•   Les comités de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, à la prochaine présidentielle,

    organisent une conférence de presse,

    mercredi 28 septembre 2016, à 11 heures,

    place Abbatucci,

    à Ajaccio.

    Au menu : Plus que jamais la candidature de Jean-Luc Mélenchon apparaît comme étant la seule , à gauche, à se prononcer contre les politiques d'austérité et de régression sociale que nous subissons depuis des décennies, y compris en Corse et à proposer une véritable alternative . François Hollande et ses gouvernements, dits socialistes, ont une lourde responsabilité dans les effets de ces politiques.

    Manca alternativa soutien pleinement cette initiative

     

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  • GAZA … Il faut en parler

     

    Briser le blocus de Gaza

     

    GAZA … Il faut en parler, c’est ces mots qui reviennent après chaque évocation émue de Christiane Hessel, veuve de Stéphane Hessel, de ces femmes arrivées à Ajaccio sur le voilier « Zaytouna » à 1h30 du matin, le lundi 19 septembre 2016.

    Transies, fatiguées, elles ont affronté une mer déchainée au départ de Barcelone pour une première escale à Ajaccio. Qu’à cela ne tienne, la force de l’action qui les porte transcende leur visage où les sourires sont là. L’association Corsica Palestina a organisé leur accueil sur l’île, aidée par des membres d’autres associations, dont Per a Pace, APTC, Utopia Diriti Paisanu, … Corsica Palestina est très active en Corse. Créée en 2009, son objectif, entre autres, est d’aider à l’instauration d’une paix juste et durable, avec la création d’un état palestinien sur les bases de la résolution de l’ONU de 1967. Elle s’attache également à développer des liens culturels et d’échanges et s’emploie au quotidien à informer le plus largement possible sur la situation en Palestine.

    Un vrai soutien pour cette traversée qui sera longue où le mouvement des vagues alimentera l’espoir de briser ce blocus mis en place depuis plus de 9 ans qui épuise et anéantit toute une population.

     Cette action de femmes, d’horizons divers et de différentes nationalités, s’inscrit dans le projet « Flottilles de la liberté » qui depuis 2008 voit des bateaux du monde entier tenter de briser le blocus maritime israélien. Pour marquer leur solidarité avec les femmes palestiniennes et le peuple palestinien, pour dénoncer le blocus intolérable qui fait de Gaza une prison à ciel ouvert, pour alerter sur une situation où les gazaouis, enfants, femmes, hommes n’ont plus accès à l’eau potable, où les besoins vitaux ne sont quasiment plus assurés, pour un territoire qui selon une alerte lancée par les Nations Unies sera inhabitable d’ici 4 ans si rien ne change…Pour tout cela une quinzaine de femmes originaires des Etats Unis, de la Norvège, d’Irlande, de Nouvelle Zélande, d’Afrique du Sud, de Malaisie, de Suède,…, se sont engagées avec force et détermination.

    Briser le blocus de Gaza

    C’est deux bateaux qui devaient partir de Barcelone, ville jumelée avec Gaza, le Amal (« espoir » en arabe) et Zaitouna (« olive ») pour la bande de Gaza. Seul le Zaitouna a pu arriver sur nos côtes, le Amal restant à quai en Espagne pour une avarie. Les deux voiliers se rejoindront ensuite. « Une action de femmes, envers d’autres femmes en Palestine » précise Claude Léostic, la présidente de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui souligne la diversité des parcours. Les mondes du spectacle, de la politique, de l’enseignement,…, parmi elles, Mairead Maguire, prix Nobel de la Paix, Naomi Wallace, auteure américaine de pièces de théâtre, la parlementaire néozélandaise Marama Davidson, la Norvégienne Gerd von der Lippe, écrivaine et ancienne star sportive, Eva Manly, réalisatrice de documentaires et photographe, l’universitaire Marilyn Porter, la députée suppléante suédoise Jeannette Escanilla, Ann Wright, colonel de l’armée américaine à la retraite et ancienne diplomate qui a démissionné en 2003 en opposition à l’invasion de l’Irak…réunis dans un petit habitacle, solidaires.

    Du courage et beaucoup de forces vraiment mais elles ne sous estiment pas leur peur, légitime, conscientes qu’elles seront interceptées avant leur arrivée, dans quelles conditions ?

    GAZA … Il faut en parler, tous les jours et sans relâche. Participer aux initiatives, relayer l’information.

    Lundi soir sur les quais d’Ajaccio, un beau moment de fraternité et d’échange animé par le groupe Alte Voce a permis de resserrer les liens et les engagements pour Gaza et pour la Palestine dans son ensemble.

    Mardi matin 20 septembre, Le Zaytouna est reparti gonflé des messages délivrés par tous les amis présents, à toutes ces femmes courages de Gaza qui vivent et assurent le quotidien d’une famille, coûte que coûte,  via d’autres femmes qui mettent leur liberté au service de la Palestine.   

    Pascale Larenaudie

    Manca Alternativa/Ensemble

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  • Le quotidien des gens, c'est la question sociale et la question écologique

     

    Nous publions une interview de Jean-Luc Mélenchon parue dans les colonnes du journal l'Humanité.

    Alstom, loi travail... l'actualité sociale reprend le dessus. Comment éviter la surenchère identitaire qui a marqué l'été?

    JLM.  La question identitaire est une diversion. C'est une vieille ruse des importants. Le quotidien des gens, c'est la question sociale et la question écologique. Notre tâche consiste donc à ramener ces questions dans l'appétit des premiers concernés. Car, alors, quelle que soit l'entrée, on arrive au même point : la défense de l'intérêt général humain se confronte soit à la cupidité de l'intérêt capitaliste, soit à la logique anti-écologique de la politique dite de l'offre. Face au mur médiatique, je crains que nous ne soyons obligés d'introduire ces grandes questions par effraction pendant toute la campagne.

    Vous dites, dans votre livre le choix de l'insoumission (seuil, 18 euros), avoir tourné le dos à la stratégie qui consiste à rassembler la gauche de  "Macron à Mélenchon ". Qu'en est-il de la gauche en rupture avec la ligne gouvernementale ?

    JLM.  Le ras-semblement de la « gauche » empêcherait le peuple de se fédérer. À la première réunion de la fameuse primaire de la gauche, il y avait au premier rang madame Cosse. Dix jours après, elle était au gouvernement. Ce n'est pas un fait individuel, cela révèle une ligne politique. Que me demande-t-on ? Unir « l'opposition de gauche » ? Mais ils ont déjà dit non aux élections locales ! Par conséquent, je dis aux camarades : « il n'y a pas de raccourci ». Il faut gagner ses galons soi-même. Aujourd'hui, les frondeurs au PS et chez les Verts sont engagés dans des primaires internes. À la sortie, des centaines de milliers de gens qui ont confiance en eux et qui pensent changer la donne avec eux seront orphelins. Mais pas abandonnés. Pour les gens qui veulent la VIe République, une autre répartition entre le capital et le travail et la planification écologique, ma candidature sera leur point d'appui. C'est ça qui change tout.

    « Le programme s'appellera l'avenir en commun ! », avez-vous déclaré lors de la fête de l'Humanité. 2017 se présente dans une configuration différente de 2012. Le Fn a marqué des points...

    JLM. En 2012, on aurait pu dire: pour vaincre Sarkozy, mieux vaudrait un candidat unique. On ne l'a pas fait. Pourquoi? On se disait: telle qu'est devenue la social-démocratie européenne, tels que sont les traités européens, François Hollande ne fera jamais ce qu'il promet. Cet homme, en mentant et en trahissant la parole donnée, a désorienté des millions de gens qui ne savent plus ce que veulent dire gauche et droite. Dans cette faille, le FN s'est faufilé. L'autre cause, c'est notre incapacité à apparaître comme une alternative. Il faut y répondre. Comment ? Primo, assez de cartels de partis. Les alliances et les combines de terrain, le refus obstiné de label commun aux élections, la privatisation du sigle Front de gauche nous ont fait énormément de tort. Je propose un mouvement dans lequel les gens peuvent individuellement prendre leur part, comme ils veulent. Je n'ai pas dit qu'il faut dissoudre les partis, je dis : créons un mouvement. La continuité, c'est le programme l'Humain d'abord. On ne peut pas repartir de rien. Ce n'est pas le choix qu'a fait le PCF. Je le respecte. Mais je ne me résigne pas. J'organise une campagne qui vise à fédérer le peuple. Les communistes y sont déjà engagés par milliers et ils sont les bienvenus.

    En reprochant, la semaine dernière, au secrétaire national du Pcf, Pierre Laurent, de faire du « trotskisme des années 70 », ne versez-vous pas dans la polémique inutile ?

    JLM. Il s'agit ici d'un propos de couloir rapporté contre mon gré (prononcé à la Fête de l'Humanité, devant les micros de BFMTV, France 5, i-Télé, LCP et C8 ­ NDLR). De leur côté, les porte-parole du PCF me dénigrent sans relâche depuis sept mois. Je n'ai jamais répondu. Un fossé a été creusé. Mais notre divergence est politique. Le PCF a voulu les primaires de toute la gauche, cela n'avait pas de sens. La vie a tranché. La vérité, c'est que la direction communiste a pris sa décision depuis longtemps de ne pas me soutenir. Le 5 novembre (date de la conférence nationale du PCF ­ NDLR), le PCF ira de son côté. Le seul résultat de sa campagne aura été de me rendre la tâche plus difficile. Mais d'autres communistes m'ont aidé de toutes leurs forces. Le bilan reste positif.

    Les communistes soulèvent le problème de la multiplicité des candidatures à gauche...

    JLM. La direction communiste embrouille tout. Certes, il y a une pluralité de candidatures, mais à l'intérieur de primaires, à l'intérieur de partis. À la fin, il y aura un seul candidat socialiste, un seul candidat écologiste, et une candidature, la mienne, à la suite de 2012. Ce sera donc la même situation qu'en 2012. Sauf que je m'y trouve infiniment plus fort au départ qu'alors! Mettre au pied du mur des candidats internes à la primaire d'un autre parti ne mène nulle part. Voilà pourquoi j'ai parlé de « trotskisme des années 70 ». Où est l'offense? Je rappelle que j'ai été trotskiste, et que le trotskisme est un communisme. Pour apaiser, on va dire: la stratégie de la mise au pied du mur est en échec depuis soixante-dix ans.

    LE « BOBARD » DES PARRAINS FN. Nouvelle manoeuvre au FN pour se parer d'atours démocratiques: plusieurs de ses dirigeants se sont dits prêts à parrainer la candidature de Jean-Luc Mélenchon « s'il en a besoin ». Un « bobard (qui) permet de reprendre pour la énième fois la thèse de la "porosité" de nos électorats » et   « une louche de plus pour servir la soupe de la dédiabolisation du FN », dénonce Jean-Luc Mélenchon sur Facebook, s'en prenant aussi à ses potentiels partenaires: « Ils (les journalistes ­ NDLR) n'iront pas non plus demander à ceux qui bloquent les signatures s'ils ne se sentent pas honteux de permettre ainsi au FN de se donner à si peu de frais des mines de démocrate? »

    Certains vous reprochent de trop vous focaliser sur la question de la nation, avec la formalisation d'un « nouvel indépendantisme français ». Que leur répondez-vous ?

    JLM. La nation est un mot qui appartient au camp progressiste. Il a été récupéré par la droite. J'appelle donc à une réflexion sérieuse et non pulsionnelle. En France, c'est la République qui fonde la nation, et non l'inverse. La nation fait partie de la stratégie révolutionnaire que je défends en tant que cadre dans lequel s'exerce la démocratie et comme point d'appui de la volonté populaire. Une certaine gauche est en panne de réflexion, elle ne tient aucun compte de la nature du capitalisme financier international, ni des points d'appui que sont l'ONU ou l'OIT, des organisations fondées sur les nations.

    «Une certaine gauche est en panne de réflexion, elle ne tient aucun compte de la nature du capitalisme financier international.»

    JLM. Je suis prêt à participer à tout débat théorique. La stratégie de la Constituante, qui est le moment où se combinent la formation du peuple en tant qu'acteur politique et la refondation de la nation, mérite mieux que des procès d'intention.

    Vous évoquez également dans votre livre la question des réfugiés. Vous invitez à « partir d'objectifs et de méthodes de travail rationnels », puisque, dites-vous, « là-dessus on peut s'accorder ». Quels sont-ils ?

    JLM. Notre tradition internationaliste interdit de se réjouir de l'émigration. Le plus souvent, il s'agit d'ailleurs des êtres les plus jeunes, les plus dynamiques et les mieux formés qui quittent leur pays. Personne ne peut non plus accepter les ignobles trafics auxquels cela donne lieu, ni les conditions dans lesquelles les gens sont accueillis. Il faut agir sur les causes du départ : la guerre, les traités inégaux et un modèle d'agriculture productiviste qui vide les campagnes. Les trafics, nous pouvons les combattre, non en payant des pays comme la Turquie, ou la France pour qu'elle garde la frontière anglaise. C'est pourquoi je dis si les gens à Calais veulent aller en Angleterre, il faut les laisser passer. Enfin, l'accueil, ça ne peut pas être la jungle, le modèle, c'est plutôt Grande-Synthe (commune du Nord en pointe dans l'accueil des réfugiés ­ NDLR). S'agissant des travailleurs détachés, le mode d'expression oral qui était le mien fait que l'on n'a pas entendu les guillemets (dans ses propos rapportés par le Monde au Parlement européen, le 5 juillet ­ NDLR). Cela m'a valu un déchaînement politicien. Mais ceux-là ont oublié de dénoncer le FN, le PS et les Verts qui ont pourtant voté la nouvelle directive prévoyant que le régime social reste celui du pays d'origine, c'est-à-dire confirmant le dumping social dans toute l'Europe. Sur l'émigration, mes positions sont donc claires, et elles correspondent à la tradition jaurésienne.

    Il y aura une convention des insoumis, les 15 et 16 octobre. Quel en est l'objectif ?

    JLM. Nous sommes en retard par rapport à 2011, où j'ai présenté le programme sur la scène de la Fête de l'Humanité. Cependant, nous n'avons pas perdu de temps. La discussion sur le programme a été ouverte en même temps que ma proposition de candidature, il y a eu trois mille contributions, nous avons fait l'audition d'experts, visible en ligne. Puis celle des groupes politiques qui ont rejoint la campagne sur la base d'un pacte simple: la présidentielle et les législatives, c'est la même campagne, le même programme! Il faut maintenant que le document entre dans un débat de masse. La convention va transmettre ce document au peuple tout entier pour en débattre. À partir de cette étape, des livrets spécialisés vont être mis en route, sur l'agriculture, l'espace, l'éducation, etc. C'est la phase suivante, avec les ateliers législatifs dont le but est de transformer en textes de loi cette matière. Pour moi, la convention permettra de donner à voir, pendant le chaos politicien des primaires, les préoccupations populaires. Ce n'est pas un congrès, nous ne fondons pas un parti! C'est un cadre de travail, tout comme le mouvement la France insoumise lui-même.

    Quelles seront les principales novations programmatiques par rapport à 2012?

    JLM. Beaucoup de choses ont été affinées. Mais on retrouvera l'organisation des chapitres de l'Humain d'abord, avec deux de plus qui portent sur la logique du progrès humain, et de la France aux frontières de l'humanité, introduisant les questions de la mer, de l'espace et du virtuel, trois secteurs dans lesquels l'investissement d'État peut relancer une activité écologiquement responsable. Mais on ne va pas réinventer un programme à chaque élection. Les fondamentaux du programme l'Humain d'abord sont à l'ordre du jour pour au moins vingt ans, parce qu'ils correspondent à des tâches historiques que le peuple français doit accomplir: changer sa Constitution et les processus de production et d'échange, organiser un partage massif de la richesse, récupérer son indépendance.

     

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    Pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon

     

     Nous continuons à publier diverses contributions dans le cadre des prochaines élections présidentielle et législatives. La dernière en date est proposée par Manca alternativa/Ensemble Corse.

    Nous passerons sur l’analyse de la situation économique, sociale et politique du pays. De nombreux textes ont été publiés par Ensemble sur ce thème. Nous les partageons pleinement.

    Oui, les divers gouvernements dits de gauche ont totalement trahi les électeurs qui ont porté au pouvoir le candidat François Hollande, en 2012. Ces gouvernements et le président de la république n’ont pas attendu 2 ans, comme en 1981, pour tourner casaque. La transition s’est faite à peine les élections terminées. Les conséquences des politiques d’austérité et de régression sociale, menées depuis lors, se sont faites vite sentir sur de larges couches de la population, en particulier en Corse.

    Ce qui nous préoccupe dans l’état actuel des choses et dans une situation caractérisée par une aggravation de la crise, la montée de l’obscurantisme, les  attentats d’extrémistes islamistes, l’immigration et l’abusive utilisation de la peur et de la haine par la droite, le Front national et même une partie de la « gauche », c’est la manière de préparer l’avenir. C’est comment résister à ce qu’on appelle la « droitisation » de la société française. C’est comment soutenir les mouvements sociaux et ouvrir de nouvelles perspectives, recréer de nouvelles espérances. C’est aussi préparer dès maintenant les prochaines élections présidentielle et législatives. Le calendrier nous l’impose, de même nos institutions. Sous-estimer ces élections serait suicidaire.

    Le syndrome italien nous menace

    Sur toutes ces questions, il y a débat au sein d’Ensemble. Et c’est tant mieux. Ce débat, pas toujours amical et serein, se déroule dans un contexte particulièrement dangereux pour la vraie gauche. Le « syndrome italien » nous menace, c’est-à-dire une possible disparition pure et simple de celle-ci dans le paysage politique du pays. Il est grand temps de se ressaisir et d’agir. Si l’impatience n’est pas une vertu révolutionnaire, l’attente quant à elle peut s’avérer mortelle. Il est bon de citer de nouveau l’excellent livre de Dino Buzzati : « Le désert des Tartares ». A force d’attendre, le héros principal finit par mourir.

    Il est incompréhensible que notre organisation traîne les pieds, à l’instar du Parti communiste. Qu’attend-on ? Que le Parti socialiste redevienne un parti de gauche ? Lui qui a été le principal fossoyeur de la gauche. Qu’on revienne au temps de l’union de la gauche ou de la gauche plurielle ? Que les frondeurs et les écologistes se prononcent enfin pour une véritable rupture avec le système ? Eux qui ont participé aux différents gouvernements dits socialistes.

    Que l’on se souvienne de la dynamique politique créée autour et à partir de la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012. Que l’on se souvienne de l’espoir et la dignité retrouvée pour des millions de Français, à l’occasion de la campagne.

    Aujourd’hui, pour qui côtoie les gens, il est de plus en plus perceptible que la désespérance et l’exaspération gagnent des couches de plus en plus larges des électeurs de gauche et au-delà. Ces derniers n’ont plus envie de se faire gruger une nouvelle fois, au nom du vote utile et du barrage à la droite. Comme ils n’ont plus envie de voir les appareils composant le Front de gauche se déchirer. Ce sentiment nous l’avons rencontré de nombreuses fois, y compris lors de la Fête de l’Humanité. Soyons vigilants au risque de voir une grande majorité de ces électeurs se réfugier dans l’abstention ou pire voter pour le Front national.

    Pour ce qui concerne Manca alternativa et en tenant compte de la situation actuelle, nous réitérons plus que jamais notre engagement pris en juillet dernier, à savoir notre soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

    Pourquoi une telle réaffirmation ?

    Un candidat de rupture et de transformation sociale et politique

    Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat déclaré qui se prononce clairement pour une rupture avec les politiques d’austérité et de régression sociale menées par François Hollande et ses différents gouvernements. Sans aucune ambiguïté.

    Que proposent les Montebourg, Hamon et tutti quanti ? Rien de bien transcendantal. Tout au plus quelques aménagements du système, à la marge. En outre, ils ont l’intention de se présenter à la primaire du Parti socialiste dans l’espoir vain de se retrouver devant Hollande ou Valls. Que feraient-ils en cas de victoire de l’un de ces derniers ? Sinon se rallier à des gens qu’ils ont copieusement critiqués. On prend les mêmes et on recommence.

    Les dirigeants du Parti communiste, sans compter une partie d’Ensemble, continue à courir derrière ces frondeurs. Le piège est là et il risque de se refermer sur nous tous. Ite missa est.

    Ajoutons que le débat engagé dans nos rangs n’a pas toujours la hauteur nécessaire. L’invective et les incantations y prennent une place de choix, en particulier sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Que n’a-t-on pas entendu ces derniers temps. Mélenchon verserait dans le césarisme, le boulangisme, le bonapartisme et autres ismes ! Mais que visent ces attaques outrancières ? la question mérite d’être posée. Pour nous l’adversaire, pour ne pas dire l’ennemi, ce n’est pas Mélenchon, mais bien la droite, le Front national, le social-libéralisme, soutiens inconditionnels du système capitaliste. Ne pas voir cela, relève du déni ou de la plus complète cécité.

    Pour une clarification rapide dEnsemble

    Manca alternativa/Ensemble Corse, se prononce pour une clarification rapide dEnsemble, par rapport à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. La réunion du collectif national début octobre doit en être loccasion.

    Cessons de croire en une illusoire candidature idéale qui sortirait du chapeau dans les prochaines semaines. L’heure est à la mobilisation générale, à la création des conditions pour une véritable alternative de gauche et à la création d’un nouveau bloc historique. C’est une affaire collective. Il n’y a pas d’homme providentiel. Il y a des idées novatrices et un programme de transformation sociale et politique, à mettre en mouvement.

    Regagnons la confiance de millions de Français.

    Manca alternativa/Ensemble Corse 16 septembre 2016

     

    Les signataires : Jean Pierre Orsi, Pascale Larenaudie, Francis Peretti, Christine Malfroy, Jacques Casamarta, Christine Gie, Robert Armata, Christian Le Prevost, Pierre Mela, Betty Peretti-Lofredi, Françoise Heintz, Guy Lannoy, Bernard Bouquet, Muriel Buisson, Jean Pierre Bizon, Isabelle Rülhing, Ange Coti, Cecile Coti, Agnes Dary, Baptiste Chanrion, Claude Franceschi.

     

     

     

     

     

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  • Paul Giacobbi est de retour 

    Paul Giacobbi est de retour sur le devant de la scène, après son retrait sur l’Aventin, à la suite de sa cuisante défaite aux territoriales. Mais pas de manière glorieuse. Il doit passer en correctionnelle à Bastia, très prochainement. Que lui reproche la justice ? Un simple détournement de fonds publics dans le cadre de l’affaire dite des gîtes ruraux, à l’époque où il était président du Conseil général de la Haute Corse. Entre 2008 et 2011, 480.000 euros de subventions douteuses auraient été attribuées généreusement par les instances départementales à des amis, spécialisés dans l’agritourisme. Outre Paul Giacobbi, une vingtaine de personnes seront conviées au procès. D’aucuns sussurent que cette affaire ne serait que la partie la plus visible de pratiques interlopes qui consistent à régaler des cercles  « de coquins et de copains », comme le disait à une certaine époque Michel Poniatowki.

    Laissons faire la justice.

    Cela dit, une telle affaire porte préjudice à l’ensemble de la gauche, déjà mal en point. Elle s’inscrit dans la logique d’un système basé sur le clientélisme. Une caste politique achète généreusement des voix, avec des fonds publics.

    Il est urgent d’assainir la vie politique dans notre île, de se débarrasser des dynasties qui nous emboucanent depuis la nuit des temps, y compris celles qui se proclament, sans rire, de gauche. C’est le cas, entre autres, du clan Giacobbi.

    Rappelons en outre que l’ex-président de l’exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse s’est également distingué en votant en tant que député toutes les mesures d’austérité et de régression sociale avancées par François Hollande et ses différents gouvernements. Toutes des mesures de gauche, comme chacun peut le vérifier.

    Aujourd’hui, se pose la question de la recomposition de la gauche, de la vraie gauche. Cette recomposition ne pourra pas se faire avec de vieilles pratiques, avec des hommes et des femmes d’appareil, des cumulards, plus soucieux de leur propre intérêt que celui des plus larges couches de la population. Elle doit partir d’en bas, s’appuyer sur les milliers d’électeurs de gauche qui se sont réfugiés au cours de la dernière période dans l’abstention, sur tous ceux qui souhaitent un vrai changement, une rupture totale avec des politiques exclusivement au service des privilégiés. C’est possible.

    Maria Maddalena Lanteri

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