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  •  Vieux bouquin (1977) mais d'une redoutable actualité

     

    Depuis lors les multinationales se sont goinfrées copieusement sur le dos de la Sécurité sociale et des patients.

    L'industrie doit être au service exclusif des besoins en santé des populations du pays.

    Disons basta.

    Comme toutes les mafie celle du médicament doit être frappée au portefeuille et l'industrie pharmaceutique doit être nationalisée sous le contrôle des salariés et des professionnels de santé.

     

    Signer et faire signer

    la pétition lancée par un collectif de citoyens de Corse et de la Provence alpes Côte d'Azur

    Ici  : http://chng.it/zLggrCDyRP

     

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  • « Trop intelligents, trop subtils, trop techniques »

     

    Tout le monde se souvient de cette stupéfiante sortie de Gilles Legendre, président du groupe parlementaire LREM à l'Assemblée nationale, à la suite du mouvement des « gilets jaunes ».Oui, semble -t-il confesser et s'excuser par cet extravagant propos, ils (c'est-à-dire M. Macron, son gouvernement et les députés LREM) ont été trop intelligents, trop subtils, trop techniques, et ainsi ils n'auraient pas intégré dans leurs têtes de Grands penseurs que les citoyens français n'avaient pas un cerveau assez développé pour apprécier à sa juste valeur tout ce que l'élite de la LREM faisait de bon pour eux.

    Mais dans les faits : ils sont tellement INTELLIGENTS qu'ils ont été incapables de comprendre ce qu'est un virus respiratoire du type coronavirus avec son terrible pouvoir de malfaisance.

    Ils sont tellement SUBTILS qu'ils ont été incapables de comprendre que les virus se moquent des frontières.

    Ils sont tellement TECHNIQUES qu'ils ont été incapables de faire le compte des masques disponibles par une soustraction simple : 1.000.000.000 masques environ supposés disponibles – 100.000.000 masques environ réellement présents = environ 900.000.000 masques « partis en fumée... », supprimés en fait sur décision du précédent gouvernement.

    Trop intelligents, trop subtil, trop techniques ?

    NON ! Seulement trop INCAPABLES.

    Mais cela n'est peut-être pas rédhibitoire.

    Un espoir se fait jour à la suite de l 'intervention télévisée solennelle de M. Macron, autoproclamé « chef de guerre » (sans doute n'a-t-il jamais vraiment connu ce qu'est une véritable guerre).

    Il nous affirme qu'il y avait « un avant le coronavirus » mais qu'il y aurait « un après le coronavirus ».

    Comment interpréter ce message ?

    Première hypothèse : il veut peut-être simplement nous dire que le coronavirus va finir par disparaître lui aussi, une fois ses dégâts réalisés, comme ce fut le cas dans l'Histoire avec les épidémies de peste ou celle de la grippe espagnole. Les morts pleurés, les malades soignés, la vie va continuer. Merci... On s'en doutait !

    Très sincèrement, cette hypothèse ne nous semble pas celle qu'il devrait ou va retenir.

    Deuxième hypothèse :  il veut peut-être nous dire qu'une fois la crise sanitaire derrière nous, il va en tirer des leçons et ne plus gouverner comme auparavant.

    Là, cela devient plus intéressant ! Mais que veut-il dire exactement ?

    Peut-être, le président, son gouvernement et ses députés vont-ils utiliser leur « trop d'intelligence », leur « trop de subtilité » et leur « trop de technicité » d'une façon différente ?

    Notamment respectueuse véritablement de l'opposition parlementaire et à l'écoute sérieuse de ses propositions et amendements pour édicter les lois.

    Notamment à l'écoute des difficultés de la population qui remontent par l'intermédiaire des syndicats, des grandes associations sociales actives sur le terrain et leur prise en compte dans un esprit d'intérêt général.,

    Par exemple, en entendant enfin les demandes des médecins hospitaliers, urgentistes en particulier, des infirmières et infirmiers, des aides-soignantes et aides- soignants, des personnels des EHPAD et en prenant les mesures adéquates.

    Notamment par la remise en débat du projet de réforme des retraites, non pour l'abandonner mais pour le reprendre sur des bases nouvelles et l'améliorer dans l'esprit de notre système actuel. Mais pour cela il faudra être capable d'entendre les propositions avancées par des partis politiques, des grands syndicats, des associations sociales citoyennes qui, contrairement à ce que l'on dit, hélas trop souvent, ne proposent pas rien.

    Notamment ... etc, !  On pourrait dresser une longue liste mais la lecture en semblerait fastidieuse.

    Franchement, cette hypothèse là nous conviendrait.

    Mais on ne peut malheureusement écarter une troisième hypothèse : et si cet « après le coronavirus » se traduisait par encore plus de mesures antisociales, dans un but précis et sous prétexte de remettre en route l'économie. Exemples : allongement de la durée de la semaine de travail, ou gel du point d'indice et de toute augmentation de salaire, ou encore création d'un nouvel impôt (sorte, peut-être de   contribution citoyenne », ça passe mieux), un « impôt de guerre » puisque parait-il, nous aurions été en guerre...

    Les économistes proches du pouvoir ne sont pas hélas en manque d'imagination. Depuis 2017, ils nous l'ont largement prouvé. Et le MEDEF a déjà des propositions pour la suite.

    N'oublions pas l'Histoire. Après la Seconde Guerre Mondiale, une vraie guerre celle-là, en 1945 et 1946 les mineurs furent appelés aussi des « héros » gagnant « la bataille du charbon ». Ils travaillèrent bénévolement même les samedis et dimanches (Tiens ! Cela ne vous rappelle rien ?). Ils reçurent en 1946 le juste retour de leurs efforts grâce à des droits nouveaux. Mais en 1947 : retour à l'ordre, et les « héros » d'hier se retrouvèrent face à l'armée envoyée par le ministre socialiste Jules Moch. Une dizaine de morts, des centaines de blessés, des milliers d'arrestations.

    Certes les droits acquis les années précédentes ne furent pas tous repris aux mineurs mais leur vie redevint très difficile.

    En réalité le débat va se résumer à une alternative simple :

    « après le coronavirus », la nouvelle gestion économique, sociale et écologique se fera-t-elle selon le principe de l'intérêt général ou selon  celui de certains intérêts particuliers, notamment des actionnaires soucieux de leurs dividendes.

    Si l'intérêt général est retenu, alors il nous faudra proposer, argumenter, négocier véritablement et si nécessaire faire pression pour avancer positivement.

    Si, en revanche, tout continue comme « avant le coronavirus », au bénéfice de l'intérêt particulier de quelques « premiers de cordée », alors il nous faudra redoubler d'efforts et nous mobiliser pour imposer un vrai changement par le rapport de force.

    Allez ! Soyons positifs et misons sur « le trop d 'intelligence, de subtilité et de technicité » investi dans le sens du progrès et de la justice sociale. A suivre...    

    Ecrit le 16 avril 2020,

     

     

    « Premiers de cordée » et « Transparents de la République »

     (suite)

    M. Macron, président de la République, s'est à nouveau adressé aux Français le 13 avril 2020. Il a annoncé un certain nombre de décisions. La première : le retour progressif à une vie sociale et économique assouplie à partir du 11 mai. A cela s'ajoute une série de mesures de soutien aux populations les plus impactées. C'est positif, si l'intendance suit.

    Mais deux autres points méritent notre attention.

    Le premier est que cette fois, le « généralissime » a perdu de sa superbe. Finies les déclarations martiales. Retour, ou plutôt apparition d'une certaine humilité : « Sachons nous réinventer, moi le premier». Suivant à son tour le « chemin de Damas », il découvre qu'existent aussi, à côté des « premiers de cordée », des millions de personnes que notre si cher « Grand corps malade » a appelé « les transparents de la République », expression somptueuse et tragique à la fois.

    Oui, ces « transparents de la République » ont démontré combien ils étaient « intelligents, subtils et techniques ». Devant l'impréparation et face à la situation, ils ont lutté, ils ont inventé, ils ont adapté (même des masques de plongée en masques respiratoires...)

    Les soignants, les caissières, les chauffeurs, les enseignants, les pompiers, les éboueurs et tant d'autres ont tenu le choc et ont assuré.

    Les Français ne s'y sont pas trompés. Ils les honorent et les remercient chaque soir à 20 heures, tandis qu'au même moment, sur les antennes, la basse-cour médiatique caquète, caquète, caquète...

    Le second point ensuite :  une nouvelle expression présidentielle est apparue, « le monde d'après ».

    Ainsi, après « le nouveau monde » de 2017, voici « le monde d'après » de 2020. Tant mieux si cela se révèle vrai. Mais hélas, nous avons déjà et vite fait l'expérience d'un « nouveau monde » qui n'avait rien à envier à « l'ancien monde ».

    Alors, on voudrait y croire, d'autant que le président nous l'a promis : « Nous retrouverons les jours heureux ». Il est de certaines phrases comme de certaines images :  subliminales. Mais aucun doute, il n'y a pas à s'y tromper, celle-ci est une allusion directe, mûrement réfléchie, au titre du magnifique programme du Conseil National de La Résistance en 1945. Ce programme qui donnera naissance à la Sécurité sociale et à tant d'autres avancées sociales et démocratiques.

    Chiche !

    Mais naturellement, on reste circonspect, prudent, on s'interroge.

    Une chose, en revanche, est sûre et certaine : si l'on veut un véritable « monde d'après », l'Histoire nous rappelle que les tenants du « monde d'avant » ne sont pas facilement prêts à en changer.

    Alors il nous faudra lutter pour l'obtenir.

     

    Jean et Juliette Alesandri

     

    Le 18 avril 2020

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