• Où veut en venir Mélenchon ?

     

     

    Le début de la fin d’une grande espérance ?

     

    Où veut venir Mélenchon ?

    Que se passe-t-il chez Jean-Luc Mélenchon ? Quelle mouche l’a piqué ?

    Depuis quelques temps – disons depuis le 3 septembre – à son retour de l’île de la Réunion, il se livre à son tour à la pratique du « bashing » à l’encontre des insoumis corses ! Pratique dont il est lui-même victime de la part des media. Pourquoi ?

    A priori cela relève du mystère.

    Jean-Luc Mélenchon accuse ces insoumis d’être des manipulateurs, des usurpateurs – des escrocs en quelque sorte. Les mots sont forts, outrageants, blessants. Quel mépris pour des gens qui ont appuyé sa candidature dès le début, mouillé leurs chemises et le reste, sans compter, pendant les campagnes de la présidentielle et des législatives !

    Après un tweet assassin du 3 septembre, un flot de gracieusetés dans son blog du 7 novembre, il en remet une couche le 21 novembre, avec la même délicatesse, en accusant les insoumis corses d’être des falsificateurs, de gros et petits malins, en quête de sièges à la future Assemblée territoriale. Et pour parfaire le tout, il les traite de communistes – on croirait lire du Berlusconi – comme si le mot communiste serait synonyme de diable. Il est bon de lui rappeler, entre autres, que sans les électeurs communistes et sympathisants, il n’aurait pas pu mener totalement à bien sa campagne et obtenir un score très honorable à l’élection présidentielle. Donc, aucun insoumis corse ne trouve grâce à ses yeux, à l’exception d’un quarteron de dévots, en quête de reconnaissance. Dévots que l’on n’a pas vus souvent pendant cette dernière élection, mais qui se répandent allègrement sur les réseaux sociaux pour cracher sur la liste l’Avvene, a Corsica in cumunu, en omettant bien évidemment de porter une quelconque critique sur les autres listes. Comme c‘est bizarre mon cousin. Rappelons également à Jean-Luc Mélenchon que parmi ces usurpateurs, il y a la deuxième de liste, Josette Risterucci, qui fait actuellement la grève de la faim - et ce depuis quinze jours - avec plusieurs de ses collègues de la C.g.t, pour sauver l’hôpital de Bastia, de l’asphyxie financière. Bonjour la solidarité de classe.

    On aura compris que Jean-Luc Mélenchon ne veut pas de la liste l’Avenir, la Corse en commun, composée exclusivement de salariés, de retraités, de jeunes, d’artisans. En un mot de petites gens dont le seul souci est combattre non seulement la politique d’austérité du pouvoir jupitérien, mais également de mettre un terme au clientélisme, à l’affairisme, à la pulitichella qui ont tant fait de mal à la Corse et à la grande majorité de Corses et de proposer un vrai programme de rupture et de transformation sociale, économique et écologique, pour une Corse fraternelle, démocratique et solidaire.

    Enfin, Jean-Luc Mélenchon appelle ouvertement à l’abstention ! Ultime coup de poignard dans le dos des insoumis corses. Préfère-t-il une Collectivité territoriale en totalité entre les mains de la droite clanique, dynastique, macronienne, du Front national et de la mouvance nationaliste, sans empêcheurs de tourner en rond ?

    Quoi qu’il en soit, les partisans de la seule liste de gauche, de plus en plus nombreux, iront à l’élection dans la plus grande sérénité, avec la conviction qu’ils pourront contribuer à l’élection du plus grand nombre d’insoumis et autres femmes et hommes de gauche.

    Quant à Jean-Luc Mélenchon, un conseil : arrêter de faire le vide autour de soi. Sinon plus dure sera la chute.

     

    Maria Maddalena Lanteri

    * Fai de ben a Bertrand... http://www.mancalternativa.com/des-insoumis-oui-des-devots-non-a132573158

    Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon - 21 novembre 2017

    "En fin de semaine se tiendra la troisième Convention du Mouvement « La France Insoumise ». Comme les deux précédentes, elle ne prétend pas fixer une forme définitive de l’outil que nous sommes en train de créer. Nous sommes en évolution permanente. Une pression s’exerce sur nous pour nous faire revenir aux formes classiques des organisations politiques traditionnelles. Parfois, elle est aussi relayée ici ou là de la part des gens qui ont hâte de s’approprier le sigle en vue des diverses élections qui auront lieu. Ceux-là sont parfois des militants madrés. Ils savent quoi dire pour se gagner l’intérêt des médias. C’est le mode « Corse insoumise » où dix gros malins s’approprient le sigle au nom d’une « baaaase » préfabriquée pour faire leur tambouille locale dans le plus total mépris des autres insoumis et de tout le mouvement. En général le PCF ou les gauchistes ne sont pas loin pour opérer ce genre de falsifications électoralement juteuses, pensent-ils. Ainsi en Corse où sur dix candidats il y a 7 communistes et, sur les trois restants, trois « anciens communistes » dont l’ancien secrétaire départemental du PCF. Mettons donc de côté le commentaire sur ces petits malins qui jouaient déjà le même jeu trouble dans les élections précédentes sous le timbre « Front de gauche » parfois même avec ma photo. Ne serait-il pas plus honnête que chacun aille de son côté, fasse sa démonstration politique et que le débat s’ouvre sur des bases claires ? Mais ce n’est pas possible. En Corse, le débat utile qui prépare le futur, c’est celui à mener avec les autonomistes. La course aux sièges a tout bloqué, tout empêché. Dont acte. Nous devrons porter cette croix en appelant chaque fois les électeurs à ne pas se laisser berner. Mieux vaut s’abstenir que cautionner de telles pratiques."

     

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  • Commentaires

    1
    J.Defranchi.
    Mercredi 22 Novembre à 14:04

    Bien maria Maddalena ..Heu l 'article est bien du 21nov ..

    2
    Marie-Christine Ober
    Mercredi 22 Novembre à 18:20

    Voir réponse sur le post de Dylan Champeau, sur la page fb de La France Insoumise de Corse : un simple rappel des faits.

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