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    Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage...

     

    Communiqué d'Inseme à manca

                             Ensemble à gauche

     

    Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la destruction de la SNCF.

    Les manifestations de cheminots mardi 3 avril partout en France, ont montré une forte détermination, mais aussi une population qui manifeste de la sympathie pour le mouvement social et la lutte engagée des cheminots. Plusieurs corporations sont aujourd’hui engagés dans des actions et des luttes. Nous les soutenons.

    Il y a un attachement fort dans notre pays aux services publics. (Les chemins de fer, mais aussi l'éducation nationale, la santé, l'énergie, la poste...). La casse des statuts et des conventions collectives n’a jamais amené un plus aux usagers, ni aux contribuables, bien au contraire.  Les gouvernements successifs ont bien compris qu'il ne fallait pas s'attaquer de front à l'ensemble des professions car cela créerait une solidarité des luttes et une bonne opinion dans la population. A l'inverse, en attaquant entreprise par entreprise, on affaibli les luttes, on fait culpabiliser « les soi-disant privilégiés » et on monte les usagers contre les salariés, qui ont encore la volonté de lutter.

    Face aux reculs de civilisations déjà bien engagés, par tous les gouvernements et l'Europe libérale depuis près de 30 ans, il est très important de manifester de la solidarité de s'engager pour l'avenir. Il faut dire stop !  

    Nous avons tous besoin d'un service public, compétent et attentif aux citoyens. La Corse a besoin de la solidarité nationale et les services publics sont un des moteurs de cette solidarité, leur affaiblissement met en danger la cohésion sociale. 

    Aujourd'hui on tente d'en privatiser tous les secteurs au nom de la libre concurrence.

    Mais un service public ne doit pas être géré pour dégager des profits et enrichir des actionnaires potentiels.

    Nous commémorons cette année le 50ème  anniversaire de mai 68, et la meilleure manière de commémorer cet événement serait justement de suivre cet exemple.

    Il est important de s'engager et de soutenir les services publics, notre bien commun, il est important de soutenir ceux qui luttent et proposent un autre avenir, un autre monde.

    Le 6 avril 2018.

     

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  • Vous avez dit réforme ! 

    Tiens, parlons-en de la « réforme » du statut des cheminots ! Elle fait l’objet dans les media, d’un grand tintouin. D’éminents spécialistes, des hommes politiques – les mêmes que ceux qui naguère nous vantaient les vertus de l’austérité – se répandent sur les radios, la télé, dans la presse, pour nous expliquer, sans rire, qu’il faut impérativement « réformer » la Sncf, la moderniser. D’après eux, les cheminots sont des privilégiés. Ils travaillent peu, ont des billets gratuits, partent tôt à la retraite et ce sont les Français qui trinquent. Comme disait quelqu’un : « Quand le sage montre l’immense fortune de Bernard Arnault, l’idiot ne voit que le statut des cheminots ! ». Notre gouvernement emboîte le pas en proposant des mesures « justes et équitables ». N’étant pas très douée pour la sémantique, je me suis ruée sur le Petit Robert et j’ai cherché la définition du mot réforme. Réforme, amélioration de l’existant. Bigre. Je me suis posée la question de savoir si ce qu’on nous propose améliorera l’existant. La réponse est toute simple. C’est tout le contraire. On assiste à une vraie régression sociale, à un démantèlement progressif de nos services publics et de la Sncf. Sous couvert de statut des cheminots, c’est la privatisation de l’entreprise nationale qui se profile. En Grande Bretagne, par exemple, on a procédé à la privatisation des transports ferroviaires. Comme chacun le sait, ça s’est traduit par un grand succès. Les

    chemins de fer britanniques sont dans un état déplorable. Et on commence à regretter le temps de l’entreprise nationalisée !  On est obligé, une fois de plus, de dire que le pouvoir macronien  cède aux pressions de la Troïka et des marchés financiers, comme ses prédécesseurs. Il a commencé par casser le code du travail, par voie d’ordonnances, parachevant l’oeuvre entreprise par François Hollande. Il va continuer avec les chômeurs, tous des fainéants. Puis ce sera le tour de la Sécurité sociale et sa privatisation. Que restera-t-il des acquis des grandes luttes sociales et politiques, et du programme du Conseil national de la Résistance, si on laisse faire ? Ouvrons enfin les yeux. Le mot réforme est dévoyé. Il s’agit plutôt de contre-réforme. Disons-le tout net et cessons nous-mêmes d’utiliser ce mot avec le contenu que lui donnent tous les laudateurs de la pensée libérale. Disons stop à la tentative d’opposer les travailleurs du public et du privé et les chômeurs. Disons non à la « guerre » entre les pauvres.

    Il nous reste la mobilisation contre la remise en cause de nos acquis sociaux et de notre patrimoine national. Les cheminots se mettent en grève à partir du 3 avril. D’autres secteurs se mobilisent comme l’énergie, les transports aériens, les services de nettoiement, pour dire basta au saccage social et à la braderie de notre patrimoine industriel.

    Ils ont tout notre soutien.

    Maria Maddalena Lanteri

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  • Ensemble contre l'antisémitisme

     

    La marche blanche organisée le mercredi 28 mars à 18h30 à partir de la place de la Nation à Paris permettra de dénoncer le crime commis contre Mireille Knoll, qui avait échappé à la rafle du Vel d'Hiv en 1942.

    Ensemble n'accepte pas la critique du CRIF contre Jean-Luc Mélenchon, qui s'est toujours prononcé contre tous les racismes, alors que des responsables de droite, qui stigmatisent des populations, sont acceptés sans problème.

    Pour nous, cette manifestation sera l'occasion de dénoncer l'antisémitisme, comme nous le faisons contre toutes les formes de racisme. ENSEMBLE appelle donc à y participer et à faire barrage à la montée inquiétante de l'antisémitisme.

     
     
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     INSEME A MANCA – ENSEMBLE A GAUCHE 

     

    Communiqué de presse

    Samedi  24 mars 2018, à  l’université de Corte, se sont réunis les militants, représentant Manca alternativa-Ensemble et les insoumis corses, soutiens de "l'Avvene, a Corsica in cumunu, l’avenir la corse en commun". S’inscrivant dans la continuité des élections territoriales pour faire vivre un large rassemblement de la gauche anti libérale et écologiste en Corse, ils ont décidé de fusionner et de prolonger cet engagement militant dans une nouvelle organisation : Ensemble à Gauche – Inseme à Manca.

    Une analyse rigoureuse de la société insulaire est aujourd’hui indispensable. Analyse  des rapports de force politiques, de l’état de la société corse,  des enjeux qui la travaillent, mais aussi des interactions nécessaires, nationales et européennes pour lutter efficacement contre les politiques libérales, les reculs de civilisations.

    La charte éthique et démocratique du mouvement qui constitue son socle fondateur et incontournable, valorisant à la fois l’engagement citoyen et la transparence de la vie politique a été remise au président du conseil exécutif de la Collectivité unique de Corse  jeudi 22 mars.

    Un premier colloque sera organisés les 12 et 13 mai 2018, à Porticcio, en présence de l’historien Roger Martelli, ainsi que d’autres invités. Deux temps forts ponctueront les débats :

     - Quelle stratégie pour la Corse ? Questions institutionnelles ? Questions sociales et culturelles ?

    Quelle gauche demain, populisme ou refondation ?

    Inseme à Manca – Ensemble à Gauche  prendra toute sa place dans les combats politiques insulaires et appelle toutes les femmes et les hommes voulant contribuer à une refondation de la gauche sociale, écologiste et démocratique à rejoindre sa démarche. » 

    Corte le 24 mars 2018.

     

     

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  • Non aux contre réformes du pouvoir jupitérien

    Plus de 400.000 manifestants ont battu les pavés de 200 villes à travers le pays. 65.000 à Paris,50.000 à Marseille, 10.000 à Toulouse, Nantes,etc.
    A Ajaccio, ils étaient plus de 700 à s'élever contre la casse des services publics, le gel des salaires des fonctionnaires, contre la privatisation de la Sncf. L'idée de la convergence des luttes entre les différents secteurs d'activités est venue très fort dans les discussions. Les manifestants ont dit non aux contre-réformes du pouvoir jupitérien.
    Cette journée est le prélude d'un mouvement plus ample, plus puissant dans les prochaines semaines. Macron et son équipe de la marche vers le passé auraient tort de sous estimer ce qui se passe en profondeur dans le pays et qui commence à émerger.

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • F É D É R A T I O N C G T D E S C H E M I N O T S

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

    LES USAGERS ET LES CHEMINOTS BLOQUÉS !

    En effet, la direction SNCF a décidé d’afficher un plan de transport fortement dégradé sur certaines lignes et certaines régions. Elle vise en priorité les trains dans lesquels les manifestants ont fait des réservations, mais elle bloque avec eux des milliers d’usagers. Dégrader volontairement les conditions de transport alors qu’il est possible de faire autrement, relève d’une manipulation scandaleuse qui prend à partie les usagers et les citoyens en général. C’est irresponsable et dangereux ! Comment la direction justifie-t-elle, par exemple, que sur l’axe Lyon Paris, et alors que les ressources sont disponibles (7 conducteurs de TGV déclarés grévistes sur 160, contrôleurs disponibles et poste d’aiguillage tenu), elle fasse le choix de laisser les trains à quai ? Des éléments similaires nous remontent de toute la France. De plus, l’annonce de la fermeture des réservations sur les jours de grève prévus en avril interroge. Cela signifie que la direction SNCF s’apprête à refuser la négociation et donc à provoquer le conflit. Pour rappel, le 8 février dernier, la CGT avait reporté sa manifestation nationale en raison de conditions climatiques qui compromettaient le bon déroulement de cette initiative, et qui aurait pu provoquer la pagaille dans les gares et dans les trains. Nous constatons que face à des organisations syndicales responsables, la direction choisit de jeter de l’huile sur le feu. C’est une pratique indigne des pouvoirs publics. Les cheminots et leurs organisations syndicales, ne sauraient être les boucs émissaires d’un gouvernement et d’une direction qui refusent d’entendre les propositions formulées notamment par la CGT, à travers un rapport sur l’avenir du service public ferroviaire, remis récemment au Premier ministre. Ils ne pourraient être tenus comme responsables de faits, de propos, ou d’absence de décisions qui ne viseraient qu’à ternir leur image alors même que l’exigence d’un débat public sur la SNCF est plus que jamais nécessaire et d’actualité. Face à une manifestation nationale unitaire des cheminots qui s’annonce importante, direction SNCF et gouvernement s’enlisent dans des stratagèmes qui doivent être connus de tous. 

    Le gouvernement et la direction doivent ouvrir des négociations sur la base des points revendicatifs portés par les cheminots à savoir :

    • La concurrence ;

    • La dette ;

    • Le financement du service public ferroviaire ;

    • Le statut de l’entreprise publique ;

    • La réorganisation interne pour mettre fin à la gestion par activités ;

    • La relance du fret et des TET ;

    • La réinternalisation des charges sous-traitées ;

    • Le statut des cheminots ;

    • Droits et conditions sociales des cheminots ;

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  • Corse : analyses d’après élections

     

    Par Jacques Casamarta

     

    Urgence à refonder la gauche de la gauche

    L'année 2017 aura été celle qui aura vu trois importantes élections. Présidentielle, législatives et pour finir, territoriales en Corse. Elle aura aussi, été celle de multiples engagements citoyens pour tenter  d'inverser le cours des choses, sortir de la crise et travailler à ouvrir des perspectives progressistes.

    En tout cas, l'heure est au bilan et comme pour toute chose de la vie, il est indispensable, de prendre le temps de la réflexion, comprendre les situations, mesurer le chemin parcouru, les points positifs, mais aussi les reculs et le cas échéant, les erreurs politiques. L'auto critique est essentielle. 

    La question sociale reléguée aux marges de la politique

    Au regard de la dernière situation électorale de décembre 2017 en Corse mais aussi en Catalogne, on peut aisément relever avec force, que la question sociale a été reléguée aux marges de la politique...  C'est une dimension très importante qui constituait le socle politique de l'engagement pour les élections territoriales en Corse, de la liste(1) « l'avenir, la Corse en commun, l’avvene a Corsica in comunu » relevant la détresse des 66000 personnes (une sur cinq) dans notre Île, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. 

    Ce message n'a manifestement pas été entendu, mais peut-être convient-il de relativiser et de relever que cet électorat populaire est déjà depuis longtemps en situation de marginalisation, d'exclusion et qu'il ne vote plus. La confiance dans la politique est rompue, et en particulier avec la « Gauche » qui aurait dû « changer la vie ».

    Ce résultat n’a pas été à la hauteur des espoirs et les 5,68% des suffrages obtenus n’ont pas permis de se maintenir au deuxième tour. Nous avions dès la présentation de la liste, exclu toute possibilité de fusion. Ce score est à peine supérieur en pourcentage à celui réalisé en 2015 par le FDG, 5,5% mais la liste avait à l’époque fusionnée au 2ème tour avec celle conduite par Paul Giacobbi.

    Il convient quand même de relever  que si le scrutin   s’était déroulé à la proportionnelle à un tour, nous aurions obtenus 3 élus. La proportionnelle, restant le mode de scrutin le plus juste, comme nous l’avons défendu dans la campagne, avec la charte éthique et démocratique rédigée par les militants de Manca Alternativa.

    Avec la victoire incontestable des nationalistes, à l’occasion du scrutin territorial de décembre 2017, une  nouvelle période politique s'est ouverte, comme le démontre la teneur actuelle des débats qui dépassent le cadre corse. (Reconnaissance institutionnelle du peuple corse, amnistie des prisonniers, statut de résident, co-officialité de la langue corse, débats sur les articles 72 et 74 de la constitution...). 

    Des enseignements politiques 

    -En premier lieu, les nationalistes étaient sortants, ils étaient unis et surtout fortement mobilisés. Ils capitalisent un engagement sur le terrain depuis près de quarante ans. Ils ont bénéficié d'une conjoncture internationale que traduit la force des nationalismes dans de nombreux pays européens. La question « nationalitaire » et sur fond de crise du libéralisme refait surface.  De surcroît beaucoup de citoyens pas forcément des nationalistes ont considéré que de décembre 2015 (date de la première élection d'une majorité nationaliste) à décembre 2017, ils n'ont pas été en mesure de mettre en œuvre leur politique au sein de la collectivité territoriale et qu'il fallait donc les laisser aller au bout du processus.

    -Le deuxième enseignement politique, c'est que la gauche radicale, anciennement MRG (sociale libérale), qui bénéficie encore d'un ancrage important dans l'île et les socialistes n'ont pas voté en faveur de la liste « "l'avenir la Corse en commun », mais qu'au contraire pour une large part son électorat s'est reporté, sur les candidats nationalistes ou sur d'autres listes. Une autre partie de cet électorat s'est probablement abstenu.

    -Ce qui reste comme une donnée politique incontournable, c'est que de scrutin en scrutin, les électeurs se détournent du vote. L'abstention apparaît à chaque fois comme la grande gagnante, comme on a pu le vérifier avec à peine plus de 25 % de votants lors des dernières élections législatives partielles de ce mois de janvier et à peine plus de 50% pour les élections territoriales de décembre 2017 en Corse.

    L'électorat populaire, celui qui a le plus intérêt au changement ne se déplace plus pour aller voter, ce que traduit par des chiffres plus qu'alarmants le pourcentage très faible de votants dans les quartiers populaires d'Ajaccio ou de Bastia. 

    Un message qui n'a pas été entendu

    Les rapports de forces ne sont pas favorables pour la gauche que nous voulons représenter. Cela est indiscutablement vrai pour la Corse, mais cela se constate aussi au plan national, avec le résultat des deux dernières élections législatives partielles(2) du mois de janvier  et mars 2018, ou les candidats de la France Insoumise (FI) ne peuvent se maintenir pour le deuxième tour dans les 3 circonscriptions. 

    Au plan international déjà, les enseignements du résultat des élections en Catalogne(3) le 21 décembre 2017, démontraient après la Corse, l'affaiblissement politique avec un score de 7,44% des suffrages exprimés pour cette gauche de gauche. Mais le plus significatif reste encore le résultat des élections législatives en Italie. Le revers est sévère pour le mouvement « Potere al Popolo, (le pouvoir au peuple), qui totalise à peine plus de 1% des suffrages lors des élections législatives de ce début du mois de mars 2018 et n’aura pas de parlementaires dans la prochaine législature.

    Et ce n’est certainement pas le soutien affiché  de Jean Luc Mélenchon qui s'est déplacé en personne à Barcelone en Catalogne et tout dernièrement à Naples en Italie, qui aura changé quoi que ce soit à cette réalité. 

    La situation est plus que préoccupante pour la gauche de gauche(4) au plan international et notamment européen, si on rajoute les déboires politiques en Grèce ces dernières années.

    Absence d'autocritique à Gauche et besoin d'une refondation

    Il nous faut prendre conscience que le mal est bien plus profond et qu'il résulte en grande partie d'une absence d'autocritique à gauche et d'une réflexion sur une véritable refondation(5). Les déroutes nationales pour le PS et internationales pour le PC avec l’effondrement du « bloc de l’est », ont pesé lourd dans le choix des électeurs.

    La gauche ou en tout cas les deux piliers de cette gauche en France qui ont marqué l'histoire du 20ème siècle, le Parti communiste et le Parti socialiste, n'ont pas réalisé leurs autocritiques tant attendues qui auraient probablement permis de reconstruire une dynamique, des perspectives progressistes et surtout de redonner confiance à un électorat en proie aux plus grands doutes. 

    Dans ces conditions, les citoyens ont eu du mal à faire la part des choses et ils ont considéré que notamment  la « gauche » (même si ce n’est pas celle que nous défendons) a dirigé en alternance le pays depuis des décennies et qu'elle a failli en épousant les thèses du libéralisme. Le rejet massif du Parti socialiste(6) et son échec historique traduit aujourd’hui cette réalité. C’est la première fois en plus de 30 ans que la question de sa survie est posée avec une telle force.

    En Corse, la situation est différente dans la forme, mais finalement elle se rejoint sur le fond avec le national. Les électeurs n'ont pas apprécié  la participation des communistes à la gestion de la Collectivité Territoriale de Corse  (CTC) avec Paul Giacobbi et la « gauche sociale libérale » durant l'avant dernière mandature(7). 

    Analyse sur les rapports de force politiques

    Le résultat des élections législatives du 11 juin 2017 a donné un léger avantage à la Corse Insoumise soutenue par Manca Alternativa/Ensemble. Dans les quatre circonscriptions de la région corse, il  y avait 4 candidats Insoumis  et 4 candidats communistes, pour un total de de 9503(8) voix  et près de 9% des suffrages exprimés. Par rapport à l’élection présidentielle, deux mois auparavant, il manque près de 5%, mais cette situation est presque identique dans toutes les régions de France. Jean Luc Mélenchon le candidat à la présidentielle soutenu par la FI et le PCF a recueilli 7 059 951 voix et 19,58% des suffrages.

    Aux élections législatives qui suivent au mois de juin, les 556 candidats de la France Insoumise  ont réalisé un score de 2 497 622 voix et 11,03%, alors que ceux du parti communiste avec 461 candidats ont recueilli 615 487 voix et 2,72%. Même si nous cumulons le résultat des deux formations politiques, on mesure malgré tout, l’ampleur  du recul entre les deux scrutins, présidentiel et législatif. Cette situation nécessite à elle seule une véritable analyse critique. Les électeurs n’ont pas approuvés les divisions et ont sanctionnés les deux formations politiques. 

    Pourtant le résultat de l’élection présidentielle était un gage d’espoir et de confiance. Un score historique pour cette gauche de gauche, qui avoisine  le résultat obtenu par Jacques Duclos(9) 21,27% aux élections présidentielles du 1er juin 1969.

    Nos rapports avec le Parti Communiste

    C’est bien sur la base de cette analyse et des difficultés ressenties sur le terrain et dans les urnes que nous avons travaillé à créer les conditions politiques d’un large rassemblement anti libéral pour les élections territoriales. Nous avons considéré qu’il fallait rassembler la gauche de gauche, mais nous avons probablement sous-estimés l’importance du conflit entre les deux formations politiques la FI et le PCF.

    Aujourd’hui, nous sommes obligés de constater que le rassemblement initié avec le Parti communiste en grande difficulté politique et en prise à des débats internes sur la stratégie n'a pas fonctionné.  Ses forces organisées sur le terrain sont faibles et plusieurs militants ne se sont pas mobilisés, n'y même votés pour la liste, préférant soit l'abstention, soit le vote pour d'autres listes. 

    Il faut dire que les discussions avec les communistes pour aboutir à la constitution de la liste ont été longues et difficiles et que les critiques systématiques et violentes des dirigeants de la FI n’ont pas aidé à donner le sens politique souhaité.

    Durant la campagne nous avons relevé la difficulté du Parti communiste à mobiliser ses militants dans cette élection. L'énorme banderole avec le sigle « PCF » le 9 novembre à la tribune du meeting à Bastia avait pour premier objectif de mobiliser l’électorat communiste ; mais il faut reconnaitre cependant, que cette banderole ne portait pas le message unitaire et ne donnait pas le sens politique qu’il aurait été convenu de donner en début de campagne. Elle aura  surtout permis à nos détracteurs en Corse et sur le continent de déporter le débat, en tentant d’imposer l’idée d’une liste à dominante communiste.

    Parallèlement la campagne a été courte, elle n’a pas permis de développer le projet politique dans toutes ses dimensions et surtout de mettre en mouvement un nombre suffisant de militants des deux formations.

    Les élections législatives toutes proches et les divisions ont laissé des traces qui n’ont pas pu être surmontées dans un laps de temps aussi court. 

    Enfin, dans ces conditions, le rassemblement n'a pas pu s'élargir à d'autres forces et en particulier aux écologistes  dont nous avions en 2015 à l'occasion des élections territoriales initié un rassemblement avec le réseau(10) VIA

    Désaccords avec la France Insoumise

    Les élections territoriales en Corse ont aussi confirmé  ce que nous pressentions déjà sur les dérives possibles de la France Insoumise ou en tous cas de sa direction actuelle. Celle-ci pour des considérations politiciennes qui n'ont rien à voir avec la Corse et sa situation politique a tenté de nous exclure, pour soutenir les nationalistes dans l'île. Nous n'avons eu, à aucun moment,  la possibilité de nous expliquer  auprès de la soit disant  commission électorale de la FI. Elle a tranché le désaccord politique, sans même mesurer le poids de son acte. Un acte anti démocratique.

    Elle n’a pas pris en compte le décalage, les messages portés par les électeurs entre les deux scrutins, présidentiel et législatif. 

    Alors, quels sont les désaccords avec la France Insoumise et Jean Luc Melenchon ?

    Deux  grosses questions que l’expérience militante m’amène à relever et qui doivent être au cœur de l’analyse critique 

    -Après la défaite aux élections législatives, la première question  que nous révèle l’élection territoriale en Corse est incontestablement celle de la stratégie du mouvement, celle  du rassemblement. Avec qui se rassembler ? Comment ? Dans quelles conditions politiques ?

    La seconde touche à la vie  démocratique du mouvement, son organisation, son mode de fonctionnement, les rapports au centre.

    Mais les deux questions sont étroitement liées.

    Pour la vérité, il faut dire que nous n'avons jamais discuté avec JLM et qu’il ne s’est jamais exprimé sur la Corse durant l’élection  présidentielle. Sa première expression s'est faite sur son blog, par le biais d'un tweet provocateur qui a surpris tout le monde le 3 septembre 2017 pour condamner les militants de la Corse Insoumise en des termes très durs, « Des insoumis ont engagé une liste avec le PCF en Corse sans prendre aucun avis. Je ne soutiens pas cette initiative et condamne cette tambouille ».

    En premier lieu, il n’est pas vrai comme le dit Mélenchon que la France Insoumise, n’était pas  au courant des discussions sur la stratégie.

    - Dans la foulée des élections législatives et après 2 réunions des Insoumis à Ajaccio et Bastia, Manuel Bompard et Leila Chaibi étaient destinataires les 14 et 15 juin  et par la suite le 28 juin 2017 des communiqués rendus publics par la Corse Insoumise et publiés sur le site de Manca Alternativa. C’est donc bien depuis le début de l’été qu’était initiée l’idée d'un rassemblement en rupture avec le libéralisme et dans la continuité politique de l’élection présidentielle et des législatives avec le PCF, EELV, le POE et des syndicalistes, des militants associatifs et culturels, ainsi que d'autres citoyens. 

    - A la fin du mois de juillet, profitant d'un passage en Corse de Martine Billard, responsable du parti de gauche, une rencontre a été organisée à Ile Rousse(11) pour échanger sur le sujet. Celle-ci n'a pas émis d’objection au rassemblement qui se construisait et dont la France Insoumise avait systématiquement été informée au même titre que tous les Insoumis de Corse dont nous possédions le mail. 

    - Au début du mois de septembre, quelques jours après le tweet sur la « tambouille », terme plus qu’injurieux à notre égard, et profitant d’un déplacement à Paris pour des raisons professionnelles, j’étais reçu dans les locaux de la FI par une délégation de l’espace politique composée de 5 personnes(12).  Pendant près de 20 minutes j’ai exposé la situation politique en Corse et la démarche que nous avions entreprise. Mais très vite, j’ai mesuré combien mes efforts ne serviraient à rien. Le tweet de Mélenchon avait donné le ton. Il serait difficile, (pour une délégation qui n’était mandatée que pour m’écouter) d’espérer ne serait-ce qu’un début de compréhension politique. Le plus agressif à l’égard du rassemblement avec le parti communiste était encore Francis Parny, représentant les communistes Insoumis.

    Ce tweet condamnant le rassemblement citoyen qui se constituait dans la  gauche de transformation sociale, a mis un terme aux espérances. La liste « l'avenir, la Corse en commun » seule liste à gauche dans cette élection de la Collectivité Unique(13) en Corse, a été combattue avec la plus grande énergie par Jean Luc Mélenchon qui récidivera sur son blog le 7 novembre, préférant le soutien à la liste nationaliste, alors que plus de 80% d’Insoumis dans l’île  avaient fait le choix du rassemblement.

    Cette nouvelle provocation de Mélenchon, la seconde en peu de temps, amènera Roger Martelli historien et co-directeur de la revue « Regards », à la dénoncer en ces termes : « Dans le langage militaire viril qu’affectionnent en politique les adorateurs du « rapport des forces », cela pourrait s’appeler « tirer dans le dos de ses propres troupes ».

    Même si nous avons, à chaque fois, réagis à ces attaques malsaines et choquantes,(14) nous avons évité à l'époque de faire grossir la polémique. Mais la campagne a été plombée par les propos de JLM et son entourage, ce que relèvera à sa manière le 24 novembre Loïc Le Clerc dans la revue Regards en titrant son article : « Election en corse, la gauche se déchire sur la stratégie»(15).

    D’un point de vue plus général, la presse n’a surtout retenu que la polémique en occultant pour une large part le contenu de notre projet politique anti libéral, anti austérité. Un projet en rupture total avec le social libéralisme, la droite et l’extrême droite.

    La semaine qui a précédé les élections du 3 décembre, nous avons assisté à un déferlement médiatique contre liste l’Avenir la Corse en commun et France 3 Via Stella ne trouvait rien de mieux que de redonner à nouveau la parole à nos détracteurs de la France Insoumise.  

     

    Absence de démocratie dans la France Insoumise

    Si la question de la stratégie a constitué un désaccord entre la Corse Insoumise et la direction de la France Insoumise, il y a une autre question sur laquelle nous ne sommes pas restés silencieux. C’est celle de la démocratie dans la FI. 

    C'est dès le début de l'activité du mouvement que le fonctionnement de la Corse Insoumise, (c'est ainsi que nous nous sommes appelés assez rapidement) a été différent de celui de la France Insoumise au plan national. En Corse, nous n'avons jamais adopté le principe du fonctionnement en groupes d'appui, mais plutôt privilégié celui du rassemblement, d'un travail en commun de tous les Insoumis. Nous avons fonctionné démocratiquement, comme une association au plan local et régional en faisant circuler l'information pour donner du sens au mouvement, sans pour autant privilégier le rapport au centre. L'horizontalité dans le fonctionnement a été pour nous dès le départ une marque d'engagement, permettant d'enrichir la nécessaire verticalité du Mouvement. 

    C'est dans ce fonctionnement mis en place à l'origine de la création de la Corse Insoumise, que réside déjà, le premier désaccord avec la stratégie encore inavouée de Jean Luc Mélenchon et probablement de la France Insoumise. Une conception du mouvement pyramidal, ne laissant que très peu de place au débat démocratique et qui a été développée en octobre 2017 dans le journal « Le Un(16) ». Notre Mouvement « n'est ni horizontal, ni vertical, il est gazeux ». Cette formule á l'emporte pièce accompagnée de considérations sur la démocratie et le fonctionnement de la France Insoumise aurait dû mettre la puce à l'oreille à tous les militants, car en fait, elle visait avant la convention des 25 et 26 novembre 2017 á préparer les militants de la FI à laisser les mains libres à une direction auto proclamé, ou plutôt à la garde rapprochée de Jean Luc Mélenchon, qui se trouvent être en majorité, des responsables du Parti de Gauche. 

    La démocratie n'est pas le fort de la FI, comme on a pu le constater avec les nombreuses critiques issues de militants qui ont participé à la convention(17) à Clermont-Ferrand. 

    En fin de compte et á la lumière de tous les événements, nous pouvons nous dire que le choix des règles de fonctionnement en Corse était le bon, il était au moins démocratique, car aucune décision n'a été prise dans l'île  sans avoir invités les Insoumis á venir s'exprimer en réunion. Chacun a eu la possibilité de participer et donc de donner son point de vue, du moins dans les structures du grand Ajaccio et du grand Bastia. C'est ainsi que plus de 80% des militants qui ont participé aux réunions se sont prononcés pour un large rassemblement á l'occasion des élections territoriales de décembre 2017. 

    Qui sommes-nous aujourd’hui ?

    C’est la question que de nombreux militants se posent en Corse.

    La France Insoumise au plan national, se comporte  comme si nous n’existions plus. Comme si, sans le dire, nous avions été exclus.

    Pourtant, encore ce samedi 3 mars(18), une trentaine de militants de la Corse Insoumise et de Manca Alternativa/Ensemble de la région d’Ajaccio se réunissaient toute la journée pour réfléchir et proposer. 

    Nous savons, qu’avec l’appui de la France Insoumise, un petit groupe, (nos opposants) a été créé. Mais jusqu’à présent, il ne s’est exprimé que pour nous combattre.

    La situation n’est pas brillante et l'absence de démocratie continue de se manifester dans la France Insoumise. Je relèverai les nouvelles incohérences politiques et provocations de JL Mélenchon sur la Corse à propos du « statut de résident », dont il se dit favorable.  A aucun moment les Insoumis de Corse n’ont été consultés, ni même informés, comme d'ailleurs sur d'autres questions qui font débats et qui nous concernent, en particulier sur les articles 72 et 74 de la constitution, dont nous continuons de penser que le peuple le cas échéant doit être consulté. 

    Que devons-nous en déduire ? 

    Que la FI considère que nous ne sommes plus dans le Mouvement ? 

    Que la FI silencieuse sur les déclarations de Mélenchon, entérine aujourd'hui des positions contraires à l'esprit de la démocratie ?

    Un document politique, émanation des débats des Insoumis en Corse, avait d’ailleurs en son temps été envoyé et discuté avec les responsables(19) de la France Insoumise il y a plus d'un an pendant la campagne des élections présidentielles. Nous n’avons jamais eu de retour officiel. 

    Les élections territoriales ont mis en lumière des désaccords importants, rendus publics et sans discussion par Mélenchon. La violence des mots est faite pour écraser le débat. Probablement est-ce une stratégie, mais celle-ci met à mal le fonctionnement démocratique de la France Insoumise et surtout contrarie le programme politique « l’Avenir en Commun ». Nous sommes loin des idées généreuses sur la 6ème  république. Les militants ont besoin d’être  écoutés, respectés (20).

    C'est pourquoi, d'un point de vue plus général, je ne suis pas étonné du rappel à l'ordre de Jean Luc Mélenchon et son entourage proche à Clémentine Autain(21), priée de faire « moins de bruit » suite à l’entretien que la députée de Seine St.Denis a accordé à l’hebdomadaire « Politis », et dont le titre est suffisamment révélateur « La FI doit discuter sans humilier »

    Il se passe beaucoup de choses aujourd’hui dans l’entourage de la France Insoumise. Je ne citerai que celles qui font l’actualité cette semaine :

    L’annonce du limogeage que l’on peut dire  très controversé de la rédactrice en chef Aude Rossigneux  le 26 février « du Média », entreprise de presse tout nouvellement créée à l’initiative de la France Insoumise. Et puis en résonnance, la polémique avec le journaliste Noel Mamère qui a dénoncé cette situation et claqué la porte du Média ce 6 mars, ce qui  lui a valu une critique violente de Jean Luc Mélenchon le lendemain sur twitter.  « Croire que Mamère ait pu être manipulé, ce serait croire qu’il a des convictions stables. Juste un lamentable tireur dans le dos qui veut racheter sa place dans la bonne société. Le manipulateur c’est lui. »  Tireur dans le dos, Melenchon utilise une formule que nous avons utilisé à son encontre après son tweet scandaleux le 3 septembre dernier et renouvelé le 7 novembre 2017.

    Urgence à refonder la gauche de Gauche

    Ce qui apparaît aujourd’hui au grand jour, c’est que la France Insoumise et son porte-parole ne pourront aller très loin, s’ils continuent à tirer sur tout ce qui bouge. Il y a un réel danger à perdurer dans cette situation faite de petites phrases, d’outrances et de provocations malsaines.  Car plus que jamais ne pas respecter le débat démocratique, ne pas écouter la base revient en fait, á imposer l'idée d'une avant-garde auto proclamée et nous le savons, elle constitue une impasse pour le mouvement social. 

    C’est toute la gauche de transformation sociale qui à terme, risque de payer l’addition et il faut le dire, elle n’a pas besoin de cela, elle se trouve déjà dans une situation de décomposition et il y a urgence à la refonder, il y a urgence à inventer la gauche du 21ème siècle. 

     

     

     [1] La liste l’avenir la corse en commun a été soutenue par la Corse Insoumise, Manca Alternativa/Ensemble, le Parti Communiste ainsi que des militants associatifs, syndicaux et culturels. Pour se maintenir au deuxième tour, il fallait obtenir  7% des suffrages exprimés.

    2 Elections législatives partielles en France en janvier et mars 2018 : les électeurs de deux circonscriptions sont appelés aux urnes. Dans le département francilien du Val d’Oise la candidate LREM est arrivée en tête devant le candidat LR, (seul un électeur sur 5 c’est déplacé pour voter). Le candidat de la FI réalise 11,47% et ne peut se maintenir au deuxième tour.   Dans le territoire de Belfort, le candidat LR est arrivé en tête devant le candidat MoDem/LREM, alors que le taux d’abstention dépasse les 70%.  Aucun  candidat à gauche ne peut se maintenir. La candidate de la FI réalise 11,60%.  En Haute Garonne, c’est le candidat socialiste qui arrive en tête. Le candidat de la FI réalise 13,02% et ne peut se maintenir au deuxième tour. L’’abstention est de 65,30%.      

    3 La gauche radicale (Podemos) en Catalogne réalise 7,44% des voix et obtient 8 sièges dans la nouvelle assemblée  lors du scrutin du 21 décembre 2017. 

    4 Pour Jean Pierre Orsi (Manca Alternativa) qui développe la thèse du syndrome italien, « la gauche de gauche est peut-etre en train de disparaitre pour un temps » ; le résultat en Italie ne lui donne pas tort.

    5 En Corse nous nous sommes engagés très tôt dans la refondation de la gauche. Dès l’année 1993 était créé le mouvement « Corse Refondations », qui deviendra plus tard « Résister à gauche » au moment où le parti communiste s’engage avec le PS dans la construction de la gauche plurielle.  C’est au début des années 2000 que Manca Alternativa voit le jour. 

    6 Le parti socialiste qui détenait le pouvoir dans la mandature précédente subit un cuisant échec, même si  le mode de scrutin actuel l’a favorisé, car avec un score historique de 7,44% et 1 685 677 voix il totalise malgré tout 30 députés.

    7 Le parti communiste a participé à la gestion de la Collectivité Territoriale de Corse de 2012 à décembre 2015 avec le Parti socialiste et les Radicaux de gauche, le président du conseil exécutif était  Paul Giacobbi, et Dominique Bucchini  était président de l’assemblée de corse.

    8 La Corse Insoumise a obtenu 5064 voix et le Parti Communiste 4439 voix.

    9 Jacques Duclos est le candidat du Parti Communiste à cette élection présidentielle, il ne peut se maintenir au deuxième tour, arrivé troisième derrière Georges Pompidou et Alain Poher. Il réalise un score remarquable avec 21,27% de suffrages et 4 808 285 voix. Loin derrière le candidat du Parti Socialiste Gaston Deferre avec 5,01% et 1 133 222 voix et Michel Rocard pour le PSU avec 3,61% et 816 471 voix. Alain Krivine  candidat pour la Ligue Communiste a obtenu 1,06%des suffrages.

    10 Le réseau VIA  (Vouloir, Imaginer, Agir) a été créé durant l’été 2015, il regroupait les mouvements Manca Alternativa et EELV Corse.

    11 Martine Billard est responsable du parti de gauche et membre de l’espace politique de la France Insoumise. Francis Peretti et Phillipe Ollandini pour la Corse du sud et Catherine Laurenti, Christophe Leveque et Aldo Siddi pour la Haute corse participaient à cette réunion.

    12 Les 5 membres de l’espace politique de la France Insoumise : Martine Billard du parti de gauche, Francis Parny et Bernard Bandelier représentants les communistes Insoumis, ainsi que Roger Tropeano et Liêm  Hoang Ngoc représentants les socialistes insoumis. Ensemble Insoumis était absent.  

    13 La Corse était la seule région à voter en décembre 2017. Depuis longtemps elle fait office de laboratoire et elle continue avec ce scrutin, puisque les conseils départementaux seront supprimés au profit d'une collectivité unique. La population n’a pas été consultée pour cette modification institutionelle.

    14 100 militants de Manca Alternativa et d’Insoumis de Corse ont réagi en adressant une lettre ouverte à Jean Luc Mélenchon, à la suite de propos outranciers, blessants, choquants et intolérables que ce dernier a cru bon devoir, sans nuances et à la suite de son tweet du 3 septembre déverser à nouveau le 7 novembre sur son blog.  http://www.mancalternativa.com/lettre-ouverte-a-jean-luc-melenchon-a132589522

    15 http://www.regards.fr/web/article/elections-en-corse-la-gauche-se-dechire-sur-la-strategie

    16 L’Hebdomadaire « Le UN » Mercredi 18 octobre 2017 numéro 174. Un numéro consacré en grande partie à la France Insoumise. Une manchette, « Melenchon dit tout », ses modèles, sa stratégie, son ambition.   

    17 Voir le dossier « Du rififi dans la FI » https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/281217/dossier-du-rififi-dans-la-fi

    18 Samedi 3 mars journée de travail et de réflexion, à la CCAS de Marinca Porticcio, en présence d’une trentaine de militants. Voir article Corse Matin du dimanche 4 mars ainsi que reportage France3 Via Stella du même jour.

    19 Un premier document a été envoyé à la France Insoumise au mois d’octobre 2016. Il a fait l’objet d’une réunion téléphonique en novembre de la même année à laquelle participaient pour la France Insoumise Manuel Bompart et Leila Chaibi et en Corse Francis Peretti, Robert Armata et moi-même.  Une deuxième réunion sur un document revu et amendé a été organisée au siège de la France Insoumise, rue de Dunkerque à Paris  le 21 novembre  2016 et  toujours en présence de Manuel Bompart, Leila Chaibi, et pour la corse Insoumise Pascale Larenaudie, Francis Peretti et moi-même.

    20 « On a mal pris le mot tambouille, usurpateur, duperie, (et j’en passe). C’est d’une méchanceté inouïe, c’est infâme. Mais quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage ».  Sous le titre citoyenne et  insoumise, Pascale Larenaudie signe une adresse à Jean Luc Melenchon. www.mancalternativa.com/citoyenne-insoumise-et-indignee-a138180094

    21Le titre de l’article de l’hebdomadaire Politis : la FI doit discuter sans humilier.  https://www.politis.fr/articles/2018/02/clementine-autain-la-fi-doit-discuter-sans-humilier-38321/

     

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