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    Créer les conditions d'une alternative, tout à la fois crédible et claire

     

     

    Nous publions un texte signé par  plusieurs membres de Manca alternativa/Ensemble insoumis en réponse à un tweet de Jean-Luc Mélenchon, condamnant, sans consultation préalable, un accord éventuel entre la Corse insoumise et diverses organisations politiques de la vraie gauche, en vue de la constitution d'une liste unique pour les prochaines élections territoriales.

    "Le 03 septembre, á 20 heures, Jean-Luc Mélenchon, dans un tweet, a condamné les militants de la Corse Insoumise qui depuis deux mois créent les conditions d'un rassemblement avec les forces anti-libérales, dont le PCF autour d'un programme anti-austérité et pour l'Intérêt Général Humain. En effet, en Corse au mois de décembre prochain, auront lieu les élections territoriales. Elections très importantes pour l'avenir de l'île et sa population, dont une personne sur cinq se trouve en situation de précarité extrême, en dessous du seuil de pauvreté. 

    Il s'agit de la première consultation nationale depuis les élections présidentielles et législatives. Nous avons considéré, qu'en dehors de tout esprit politicien, il était important de créer les conditions d'une alternative, tout à la fois crédible et claire, pour changer le cours des choses et influer positivement sur la situation. Á toutes les étapes de nos discussions, nous avons, en ce qui nous concerne, appliqué la démocratie citoyenne.

    Les militants de la Corse Insoumise et de Manca Alternativa/Ensemble Insoumis ont rencontré á trois reprises le PCF, EELV à une reprise á travers le réseau VIA, et le POE une fois, pour avancer sur le nécessaire chemin du rassemblement. 

    Nous avons discuté avec les responsables de la France Insoumise, et proposé un document d'analyse des particularités politiques de la Corse, dès le mois d'octobre 2016. Deux réunions ont été organisées á ce sujet avec notamment Manuel Bompard et des discussions ont eu lieu avec Raquel Garrido, lors de sa venue en Corse pour l'élection présidentielle. 

    En juillet dernier, nous informions la France Insoumise de nos démarches ouvertes pour les élections territoriales. Au cours de l'été, profitant de la présence de Martine Billard en Corse, une réunion a été organisée pour informer et rendre compte des discussions. 

    Fin août, une rencontre a été organisée à Marseille dans le cadre des universités d'été de la FI. 

    Il n'est pas juste de dire comme l'a fait JL Mélenchon dans son tweet, que "des Insoumis ont engagé une liste avec le PCF en Corse sans prendre aucun avis. Je ne soutiens pas cette initiative. Je la condamne."

    Il est peu de dire que cette remarque nous a surpris, blessés dans sa formulation et nous alarme pour l'avenir. Jean-Luc Mélenchon a ainsi tourné le dos à la Corse malgré nos nombreuses sollicitations. Nous n'avons, depuis le début des campagnes électorales, reçu de sa part aucun mot de soutien ou d'encouragement. 

    D'un point de vue politique, ce n'est pas un hasard, si seule la Corse est concernée aujourd'hui par l'élection d'une collectivité unique. Elle continue à être un laboratoire dans les politiques libérales de démantèlement et de balkanisation des territoires voulue par l'Europe fédérale et libérale.  C'est la solidarité nationale et la nécessaire péréquation de l'Etat qui sont frontalement remises en cause pour continuer à affaiblir les services publics. 

    Le jeudi 7 septembre, profitant d'une présence à Paris, Jacques Casamarta a été reçu par une délégation de 5 personnes de l'Espace Politique dans les locaux de la France Insoumise, pour préciser de nouveau, le sentiment politique des militants de Corse. La délégation a écouté notre camarade en précisant qu'elle n'était pas mandatée par l'Espace politique. Il en ressort tout de même qu'elle ne serait pas forcément favorable à l'élaboration d'une liste commune. 

    Ne pas être présents lors de cette élection territoriale comme certains l'ont émis, serait une impasse politique, voire une erreur politique. Ne pas chercher le rassemblement sur la base d'une rupture avec les soutiens du libéralisme en serait une autre. 

    Cette situation désagréable nous pose question. Elle doit trouver une issue positive, sous peine de paralyser le Mouvement. 

    La question de l'unité sur un positionnement politique clair, est et reste une condition essentielle à l'émergence d'une perspective. Cette question éminemment politique doit être rapidement débattue, il en va de notre avenir et pas seulement en Corse. 

    Il y a urgence, le 9 septembre prochain les Insoumis d'Ajaccio  et de Bastia doivent en débattre en assemblée générale. C'est pour cela que nous tenons  á informer les militants d'ENSEMBLE INSOUMIS. 

    Cette question doit être discutée au sein de notre Mouvement et portée au niveau de l'espace politique.

    Merci de votre soutien et engagement."

    Pour Manca Alternativa/Ensemble Insoumis

    Jacques Casamarta, Francis Peretti, Robert Armata, Pascale Larenaudie, Jean Pierre Orsi, Muriel Buisson, Guy Lannoy, Claude Franceschi, Amélie Raffaelli, Aldo Siddi, Xavier Bernardini, Catherine Laurenti, Bernard Bouquet. Jacques Coti.

     

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  • Nous ouvrons une tribune sur l'état de la gauche après les dernières échéances électorales et sur la nécessité vitale, pour cette même gauche, de travailler au rassemblement de tous ceux qui veulent un vrai changement dans ce pays et plus particulièrement en Corse. Rassemblement sur un programme de rupture avec le système ultralibéral que nous connaissons actuellement et dont nous en subissons de plein fouet les conséquences négatives, pour la grande majorité de la population, sans compromission ou accommodement de circonstance.

    Urgence pour la vraie gauche en Corse

    Par Jacques Casamarta

     

    Comment résister à ce qu’on appelle la « droitisation de la société française ? ». Les élections présidentielles et législatives du premier semestre 2017 n’ont malheureusement pas permis une inversion des rapports de forces. Les citoyens et mouvements politiques se réclamant de la gauche de transformation sociale et écologique et plus généralement d’une volonté d’émancipation, n’ont pas été en mesure d’inverser le cours des choses, malgré le très bon résultat de Jean Luc Mélenchon à la présidentielle, 19,6% des voix au plan national et 14% en Corse, plus de 20000 voix.

    C’est dans ce contexte et avec un taux d’abstention relativement important, que dans notre île, les élections législatives, ont vu la victoire de trois députés nationalistes sur quatre. Cette victoire intervient après celle de décembre 2015 où les mouvements nationalistes unis, s’emparaient du pouvoir territorial. On se souvient à l’époque que Manca Alternativa bien tardivement et associé à d’autres démocrates avait travaillé à l’élaboration d’une liste, qui n’avait pas pu se présenter, malheureusement pour des raisons administratives.

    Mais cette nouvelle situation, issue du scrutin législatif, il ne faut pas s’y tromper, traduit une fois de plus la volonté de voir « dégager » les élus du vieux clan, du clientélisme, qu’un accord des électeurs sur un programme politique nationaliste. Ce qui reste une évidence, c’est que l’électorat en Corse comme ailleurs à très largement voulu sanctionner la politique libérale de François Hollande et Manuel Valls, même si au 2eme tour, avec un matraquage médiatique sans précédent, Emmanuel Macron a été élu. La situation issue du 1er tour des présidentielles restera le résultat de divisions et surtout d’absence de rassemblement de la "vraie gauche", phénomène qui sera même amplifié aux élections législatives qui ont suivi. L'espoir a horreur du vide.  Mais la nouvelle période qui s’ouvre permettra de relever l’engagement et les actions des nouveaux élus, en Corse comme sur le continent. La première session de cette mandature qui vient de se terminer à l’assemblée nationale est déjà suffisamment instructive sur le positionnement des élus nationalistes qui se sont abstenus concernant notamment le coup d’Etat social du gouvernement Macron/Philippe sur les ordonnances.

    Où en est la Corse ?

    Lors de la campagne des élections législatives et dans la continuité du programme l’Avenir en Commun, la Corse Insoumise a développé très largement ses propositions en s’appuyant sur un constat affligeant en particulier dans le domaine social. En Corse tous les clignotants ou presque sont au rouge.

    Notre île est une région attractive mais vieillissante. Le dernier recensement donne 325500 habitants. Depuis 2006, la Corse est la région métropolitaine qui a bénéficié de la plus forte croissance. Le vieillissement de la population est une tendance de fond : la part des plus de 40 ans qui s’élevait à 45,3% en 1975 est passée à 55,8% de nos jours. Les deux grosses agglomérations que sont Ajaccio et Bastia recensent plus de la moitié de la population insulaire, soit 60%. Dans le rural, cette situation démographique engendre un isolement des personnes, un abandon des terres et une diminution des services publics pour ne prendre que ces quelques exemples. 

    La Corse, d’un point de vue économique fait face à une absence de débouchés, un taux de chômage qui avoisine les 11%, des salaires inférieurs à la moyenne nationale et une vie chère installée depuis longtemps et de plus en plus insupportable pour les ménages. 66000 personnes vivent ainsi en-dessous du seuil de pauvreté, une sur cinq, alors que le taux passe de une sur quatre dans le rural. 

    La politique du tout tourisme impulsée à marche forcée depuis 40 ans, a peu à peu et insidieusement conduit à un déséquilibre, un abandon de filières, un gâchis économique et environnemental, et surtout une précarité qui s’est accrue.

    La politique agricole, (mise à part quelques rares filières) n’est pas plus une réussite et la part de l’agriculture dans l’économie insulaire se situe en dessous de la plupart des régions françaises. Elle ne représente qu’une partie relativement faible du PIB Corse et la population agricole reste en diminution constante, alors que la moyenne d’âge des chefs d'exploitation est toujours très élevée. La politique agricole reste l’échec d’une profession qui vit marginalisée et sous perfusion de subventions européennes. 

    Le service public des transports maritimes a peu à peu été privatisé depuis mai 2006 avec les directives européennes. Les services publics en général (santé, éducation, poste, énergie, …), sont contraints à de sérieuses coupes budgétaires et se trouvent en incapacité d’assumer correctement leurs missions de service public et de lien social. Comme on le constate avec ces quelques exemples, l’économie est fragile et encore aujourd’hui, la Corse importe beaucoup plus qu’elle n’exporte, ce qui occasionne un PIB très en dessous de la moyenne nationale. La balance des échanges est largement déficitaire.

    Tous les clignotants ou presque sont au rouge et à cette réalité s’ajoute une grave crise de confiance, une crise morale et une crise civique. Le développement et l’enracinement plus qu’inquiétant du grand banditisme déstabilise la société insulaire. Il trouve ainsi depuis longtemps déjà un terrain favorable dans cette économie exsangue, une économie d’assistanat et de clientélisme.

    Enfin, et sans rentrer dans le détail, il faut aussi relever que depuis plus de 40 ans nous vivons dans une situation où le cycle « Violence/Répression » entrave l’émergence d’une véritable citoyenneté. Les violences politiques et la multitude d’attentats perpétrés dans l’île depuis le début des années 70 ont participé de la banalisation. Au-delà des drames, que cette violence a occasionnés et occasionne encore aujourd’hui, il faut voir l’impasse et donc l’urgence à sortir de ce cycle infernal, dans lequel la Corse s’est enfermée. L’arrêt de la violence clandestine décrétée par le FLNC doit être l’occasion d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la Corse et de s’attacher à développer et construire « une culture de la Paix ». Il faut ouvrir la voie du dialogue et l’état doit montrer l’exemple en assumant ses responsabilités par le rapprochement des prisonniers (de tous les prisonniers) y compris ceux condamnés pour des actions politiques. En retour, c’est au FLNC et ses dirigeants que doit revenir la responsabilité de dissoudre définitivement les groupes armés pour, comme au pays Basque avec l’ETA, tourner la page de la violence et ouvrir une nouvelle ère politique. Cette situation devra nécessairement amener l'Etat et ses représentants politiques à prendre des mesures de clémence et travailler à créer les conditions d’une amnistie, juste et équitable pour toutes les parties. La force du dialogue et de la raison doit primer sur la force des armes.

    Dans le contexte de violence généralisée à travers le monde, la Corse donnerait ainsi d’elle-même, une image de responsabilité, d’ouverture, de clarté, tout en créant les conditions du nécessaire rassemblement de ses forces vives pour lutter efficacement contre la crise du système capitaliste. Car si la crise a comme partout, des particularités locales, les causes et les raisons de cette crise ne sont pas à rechercher dans une quelconque pseudo-colonisation de la Corse, mais plutôt dans la crise d’un système : le système capitaliste globalisé. Car si la Corse a en effet besoin d’une reconnaissance de ses différences, de ses particularités culturelles, elle a aussi et surtout besoin d’égalité*, de solidarité, de péréquation nationale et la dimension sociale, reste le pivot de toute avancée positive.

    Urgence à rassembler

    Cela m’amène à dire que toute réflexion sur la situation actuelle, les difficultés auxquelles les populations sont confrontées et les solutions à avancer, doivent partir de ce qui est à la racine des problèmes : le déséquilibre sociétal, l’austérité qui progresse, l’affaiblissement des services publics, les droits et acquis mis à mal. Aujourd’hui, l’élection d’Emmanuel Macron et la nomination d’un 1er ministre de droite ne préfigurent rien de bon pour les citoyens, ce que les débats et les votes sur les ordonnances à l’assemblée nationale viennent de démontrer. Comme hier sous les quinquennats de Sarkozy et Hollande, les mouvements sociaux, seront à la recherche de débouchés, de perspectives et surtout de traductions politiques, car les attaques ne se font pas attendre, comme la baisse constatée ces jours-ci de 5 euros sur les APL, mesure touchant en priorité les populations les plus précaires.

    Tirer les enseignements de l’histoire plurielle de la gauche

    L’intérêt général Humain, celui pour lequel il faut défricher les chemins, doit amener à porter un regard critique sur l’histoire de la gauche. Il est indispensable de tirer les leçons complètes et sans complaisance de la période qui s’est terminée. L’union de la gauche a profondément marqué l’histoire des luttes sociales en particulier au 20ème siècle, mais il faut être conscient de l’usure de ces notions. Le parti socialiste et le parti communiste ne réunissent ensemble que tout juste 10% des votants lors des élections législatives du mois de juin et pour Catherine Tricot dans la revue Regards, "le peuple les a quittés". Nous vivons le spectacle d’un parti socialiste qui a pratiqué tous les renoncements et qui l’ont entraîné à sa quasi disparition du champ politique ce que traduit le résultat des élections présidentielles et le score 6%, réalisé par Benoit Hamon, un score qui rappelle celui de Gaston Deferre en 1969. Le désaveu est implacable pour un parti dont sont issus et le Président de la République et le premier ministre sortant. Mais plus grave encore, la candidature de Benoit Hamon a empêché Jean Luc Mélenchon de la France Insoumise, (le seul candidat hors système capitaliste), de représenter un espoir au second tour de la présidentielle.

    Les 3 dernières décennies resteront donc, comme celles de la déroute intellectuelle et morale d’une « certaine gauche ». L’union de la gauche au sens traditionnel du terme est devenue au fil du temps, une caricature, un simple outil de préservation électoral des appareils, ce que traduit en grande partie la crise de la représentation politique, ou l’abstention de l’électorat dit populaire. Dans cette situation, avec un score d’à peine plus de 2%, le plus bas de son histoire pour ce type d’élection, le parti communiste français se trouve menacé d’effondrement, ce que traduit le résultat des élections législatives du mois de juin 2017. 

    La gauche du 21ème siècle, ne sera pas celle du 20ème.

    De nombreux mouvements sociaux, grèves, manifestations, mouvements de résistance au libéralisme ont lieu. Mais tous ces mouvements restent cependant disparates et émiettés, le souffle leur manque la plupart du temps pour dépasser les luttes corporatives et l’efficacité pour atteindre leurs objectifs. Ils buttent sur l’absence de débouchés et traductions politiques. Le plus caractéristique reste l’attitude similaire des deux derniers gouvernements sur la loi El Khomri  et le code du travail. Le premier malgré la mobilisation de centaines de milliers de salariés a imposé ses vues avec l’utilisation du 49/3 et le second par les ordonnances. Cette dramatique carence de perspectives pèse de façon pressente sur tout le mouvement social et surtout devrait interpeller les mouvements qui se réclament de la transformation sociale. C’est un problème fondamental. Ouvrir une perspective de vrai changement reste aujourd’hui la question des questions pour le mouvement social et il y a urgence à se rassembler sur des bases claires en rupture avec les politiques réactionnaires actuellement en œuvre en France et en Europe. 

    Corse : élection territoriale en décembre 2017

    La Corse sera la seule région de France ou en décembre prochain les élections territoriales seront convoquées avec de nouvelles règles du jeu, impliquant la suppression des deux conseils départementaux pour fonder une collectivité unique. Le rassemblement des progressistes doit en être la priorité si l’on veut influer sur le cours des choses. Il va falloir s’appuyer en premier lieu sur les 14% de voix réalisés par Jean Luc Melenchon dans l’île et les 9% aux législatives obtenus par la Corse Insoumise et le Parti Communiste. En effet, unie et débarrassée de considérations politiciennes, la gauche de transformation sociale, avec son projet politique centré sur « l'intérêt général humain » peut représenter un espoir nouveau. 

    La conquête du pouvoir pour la vraie gauche, doit s'envisager par plusieurs canaux et notamment par un rapport direct avec les militants, mais aussi avec le peuple. Les réseaux sociaux, les plateformes numériques, ajoutés au travail militant, (associatif, syndical, environnemental, politique) représentent aujourd'hui un moyen extraordinaire et nouveau de faire de la politique. C'est surtout l'enseignement que nous apporte la campagne de la France Insoumise.

    Ce qui reste comme une évidence, c’est que les aspirations au changement n’ont pas disparu et qu’il existe encore assez de forces disponibles pour leur donner vie. Mais pour cela, il faut à gauche une construction résolument non politicienne, débarrassée des querelles partisanes. Il nous faut être capable d’affirmer des ruptures radicales avec des modes de pensée et certains comportements. L’affirmation de sa propre identité politique n’a de sens que dans le respect des autres. La gauche de transformation sociale et écologique doit s’engager résolument dans cette construction de type nouveau. Elle le fera, si elle arrive à élargir sa base et permettre à chaque citoyen et mouvement qui le souhaite de trouver sa place dans ce nouveau rassemblement. 

     

    * L’identité c’est la guerre, un excellent ouvrage de l’historien Roger Martelli  www.lesliensquiliberent.fr

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  • Mise au point de la Corse insoumise

     

    Depuis dimanche 3 septembre une information circule, notamment dans la presse régionale corse selon laquelle un accord aurait été passé entre le Parti communiste et la Corse insoumise dans le cadre des prochaines élections territoriales. Cette information ne reflète pas la réalité. Aucun accord n'a été signé à ce jour. Des rencontres ont eu lieu récemment. Une autre est prévue pour le 12 septembre. Rien ne se fera sans la validation d'un éventuel accord par les membres de la Corse insoumise.

    Une mise au point sur cette question a été faite le 4 septembre sur les antennes d'Alta frequenza, par Jacques Casamarta, au nom de Corse insoumise. On peut l'écouter en cliquant sur le lien ci-dessous.

    http://www.alta-frequenza.corsica/l_info/l_actu/territoriales_et_discussions_france_insoumise_pcf_jacques_casamarta_reagit_90022

     

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  • Vous avez dit réforme

     

    Fini les bains de soleil sur la plage de Portigliolo, le sable fin, fini les roupillons dans un hamac sous un olivier. Fini les vacances. Voici venu le temps du boulot et des mauvaises nouvelles : la guerre en Syrie se poursuit, le terrorisme islamiste multiple ses actions de mort dans de nombreux pays de la planète, des menaces d’intervention des Etats-Unis d’Amérique au Venezuela se précisent, la fameuse « réforme » du code du travail est quasiment prête et j’en passe. Tiens, parlons-en de la « réforme » du code du travail ! Elle fait l’objet, en cette fin du mois d’août, d’un grand tintouin. D’éminents spécialistes – les mêmes que ceux qui naguère nous vantaient les vertus de l’austérité – se répandent sur les radios, la télé, dans la presse, pour nous expliquer, sans rire, qu’il faut impérativement « réformer » notre code du travail, trop lourd, trop rigide, pas assez flexible par rapport à d’autres pays européens. Donc, pour y remédier notre nouveau président jupitérien  propose, par voie d’ordonnances,  des mesures « justes et équitables ». N’étant pas très douée pour la sémantique, je me suis ruée sur le Petit Robert et j’ai cherché la définition du mot réforme. REFORME, AMELIORATION DE L’EXISTANT. Bigre ! Je me suis posé la question de savoir si ce qu’on nous propose améliorera l’existant. La réponse est toute simple. C’est tout le contraire. On assiste à une vraie régression sociale, à un démantèlement sans précédent du code du travail. Quelques exemples : la priorité sera donnée à l’entreprise. Fini les négociations au niveau de la branche. En clair cela veut dire que les patrons pourront baisser les salaires, augmenter les horaires de travail, sans compensation, au gré des circonstances et de leur bon vouloir. C’est ce qu’on appelle : tirer les avantages et autres acquis sociaux vers le bas. En outre, ces mêmes patrons auront toute la latitude de virer du personnel, sans être inquiétés, au nom de la sacro-sainte compétitivité. Il paraît que ces mesures faciliteront l’emploi et le retour à la croissance. D’aucuns prédisaient la même chose avec les massives exonérations de cotisations sociales et autres crédits d’impôts et pacte de responsabilité. Mais pour quels résultats ? Le chômage est au plus haut niveau, la reprise économique se fait attendre. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres se serrent un peu plus la ceinture.

    Dans cette affaire le patronat exulte. Il suffit d’entendre les applaudissements frénétiques, lors de l’université d’été du Medef. Pierre Gattaz, patron des patrons est aux anges. Enfin un pouvoir politique qui s’apprête à exaucer tous ses vœux. Dans son exultation, ce même Pierre Gattaz, qui vient de s’offrir un petit château pour la modique somme de 40 millions d’euros, prévient quand même Macron et son gouvernement. « Il ne faut pas mollir sur les mesures. Pas question de faire plaisir aux salariés », par quelques petits cadeaux de compensations, d’ailleurs illusoires.

    Il est grand temps qu’on se réveille de la torpeur de l’été.

    Face à ces attaques du pouvoir jupitérien il nous reste la mobilisation, y compris dans la rue. Attaques qui nous ramènent allègrement vers le passé, gommant ainsi des acquis obtenus par des dizaines d’années de luttes sociales et politiques. Vive le progrès !

    Le 12 septembre, il faut répondre massivement à l’appel de la Cgt, de Solidaire, pour dire basta au saccage social. De même le 23 septembre à l’appel de la France et de la Corse insoumises. Sinon, attention au mauvais réveil.

    Maria Maddalena Lanteri

     

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  • Communiqué de la Corse insoumise

     

    FACE A MACRON

     CONSTRUIRE UNE GAUCHE OFFENSIVE ET INSOUMISE

     

    Les dernières élections, présidentielle et législatives, ont mis en évidence la totale disqualification des partis traditionnels qui ont gouverné notre pays pendant des décennies.

    Une force nouvelle, anticapitaliste, écologiste, sociale et démocratique, s'est imposée dans le nouveau paysage politique : la France Insoumise, mouvement de transformation sociale.

    Dans notre île, notre mouvement, la Corse Insoumise, a été désignée par le suffrage universel comme la première force de contestation du système libéral et claniste.

    Notre responsabilité est de ce fait importante.

    D'ores et déjà, nous prenons l'initiative pour appeler les citoyens engagés (politiques, syndicalistes, associatifs, culturels) ou non et les mouvements organisés (PCF, EELV, POI, NPA, LO...) à un grand rassemblement progressiste afin de lutter dans la clarté contre ce nouveau gouvernement représentant les intérêts du MEDEF et de l'oligarchie financière.

    En effet, parce que la Corse est la région la plus pauvre, elle a besoin d'une politique radicalement différente qui réponde réellement aux urgences sociales et démocratiques.

    Nous voulons dès lors contribuer en Corse, par les luttes, les actions et les urnes, à refonder la perspective d'une nouvelle majorité territoriale, diverse, progressiste et humaniste, qui engagera les premières ruptures avec le libéralisme, le productivisme, le clientélisme et les politiques inégalitaires qui divisent le peuple et brisent les solidarités.

    Ajaccio le 28 juin 2017

     

     

     

     

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  • Travailler à la construction d'une force de transformation sociale et écologique
     
    Nous publions les communiqués de la Corse insoumise 2A et 2B, au lendemain du premier tour de l'élection législative. 

     

    L'intérêt général humain

     

    COMMUNIQUE DE LA CORSE INSOUMISE 2A

    Lors du premier tour des législatives, les candidats de la Corse insoumise ont recueilli près de 6% dans les deux circonscriptions de la Corse du Sud.

    Nous tenons à saluer vivement les électeurs qui nous ont accordé leur confiance.

    Rappelons que Jean-Luc Mélenchon a obtenu près de 20%, 14% en Corse, lors du 1er tour de l’élection présidentielle.

    La forte abstention, avec 52%, parce qu’elle représente un record jamais égalé sous la Ve République, pose la question de la crédibilité du politique aux yeux des citoyens. Et si elle exprime le rejet des compromissions en tout genre, de la caste, de la finance et des dynasties politiques, elle ne peut être la réponse adaptée puisqu’elle favorise les représentants de ce système qu’elle dénonce.

    La Gauche n’était pas rassemblée. Son score est loin de refléter sa véritable audience. Malgré cela la Corse insoumise/la France insoumise est devenue la première force d’opposition à la Droite macroniste.

    Les nationalistes et les autonomistes, unis pour la circonstance, seront présents dans trois des quatre circonscriptions insulaires. Ce sont les principaux bénéficiaires de ces élections. La dynamique des dernières élections régionales explique en grande partie ce résultat.

    Désormais, il s’agit d’œuvrer à la construction d’un mouvement soucieux de lintérêt général humain, sans compromission et sur la base d’un programme de rupture, l’Avenir en Commun, pour une Corse solidaire, écologique et démocratique.

    La Corse insoumise prendra toute sa place dans le bloc de résistance sociale contre le démantèlement du droit du travail, pour la défense du pouvoir d’achat des plus modestes et des retraités, bref contre « l’ubérisation »  de notre société et la généralisation du temps de travail partiel subi qui n’offre que peu de chances de se réaliser à une jeunesse déjà particulièrement maltraitée.

    Pour le deuxième tour des élections législatives, la Corse insoumise ne donnera pas de consigne de vote. Ses électeurs seront en capacité de faire leur choix en toute liberté de conscience. Mais d’ores et déjà une dynastie est tombée et la deuxième, Roccaserriste, peut très bien prendre le même chemin.

    La Corse insoumise est prête au rassemblement et au dialogue avec toutes les mouvements politiques, syndicaux et associatifs pour travailler à la construction de la nouvelle force de transformation sociale, écologique et démocratique. Elle y est prête sans à priori et sans esprit hégémonique.

    Ajaccio le 15 juin 2017

     

    COMMUNIQUE DE LA  CORSE INSOUMISE  2B                     

     

    « Les candidats de la « Corse Insoumise » des deux circonscriptions de haute Corse, remercient les électeurs qui leur ont  apporté leurs voix, leur concours et leur soutien  pour ce premier engagement électoral en Corse autour d’un programme novateur et moderne « l’avenir en commun ». 

    C’est un socle solide sur lequel nous pouvons dans l’esprit ouvert de la « France insoumise- Corse insoumise » bâtir tous ensemble une nouvelle force de propositions.  

    La forte abstention touchant notamment la gauche nous oblige encore plus fortement à retourner auprès de nos concitoyens pour débattre et proposer, en fédérant le camp progressiste et en refondant une gauche humaine, sociale, et écologiste ; gauche dont les repères sont  aujourd’hui brouillés par la troisième droite macroniste.  

    La « Corse insoumise » s’engage d’ores et déjà à porter dans  le débat public et au cours des prochaines échéances, notamment territoriales, ce programme parfaitement décliné pour la Corse pour faire face à l’urgence économique et sociale, pour promouvoir la transition écologique et l’indépendance énergétique de l’île,  pour une culture et une langue vivante, pour un renouveau démocratique ouvrant la voie à des consultations citoyennes.

    La « corse insoumise » prendra toute sa place dans le bloc de résistance sociale contre le démantèlement du droit du travail, pour la défense du pouvoir d’achat des plus modestes et des retraités, bref contre « l’ubérisation »  de notre société et la généralisation du temps de travail partiel subi qui n’offre que peu de chances de se réaliser à une jeunesse déjà particulièrement maltraitée.

    Nous appelons tous les progressistes insulaires à se rassembler autour de ces thèmes, mais également à se mobiliser pour la défense du patrimoine insulaire et de l’espace maritime méditerranéen, en s’opposant par exemple immédiatement au projet d’exploitation de pétrole entre Propiano et Oristano !

    Nous pouvons contribuer à bâtir ensemble une Corse sociale, dynamique et écologiste. »

     France Insoumise- Corse Insoumise 2B -  le 14 juin 2017.         

     

     
     
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    Reconstruire une nouvelle force de gauche en Corse

     

    La Corse insoumise fidèle à elle-même

    Jacques Casamarta, candidat de la Corse insoumise dans la 1ère circonscription de la Corse du Sud, a analysé les résultats des élections législatives dans notre île, lors d'une interview à Alta frequenza.  Ecouter cette'interview  en cliquant sur le lien ci-dessous.

    http://www.alta-frequenza.corsica/l_info/l_actu/2nd_tour_des_legislatives_la_corse_insoumise_veut_rester_fidele_a_elle_meme_88769

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