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    Ensemble réagissons 

    La colère populaire monte.

    Oui, elle monte dans tout le pays, y compris en Corse, région qui a le triste privilège d’être la plus pauvre de France.

    Cette colère est légitime. Il y a de quoi.

    Le pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants du pays stagne, voire baisse.

    La hausse du prix des carburants vient encore plus charger la bête. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

    Une politique au service exclusif des plus riches

    Mais soyons clairs. Cette hausse qui succède à de nombreuses autres hausses (gaz, électricité, mutuelles, loyers, etc.), n’est pas due au hasard. Elle s’inscrit dans la logique du Capital, celle des politiques menées depuis plusieurs années par les différents gouvernements successifs, y compris par des gens qui se réclamaient sans rire de la gauche. Ces politiques sont imposées par les marchés financiers, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. C’est là que réside la source de tous nos problèmes.

    Il faut dire ava basta

    Il faut imposer une nouvelle politique économique, sociale et écologique plus conforme aux intérêts de la grande majorité de la population du pays. Oui l’imposer. Tout est question de rapport de force. Cela suppose un vaste mouvement de protestation contre l’ensemble des mesures antisociales et des contre-réformes du pouvoir macronien. Toute action ponctuelle, comme celle du 17 novembre prochain, est à prendre en compte, à condition de ne pas la considérer comme une fin en soi. Attention aux illusions qu’une telle action peut engendrer et aux tentatives de récupération que l’on constate déjà par des gens pour qui l’intérêt des travailleurs et des petites gens est le dernier de leurs soucis.

    Pour sa part Inseme à manca/Ensemble à gauche* soutiendra et participera aux actions pour de vraies solutions aux vrais problèmes posés. 

    * Inseme à manca est issu de la fusion de Manca alternativa et de la Corse insoumise

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    En voilà une nouvelle !

     

    Tambouille ou pas tambouille ?

     

     

     

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  • S’unir, agir ensemble pour une autre politique

     

     

    Tel était le thème développé  lors de la conférence de presse organisée par  Inseme à manca, mardi 29 octobre 2018, au Locu teatrale, à Ajaccio. Il faut d’emblée souligner que les organisateurs ont eu la redoutable tâche et le courage de tenir cette conférence, malgré la tempête qui se déchaînait au même moment sur la cité impériale. Une tempête d’une rare violence qui a peut-être découragée plusieurs media. Toutefois, il faut saluer le courage de la journaliste de France bleu qui a tenu à être présente.

    Une quinzaine de membres d’Inseme à manca ont eux aussi bravé la tempête pour participer à la conférence de presse. Rappelons qu’Inseme à manca est issu de la fusion de Manca alternativa et de la Corse insoumise qui avait soutenu la liste l’Avvene, a Corsica in cumune, lors des territoriales de décembre 2017, malgré l’opposition et les attaques injustifiées de Jean-Luc Mélenchon. Comme il est bon de rappeler – ce qu’ont fait les participants à la conférence – que Manca alternativa et la Corse insoumise s’étaient particulièrement investis dans la campagne de la présidentielle pour soutenir sans compter la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Comme disait un ami provençal « Fai de ben a Bertrand te le rende en caguant ».

    La conférence de presse a débuté par une intervention de Jacques Casamarta qui a évoqué la toute récente élection du sieur Bolsonaro, au poste de président du Brésil, homme d’extrême-droite, laudateur de la dictature militaire des années 1964-1985, raciste, homophobe, sexiste, homme de la grande bourgeoisie brésilienne et des multinationales nord-américaines, farouche partisan de Donald Trump. Tout un programme. Le fascisme s’abat sur le Brésil. C’est une menace pour toute l’Amérique latine. Ce qui est en train de se passer en Europe n’est guère plus reluisant, au regard de la situation dans des pays comme l’Italie, la Pologne, la Hongrie. La France n’est pas à l’abri. Alors attenzione.

    C’est Dylan Champeau, jeune militant d’Inseme à manca, qui a présenté l’introduction de la conférence.

    Que peut-on en retenir ?

     

    Dylan Champeau a évoqué en ces termes la situation actuelle du pays : « Emmanuel Macron, homme lige des marchés financiers et de la Troïka(FMI, Banque européenne, commission européenne), accessoirement président de la République française, a enfin tranché pour la composition du nouveau gouvernement. A la télévision, il en a profité pour se livrer à un exercice d’autocritique. Il a même poussé la chansonnette, en s’excusant auprès des Français, pour avoir tenu, parfois, des propos méprisants, blessants à l’égard du menu peuple, des retraités, des jeunes, des chômeurs. Mais en aucun moment notre Jupiter national n’a parlé d’infléchir sa politique sociale et économique qui fait tant de mal à la grande majorité de la population du pays. Les exemples sont nombreux : casse du code du travail, attaques contre les acquis sociaux, augmentation de la Csg, en particulier pour les retraités, augmentation du prix de l’essence, des tarifs du gaz, etc. Dans le même temps, on accorde de nouveaux avantages aux plus riches. Dans le même temps le chômage continue d’augmenter et le pouvoir d’achat du plus grand nombre stagne, mieux diminue. »

    La contre-réforme est en marche

    Et d’ajouter : «  On ne pourra pas dire que notre président a failli à ses engagements électoraux. Mieux, il mène toute une série de contre-réformes à un rythme jamais égalé sous la Ve République. Le meilleur de ces contre-réformes reste à venir : allocations chômages, retraites, Sécurité sociale et accélération des privatisations de tous nos biens communs : aéroports, barrages hydrauliques, gares Sncf, etc. On peut en mesurer les conséquences pour la Corse, région  déjà largement sinistrée socialement et économiquement ».

    La Corse championne de la pauvreté

    Dylan Champeau a ensuite montré que la Corse est championne de la pauvreté: " La Corse a le triste privilège d’être la région la plus pauvre de France, avec un taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes, avec des services publics souvent insuffisants et malmenés, notamment dans le domaine de la santé, avec des logements sociaux en deçà d’une forte demande, alors que la spéculation foncière et immobilière va bon train. On préfère investir dans le domaine de l’immobilier, si possible haut de gamme, ou dans des structures pharaoniques, genre hypermarchés à la périphérie d’Ajaccio, par exemple, dont l’utilité reste à démontrer, alors que les investissements productifs laissent à désirer. Il y a plus d’hypermarchés en Corse du Sud que dans la région marseillaise, avec une population dix fois moindre ! Au passage on peut s’interroger sur l’origine des capitaux investis. La question mérite d’être posée. »

    Et de poser la question : «  Alors que faire ? Doit-on seulement aboyer quand la caravane de la contre-réforme passe ? Ou encore se résigner et courber l’échine, comme le font, hélas des millions de Français depuis trop longtemps ? »

    Une seule alternative pour les forces de transformations sociales : s’unir

    Donc pour Inseme à manca : «  Il n’y pas d’autres alternatives pour les forces de transformation sociale que de s’unir - y compris au plan européen - et de mettre fin à des querelles partisanes et aux ego des uns et des autres. Sinon les conditions pour une situation à l’italienne risquent d’être remplies très rapidement. Avec pour conséquences, entres autres, la disparition de la vraie gauche et la montée des forces de la droite dure et de l’extrême droite. La bête immonde comme disait Bertolt Brecht n’est pas morte. N’ayons pas la mémoire courte.« S’unir donc », mais pas à n’importe quel prix, insiste Dylan Champeau, « S’unir sur la base de propositions crédibles, anticapitalistes, claires sur tous les problèmes, y compris sur les questions des migrants et du devenir de la Corse. S’unir pour reconquérir les couches sociales qui ont massivement déserté le camp du progrès social et de la démocratie, en se réfugiant par exemple dans l’abstention ou se jetant dans les bras du parti de la haine et de la peur, ou encore pour ce qui concerne notre île croire que la lutte sur des valeurs strictement identitaires apportera quelque salut à l’ensemble de la population.

    Des propositions concrètes, alternatives pour sortir la Corse de son sous-développement chronique

    Et Dylan Champeau de poursuivre : " Pour sa part  Inseme à manca, apportera toute sa contribution, afin de créer les conditions d’une refondation de la gauche, de la recrédibiliser auprès de milliers de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs qui s’en sont détournés à cause de pratiques politiques menées par des gens qui se prétendaient de gauche et dont on en mesure aujourd’hui les effets négatifs. Inseme à manca apportera son soutien aux luttes sociales qui ne manqueront pas de se développer dans les prochaines semaines pour s’opposer à toutes les mesures antisociales qui continuent à s’abattre sur la grande majorité de nos concitoyens. Elle mettra en débat public ses propositions pour une autre Corse, plus sociale, plus démocratique, dans les domaines sensibles comme par  exemple la création d’emplois utiles, la sauvegarde et l’amélioration des services publics, la revalorisation de l’agriculture corse – comment est-il acceptable d’importer massivement des tomates ? – l’exploitation maîtrisée de la forêt insulaire, avec la création d’emplois – une forêt entretenue coûte moins cher à la collectivité qu’une forêt laissée à l’abandon – une véritable politique du traitement des déchets, les logements sociaux, la promotion di a lingua nustrale, la lutte contre la spéculation foncière et immobilière et l’économie de la rente, la protection de l’environnement et la stricte application de la loi sur le littoral, trop souvent bafouée. La liste n’est pas exhaustive. »

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  •  Macron cède aux injonctions de Bruxelles et s'apprête à brader un pan entier de notre patrimoine national, nos centrales hydrauliques.

     

     Nous proposons un film réalisé par la FNME CGT, particulièrement éclairant, sans jeu de mots, sur la prochaine privatisation d'un des nos biens communs : nos centrales hydrauliques. Magnifiques cadeau aux multinationales, au détriment de l'intérêt général du pays. Merci qui ?

     

    Pour voir le film, cliquer sur le lien ci-dessous.

    https://www.mainbassesurlenergie.com/

     

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  • Quel rêve, hein, pour le pouvoir macronien, des bêtes. Ce serait plus simple

     

     

    Le pouvoir actuel, malgré toutes les péripéties qu’il connaît actuellement, entend poursuivre plus que jamais ses contre-réformes, au pas de charge. Il compte sur la désespérance, la passivité, la résignation de millions de Français, à la suite des politiques d’austérité et de régression sociales menées depuis des décennies par les gouvernements successifs, y compris  par ceux qui se réclamaient de la « gauche ». On pense plus particulièrement au « règne » de François Hollande. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. Comme Antigone, face au roi Creon, des voix s’élèvent pour dénoncer, s’opposer à la nocivité des mesures prises par Emmanuel Macron et son gouvernement. Ces voix, certes encore minoritaires, ont décidé d’entrer en résistance et d’en appeler à un élargissement de la protestation.

     

    Une première vague de grèves et manifestations s’est exprimée lors de la journée du 9 octobre, à l’appel de la Cgt, Fo, Sud, la Fsu et la Cgc. Des dizaines de milliers personnes ont battu le pavé des rues dans une centaine de villes.

    A Ajaccio, elles étaient plus de huit cents. Ce n’est qu’un début. Continuons le combat pour ouvrir d’autres perspectives que celle de l’austérité, ou encore de la haine et de la peur. C’est plus que jamais une nécessité. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Migrations :

    débat à gauche et ambiguïtés pour la France Insoumise

    Par Jacques Casamarta

     

     

    En Méditerranée ces dernières années des milliers de personnes ont perdu la vie et cette mer jadis carrefour des civilisations, est en train de devenir un vaste cimetière. 

    C’est dans ce contexte et avec la progression inquiétante dans la dernière période de l’extrême droite dans de nombreux pays européens, (l’Italie n’étant pas le seul exemple), que nous avons assisté à une offensive politique et médiatique de grande ampleur contre l’accueil des migrants. 

    C’est ainsi que de nombreux gouvernements européens, celui de la France compris, à l’unisson avec les directives européennes, ont rigidifié leurs positions. Ils ont traduit devant les tribunaux des militants solidaires, fermé ports et frontières à la solidarité, à l’Aquarius, bateau affrété par SOS méditerranée et qui navigue dans cette mer pour sauver des vies. Plus grave encore le pavillon a été retiré par Panama à l’Aquarius.

     Migrants : débats à gauche

    Mais depuis la fin de l’été dernier, le débat s’est aussi radicalisé dans une partie de la gauche. Des dissensions importantes se font jour fragilisant la cohésion et ouvrant une brèche pouvant conduire à crédibiliser le discours de l’extrême droite. C’est le reproche qui est fait à Sarah Wagenknecht ancienne élue du mouvement Die Linke en Allemagne et qui ce mois de septembre influencé par les idées populistes a créé son propre mouvement « Debout ». Une certaine presse l’a qualifié de gauche anti migrant, considérant que les immigrés menacent notre modèle social.  Djorje  Kuzmanovic responsable national de la France Insoumise et candidat sur sa liste aux prochaines élections européennes a emboité le pas, en relevant que le discours de la responsable allemande est de salubrité publique. Tout se passe comme si certains dans cette gauche anti libérale voulaient réviser les traditions internationalistes du mouvement ouvrier. Mais les propos heureusement ne convainquent pas et ont même de quoi inquiéter.

     Manifeste pour l’accueil des migrants

    Un élément vient de se produire et révèle au grand jour certaines ambigüités à gauche. Le refus par Jean Luc Mélenchon, les députés et les responsables de la FI, hormis la députée Clémentine Autain[i] de signer le « Manifeste pour l’accueil des migrants[ii] » initié par les rédactions de « Regards, Politis et Médiapart ».

    C’est à mon sens une faute politique, dans le contexte du moment et d’une extrême droite qui influence de plus en plus et les politiques européennes à l’égard des migrants, mais aussi de plus en plus les citoyens en véhiculant des préjugés négatifs et mensongers, comme par exemple :  « qu’on ne peut accueillir toute la misère du monde », ou encore  « Que nous sommes envahis et qu’ils sont plus nombreux chaque année », tentant ainsi de désigner les migrants comme boucs émissaires, et coupables idéaux,  alors que la proportion d’étrangers en France est quasiment stable depuis 80 ans, ce que révèle le réseau Ritimo dans son « petit guide de survie[iii] », pour répondre aux préjugés tenaces.

     Ce qui reste une évidence et que la gauche anti capitaliste a toujours dénoncé, c’est que  ces hommes et ces femmes, migrants ou réfugiés ne sont pas le fruit du hasard, que les causes en sont multiples et qu’il faut lutter contre l’indifférence[iv].

    -  Ils sont d’abord le résultat des guerres à répétition conduites sous l'égide de l'OTAN et des grandes puissances, (États Unis en tête) qui ont conduit au chaos politique, économique et social de très nombreux pays.  En effet, comment vivre dans son pays, sa ville ou son village quand ceux-ci ont été entièrement détruits et que même l'eau potable n'existe plus ?

    - Ils sont aussi  le résultat de politiques réactionnaires, dits « libéraux » d'appauvrissement des populations et menées sous l'égide des grandes puissances, de la banque mondiale, du FMI, de l'OMC et autres satellites du capitalisme financier. 

    - Enfin il faut aussi relever la responsabilité historique des politiques coloniales hier et du néocolonialisme aujourd'hui, du pillage sans vergogne des matières premières depuis des décennies, système qui perdure encore aujourd'hui en particulier pour ce qui concerne la France, en Afrique. 

     Il est évident que pour la gauche anti capitaliste il n'y a pas d'autres solutions que de combattre en toute clarté et avec la plus grande énergie cette injustice flagrante, ce capitalisme prédateur. Il est aussi essentiel de réclamer l'arrêt des combats, des guerres, la baisse des budgets militaires pour investir dans les biens communs. Il est juste de dire qu’à la force des armes, il faut substituer la force du dialogue, de l'intelligence et de la coopération. Il faut chercher la voie de la Paix. 

    Si la solution était militaire, nous le saurions depuis plus de 30 ans, que se multiplient les guerres et interventions de l'OTAN. C'est le chaos qui au contraire a été au rendez-vous.  Partout, en réponse au chaos, la barbarie a aussi progressé. 

     Le résultat nous crève les yeux et chaque jour la Méditerranée en porte témoignage.

    La solution doit être tout à la fois humanitaire et diplomatique pour inverser le cours dramatique actuel. Mais notre solidarité doit être sans faille pour les migrants ou autres réfugiés politiques,  parce que nous ne pouvons assister passivement à la noyade de dizaines de milliers de personnes en Méditerranée. Une situation dramatique qui perdure et s’aggrave même aujourd'hui avec l'arrivée de gouvernements d'extrême droite ou proches de l'extrême droite en Europe. La France a elle aussi durant la dernière période durci sa position. 

    C'est dans ce contexte politique assez défavorable et avec une Gauche anti capitaliste affaiblie, éclatée et divisée, que deux événements importants ces jours ci ont redonné du sens au combat anti raciste, et remobilisé le peuple de gauche.

    - Le premier est l’importante mobilisation qui s’est développée pour sauver l’Aquarius et demander que la France donne le pavillon français au bateau.

    Le second est le succès obtenu par le « Manifeste pour l'accueil des Migrants », qui en quelques jours  a obtenu plus de 45 000 signatures  de soutien et qui traduisent pour ma part deux choses : 

     1) Une grande inquiétude de nombreux citoyens  face à la montée en France et en Europe d'actes racistes et xénophobes, mais aussi l'arrivée au pouvoir de mouvements de la droite dure se réclamant du populisme et entérinant à l'image de la Hongrie hier et de l'Italie aujourd'hui des politiques brutales contre les Migrants. Une politique de fermeture et de rejet allant jusqu’à empêcher les associations de poursuivre leur action de sauvetage. 

     2) Face au marasme ambiant et au pessimisme politique á gauche, ce Manifeste a été perçu comme un « acte politique et morale », « un véritable succès populaire qui rappelle que la  question mérite mieux que les divisions partisanes[v] »  selon l’historien et directeur de la publication de Regards Roger Martelli.

    En fait, il a été perçu comme quelque chose de très positif, porteur de sens. Au-delà de la question des migrants, son succès montre une satisfaction, celle de voir la Gauche anti capitaliste reprendre l'initiative dans le combat antiraciste, pour la solidarité et l'égalité. 

     Aujourd'hui l’urgence est de sauver des vies humaines, elle est de notre responsabilité individuelle. Le Manifeste pour l'accueil des Migrants est une initiative salutaire et il y a longtemps que nous attendions cette ample réaction face aux racistes et autres militants d'extrême droite. Dommage que certains á Gauche, aient tenté d’en réduire et la portée et l’impact. Il faut massivement signer ce Manifeste, comme il faut massivement œuvrer pour que l'Aquarius demain puisse continuer à sauver des vies et naviguer sous pavillon Français en Méditerranée. Une méditerranée qui est, au fil des mois pour ne pas dire des années, devenue la route la plus dangereuse au monde.

    Comme en d'autres temps,  des familles fuient les guerres, les conflits et autres misères. Notre conscience d'être humain est aujourd'hui interpellée, engagée. 

    Je n'oublie pas qu'en 1916 et 1917 au cours de la première guerre mondiale, le peuple corse a su se mobiliser et accueillir sur son sol, dans les villes et villages près de 5000 migrants et réfugiés Serbes qui fuyaient les combats dévastateurs. 

    Ceci est l’histoire, à nous de relever les nouveaux défis sans faux fuyants.

     



    [i] Clémentine Autain membre du mouvement politique Ensemble et députée France Insoumise de Seine St Denis. Article https://www.liberation.fr/france/2018/10/05/immigration-clementine-autain-au-ban-des-insoumis_1683502

    [ii] Le « Manifeste pour l’accueil des migrants » initié par les rédactions de Regards, Politis et Mediapart http://www.regards.fr/politique/article/150-personnalites-signent-le-manifeste-pour-l-accueil-des-migrants

    [iii] Petit guide de survie. Répondre aux préjugés sur les migrants. Ritimo décembre 2016.  

    [iv] Article Agoravox https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/migrants-ne-laissons-pas-gagner-l-168738

    [v] http://www.regards.fr/politique/article/migrants-une-question-politique-et-morale-pas-un-micmac-partisan

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  • S’unir, lutter ensemble pour une autre politique sociale et économique

     

    Le pouvoir macronien semble avoir quelques problèmes de cohésion interne et de crédibilité auprès de la grande majorité des Français : Affaire Benalla, démissions  de plusieurs ministres dont le dernier en date, Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, chute constante dans les sondages de la côte d’amour d’Emmanuel Macron, petites phrases affligeantes et particulièrement méprisantes du locataire de l’Elysée à l’égard des petites gens et des chômeurs. Tous ces problèmes sont abondamment traités dans les media et sur  les réseaux sociaux lesquels se livrent à une surenchère de commentaires et autres spéculations sur le devenir du président de la République. D’aucuns même y voient une fin de règne prématurée. Tout ce tintouin ne saurait masquer une réalité : Macron reste à la tête de l’Etat comme le prévoit la Constitution. Et comme il le dit lui-même, étant élu par les Français – même d’une façon très relative – il continuera jusqu’au bout à mener sa politique d’austérité et de régression sociale dictée par la Troïka et les marchés financiers.  Les exemples sont nombreux : casse du code du travail, attaques contre les acquis sociaux, augmentation de la Csg, en particulier pour les retraités, augmentation du prix de l’essence, des tarifs du gaz, etc. Dans le même temps, on accorde de nouveaux avantages aux plus riches.

    On ne pourra pas dire que notre président a failli à ses engagements électoraux. Mieux, il mène toute une série de contre-réformes à un rythme jamais égalé sous la Ve République. Le meilleur de ces contre-réformes reste à venir : allocations chômages, retraites, Sécurité sociale et accélération des privatisations de tous nos biens communs : aéroports, barrages hydrauliques, gares Sncf, etc. On peut en mesurer les conséquences pour la Corse, région déjà largement sinistrée socialement et économiquement.

    Doit-on seulement aboyer quand la caravane de la contre-réforme passe ? Ou encore se résigner et courber l’échine, comme le font, hélas des millions de Français depuis trop longtemps ?

    Il n’y pas d’autres alternative pour les forces de transformation sociale que de s’unir, y compris au plan européen et de mettre fin à des querelles partisanes et aux ego des uns et des autres. Sinon les conditions pour une situation à l’italienne risquent d’être remplies très rapidement. Avec pour conséquences, entres autres, la disparition de la vraie gauche et la montée des forces de la droite dure et de l’extrême droite. La bête immonde comme disait Bertolt Brecht n’est pas morte et recommence à montrer sa tête.

    S’unir donc, sur la base de propositions crédibles, anticapitalistes, claires sur tous les problèmes, y compris sur la question des migrants. S’unir pour reconquérir les couches sociales qui ont massivement déserté le camp du progrès social et de la démocratie, en se réfugiant par exemple dans l’abstention ou se jetant dans les bras du parti de la haine et de la peur.

    Pour sa part  Inseme a manca apportera toute sa contribution, pour la Corse, pour créer les conditions d’une refondation de la gauche, de la recrédibiliser auprès de milliers de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs. Inseme a manca apportera son soutien aux luttes sociales qui ne manqueront pas de se développer dans les prochaines semaines pour s’opposer à toutes les mesures antisociales qui continuent à s’abattre sur la grande majorité de nos concitoyens. En particulier à la journée d’action du 9 octobre, organisée par la Cgt, FO, Sud, la Cgc et la Fsu. Inseme a manca sera présent, avec ses militants, amis et sympathisants, à

    la manifestation,

    à partir de 10h30,

    devant la gare d’Ajaccio.

     

     

     

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