canard enchaîné. Sous prétexte que a démocratie est trop lente, il ne laissera aucune trêve à l'opposition et aux syndicats qui, divisés, ont pris l'habitude de temporiser pendant qu'une majorité "En marche" ( et donc mise au pas )  vote tous les textes sans le moindre amendement venant d'une opposition assignée à ne faire que de la figuration. Désormais, la majorité des textes de loi sont examinés selon la procédure d’urgence, qui permet de ne faire qu’une seule lecture par chambre, et non deux comme le veut la pratique normale... devenue l'exception. Dès lors, comment imaginer un débat démocratique satisfaisant? Celui qui est désigné doit marcher » disait Péguy. Il est encouragé par la partie servile des médias à coups de sondages bidons, d’arrogance cassante de la caste et de capitulations des syndicats dits réformistes.

    Ne vous laissez pas intimider. Quelles que soient les formes de lutte que vous choisirez, rappelez-vous que les seuls combats que l’on perd sont ceux qu’on refuse de livrer.

    Pierre-Henri Manfredi

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