• Le faux choix entre désespoir et incertitudeFillon a gagné les Primaires de la Droite avec 66,5% des voix. Il a frôlé les 66,6. Ce nombre 666 est, selon certains manuscrits de l'Apocalypse (Bible, Nouveau testament), le « Nombre de la Bête », appelé le « signe du diable » associé dans la Bible à l’Antéchrist. Il a figuré dans de nombreuses études numérologiques. Il est mentionné dans l'Apocalypse 13-18: « Ici est la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence, compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante six. » (L’apocalypse selon St Jean. Le Nouveau Testament).

    La question reste cependant: est-ce que les élections présidentielles seront une sorte d’apocalypse des acquis sociaux ? François Fillon est-il le diable ou bien une sorte de manga 666, qui existe dans le monde de la BD ?

    Plus sérieusement, les Primaires de la Droite sont une réussite financière pour la Droite qui a récolté environ 2€ X 8 millions = 16 millions d’euros pour la campagne présidentielle, pendant que Sarkozy s’explique devant la Justice pour les forts soupçons de financement libyen. De toute façon Kadhafi est mort et la Lybie ne finance plus que des armes dans le chaos de la guerre civile et la menace de Daech.

    Même dans la presse internationale, François Fillon est décrit comme « austère » et « conservateur ».  Pour le quotidien suisse « Le Temps », Fillon dispose d’une arme de choix : « L’état de décomposition avancé de la gauche. » « M. Fillon, avec ses promesses de restaurer l’identité de la France et sa grandeur nationale ainsi que son langage dur sur l’immigration et l’islam, a clairement fait un appel du pied aux électeurs de Mme Le Pen », observe le New York Times. Le quotidien le plus réputé des Etats-Unis considère que les coupes massives annoncées par l’homme politique français dans le budget du pays pourraient toutefois « le mettre dans une situation vulnérable face à Mme Le Pen ». Si des journaux américains comme le Wall Street se réjouissent de la rupture politique vers l’austérité et le néolibéralisme à la Thatcher, ils constatent néanmoins le manque de crédibilité de son programme électoral.

    Ne vous laissez pas abusé par la théorie du « ruissellement » selon laquelle plus les riches s’enrichissent plus les pauvres ont de chances de voir leurs conditions de vie s’améliorer. On le sait : ils n’en ont jamais assez. Le programme de Fillon ne s’entend que d’une baisse des charges patronales, d’une baisse des impôts des plus riches avec la suppression de l’ISF.

    Pour trouver un homme politique qui lui ressemble sur certains points et pas sur tous, il faut remonter au 19ème siècle avec  François Guizot, plusieurs fois ministres sous la Monarchie de Juillet, un réactionnaire pur jus. À la fin des Cent-Jours, au nom du parti libéral, il se rendit à Gand pour porter un message à Louis XVIII. Il lui indiqua que seule l'adoption d’une politique libérale pourrait assurer la pérennité de la Restauration, avis qui fut mal reçu par les conseillers du roi. La question était alors de savoir si le retour à la monarchie se ferait sur des bases libérales ou par un retour à l’Ancien Régime d’avant 1789 prôné par les ultras. Guizot était alors un membre influent, avec Royer-Collard, des « doctrinaires », un petit parti fermement attaché à la Charte et à la couronne, et plaidant pour une politique du juste milieu entre l’absolutisme et un gouvernement héritier de la période révolutionnaire. Leurs opinions évoquaient davantage la rigueur d’une secte que l’élasticité d’un parti politique. Ils sont plus connus pour leur opposition constante aux demandes populaires que pour les services que sans aucun doute ils rendirent à la cause de la liberté tempérée. Le sort d'un tel parti fut de vivre par une politique de résistance, et de périr par une autre révolution (1830).

    Le faux choix entre désespoir et incertitudeLa Droite a élu son candidat de droite. François Fillon et son éloquence brusque, austère, démonstrative et impérieuse comme François Guizot. Un retour à la Réaction ! Quelle surprise ! La presse a tordu et retordu cette campagne de Droite mais une déclaration de Valls vient de détourner l’attention  des mêmes média. Le Premier ministre de Hollande piaffe d’impatience et se dit prêt à faire acte de candidature même si le Président de la république se présente aux Primaires de la gauche. Du jamais vue : le Président en exercice contre son Premier ministre en exercice ! Il y a de quoi agiter le quatrième pouvoir de notre démocratie, cette presse qui, maintenant, pousse au clash entre Hollande et Valls et traque le moindre signe d’hostilité réciproque. Pourtant cette éventualité se résume à une seule constatation : « Si Valls et Hollande annoncent leurs candidatures, Valls doit démissionner ». Que dire de plus tant que cette éventualité n’est pas devenue une réalité ? Mais nos commentateurs aiment jouer les Ludi magister du jeu politique et cette phrase de Valls est une aubaine qui vient à point puisque les Primaires de la Droite sont bouclées.

    Maintenant, les commentaires, les supputations et les sondages orientés vont se multiplier sur les Primaires de la Gauche. On sait déjà que Jean-Luc Mélenchon va être une cible permanente. Il a déjà été sollicité sur une chaîne de télé et Daniel Cohn-Bendit, affalé sur un fauteuil, a ouvert le feu. Alors que Jean-Luc refusait la familiarité avec cette marionnette des média de Droite, le grossier personnage lui a envoyé « Va te faire voir ! ». Quelle honte pour ces média qui donnent la parole à un provocateur qui ne représente que lui-même et qui fait commerce de sa vulgarité et de sa provocation.

    En 2017, les Français risquent, au second tour des élections présidentielles, de n’avoir le choix qu’entre désespoir et incertitude. Les sondages ont vite fait de prévoir un duel entre la Droite extrême et l’extrême-droite, entre Fillon et Le Pen. Fillon se considère déjà comme un rempart contre le Front National, alors qu’il en est le double. Les Primaires de la Gauche s’annoncent dévastatrices avec des candidats impliqués dans la politique de François Hollande dont deux anciens ministres, Montebourg et Hamont. Il ne manque plus que Hollande, Macron et Valls. Cambadélis et Bartolone poussent Macron et Mélenchon à se présenter à cette Primaire qui est organisée avec beaucoup de réticence et est apparu comme un piège devant permettre à François Hollande d’apparaître comme le candidat le plus rassembleur. La victoire de Fillon ne fait que renforcer cette vision de l’unité à gauche et pousser Hollande à se présenter. C’est peut-être ce qu’a analysé Manuel Valls qui ne veut pas être le dindon de la farce Hollande/Macron.

    Dans de telles manigances, comment Jean-Luc Mélenchon pourrait-il rejoindre une Primaire qui s’annonce dévastatrice. Même le parti radical présente sa propre candidate, ancienne ministre de Valls, hors des Primaires. 

    Il apparaît de plus en plus que Jean-Luc Mélenchon est le seul recours pour échapper au désespoir et sortir de l’incertitude sociale. C’est le candidat de l’espoir pour les humanistes, soucieux de l’intérêt général et de la justice sociale pour tous. Il propose une rupture avec l’indécision et le désespoir entretenus, avec les peurs assénées comme les seules certitudes et le désespoir comme seul solution. Ne faites pas comme un personnage de Jean-Paul Sartre dans « Le diable et le bon dieu » qui dit : « Je préfère le désespoir à l’incertitude ». C’est exactement ce à quoi l’on veut vous convaincre. Choisissez l’espoir qui n’est pas une utopie, contrairement à ce que la doxa libérale s’ingénie à vous faire croire pour maintenir les privilèges des 1,7% qui paient l’ISF. Alors que les Français s’appauvrissent, le patronat augmente ses rémunérations et les actionnaires perçoivent de plus en plus de dividendes.

    François Fillon aime répéter qu’il a suivi son sillon. Ce sillon d’une démocratie pénitentielle sera à la mesure de celui creusé par Valls et Hollande avec le concours de Macron. Ce dernier et le Premier ministre veulent apparaître, après quatre ans d’active collaboration, comme des recours contre François Hollande. Quelle duperie de la part des deux Rastignac de la Hollandie ? Montebourg et Hamont ont pris des temps d’avance pour faire oublier qu’ils ont été ministres. Regardez la liste des candidats à la Primaire de la Gauche. Si vous voulez quelqu’un qui est entré et resté, dés 2012, dans l’opposition de gauche, vous ne trouverez, en marge de cette liste, que Jean-Luc Mélenchon.

     

    Jean Frade

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  • Le coup fourré de Fillon : l'assurance maladie.François Fillon a évoqué sa réforme de l’assurance maladie lors du débat contre Alain Juppé à l’occasion du second tour des Primaires de la Droite. C’est presque passé inaperçu dans la mesure où les journalistes n’ont jamais posé leurs questions jusqu’au bout. Pour empêcher les questions qui le fâchent, François Fillon a une technique : il les accuse de caricaturer ses propos et il l’a fait à plusieurs reprises. Il propose pourtant ni plus ni moins que de casser notre système d’assurance maladie sous prétexte qu’il date de 1945, oubliant tous les plans de réforme qu’il a subis depuis cette date historique qui marque la reconnaissance du droit à la santé pour tous.

    Le coup fourré de Fillon : l'assurance maladie.Que veut-il ? Privatiser la plus grande partie de l’assurance-maladie. C’est un projet qui ne date pas d’aujourd’hui et qui était déjà dans sa tête et celle de Sarkozy en 2007. Alors on peut s’interroger sur ce projet qui devrait profiter aux assurances privées. A l’époque, on savait que Guillaume Sarkozy de Nagy-Bocsa, frère de Nicolas Sarkozy, est un chef d'entreprise dans le textile, vice-président du MEDEF, mais aussi délégué général de Malakoff-Médéric, groupe avec une branche Assurance maladie. On peut imaginer que cette proximité ait quelque influence. Sous la présidence de Sarkozy, la réforme des retraites était d’actualité. On pouvait lire dans Le Point : « Ce dossier, il y travaille depuis bientôt deux ans avec Guillaume Sarkozy, le délégué général de Malakoff Médéric. Il va permettre à CNP Assurances et au groupe dirigé par le frère du président de la République (ancien numéro deux du Medef) de prendre une position dominante sur un fabuleux marché, estimé à plusieurs dizaines de milliards d'euros dans les années qui viennent : la retraite complémentaire par capitalisation. Un projet qui, il y a encore quelques années, faisait rêver Henri de Castries et le groupe Axa (pour cause de crise financière, il a préféré se retirer sur la pointe des pieds). Aujourd'hui, il suscite l'enthousiasme de ses deux promoteurs, qui décrivent dans les moindres détails les petits secrets de leur futur joint-venture longtemps appelé en interne " projet M " et qui porte désormais un nom, Sevriena... » Et qui était attelé à la réforme des retraites sous Chirac et sous Sarkozy ? François Fillon.

    Mais qui pourrait influencer François Fillon ? Par la presse, on apprend qu’il a trouvé son « Macron » en la personne d’Henri de Castries qui a quitté son poste de PDG du groupe AXA en 2016 et qui est pressenti pour un portefeuille de ministre.

    Fillon, AXA, de Castries and Co ! Ce serait la participation de la société civile au gouvernement si Fillon est élu : un grand patron, mais aussi celui quittant en 2016 (Ô surprise dans le Landerneau patronal !) les assurances AXA avec son activité « mutuelle d’assurance maladie » à développer dans un plan « Ambition 2020 » dont nous pouvons penser qu’il contient le développement de cette branche d’activité. Monsieur Henri de Castries est aussi le président du Think tank « Institut Voltaire » qui a se idées sur l’assurance maladie et un projet conforme à celui de François Fillon. Henri de Castries fait partie de la promotion Voltaire de l’Ena, celle de François Hollande, Ségolène Royal et Dominique de Villepin. Serait-ce la faute à Voltaire si la France hérite de ces énarques ? Doit-on chanter avec Gavroche…

    « Si tant de prélats mitrés

    Successeurs du bon saint Pierre,

    Au paradis sont entrés

    Par Sodome et par Cythère,

    Des clefs s'ils ont un trousseau,

    C'est la faute à Rousseau ;

    S'ils entrent par derrière,

    C'est la faute à Voltaire. »

    Les boucs-émissaires de ces énarques sont parmi NOUS ! Voltaire et Rousseau n’ont rien  à voir avec l’Ena et ses énarques qui se croient suffisamment fins et oints pour entrer par derrière.

     « Think tank » est le nom anglais donné à un comité de penseurs qui sont en fait au service de lobbies souvent ultralibéraux. Ces comités diffusent la pensée ultralibérale et influencent les pouvoirs en place.

    Est-ce  avec la collaboration de Monsieur Henri de Castries que François Fillon va amputer l’assurance maladie et  appauvrir les assurés, devenus des clients de l’assurance privée ? On sait déjà que la privatisation va entraîner une envolée des prix des mutuelles privées et la multiplication du nombre d’actes et de médicaments non remboursés, sans compter la promesse d’une franchise comme pour les accidents de la route. L’assurance privée, il faut que cela génère des profits et valorise les titres boursiers.

    "Alors oui, je propose que la sécurité sociale se concentre sur les risques principaux, alors tout de suite, la caricature !" a déclaré l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy lorsqu’on lui a posé la question des conséquences sociales de son projet de réforme. La sécurité sociale se concentrerait sur "les affections graves et de longue durée", tandis que les assurances privées prendraient en charge les autres dépenses. Lorsque on lui demande si une angine sera prise en charge, il ne répond pas et ne donne aucune précision sur la nature des « affections graves et de longue durée ». Comme à son habitude, il esquive les vraies questions et se cantonne dans des généralités ultralibérales sans vouloir explorer les conséquences désastreuses. Même dans son programme écrit, le flou artistique est la règle. Impossible, donc de savoir ce qui relèvera de l'assurance maladie et de l'assurance privée, la composition des fameux  "paniers de soins" envisagés pouvant évoluer chaque année, cela implique que le montant de l'assurance privée pourrait lui aussi faire du yo-yo. Quelle aubaine pour des groupes comme AXA ou Mallakof Méderic ? On voit bien que ce n’est pas la santé des assurés qui est prise en compte mais de nouveaux profits et la bonne santé financière des sociétés d’assurances et de leurs actionnaires. Rappelons que les Groupes d’Assurances sont les « zinzins » de la bourse, les plus gros financiers, et que Fillon ne manque pas de cynisme lorsqu’il cite le général de Gaulle qui avait dit « la politique ne se fait pas à la corbeille ».

    François Fillon n’a jamais eu d’autres activités que des mandats électoraux depuis ses 27 ans. Il est ancré à Chartres où nous avons trouvé un Dominique Fillon, agent général AXA. Est-ce un de ses familiers ? Nous l’ignorons. Ce professionnel de la politique est devenu un danger pour la paix sociale et pour la santé publique mais sa radicalité ultralibérale est le résultat d’une politique dite sociale-démocrate qui lui laisse la possibilité de tracer son sillon destructeur dans celui du libéralisme d’une pseudo-gauche qui n’a pas défendu notre modèle social attaqué par la Droite ultralibérale. Fillon est aussi dangereux que le Front national mais ne vous faites pas d’illusion sur un Alain Juppé qui, plus démagogue, avance plus prudemment dans le même sillon. Ce sillon est déjà creusé par d’autres et depuis cinq ans par Hollande, Valls, Macron et compagnie.

    Jean-Luc Mélenchon a refusé de creuser avec les autres. Il refuse de renoncer à toutes les valeurs de la gauche et surtout pas à l’égalité devant la maladie. Il refuse que les pauvres s’appauvrissent et que la classe moyenne enrichisse les plus riches en se paupérisant. Avec Fillon élu, vous paierez plus pour tout et vous serez moins soignés ; vous travaillerez plus et vous gagnerez moins ; Vous paierez plus de TVA et vous consommerez moins ; Vous paierez autant d’impôts et même plus de TVA et vous aurez moins de services publics.

    Le choix des élections présidentielles, c’est celui de l’intérêt général bien compris contre l’intérêt des castes politico-financières. C’est le choix du « vivre ensemble », non du « chaos social ».  C'est le choix de l’espoir contre les peurs entretenues par les uns et les autres. C'est la juste modernité sociale, non la régression.  Ne vous trompez pas de combat !

    Battone

     

     

     

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  • Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !Macron est l'épouvantail de la comédie du langage en détournant le mot "révolution" de son concept. "Révolution" est le titre de son livre de propagande électorale, lui qui, avec son air de petit marquis, déclarait dans un article que les Français sont nostalgiques de la royauté et qu'ils ont besoin d'un roi. De quoi donner le vertige !

    Nous avions relevé dans un article précédent, ce faux discours des néolibéraux, repris par les ultralibéraux de la Droite. Ils utilisent tous des « para-diastoles » c’est-à-dire qu’ils donnent à des mots des significations qui sont leur contraire comme modernité et conservatisme. Ils recadrent leurs vices en vertus. Ils pratiquent l’inversion du sens et, par exemple, une contre-réforme devient une réforme. Les néolibéraux se posent en modernes, pragmatiques et réalistes, rejetant les gens de gauche et les syndicats opposés à la déréglementation du code de travail dans la catégorie « archaïques, irréalistes et radicaux » avant d’en faire des terroristes. L’usage de certains mots montre l’indigence d’un discours paléolibéral qui se pare de la plume de la modernité après trois décennies d’échec. Qui pourrait croire que François Fillon représente la « modernité » ? Fillon parle de la « révolution du bon sens. Attention à l'addiction provoquée par les discours indigents des paléo-modernes ! De la flexibilité, ils passent à la souplesse pour proposer l'agilité. Emmanuel Macron est allé jusqu’à intituler son livre pré-électoral  « Révolution ». Fillon a développé, sous l’apparence de la franchise, son faux discours moderniste et son enfumage sur la peur de la faillite.. Il est une négation de l’engagement politique avec son ultralibéralisme réactionnaire. Il n’est pas une alternative mais l’aggravation d’une politique imposée depuis des décennies. Trop souvent répété, le mot « moderne » est un indice qui permet d’identifier des spécimens de crétins bien dodus, nous dit Frédéric Lordon. Leur modernisme consiste à proposer des choses plus vues depuis cent ans et de faire du capitalisme d’avant les années 1940 une idéologie moderne. D’aucuns iraient jusqu’à revenir au travail des enfants. La suppression des syndicats les arrangeraient tous. Ils voudraient sans doute les remplacer par des clubs de supporteurs pour l’équipe dirigeante. Et puis il y a cette satanée Sécurité Sociale qui empêche les grandes compagnies d’assurance, zinzins de la Bourse, de récupérer les bénéfices de la Santé publique. 

    La soumission à la violence économique est-elle modernité ? Vouloir garder la maîtrise de son existence est-ce une attitude archaïque ? 

    Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !Alors qu'il s'est fait le chantre du "roman national" dans ses meetings, Fillon a esquivé le terme lors du débat avec Juppé. Il a aussi une curieuse façon de parler de l'identité nationale et de la colonisation. D'un côté il utilise la métaphore qui dit que le dernier arrivé dans une maison ne doit pas imposé sa culture lorsqu'il parle du territoire actuel de la France et d'un autre côté il explique que la France, par la colonisation, a voulu partager sa culture. Il s’est indigné que Jean-Guy Talamoni fasse son discours en langue corse et a considéré qu’il s’agissait d’un outrage à la France. Qui était les premiers habitants de la « maison » corse ?

    Il faut dire que Fillon veut "incarner l'orgueil de la nation française" (dixit à Lyon), cette "nation faite de paysans, de châteaux et de sans-culottes"...  Que viennent faire les châteaux dans l'épopée de 2000 ans derrière nous qu'il date à partir de l"an 116 après JC ? Peut-être pense-t-il à son manoir d'où il vient proposer une "révolution du bon sens" ( dixit à Lyon )? Ces deux mille ans d’histoire doivent-ils continuer à peser sur les 200 ans de l’histoire française de la Corse et effacer tout un passé culturel et humain ?

    On sait que Fillon était un cancre et que sa première manifestation était de demander le renvoi d'une prof d'Anglais que lui, cancre décomplexé, jugeait incompétente. Il a même dit dans un discours en Israël, qu'il avait eu tout juste la moyenne dans un examen à la faculté de Droit parce qu'il suivait, avec passion, la guerre du Sinaï et les exploits de Moshe Dayan. Dans ses discours, il a repris le complot germanopratin des intellectuels de gauche et fustige les pédagogues qui font les programmes scolaires en fonction d'une idéologie encore une fois germanopratine. Lorsque l'on suit se discours électoraux, on s'aperçoit que, si son idéologie est bien ancrée à droite, il fait des raisonnements à géométrie variable et ouvre des "boîtes de Pandore" qui démontrent l'incohérence de ses arguments. Il dénonce l'idéologie des pédagogues qui font les programmes scolaires notamment en ce qui concerne l'Histoire de France, et il propose le "roman national" en lieu et place de la réalité historique cherchée par les historiens. Nos Princes sont pathétiques, quand ils vont chercher dans jadis ou naguère de quoi adosser leurs vérités du moment...

    Il dénonce le matraquage fiscal, auquel il a participé avec Sarkozy et poursuivi par Hollande, et ne propose aucune baisse d'impôts pour les salariés tout en voulant augmenter de 2 points la TVA.... etc. La baisse fiscale ne concerne que les entreprises et les riches. Pour ses derniers, ce sera la suppression de l’ISF, une mesure phare et urgente envers 1,7% des Français. Il veut relever  le quotient familial pour que tous les Français puissent avoir trois enfants ou plus. Contre les salariés, ce sera une hausse de la TVA de 2 points, travailler plus pour gagner moins, être plus facilement licenciés et ne percevoir des indemnité de chômage limités dans un temps court et dégressives.

    Un disciple du sadomasochisme a besoin de savoir qu'il va souffrir. Cela fait partie des préliminaires et sa maîtresse connaît ce rituel. Faudrait-il s'apprêter à cinq années de sadomasochisme avec la maîtresse Maggie Fillon portée par des électeurs-disciples ? Ce ne sont que des Primaires de la droite. Ils vont finir par nous faire grimper aux arbres et manger des bananes. Ne les singeons pas ! Tout espoir est encore permis à celles et ceux qui refusent de souffrir pour que d'autres jouissent...   

    Il reste une solution pour échapper au néolibéralisme et au masochisme social, c’est de voter pour Jean-Luc Mélenchon. Il est le seul candidat hors système qui n’est pas tombé dans le piège des Primaires. Il est le seul candidat qui pratique un réalisme social et humain face à des professionnels de la politique au service du patronat et des riches dont ils font partie. C’est le seul qui propose non pas des para-diastoles dans ses discours mais des mots qui gardent tout leur sens. C’est le seul qui parle d’une modernité sociale et écologique, là où les autres proposent le chaos social et la régression sociale qui mène à la récession économique. On peut mesurer ce que a politique de rigueur a donné en Grèce.

    Refusons le masochisme et ses maîtres paléo-modernes !Il ne s’agit pas de choisir entre Fillon et Juppé mais de les combattre. Il ne s’agit pas d’éliminer Fillon ou Juppé pour permettre à Hollande de se présenter. Il s’agit d’un choix de société et de l’intérêt général. Il s’agit des valeurs que seul Jean-Luc Mélenchon défend depuis le lendemain de l’élection de Hollande qui les a trahies. Il ne s’agit pas de soutenir un futur Président monarque d’une république bananière, mais d’une révolution citoyenne et là le mot « révolution » n’est pas galvaudé mais prend tout son sens car il doit déboucher sur une nouvelle constitution plus démocratique. Il s’agit aussi de rendre son sens au mot « réforme » et combattre les contre-réformes des « paléo-libéraux », conservateurs et réactionnaires.

     

    Pidone

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  • Excellente intervention donnant une analyse très complète des mécanismes liés au fonctionnement de l'oligarchie, notamment la définition du cadre de pensée jugé acceptable et le fondement politique des traités internationaux.



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  • Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeLe faiseur de tempêtes, Prospero de la Droite, a été renvoyé à ses « passions privées ». Ses « passions publiques » ont déjà fait suffisamment de dégâts dans la vie politique française et sont maintenant du ressort de la Justice. On peut encore espérer le voir comparaître dans des procès en tant que prévenu. La Droite, dans le second tour de ses Primaires, a maintenant le choix entre son ancien premier ministre et son ancien ministre des affaires étrangères qui fut lui-même Premier ministre de Chirac. C’est la droite décomplexée contre la droite sans complexe. Bien sûr le programme-choc de Fillon est un traitement thatchérien de l’économie alors que celui de Juppé est un prolongement encore plus libéral de la politique menée par Hollande. Toutefois, les deux finalistes ont des points communs et que peu de différences. Tous les deux vont supprimer l’ISF, repousser l’âge de la retraite, mettre fin aux 35 heures, supprimer des postes de fonctionnaires (500.000 pour Fillon, 300.000 pour Juppé). Sur le plan des acquis sociaux, ils vont livrer la même guerre aux salariés. Fillon ajoute une hausse de la TVA de deux points pour faire payer les pauvres, ce qui compensera largement l’abandon de l’ISF que ne paieront plus les riches avec le même argument que cet impôt rapporte peu, sans ajouter que beaucoup de riches s’y soustraient frauduleusement en sous-évaluant leurs patrimoines, y compris dans la classe politique.

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeDans la suite des Primaires de la Droite, Juppé va jouer le modéré et mettre le doigt sur les incohérences du programme de Fillon, qui est dans le prolongement des déclarations qu’il faisait pendant les cinq ans passés comme Premier ministre de Sarkozy. Alors qu’il est présenté comme un politicien sérieux, ce dernier promet des mesures contradictoires et sans explications budgétaires. Il ouvre des prisons et veut rendre l’école obligatoire dès l’âge de 5 ans, en supprimant 500.000 postes de fonctionnaires. Il s’imagine qu’en faisant revenir les fonctionnaires aux 39 heures, cela suffira à faire face au service public. Pour le secteur privé, il envisage de laisser des accords entreprises régler le temps de travail jusqu’à 48 heures par semaine retenues par l’Union Européenne. Inutile de préciser qu’il envisage ces nouveaux temps de travail sans compensation financière. Au lieu de créer les 10.000 postes de policiers nationaux promis par Juppé, il veut armer les 20.000 policiers municipaux, les habiliter à faire des contrôles d’identité et leur donner accès aux fichiers de la police nationale. Il veut davantage armer la police sans en augmenter les effectifs. Fillon parle d’économie alors que, avec Sarkozy, ils avaient aggravé la dette de 500 milliards d’euros. Il veut renouveler l’allègement des charges des entreprises et le crédit d’impôts sans contrepartie. Enfin Fillon promet la répression des revendications sociales. Invité par des associations libérales, le candidat à la primaire de la droite promettait, s'il est élu président de la République, d’envoyer aux entreprises un « signal très fort ». Aux forces de résistance et autres syndicats « arc-boutés sur leurs acquis », il opposera la gendarmerie. François Fillon est un adepte de la stratégie du choc. Abrogation des 35 heures et de l'ISF, fiscalité réduite pour le capital, retraite à 65 ans, réforme de l'assurance chômage, droit du travail… Il veut mener sa révolution néolibérale en deux mois. Au risque d'un choc récessif détonant. Envers les Corse, Fillon joue le franchouillard. Fin 2015, par voie de communiqué, l'ancien Premier ministre avait appelé Hollande à fournir "une réaction claire" en réponse aux "insultes" de la majorité autonomiste "nouvellement élue" à l'Assemblé de Corse et au conseil exécutif. "Le prononcé d'un discours inaugural dans une langue qui, à ce jour, n'est pas celle de la République, la référence à des prisonniers politiques dont le Premier ministre a rappelé récemment qu'ils n'existaient que dans l'imagination des nationalistes, et plus encore les insultes faites à l'histoire de notre pays méritent de la part du chef du gouvernement un ferme rappel à la loi et de la part du chef d'Etat une réaction claire concernant l'unité de la nation française". Quel Corse voudrait de cet ultranationaliste sarthois comme chef de l’Etat français ?

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeJuppé se veut moins brutal tout en suivant le même sillon que Fillon. Le Maire de Bordeaux a aussi ses particularités comme sa participation au « comité scientifique » de l’Institut du Bosphore, un lobby patronal turc pro-Erdogan. Premier think-tank entièrement dédié aux relations entre la France et la Turquie, créé en 2009 à l’initiative de la TUSIAD (Association des industries et des entreprises de Turquie), l’Institut du Bosphore a pour vocation de renouveler et renforcer le dialogue entre la Turquie et ses partenaires européens. Il est étonnant qu’Alain Juppé ait dit, lors du premier tour des Primaires de la droite, que la Turquie n’avait pas vocation à entrer dans l’Union européenne. S’agit-il d’un revirement à 180° ? Ou bien d’une phrase lancée dans le débat pour éviter d’être questionné sur ses positions antérieures et notamment sur son opposition à la loi sur la pénalisation du négationnisme du génocide arménien en France ? Il faut dire aussi qu’avec la dictature installée par Erdogan, il n’est pas bon s’afficher pro-turc en ce moment. Il faudrait pourtant qu'Alain Juppé explique ce qu'il fait dans le comité scientifique de l'Institut du Bosphore aux côtés de Jean-François Copé et Pierre Moscovici (entr’autres personnalités françaises de droite et de gauche). Ce comité œuvre pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne depuis 2009 et a publié une dernière réunion en septembre 2016. On n'y trouve aucune critique de la purge réalisée par Erdogan. Est-ce par peur ou par adhésion à la dictature ? Les liens d’Alain Juppé avec la Turquie ne s’arrêtent pas à cet institut. On peut aussi parler du recteur de l’Université de Galatasaray. La complaisance d'Ethem Tolga, recteur de Galatasaray, qui estime judicieux de donner des gages à un journal fondamentaliste, raciste et antisémite, constitue un grave manquement aux valeurs universelles défendues par la France. Elle éclabousse tous ceux qui ont tissé des liens avec lui. Au premier rang de ses partenaires se trouvent Alain Juppé - qui a pris en octobre 2010 la présidence du Haut comité de parrainage de l'Etablissement intégré Galatasaray - ainsi que l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui chapeaute le Consortium des 48 établissements d'enseignement supérieur français soutenant l'université turque dans "la réalisation de ses objectifs". Mais quid des objectifs réels ? C'est à la demande d'Ethem Tolga que Jean-Claude Colliard, président de Paris 1 jusqu'à récemment, s'est démené afin de bloquer début 2012, la loi française pénalisant la négation du génocide arménien. Le président de la Sorbonne s'est même vanté d'avoir enrôlé à cette fin un groupe de constitutionnalistes de Paris 1: en a-t-il fait autant pour obtenir la libération des étudiants de Galatasaray, emprisonnés arbitrairement en Turquie ? Un article a été publié sur cette université sous le titre « Les liaisons dangereuses de nos universités » sur le site de l’Huffingtnpost.

    Quel Français d’origine arménienne voudrait, comme Président, d’un Juppé cynique et ami d’un Etat turc négationniste et dictatorial ? Juppé n’est pas l’ami du peuple turc dans sa diversité mais du patronat turc pro-Erdogan. Une position bien embarrassante aujourd’hui quand la presse ne peut plus taire la personnalité de celui appelé le Sultan et le caractère islamiste et ultranationaliste de son parti l’AKP.

    Enfin, rappelons qu'Alain Juppé était ministre des Affaires étrangères au début des guerres contre la Libye et la Syrie. Le fait que Sarkozy, Président de la république, était l'initiateur de la politique étrangère, n'exonère pas de ses responsabilités le ministre des affaires étrangères. Comment ignorer le rôle joué, dès le début,  par Erdogan dans ces conflits, lorsque l’on dirige le Quai d’Orsay ?

    Ne vous y trompez pas !  Fillon et Juppé représentent tous les deux la même politique menée depuis trente ans en voulant encore l’aggraver. Ce sont des professionnels de la politique qui ont additionné les mandats et les postes de ministres. Ils préparent de doux onguents pour les riches et des purgatifs de choc pour les autres. Ils sont tous les deux des conservateurs ultralibéraux même si Fillon, proche des mouvements issus de la « Manifestation pour tous », est plus réac que Juppé sur des sujets sociétaux. C’est donc la Droite dure qui aura son leader aux prochaines élections présidentielles. Fillon dit qu’il trace son sillon et nous savons que ce sillon a  été favorisé par la gauche molle d’un Hollande et de son entourage, des socio-libéraux pour qui le socialisme est archaïque. Tous se parent d’un modernisme en proposant des reculs sociaux sur tous les plans, y compris celui des libertés.

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeHollande, dans le livre « Un Président ne doit pas dire ça », qui lui vaut bien des critiques, avait prévu un duel Juppé/Sarkozy, ajoutant que François Fillon n’avait aucune chance de gagner les Primaires. Sans doute était-il influencé par les sondages mais aussi par son cas personnel. Pour lui Sarkozy, ex-Président, ne pouvait pas être éliminé et cela lui laissait l’espoir d’avoir cette même chance. Il s’est trompé comme il se trompera s’il pense gagner les Primaires de la Gauche. Espérons que la défaite de Sarkozy le fera réfléchir et s’occuper lui aussi de ses « passions privées », à pied, à cheval ou en scooter.

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeOn nous parle de la candidature possible de Manuel Valls  alors qu’Emmanuel Macron s’est déjà déclaré. Faisons le compte ! Si Hollande se présente, il pourrait avoir contre lui son Premier ministre et trois anciens ministres : Macron, Montebourg et Hamont. On fait, comme pour la Droite : on prend les mêmes et on recommence.

    Quelle mascarade ! Depuis trente ans, ces politicards font de la scène politique un théâtre où l’on nous joue la comédie du langage, une bataille de slogans, de peurs et de promesses. On y trouve aujourd’hui deux mots clés : modernisme et antisystème. Les figures de style utilisées sont autant d’outrances oratoires lorsque le fond des discours est fait des tromperies du néolibéralisme. D’anaphores en métonymies, chacun veut faire oublier la vacuité des vieilles idées néolibérales et  réactionnaires qu’il véhicule. Chacun se présente comme « moins pire » que l’autre  et tous creusent le même sillon, celui des inégalités sociales et de l’autoritarisme.       

    Des Primaires trop simplistes pour tomber dans le piègeDécidément, la seule candidature réellement à gauche est bien celle de Jean-Luc Mélenchon qui est resté dans l’opposition à la politique libérale et antisociale de Hollande et ses gouvernements. Comme les Primaires de la Droite, celles de la Gauche sont un piège aux candidats hors système. Elles ne servent qu’à éliminer des candidats et non pas à en choisir un ou une sur un programme de Gauche. La seule différence avec la Droite est que les candidats sont résolument à Droite, alors que, au PS, ils sont ni de droite ni de gauche et quand ils se disent de gauche, ils refusent l’appellation « socialistes » dans ce qu’elle signifie historiquement, préférant celle de « social-démocrate » qui permet le rejet des valeurs historiques de la Gauche.  

    Ces Primaires sont « primaires » au sens de l’adjectif car elles sont la manifestation d’un dogmatisme simpliste qui est celui d’une union forcée malgré des divergences de fonds à gauche. Il ne s’agit plus de choisir un courant de pensée dans une même « famille politique ». Pour la Droite, il n’y a qu’un courant de pensée et il ne s’agit que d’élire un individu ou d’en éliminer un autre. A gauche, non seulement il existe des courants de pensée mais aussi des idéologies devenues inconciliables. Que ferait un Jean-Luc Mélenchon dans une Primaire d’une prétendue Gauche qui a tourné le dos au socialisme tout en gardant l’enseigne ? Que ferait Mélenchon dans une famille qui l’a exclus parce qu’il défend les valeurs de la Gauche et le taxe d’extrémisme pour le diaboliser ? Le PS est un peu comme une boulangerie à l’enseigne « Au bon pain » dont le fonds de commerce a été repris par un fleuriste qui vend des roses bleues au Front National. Il ne suffit pas de garder l’enseigne pour faire croire qu’il s’agit toujours d’une boulangerie. Le boulangisme fait partie certes de l’histoire du parti socialiste mais les frondeurs n’ont rien à voir avec les boulangistes de la 3ème république. Ils sont tous impliqués dans la politique menée par François Hollande et la participation de certains aux Primaires de la Gauche annonce leur ralliement au PS de Cambadélis et Hollande, au néo-libéralisme.

    Pour celles et ceux qui veulent échapper à la Droite dure et réactionnaire, proche d’une extrême-droite attentiste de l’échec du bipartisme, il n’y a qu’un seul vote réaliste à Gauche : Jean-Luc Mélenchon. Il est en rupture avec la politique antisociale menée par Hollande et perpétrée par une Droite toujours plus dure à chaque prise de pouvoir. Prenez le temps de visiter le site du seul candidat éligible de la Gauche.

    Avec Mélenchon, vous ne voterez pas pour un pseudo homme providentiel mais pour un changement des règles constitutionnelles qui permettra de sortir de cette cinquième république monarchique et bananière.

    Avec Mélenchon, vous ne voterez pas pour un représentant d’une caste politique néolibérale avec ses arrangements et ses influences occultes.

    Avec Mélenchon, vous voterez pour une véritable révolution citoyenne qui replace le peuple au centre de la démocratie et de la république.

    Avec Mélenchon, vous voterez pour la justice sociale.

     

    Signé PIDONE

     

     

     

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  • Monsieur  - 500.000 emplois !

     

    On avait déjà un ex champion motocycliste à la tête de la ville de Nice, puis de la région Provence Alpes Côte d’Azur, un certain Christian Estrosi, fils d’immigrés italiens dont les saillies contre les migrants, au passage, sont particulièrement indécentes. D’aucuns semblent facilement oublier d’où ils viennent. Lamentable. On a désormais un champion automobiliste ou du moins un amoureux des sports mécaniques qui – à la surprise quasi générale – a remporté haut la main le premier tour de la primaire de la droite, avec 41% des suffrages exprimés. Cette fameuse primaire qui nous a emboucanés et monopolisé les media pendant des semaines. L’homme, François Fillon, renvoie l’agité du cap Nègre à ses chères conférences et à ses probables difficultés judiciaires. De même, il porte un coup sévère au maire de Bordeaux, distancé de plus de 14%. Pourtant Alain Juppé – AJ !  Pour les intimes – se voyait déjà en haut de l’affiche. Pour lui et ses proches, sans compter tous les brillants analystes politiques qui sévissent sur les plateaux des télés et des radios, sans oublier la grande majorité des instituts de sondage, l’affaire était entendue. Il arriverait en tête et serait probablement élu président de la république.

    Qui est donc le brillant promu ? Par quel  miracle est-il parvenu à remporter le premier tour de la primaire de la droite ? Il est vrai que François Fillon peut être considéré comme un ultra-conservateur tant sur plan économique que sociétal, un fidèle adorateur de la Margaret Thatcher. Il a bénéficié du soutien discret, mais efficace des réseaux catholiques intégristes et des partisans de la manifestation pour tous. Ete missa est. Est-ce un homme nouveau, prêt à sauver la France, comme on le susurre de ci de là ? Pour le nouveau, on repassera. N’a-t-il pas été premier ministre, collaborateur et porte-serviette de Nicolas Sarkozy, pendant cinq ans ? On connaît le bilan de ce fameux quinquennat. Plus d’un million de chômeurs supplémentaires, une baisse du pouvoir d’achat pour la majorité des Français, un assujettissement encore plus marqué de la France aux marchés financiers, à la Troïka, une attaque sans précédent contre les services publics, une explosion de la dette publique, etc. Et que nous propose notre nouveau champion ? De rempiler, de continuer, en l’aggravant la politique d’austérité et de régression sociale menée d’abord par Nicolas Sarkozy et lui-même et ensuite par François Hollande. Voyez-vous, il faut que notre pays fasse encore plus d’efforts pour sortir de la faillite. Quel est donc son programme novateur ? Sans entrer dans le détail, il suffit de prendre quelques exemples significatifs. D’abord, on supprime l’impôt sur la fortune. Excellente initiative. Puis, il faudra travailler plus. Fini les 35 heures. On augmentera la taxe sur la valeur ajoutée. On travaillera plus longtemps, jusqu’à 48 heures, dans le cadre d’accords d’entreprise. On pourra partir à la retraite à 65 ans. On allégera les allocations chômage et on les rendra dégressives. On accentuera la « liberté » de licencier.

    Et cerise sur le gâteau, on supprimera 500.000 emplois dans la fonction publique ! Vu l’état de l’enseignement public, le manque d’effectifs dans la police, les hôpitaux et d’autres services publics, on peut s’attendre effectivement à une amélioration sensible de la situation dans le pays. Disons-le, le programme de François Fillon est rétrograde, ultra conservateur, contraire aux intérêts de la majorité des couches sociales.

    Pourquoi en est-on arrivé là ?

    La principale des causes, c’est la trahison de François Hollande et du Parti socialiste par rapport à leurs engagements pendant la campagne des présidentielle de 2012. On ne le martèlera jamais assez. Des gens dits de gauche ont tout simplement mené pendant près de cinq ans une politique au service exclusif des marchés financiers et du Médef.

    Moralité. Ce n’est pas en proposant des politiques semblables qu’elles soient de droite ou d’une pseudo gauche qu’on pourra sortir le pays de l’austérité et de la régression sociale. L’alternance telle qu’elle est conçue est un leurre. Il nous faut enfin une véritable rupture avec le système actuel, porteur fondamentalement de tous les maux qui affectent presque toutes les strates sociales de la France. Peu de candidats proposent une telle rupture, sinon un seul : Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise. Croire le contraire, c’est se faire des illusions qui vont nous coûter très cher. Oui, la rupture est possible, osons-là.

     

    Maria Maddalena Lanteri

     

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    C'est enfin fait

     

    Ensemble soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon

    Nous avons reçu un petit mot de trois membres de Manca alternativa qui ont participé à une réunion nationale d'Ensemble des 19 et 20 novembre 2016. A l'ordre du jour, il y avait une question importante: le positionnement de l'organisation par rapport à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la prochaine présidentielle. Nous publions ce petit mot. Nous aurons l'occasion de revenir plus en détail sur cet événement.

    "La réunion nationale d'Ensemble s’est tenue les 19 et 20 novembre 2016 à Bagnolet.150 Délégués représentaient les différents collectifs du mouvement. Nous étions trois délégués de Manca alternativa/Ensemble Corse. Nous avons eu l'occasion d'intervenir pour expliquer notre position. Conformément à la décision quasi unanime de notre structure de base nous avons voté pour la motion 1 qui a obtenu 30% des voix. La motion 3 a obtenu 42%. Avec ces deux motions qui représentent près de 75% des 1400 votants, (près de 3% d'abstention)  le soutien à Jean-Luc Mélenchon et l'entrée en campagne d'Ensemble ont été entérinés.
    La motion 2 a obtenu un peu plus de 25%.
    Le texte final, résultat de négociations entre les représentants des 3 motions a été approuvé par tous les délégués.
    Que dit la motion adoptée ?
    "Ensemble appelle à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon et fera campagne dans un cadre commun large et pluraliste intégrant toutes les forces qui soutiennent cette candidature. Ensemble fera cette proposition notamment à France Insoumise, Front commun..."
    Maintenant, Ensemble est en mouvement. Il nous faut avancer..."
     

    Pascale Larenaudie, Francis Peretti, Jacques Casamarta. 

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