• Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Ouvrir une perspective de vrai changement

    C’est un euphémisme que de dire que la situation économique et sociale de la Corse est difficile. Toutes les régions de France et européennes pourrait-on dire, s’enfoncent depuis longtemps et chaque jour un peu plus dans la crise du système capitaliste. Le chômage, les difficultés, la mal vie sont le lot quotidien de beaucoup aujourd’hui. Manca Alternativa/Ensemble posait en septembre dernier cette essentielle question : « comment résister à ce qu’on appelle la « droitisation » de la société française ». Les élections présidentielles et législatives du premier semestre 2017 en France seront peut-être l’occasion de commencer à inverser le cours des choses, à la condition, que les citoyens et les mouvements politiques se réclamant de la gauche de la transformation sociale et écologique et plus généralement d’une volonté d’émancipation, sachent s’unir réellement autour du seul candidat en capacité aujourd’hui de porter ce message : Jean Luc Mélenchon.

    Où en est la Corse ?

    En finir avec la fausse alternanceLa crise que connait la Corse, si elle se nourrit des mêmes causes que sur le continent français et européen,  ne revêt pas nécessairement, les mêmes formes que dans les autres régions. La Corse est une région attractive mais vieillissante. Le dernier recensement donne 325500 habitants[i]. C’est la région métropolitaine qui a bénéficié de la plus forte croissance, mais cette situation, résultat surtout d’une migration entamée en 2006, ne doit pas cacher une réalité sociologique et un déséquilibre démographique. Le vieillissement de la population régionale est une tendance de fond : la part des plus de 40[ii] ans qui s’élevait à 45,3% en 1975 est passée à 55,8% aujourd’hui. Les deux grosses agglomérations que sont Ajaccio et Bastia recensent plus de la moitié de la population insulaire, soit 60%, et quand on sait que l’île compte  360 communes sur son territoire, on imagine aisément le grave problème démographique dans de très nombreuses communes, surtout, celles de l’intérieur de l’Ile. Cette situation entraine nécessairement un isolement des personnes, un abandon des terres, des exploitations et une diminution des services publics pour ne prendre que ces quelques exemples.          

    La Corse fait face à une pénurie d’emplois technologiques, une absence de débouchés, un taux de chômage qui avoisine les 11%, une vie chère de plus en plus insupportable, des salaires inférieurs à la moyenne nationale.

    L’économie est fragile et encore aujourd’hui, notre île importe beaucoup plus qu’elle n’exporte, ce qui occasionne un PIB très en dessous de la moyenne nationale. Ce que l’on consomme en Corse on ne le produit pas nécessairement, il faut donc importer et c’est ainsi que la balance des échanges est largement déficitaire.

    La politique du tout tourisme a peu à peu et insidieusement conduit à une absence de repère,  un abandon de filières, un gâchis économique et environnemental, une absence de volonté.

    La politique agricole n’est pas plus une réussite et la part de l’agriculture dans l’économie se situe en dessous de la plupart des régions françaises. Elle ne représente qu’une part assez faible du PIB Corse et la population agricole reste en diminution constante, alors que la moyenne d’âge  des chefs d'exploitation est toujours très élevée. La politique agricole reste l’échec d’une profession qui vit marginalisée et sous perfusion de subventions européennes, comme nous l’avons démontré et débattu lors de l’initiative publique organisée à ce sujet par le comité de soutien JLM2017 le 6 décembre à Locu Théatrale à Ajaccio. 

    Le service public des transports maritimes a peu à peu été privatisé depuis mai 2006 et les services publics en général (santé, éducation, poste, énergie, …), quand ils ne sont pas contraints à de sérieuses coupes budgétaires, se trouvent malgré tout en incapacité d’assumer correctement leurs missions de service public.

    A cette crise économique, s’ajoute aussi ici une grave crise de confiance, une crise morale et  une crise civique. Le développement et l’enracinement plus qu’inquiétant du grand banditisme déstabilise la société insulaire. Ce développement de la grande délinquance, trouve depuis longtemps déjà un terrain favorable dans cette économie exsangue, dans l’économie  d’assistance et la politique clientéliste.

    La Corse vit aussi depuis plus de 40 ans dans une situation ou le cycle « Violence/Répression » entrave l’émergence d’une véritable citoyenneté. Il faut en sortir. Les violences politiques et la multitude d’attentats perpétrés en Corse depuis le début des années 70 ont participé de la  banalisation. Dans cette situation, les jeunes qui ont baigné et vécu dans cette violence quotidienne s’en trouvent être  les premières victimes. Ils en sont forcément et fortement marqués. Au-delà des drames et des séquelles que cette violence a occasionnés depuis quarante ans pour de nombreux jeunes et familles,  il faut voir l’impasse et surtout l’urgence à sortir de cette tenaille, ce cycle infernal, « Violence/Répression » dans lequel on nous  enferme depuis plusieurs décennies. La trêve, aujourd’hui, décrétée par le FLNC doit être l’occasion d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la Corse et de s’attacher à développer et construire « une culture de la Paix ». Il y va de notre avenir à tous. Mais pour que cette trêve devienne véritablement effective, il faut ouvrir la voie du dialogue entre les différents acteurs. Rien ne se fera sans effort, persévérance  et sincérité.  L’état, ses responsables doivent montrer l’exemple et assumer leurs responsabilités. Le rapprochement des prisonniers, (de tous les prisonniers), y compris ceux condamnés pour des actions politiques doit être effectif et global. Il ne doit pas y avoir de demi-mesure et les détentions provisoires, abusives, prolongées doivent cesser. C’est au FLNC et ses dirigeants que doit revenir la responsabilité de dissoudre définitivement les groupes armés afin d’ouvrir une ère nouvelle, une période qui doit amener l’état et ses représentants à prendre des mesures de clémence, à favoriser des solutions négociées, d’apaisement et travailler à créer les conditions en dehors (des crimes de sang), d’une amnistie.

     La force du dialogue et de la raison doit primer sur la force des armes

    Cette question de la violence politique et donc de son arrêt doit faire l’objet d’un règlement politique négocié. Dans le contexte de violence généralisée à travers le monde, la Corse donnerait ainsi d’elle-même, une image de responsabilité, tout en créant les conditions du nécessaire rassemblement de ses forces vives pour lutter efficacement contre la crise du système capitaliste.

    Mais si la crise a comme partout, des particularités et spécificités locales, insulaires pour la Corse, les causes et les raisons de cette crise ne sont pas à rechercher dans une quelconque pseudo-colonisation de la Corse, mais plutôt dans la crise d’un système : le système capitaliste globalisé. C’est dans ce cadre et pour réfléchir aux propositions pour la Corse que deux réunions se sont tenues avec les animateurs nationaux du programme de Jean Luc Mélenchon. 

    Toute réflexion sur la situation actuelle, les solutions à avancer et les difficultés auxquelles les populations sont confrontées doivent partir de ce qui est à la racine des problèmes, le déséquilibre sociétal, l’exploitation organisée, l’affaiblissement des services publics, les droits mis à mal. Aujourd’hui les mouvements sociaux, en Corse comme partout ailleurs sont à la recherche de débouchés, de perspectives.

    Tirer les enseignements de l’histoire de la gauche

    Nous ne surprendrons personne en disant que la question des questions, celle qui préoccupe le plus et qui est au centre des réflexions, reste la question de l’union, ou ce qui revient au même, où allons-nous ? Comment en sortir ? Que faut-il faire ? Comment avancer ?

    Pour y répondre, il est indispensable de tirer les leçons complètes et sans complaisance de la période  qui s’est terminée….

    Nous sommes à gauche, et l’union de la gauche a marqué profondément l’histoire des luttes sociales en particulier au 20ème siècle. Mais il faut être conscient aujourd’hui de l’usure de ces notions. Nous vivons le spectacle d’un parti socialiste pratiquant tous les renoncements. La gauche du 21ème siècle ne sera pas celle du 20ème. Les 3 dernières décennies  resteront comme  celles de la déroute intellectuelle et morale d’une certaine gauche. L’union de la gauche au sens traditionnel du terme  est devenue aujourd’hui une caricature. Un simple outil de préservation électoral des appareils. Le Parti communiste est menacé d’effondrement, alors que le Parti socialiste s’est installé comme le champion du libéralisme, du social libéralisme.

    De nombreux mouvements sociaux, grèves, manifestations, ont  lieu mais tous ces mouvements restent cependant disparates et émiettés. Le souffle leur manque le plus souvent pour dépasser leurs luttes corporatives et l’efficacité  pour atteindre leurs objectifs.

    Ils buttent sur l’absence de débouchés politiques et le plus caractéristique reste l’attitude du gouvernement, son autoritarisme et la répression face aux salariés mobilisés contre la loi El Khomri. C’est ainsi qu’avec l’utilisation du 49/3 pour faire passer la loi en première lecture, une crise politique profonde se conjugue avec une grave crise sociale. Cette dramatique carence de perspectives pèse de façon pressente sur tout le mouvement social et surtout doit interpeller les mouvements qui se réclament de la transformation sociale. C’est un problème fondamental. Et c’est par ce prisme qu’il nous faut aussi analyser la seule candidature possible, celle de Jean Luc Mélenchon.

    Les promesses ont conduit une fois de plus aux désillusions.  Et dans ce climat de fin de règne, la droite prépare son retour et l’extrême droite est en embuscade. Ouvrir une perspective de vrai changement reste aujourd’hui la question des questions. Et il y a urgence.

    Plusieurs obstacles à vaincre :

    - En premier lieu, la croyance répandue encore aujourd’hui, qu’on ne peut éviter d’adapter le pays aux exigences du capital financier… politique que mettent en œuvre le Parti socialiste et que la droite veut encore plus amplifier. En fait, l’issue à la crise reste au centre même du combat de classe. La droite et le patronat veulent supprimer des acquis historiques des travailleurs et ramener le pays des décennies en arrière. Ils poursuivent pour cela un objectif fondamental, affaiblir les résistances…

    - En deuxième lieu, convaincre que seul Jean Luc Mélenchon est en position pour disputer un deuxième tour pour ces élections présidentielles. Même si nous ne partageons pas toutes ses idées et heureusement, (le pluralisme permet cela), il faut aller à l’essentiel. C’est ainsi qu’avec Manca Alternativa/Ensemble en Corse nous l’avions perçu dès le mois de mars 2016, en proposant de nous engager sans attendre derrière sa candidature. Nous pouvons regretter que le mouvement Ensemble au plan national ait dû attendre, comme pour le Parti communiste, le mois de novembre pour prendre sa décision.  

    En effet, unie et débarrassée de considérations politiciennes, la gauche de transformation sociale et écologique, peut renverser la table et changer la donne.

    Ce qui reste comme une évidence, c’est que les aspirations au changement n’ont pas disparu et qu’il existe encore assez de forces disponibles pour leur donner vie. Mais pour cela, il faut à gauche une construction résolument non politicienne, débarrassée des querelles partisanes.  Il nous faut être capable d’affirmer des ruptures radicales avec des modes de pensée et certains comportements. L’affirmation de sa propre identité politique n’a de sens que dans le respect des autres.

    La France Insoumise et dans notre île avec « la Corse Insoumise » nous devons nous engager résolument dans cette construction de type nouveau. Nous le ferons, si nous arrivons à élargir le rassemblement et permettre à chaque citoyen et  mouvement qui le souhaitent de trouver sa place dans ce rassemblement. Les présidentielles arrivent et les législatives se profilent. La Corse insoumise sera présente avec ses candidats et objet de discussion avec ses partenaires potentiels.   

    Jacques Casamarta, Francis Peretti

    1. Les populations légales 2013 entrent en vigueur le 1er janvier 2016. Doc  INSEE  http://www.insee.fr

    2. Article Le Monde.fr 26/11/2016

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Neige et terremoto s'acharnent sur le centre de l'Italie

    La terre tremble en Italie

     

    Le terremoto frappe encore en Italie.  Depuis ce matin plusieurs secousses telluriques de magnitude 5 ont été enregistrées dans le centre du pays, notamment dans la région de l'Aquila, déjà durement touchée dans un passé récent, en particulier le 24 août 2016. Le tremblement de terre y avait fait plus de trois cents morts et des dégâts matériels considérables. L'épicentre se situe à Montereale. Les secousses ont été ressenties jusqu'à Rome. Pour l'heure, aucun bilan n'a été établi. Outre le terremoto, la neige tombe en abondance dans les zones sinistrées, gênant considérablement les opérations de secours. Dans de telles circonstances, nous exprimons toute notre solidarité avec nos cousins transalpins.

    La terre tremble en Italie

     

     

    La terre tremble en Italie

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Hollande capitaine d'un naufrage provoqué ?Manuel Valls se fait gifler en Bretagne. Geste idiot, sans aucun doute car il s’agit d’une gifle physique, d’une violence. L’auteur est un jeune présenté comme proche de l’extrême-droite bretonne indépendantiste. Son profil Facebook le montre en train d’effectuer une quenelle -signe de ralliement des proches du clown tristement célèbre Dieudonné – devant un drapeau breton. C’est aussi le geste de militants fascistes.

    Valls va déposer plainte pour violences sans ITT sur une personne en mission de service public. Toutefois il existe des gifles virtuelles qui ont des conséquences plus importantes. Serait-il en train d’en recevoir de l’entourage de François Hollande ? Tout le monde pense que ce dernier lui a mis Emmanuel Macron dans les pattes pour contrer ses ambitions présidentielles. C’est une gifle électorale qui semble l’attendre et on peut dire que François Hollande ne le plaindra pas.

    Hollande capitaine d'un naufrage provoqué ?Le président laisse Valls supporter tout le poids de l’échec de son quinquennat et n’a même pas daigné regarder les débats de la Primaire en direct. Dernièrement il a préféré le One man show de Michel Drucker. Tout laisse voir qu’il sabote la Primaire organisée par son parti, le PS. Il n’a pas digéré de ne pas avoir été le candidat « naturel » et a renoncé à se présenter par peur de ne pas passer les préliminaires face à d’autres postulants. C’est pourtant lui qui a conduit à l’éclatement de la gauche et à celui annoncé du parti socialiste. La primaire est la suite logique de son impopularité et de la politique qu’il a menée. Maintenant de nombreux commentateurs pensent qu’il va in fine soutenir officiellement Emmanuel Macron. Quelle nouvelle magistrale gifle à Manuel Valls s’il sortait vainqueur de la Primaire, bien que tout soit fait pour qu’il la perde ! Qui peut croire que François Hollande soutiendra Valls,  Montebourg ou Hamon ? Quant à Peillon, il a déjà déclaré que ce dernier n’était pas préparé à cette élection. Il ne reste donc qu’Emmanuel Macron, qui fait déjà l’objet de propos élogieux de la part de Ségolène Royal. Un conseiller de François Hollande a même lâché à la presse ce soutien possible, avant de se rétracter à la demande de François Hollande. N’est-ce pas encore une stratégie pour nuire à la Primaire et annoncer ensuite officieusement un tel soutien ? Le démenti n’efface pas l’annonce. Comment un conseiller proche de François Hollande aurait-il pu faire une telle confidence sans l’aval du Président ? Une fausse vraie annonce ? Derrière le sénateur-maire de Lyon, une cinquantaine d’élus socialistes ont emboîté le pas de « En marche » et ont décidé de boycotter la Primaire. Au sein du parti socialiste, on parle déjà du ralliement du vainqueur à Emmanuel Macron. La Primaire apparaît comme une mascarade.

    A la tête de l’Etat jusqu’au printemps, François Hollande règlerait-il ses comptes avec Manuel Valls et les frondeurs ? Tout le monde connaît les coups tordus dont il est capable. Il est un stratège des manœuvres d’appareil. Après la Primaire, il voudrait rester le ludi magister du jeu présidentiel, quitte à saborder le PS et à se mettre en marche avec Emmanuel Macron. 

    L’hypothèse, qui n’en est plus tout à fait une, semble plausible. Nous avons eu droit au libéralisme avec la droite, au néolibéralisme avec François Mitterrand, Jospin et Hollande, maintenant ceux qui tirent les ficelles veulent nous imposer le paléo-modernisme de l’ultralibéralisme, c’est-à-dire un retour au capitalisme le plus antisocial en détricotant tous les acquis sociaux et en privatisant une grande partie du service public. Macron est un jeune Fillon. Le fond politique est le même, celui de la Droite  avec un vernis de gauche pour les élections. Hollande a fait école : les promesses d’intention n’engagent que ceux qui les croient.

    Hollande capitaine d'un naufrage provoqué ?Georges Brassens chantait que le temps ne fait rien à l'affaire, Quand on est con, on est con... Dans une sorte de jeunisme idolâtre, l'auditoire de Macron applaudit tout et n'importe quoi lors de ses  discours creux et nombrilistes. Avec Macron, on descend en dessous du niveau 0 de la politique. Toutefois, il ressortirait que le public qui vient écouter ce paléo-moderne assiste à ses meetings, en grande partie, par curiosité. Beaucoup en ressortent déçus.

     

    Une partie de la  presse aux ordres entretient la macronmania en le présentant comme un candidat jeune, beau et intelligent. On prend les électeurs pour des gogos d’une émission de téléréalité. On cherche à émouvoir plus qu’à penser.  Dans ses meetings, tout est scénarisé sans idées neuves. Emmanuel Macron fait son numéro de mauvais bonimenteur devant un panel de figurants triés pour représenter la diversité de son électorat. Que des vieilles recettes ! Aucune originalité dans la manipulation de l’électorat.   

    Sur le fond, le journal Marianne a titré un article « L’arnaque au programme d’Emmanuel Macron » que vous pouvez lire en cliquant ICI.

    Toujours dans le journal Marianne, l’économiste Thomas Piketty fustige les "grosses conneries" de Macron et son fiasco économique. Vous pouvez le lire en cliquant ICI.

    Après Piketty,  deux autres économistes, Thomas Porcher et Fréderic Farah, auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, considère Macron comme l'avatar d'une idéologie vieillotte, régressive et binaire.  Vous pouvez lire l’article dans le journal en ligne Challenges en cliquant ICI.

    Nous verrons si François Hollande pousse le bouchon trop loin en soutenant Emmanuel Macron. Il rejoindrait la liste des soutiens de droite mais aussi Pierre Gattaz et Christine Lagarde. Est-il besoin d’en dire davantage ?

    Jean-Luc Mélenchon n’a pas été dupe et ne s’est pas laissé enfermer dans une Primaire casse-gueule. Il a pu mener sa campagne en dehors des manigances médiatiques et des sondages qui varient tous les jours. Il est le seul candidat hors des complots du parti socialiste. Il est la seule alternance crédible face à un vainqueur d’une Primaire sabotée parce que François Hollande n’y participe pas et qui ne servira qu’à placer Emmanuel Macron comme bouée de sauvetage des Hollandistes. Quelle bouée ? Il s’agit plutôt d’une ceinture de plongée lourdement lestée pour tuer la Gauche. Le capitaine de pédalo a fait du parti socialiste un bateau fantôme voué au naufrage.

    Battone

     

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Jean-Luc Mélenchon répond aux questionsDepuis le lancement de la FAQ de la France insoumise sur le site de campagne de Jean-Luc Mélenchon, il été reçu plus de 5000 questions !

    Deux séries des réponses du candidat de la France insoumise ont été publiées...

    1ère série :

     Voici les thèmes :

    1) La 6e République :

    01:14 : La Constituante : pourquoi, comment ?

    07:30 : Le tirage au sort : pour ou contre ?

    10:13 : Le processus constituant et l’application du programme.

    15:10 : Quel délai pour la mise en place de la Constituante ?

    2) Questions diverses :

    15:41 : le «swag»

    15:51 : l’énergie de l’action

    17:20 : le manga «Jean-Luc No Révolution». À noter, du nouveau sur cette question depuis le tournage de la FAQ puisque Jean-Luc Mélenchon et Ganesh2, l’auteur du manga, se sont rencontrés à Bordeaux

    3) Le bio

    18:15 : Quinoa dans les cantines ?

    4) Le cannabis

    20:20 : Pour ou contre la légalisation du cannabis ?

    5) Youtube, médias et réseaux sociaux

    24:18 : Pourquoi avoir lancé la chaîne Youtube ?

    27:54 : La chaîne Youtube et le rapport aux médias.

    32:04 : Accro aux réseaux sociaux ?

    6) Campagne présidentielle

    34:00 : D’où vient l’argent pour faire campagne ? – Faites un don : https://dons.jlm2017.fr

    36:16 : L’extrême droite au second tour ?

    7) Actionnariat

    37:30 : La modulation des droits de vote des actionnaires en fonction de la durée des investissements n’est-elle pas un risque ?

    8) Le TISA

    41:15 : Parlez du TISA !

    9) Les lanceurs d’alerte

    43:21 : Que pensez-vous de Snowden et Assange ?

    10) Conclusion : 47:37

    2ème  série de réponses :

    Jean-Luc Mélenchon répond ici à plusieurs questions sur le droit à disposer de soi, le vote obligatoire, le vote blanc, la question des 500 parrainages, la signification du «phi», la sortie de l’agriculture productiviste, la sortie du nucléaire, l’éducation, la nationalisation des autoroutes…

     

     

     

    SOMMAIRE
    01:07 : Droit à disposer de soi : prostitution, GPA, PMA, suicide assisté
    06:15 : Pour ou contre le vote obligatoire ? Et ajout sur le vote blanc.
    08:47 : Pour ou contre le système des 500 parrainages
    13:17 : Que signifie le «phi», symbole de la campagne ?
    17:22 : Comment passer de l’agriculture productiviste à une agriculture durable ?
    22:12 : Pour ou contre la pétanque aux Jeux olympiques ?
    23:01 : D’où vient ce manteau ?
    26:46 : Comment sortir du nucléaire ?
    30:05 : Éducation
    31:25 : Pour ou contre la nationalisation des autoroutes ?
    33:30 : Le chat

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Clichés de campagne

     

    On s'activeUne coordination régionale des comités Corse insoumise Sud et Nord a été installée le 12 janvier à Bastia. Voir l'article paru dans le quotidien Corse-Matin du 13 janvier . Le but est de mieux développer la campagne pour le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la prochaine présidentielle. Au cours de la rencontre, il a été confirmé la volonté et la nécessité de proposer des candidats dans les quatre circonscriptions de la Corse pour les législatives. Les candidatures seront examinées et débattues avec toutes les forces politiques et associatives qui se battent pour mettre un terme aux politiques d'austérité et de régression que nous subissons depuis plusieurs décennies.

    On s'active

    Samedi 14 janvier, malgré le froid qui régnait sur la place Foch à Ajaccio, des membres du comité de soutien Corse insoumise ont fait la promotion du livre : "l'Avenir en commun", programme sur lequel s'appuie la campagne pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Quinze exemplaires ont été vendus.

    On s'active

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Les mageurs de son Fly me to the moon (Emmène-moi jusqu'à la lune) est une chanson de Franck Sinatra. Marine Le Pen est-elle allé chercher la lune dans la tour Trump pour y avoir été accompagnée par Pierre Ceyrac, ancien député FN et ex-représentant en France de la secte Moon... Ni Trump ni aucune personne de son entourage n’a voulu la recevoir. Quel camouflé ! Quelle honte pour celle qui se dit la gardienne de la souveraineté nationale ! Alors au FN, on ne parle plus que d’un voyage privé, alors qu’elle a squatté la tour Trump, pour rencontrer celui qui est annoncé comme le pire président des Etats-Unis. Le FN attire des gogos qui, aux dernières Municipales, se sont retrouvés dans des mairies. Il faut savoir que le parti des Le Pen  a enregistré un taux exceptionnel de défections depuis les dernières Municipales,  en perdant le tiers de ses élus, avec environ 400 démissions sur 1500 élus. Le FN déçoit aussi vite qu’il séduit. Il est en difficultés financières et en proie à des luttes internes entre  Florian Philippot et la petite fille de Jean-Marie Le Pen, entre dédiabolisation et extrême-droite assumée. Au niveau local, quelques maires FN font parler d’eux pour une gestion autocratique et discriminatoire. Les mairies ont découvert ce qu’est la dictature municipale. Les citoyens veulent-ils le même genre de gestion à l’échelon national, avec une armée de nazillons dans les ministères ? 

    Les mageurs de son Une partie de l’électorat du FN est donc à prendre, François Fillon est preneur. Ses dernières apparitions montrent qu'il compte mordre sur cet électorat  en axant maintenant sa campagne sur la sécurité, le djihadisme et  les migrants. Son compte-twitter a fait un "like" (J’aime) sur un site d'extrême-droite « Français de souche » concernant la "re-migration" à organiser, c’est-à-dire les reconduites massives à la frontière. Cette info est révélée par le journal L'express. La fachosphère est devenue le terrain de drague électorale du châtelain qui porte des costumes à 6000 € mais trouve que le RSA plus l’APL sont trop d’assistanat. Voilà sa nouvelle stratégie pour mettre au second plan son programme antisocial. Cela explique que, en retour, ses concurrents de la fachosphère l'ont surnommé Farid Fillon pour contrer sa campagne auprès des électeurs d'extrême-droite. Fillon veut maintenant incarner l’orgueil de la France chrétienne. Il ira peut-être s’incliner devant la statue de Jeanne d’Arc le 1er Mai aux côtés de la famille Le Pen.

    Les mageurs de son De son côté, Emmanuel Macron est encore tombé dans un préjugé sur les gens du Nord: l'alcoolisme. En visite dans l’Artois, il s'est attiré les foudres de nombreux politiques pour avoir affirmé selon le journal L'Avenir de l'Artois que « l'alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier… Il faut traiter cela en urgence afin de rendre le quotidien de ces personnes meilleur », indiquait le candidat "En Marche" à l'occasion d'une visite à Nœux-les-Mines. « Ici une série de difficultés qui se sont accumulées, la difficulté économique, l'effondrement de la mine (...). Sur cet effondrement il y a eu des problèmes sanitaires et sociaux », a enchaîné l'ancien ministre de l'Economie. « Dans ce bassin minier, les soins se sont moins bien faits, il y a beaucoup de tabagisme et d'alcoolisme, l'espérance de vie s'est réduite, elle est de plusieurs années inférieure à la moyenne nationale », avait-il ajouté.

    Dès qu’il veut faire une campagne de proximité, il montre le fossé entre lui et le peuple. Ses dérapages ne sont que les conséquences d’une éducation petite-bourgeoise ancrée dans le dix-neuvième siècle. Comme si l'alcoolisme et le tabagisme touchaient plus les gens de l'Artois que d'autres régions. Comme si le travail à la mine prolongeait l'espérance de vie davantage que le chômage et mettait les mineurs à l'abri de l'alcoolisme. Macron a déjà montré son mépris envers un chômeur à qui il avait conseillé de se battre et de travailler dur pour porter un costume. Maintenant il traite les chômeurs de l’Artois d’alcooliques tout en affirmant qu’ils veulent du travail et  pas de l’assistanat. Comme si les autres chômeurs de France préfèrent l’assistanat à un salaire.  On se souvient de l’illettrisme supposé par lui chez les employées des abattoirs GAD. Il ramène tout à son nombrilisme et à sa vision élitiste de la société. Il ne connaît rien des problèmes des gens. Il ne connaît de l'économie que la spéculation financière. Il est, pour cela,  le candidat préféré de Pierre Gattaz et de Christine Lagarde. Il a déjà fait ses preuves comme conseiller de François Hollande et Ministre de l'économie. Ce n'est qu'un produit politique fabriqué par la presse ultralibérale.

    Macron tue l’esprit et le cœur  et les sens ! Lorsque j’écoute ce petit marquis, il me vient en mémoire quelques vers de Paul Verlaine, sortis de son poème « Prière du matin »…

    Son gros rêve éveillé de lourdes rhétoriques,

    Spéculation creuse et calculs impuissants

    Ronflant et s'étirant en phrases pléthoriques.

    L’économiste Thomas Piketty a mis l’accent sur les « conneries » d’Emmanuel Macron en matière d’orientations économiques: « Il est quand même coresponsable d'un énorme fiasco de la politique économique", lâche-t-il. Et l'économiste de remonter aux débuts du quinquennat, lorsque la zone euro était agitée de graves convulsions. "Si la France retombe en récession en 2012-2013 avec l'ensemble de la zone euro, ce n'est pas pour un problème d'horaires d'ouverture de magasins ou de lignes de bus", ironise-t-il en référence à la fameuse loi Macron. Pour lui, "en 2011, 2012, 2013, on a tenté de réduire les déficits beaucoup trop vite en France et en zone euro, avec des augmentations d'impôts beaucoup trop massives ». Des choix regrettables, selon Thomas Piketty. « Sans la France et l'Allemagne, les choix budgétaires de 2012 auraient été différents », affirme-t-il. Or, « Macron dans tout ça, où est-ce qu'il était ? Il était secrétaire général adjoint de l'Elysée, principal conseiller économique de François Hollande. Après, il peut arriver trois ans plus tard en disant : 'Quand même, on n'a pas tout fait'… » Une allusion à une grande interview donnée le 6 janvier au Monde par Emmanuel Macron, titrée : « On n'a pas tout fait pour l'emploi », dans laquelle le ministre de l'Economie en appelle à de nouvelles réformes. Conclusion de l'économiste : « Si, on a fait des grosses conneries ! » Macron veut s’affranchir des réformes qu’il a inspirées ou menées tout en voulant les poursuivre. Rappelons qu’il est associé à la suppression des heures supplémentaires défiscalisées alors que, dans ses lois Macron, il a introduit la défiscalisation des actions gratuites attribuées en complément de salaires des cadres et des directions d’entreprises. Il a fait le choix de l’actionnariat contre le travail. Demain, s’il est élu, il supprimera l’ISF et augmentera la CSG.

    Les mageurs de son Après trois anciens ministres de la droite, après  Pierre Gattaz, Christine La garde nous apprenons les noms  de ses derniers soutiens dont encore une ancienne ministre d’Alain Juppé, Corinne Lepage, signataire d’une lettre contre la reconnaissance d’un état palestinien et étiqueté « écologiste de droite ». Elle avait déclaré : « Je ne me sens pas une femme de droite, déclare Corinne Lepage, mais je ne renie en aucune manière ma participation aux gouvernements d'Alain Juppé ». Elle ne sent pas de droite sans être de gauche tout en acceptant de participer à un gouvernement de droite. Elle a rejoint la candidature de François Bayrou en 2007. Elle navigue au centre avec une forte gite à droite. Vient s’ajouter  à la liste des soutiens un autre proche de François Bayrou : Jean-Marie Cavada qui, après une carrière journalistique, s’est reconverti dans la politique, tantôt avec Bayrou tantôt avec la Droite. Comme d’autres Corinne Lepage et Jean-Marie Cavada ont été recasés au Parlement européen qui est une sorte d’institution de transit pour les politiciens dans l’attente d’un nouveau mandat national ou d’un autre poste.  Ces deux derniers soutiens semblent chercher à revenir dans le jeu politique et ont mise Macron. Ils viennent donc s’ajouter à deux soutiens en Corse, Paul Giacobbi et Jean-Charles Orsucci. Dans le journal « Le Point », Ségolène Royal serait un soutien possible. «Macron est victime de jalousie entre mecs. Parce qu'il est brillant, jeune et beau, les autres le jalousent. Qu'est-ce qu'on dirait s'il s'agissait de rivalité de femmes entre elles ! » s'amuse en privé la ministre de l'Écologie. Elle récuse le procès en trahison que certains lui font. «  Si l'on devait éliminer tous les politiques qui trahissent, il ne resterait plus grand monde  », plaide-t-elle. La rumeur a même annoncé le soutien possible de François Hollande, avant que ce ne soit démenti par l’entourage de ce dernier. N’est-ce pas lui qui l’a mis dans les pattes de Manuel Valls ?

    Sur l’île, on appelle ceux qui changent de camp par intérêt « I brinnaghji », les mangeurs de son. Avec les candidatures de Marine Le Pen, de François Fillon et d’Emmanuel Macron, i brinnaghji font leur marché en fonction des sondages et de leurs ambitions. Ils choisissent les candidats de l’instrumentalisation de la peur et ceux de l’ultralibéralisme dont la propagande est assurée par les chiens de garde et les officines de sondage. Ils voient dans la présidentielle la possibilité de se positionner à l’occasion des Régionales qui suivront. Certains tentent leur vatout pour des postes ministériels ou, en dernier recours, un mandat de député ou de sénateur, et en dernier recours celui de député européen. Et puis les postes ne manquent pas, ils se disent que, de toute façon, ils obtiendront quelque chose en se mettant derrière les favoris des média à la course présidentielle.

    Une campagne électorale ne doit plus être un jeu de dupes. Elle doit se faire sur des programmes clairs et non pas sur des promesses imprécises et les peurs. Elle ne doit pas profiter de l’anxiété ambiante entretenue par les média et la classe politique dominante. Et lorsqu’il faut choisir des élus, comment croire encore à des brinnaghji, des mangeurs de son  près à n’importe quelle alliance pour rester dans le jeu politique ?

    La pulitichella est la propre des brinnaghji, des mangeurs de son, de  celles et ceux qui veulent soumettre à l’ordre ultralibéral et entretiennent la crise économique. Manca alternativa a choisi la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon et, après les élections présidentielles, la « Corse insoumise » à l’occasion des élections législatives.

    Rejoignez la Corse insoumise pour sortir de la politicaccia, de la sale politique et rendre la noblesse à ce mot qui n’est pas que la pratique du pouvoir et de ses luttes partisanes. Ce n’est pas que la gestion de ce même pouvoir qui ferait abandonner les valeurs de la gauche pour les trahir. La politique renvoie à la constitution, à la structure et le fonctionnement d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. Au-delà des calculs de carrières politiques, il s’agit de l’intérêt général qui doit faire l’objet de débats démocratiques et qui ne peut être mis entre les mains d’un seul homme prétendu « providentiel » auquel se raccrochent les mangeurs de son.

    Les mageurs de son La France et la Corse ont besoin d’avancées sociales et, pour cela, il faudra résister à l’ordre ultralibéral de la mondialisation et sortir de la 5ème république « bananière » et « monarchique » par une réforme constitutionnelle. C’est le sens de « l’insoumission » face à une fatalité fabriquée que l’on veut nous imposer. Seul le candidat Jean-Luc Mélenchon est clair sur ces points essentiels. Il ne s’érige pas en incarnation de la France et promet immédiatement une « constituante » pour une 6ème république plus démocratique et plus sociale. Il propose la rupture avec une politique d’austérité qui enrichit les plus riches et appauvrit les autres. Il s’agit de sortir d’un système de gestion comptable dans lequel les technocrates dictent l’action des élus. Il s’agit de construire une Europe des peuples et non pas de la Finance internationale.

    Pidone

     

     

    Google Bookmarks

    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires