• La loi El Khomri mérite un référendum

    Pour toutes et tous, il est possible de se joindre à l’appel au référendum sur la loi El Khomri en signant la tribune parue le 28 juin sur le site du journal Le Monde et reprise par Mediapart.

    Car oui, « la loi El Khomri mérite un référendum ».

    Pour exiger un référendum, signez, faites signez autour de vous.

    Ne nous résignons pas. Les régressions sociales ne sont jamais des fatalités !

    Ce gouvernement ne doit pas continuer à faire monter les tensions dans le pays. Nous le disons depuis des jours.

    Pour imposer la loi travail, peut être croit-il donner l’impression de « l’amender » dans la confusion des départs en vacances, début juillet. Est-ce ainsi qu’on gouverne ? Il semble aux abois, à bout de nerfs. Il manie les provocations policières pour accuser les organisations syndicales et laisse faire quelques groupes violents, en marge des manifestations. Ses soutiens en viennent à calomnier les « mauvais syndicats », c’est-à-dire les syndicalistes qui ont le mauvais goût de continuer à résister. Leurs propos sont souvent teintés d’un mépris de classe manifeste. Décision sans précédent depuis des décennies, il a voulu interdire une manifestation syndicale, remettant ainsi en cause une liberté fondamentale.

    Pourtant il faut débloquer la situation. Le projet de loi EL Khomri est aujourd’hui rejeté par l’opinion. Le gouvernement refuse pourtant de la retirer. Nous lui demandons alors cette chose simple : ouvrir un vrai débat public contradictoire sur ce projet. Cela avait été réalisé au moment de la consultation sur le Traité constitutionnel européen, avec à la clef un référendum. Quels que puissent être les défauts de la forme référendaire, la situation présente est si fermée qu’il faut bien la débloquer. Nous demandons donc au président de la République, puisqu’il refuse de retirer le projet de la loi El Khomri, qu’il organise un référendum sur le projet présenté à l’Assemblée.

    Il est grand temps que les propositions des organisations syndicales soient débattues. Le gouvernement craindrait-il que le projet de sécurité sociale professionnelle, de nouveaux rapports au droit du travail et de nouvelles modalités de négociation et de formation soient approuvés par le plus grand nombre ?

    Heureusement, et contre lui, il a permis de faire entendre, au gré des manifestations, des Nuits Debout et de multiples débats, des exigences et des critiques pertinentes sur l’organisation de la société, un peuple qui vaut mieux que ça, mieux que le silence qu’on lui veut lui imposer, un peuple debout.

    N’entend-t-il plus les citoyen-es ? Qui l’a élu ? Peut-il gouverner sans le peuple et aussi contre la représentation nationale à coup de 49.3, preuve qu’il n’a pas de majorité pour voter un tel texte ? Voter à la présidentielle n’est pas donner un passeport vers nulle part. Élire, même sous la V° République, n’est pas s’en remettre au bon vouloir d’un monarque républicain, qui s’affranchit de son programme. Élire n’est pas donner une carte blanche mais un mandat. Il n’en a reçu aucun pour imposer la loi travail.

    Il y a eu trop de blessures, trop de mensonges qui accroissent la colère. Il doit cesser de côtoyer les risques de tragédie. Nous croyons, pour notre part, qu’une très large majorité de la population a parfaitement compris cette loi : pour favoriser de grands groupes financiers, il faudrait encore réduire les droits des salarié.e.s. Il n’y aurait plus au final un Code du travail, mais des rapports de dépendance, entreprise par entreprise ; des syndicats contournés, des individus moins payés, isolés, sommés de se soumettre ou renvoyés au chômage.

    Les partisans de la loi El Khomri arguent de sa « modernité ». Qu’ils la démontrent ! Débattons. Et que tranchent les citoyens. Il est temps qu’un juge de paix advienne. En démocratie, c’est le peuple souverain. Il est temps que lui revienne le dernier mot. C’est pourquoi nous demandons l’organisation d’un référendum sur le projet de loi travail.

    Étienne Balibar (philosophe), Jacques Bidet (philosophe), Patrick Chamoiseau (écrivain), Pierre Cours-Salies (sociologue), Annie Ernaux (écrivain), Susan George (présidente d’honneur d’ATTAC), Pierre Joxe (avocat, ancien ministre), Pierre Khalfa (économiste,), Jean-Luc Nancy(philosophe), Willy Pelletier (sociologue), Aurélie Trouvé (économiste).

     

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  • Manca alternativa invite au débat

     

     

     

     

     

     

    Journée de réflexion, de débat et d'échange

    Samedi 2 juillet

    CCAS MARINCA PORTICCIO 

    Salle du Rizzanese

    Invitation

    Manca Alternativa vous invite à participer à la journée de réflexion, de débats et d’échanges qu’elle organise à la CCAS Marinca Porticcio le samedi 2 juillet 2016, sur des thèmes aux dimensions nationales et locales (programme joint). De nombreux intervenants dont un invité Roger Martelli, historien et codirecteur de la revue « Regards », signataire, parmi d’autres personnalités, de la déclaration pour la 6ème République » animeront cette journée qui laissera une large place aux débats et aux échanges.

    Dédicace

    Vendredi 1er juillet 2016

    Librairie La Marge à Ajaccio

    A l’occasion de la parution de son dernier livre "L’identité, c’est la guerre" aux éditions Les liens qui libèrent,  Roger Martelli, historien, vous accueillera à une signature organisée à la Librairie La Marge, dès 17h30.

    Merci de votre participation à la transformation sociale.

    Manca Alternativa/Gauche Alternative

     

    PROGRAMME

    Samedi 2 juillet 2016

    9h30/9h45 : Ouverture de la journée

    9h45/10h15 : République, Nation, Collectivité, Identité. Introduction de Roger Martelli, historien.

    10h15/11h30 : Echanges.

    11h30/11h45 : Corse et Collectivité Unique ? Introduction Pierre Mela.

    11h45/12h15 : Discussion.

    12h15/14h00 : Repas.

    14h00/14h30 : Poursuite des échanges sur Corse et Collectivité Unique ?

    14h30/14h45 : Situation politique, mouvements sociaux et rapports de force. Introduction Francis Peretti-Tony Casalonga (EELV)

    14h45/16h00 : Echanges.

    16h00/16h15 : Charte européenne des langues régionales et minoritaires, quels enjeux ? Introduction Robert Armata.

    16h15/17h30 : Echanges.

    17h30/18h00 : Conclusion et Synthèse – Jacques Casamarta.

     

    www.mancalternativa.com

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  • La CGT ne se laissera pas intimider par la violence
     
     
    Communiqué de la Cgt
     
    Le siège de la CGT a été attaqué et vandalisé cette nuit par des individus cagoulés. Des vitres et la porte d’accès ont été cassées à la masse. Le pire a été évité car ils n’ont pu rentrer dans l’immeuble suite à l’intervention des services de sécurité interne.
    Après la CFDT, c’est la CGT qui est attaquée. Nous réaffirmons que seuls le débat et l’action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail.
    Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours.
    Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère.
    La CGT reste déterminée dans son opposition à la loi « travail » et pour l’obtention de droits nouveaux à l’image de son projet de code du travail du 21ème siècle.

    Plus que jamais, la mobilisation reste à l’ordre du jour.

    Montreuil, le 25 juin 2016
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  • Brexit, un tournant dans l'histoire européenne?Ils ont fait du rêve européen un leurre.  L’Union européenne va-t-elle se disloquer parce qu’elle se construit contre les peuples ?

    La perfide Albion a voté pour le Brexit mais il faudra jusqu’à deux ans pour que le divorce soit consommé. Une fois la procédure lancée, Londres et Bruxelles vont négocier les clauses de ce divorce. Cela peut même durer plus de deux ans si les deux parties décident de prolonger les discussions faute d’accord obtenu dans ce délai. Au bout de la procédure, les Anglais seront libérés des traités européens et ses représentants quitteront les institutions européennes.

    Londres et Bruxelles vont devoir régler de nombreuses questions et trouver un nouveau partenariat. Qui sait combien de temps les conciliabules et les tractations vont durer ? Plusieurs années sans doute. Le Royaume-Uni pourrait vouloir conclure des centaines d'accords bilatéraux avec l'UE, secteur par secteur, comme l'a fait la Suisse, ou un accord de libre-échange, comme l'a fait le Canada, ou une union douanière, comme l'a fait la Turquie. Il pourrait aussi ne rien faire, et se retrouver comme presque tous les autres Etats, dont la Chine et les Etats-Unis, à suivre les règles de l'Organisation mondiale du commerce.

    Le Brexit est un sérieux coup porté à l’Union européenne par des Anglais qui y sont entrés à reculons et ont toujours exigé un statut spécial. Ce départ pourrait donner des idées à d'autres pays tentés à leur tour de plier bagage ou, du moins, de négocier des statuts spéciaux.

    David Camerone pourrait perdre son poste de Premier Ministre puisqu’il a fait campagne pour le maintien dans l’Union européenne. Selon certains commentateurs britanniques, ce sont les prolétaires anglais qui ont voté massivement le Brexit et non pas les diplômés en costards-cravates. Ce sont ceux qui ont vu leurs conditions de vie se dégrader encore et encore. Ils se sont joints aux ultranationalistes. Pour tous ces partisans du Brexit, l’Union européenne ne respecte pas la souveraineté des peuples, dicte les politiques intérieures et coûte beaucoup plus chère qu’elle ne rapporte. Le Brexit est un vote en partie égoïste et nationaliste, mais ce serait une erreur de le réduire à cela.

    L’Union européenne s’est construite sur la mondialisation et les intérêts du monde de la Finance. A Bruxelles, des technocrates donnent des directives et, à Strasbourg, des députés votent ou ne votent pas des réglementations sous la pression des lobbies économiques et politiques. La commission européenne force à l’austérité et défend la libre-concurrence sauvage en favorisant le dumping social et fiscal. Au niveau des Etats membres, l’Allemagne a pris le leader-chip et traite seule des dossiers au nom de l’UE. Cela a été le cas avec la Turquie sur les migrants et la suppression des visas européen pour les Turcs.

    Déjà des responsables politiques prônent la fermeté dans les négociations avec le Royaume-Uni, pour dissuader les futurs déserteurs et éviter toute contagion. La « fermeté » est devenue la seule méthode de gouvernance pour imposer une politique refusée par les peuples. C’est une méthode européenne pour faire passer des contre-réformes comme la loi El Khomri en France. C’est la méthode de la commission européenne contre la SNCM enjointe de rembourser des subventions jusqu’au dépôt de bilan et à un licenciement massif.

    François Hollande a promis, mercredi, de "travailler à la relance de la construction européenne" avec l'Allemagne, pour "assurer plus de protection" des frontières et permettre à la défense européenne de "jouer tout son rôle". Et oui ! Il promet encore, lui qui a fait allégeance, dés son élection, aux traités européens sans la moindre renégociation pourtant promise, lui qui a poursuivi la politique d’austérité, lui qui a laissé couler la SNCM, lui qui veut mettre en place la déréglementation du travail avec la loi El Khomri, lui qui se sert de Manuel Valls pour une politique autoritariste… Une fois encore, il ne cite que l’Allemagne comme partenaire. N’est-ce pas un aveu de soumission à la Chancelière? Quid des autres membres ? Quid des peuples ?

    De cette Europe ultralibérale sur le plan économique et antisociale, nombreux sont ceux qui n’en veulent pas. En France, un référendum l’avait déjà rejetée.  C’est cette Europe qui est responsable de la montée de l’extrême-droite, d’un ultranationaliste qui s’affiche comme de l’euroscepticisme. Et les eurosceptiques sont légions aussi bien à droite qu’à gauche.  En France, les responsables de ce scepticisme grandissant sont les présidents de la république successifs depuis Giscard d’Estaing jusqu’à Hollande. La commission européenne est à la manœuvre avec des atlantistes comme Barroso et des financiers comme Junker, agent du dumping fiscal au Luxembourg. Le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement coûteuse avec des députés européens sensibles au lobbying et trop souvent bénéficiaires d’une rente de situation. Cette Europe est devenue un miroir aux alouettes  et un repoussoir. Elle va inéluctablement à sa dislocation si des Chefs d’Etat ne s’opposent pas aux diktats berlinois et à ceux d’une commission européenne qui devrait être complètement remaniée dans sa composition et ses prérogatives ou bien dissoute. Elle est en train d’opposer les pays riches du Nord aux pays pauvres du Sud.

    Jean-Luc Mélenchon, député européen et candidat à la Présidentielle de 2017, s’est exprimé sur le sujet dans son blog :


    Brexit, un tournant dans l'histoire européenne?« Le Brexit est le cri du petit peuple du Royaume-Uni contre tout ce qui est la réalité quotidienne de l’Europe des traités : pauvreté, précarité, privilèges pour les riches et ultra riches, arrogance des donneurs de leçon de flexibilité et autres loi El Khomri, tyrannie sans visage des comptables de la Commission européenne, talon de fer des troïkas et autres proconsuls pillant les pays comme la Grèce.

    Le Brexit c’est le début de la fin d’une époque. L’idée d’une Union européenne a été tuée par la caste des eurocrates et la politique d’austérité imposée par le gouvernement allemand avec la complicité active des deux présidents français qui, depuis 2005 ont violé le vote de notre peuple.

    La leçon est que l’Union européenne on la change ou on la quitte. Comme d’habitude, les eurocrates préparent déjà depuis plusieurs mois en secret avec madame Merkel un nouveau traité pour 2017 qui ne tiendra compte d’aucune des leçons évidentes de la situation.

    L’heure du plan B va sonner. Ma candidature pour l’élection présidentielle est celle de la sortie des traités européens. Plus que jamais l’intérêt de notre pays est celui d’une politique de coopération sur le vieux continent et avec le monde plutôt que le libre-échange et la concurrence libre et non faussée.

    Bien sûr, la caste des eurolâtres ne tiendra aucun compte de ce qui vient de se passer et continuera de fustiger les « extrêmes », le « repli sur soi » et l’amour des peuples pour leurs libertés et dignité sociale. Plus dure sera leur chute. L’élection présidentielle de 2017 en France en est l’occasion ».

    Battone

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