• Nous étions avec les syndicats CGT/FO/FSU

    Le 9 avril 2015 dans les rues d’Ajaccio

     

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    « Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs publics et privés, les retraites, les pensions et les minimas sociaux ».  Voila l’appel auquel nous avons répondu présents avec le FDG réuni pour soutenir les syndicats qui œuvrent pour les progrès sociaux (inutile de dire que l’absence de certains syndicats, ayant courbés l’échine devant les desiderata du grand patronat, ne nous a guère étonné….).

    Que de cadeaux aux puissants, que de renoncements de la part d’un gouvernement se présentant comme membre de la grande famille de la gauche française….

    Sous d’anciens gouvernements d’union de la gauche, même si le virage libéral avait déjà été amorcé, le progrès social était toujours en marche : 5ème semaine de congés payés, 39 heures puis 35, retraite à 60 ans, abolition de la peine de mort, RMI, CMU, régularisation de sans­-papiers, montrant les bienfaits et la volontés du vivre ensemble au sein de notre nation...Sous ce gouvernement PS, qui n’a de socialiste que le nom lui servant à mieux détruire l’image de la gauche française, une politique profondément libérale est mise en œuvre, abandonnant toutes les valeurs qui ont fait le liant entre les différentes  formations de notre belle famille politique.

    50 milliards d’euros d’aides au patronat sans contre parties, privatisations des fleurons de l’industrie nationale, politique internationale guerrière et aux ordres de l’Otan, stigmatisation des couches sociales les plus pauvres (voir l’ignominie de l’affaire des sans dents..), les coupables de tous les maux à entendre l’exécutif droitier.

    Oui, libéral, le mot est bien celui qui désigne ce pseudo socialisme contre lequel aujourd’hui nous luttons avec les forces de progrès réunis.

    Oui, libéral est ce PS auquel nous tournons définitivement le dos.

    Oui, pour répondre à l’appel de Clémentine Autain, une gauche est à construire, une gauche alternative comprenant les forces de l’actuel FDG, mais également les hommes et femmes de gauche en dissidence avec leurs actuels mouvements et qui se sentent proches de nos idées, mais également provenant de la société civile, du monde associatif, bref tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui s’engageront sur le chemin de l’émancipation populaire.

    La plus belle image nous l’avions hier, un FDG uni, des syndicats de lutte et de progrès présents, le monde civil, un peuple qui dit non au marasme, en ordre de marche, et est plus que jamais en route pour de nouveaux combats.

    Stéphane Leroy

    Animateur de Manca alternativa

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  •  

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    Conférence de Presse Front de Gauche

    Manca Alternativa/Ensemble, Parti Communiste, Parti de Gauche

    Ajaccio le 10 avril 2015

                                 Intervention de Manca Alternativa/Ensemble

     

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    Après le 3ème revers électoral historique en deux ans et demi pour le couple Hollande/Valls, il nous faut aujourd’hui relever le défi de la reconstruction d’une Gauche…

    « Combien faudra-t-il d’échecs électoraux cuisants et de désaffection populaire pour se mettre au travail, sérieusement, et faire du neuf à gauche ? Je le dis avec une bonne dose de colère car la responsabilité collective est engagée pour ne pas laisser la sidération, le cynisme ou la routine l’emporter.

     Oui, nous sommes au pied du mur. À la croisée historique des chemins. »

    Ces propose sont de Clémentine Autain, porte-parole du mouvement Ensemble, la troisième composante du Front de Gauche et représenté en Corse par Manca Alternativa/Ensemble. 

    Les élections départementales, sont en effet pour le Parti Socialiste, le gouvernement   une nouvelle déconvenue, une nouvelle déroute.  Deux ans et demi après la victoire de François Hollande, la gauche dans son ensemble atteint l’un de ses plus bas niveaux historiques avec 36,4% des voix. Le PS, loin des 28% annoncés, n’atteint pas 20% à l’échelle nationale et le FN dans la démobilisation populaire devient le premier parti de France. L’UMP, avec l’UDI, tire les marrons du feu et pavoise. C’est le résultat du désaveu populaire, du décalage entre promesses et réalité.

    En Corse, le Front de Gauche dans la diversité de ses composantes est resté cohérent et fidèle aux principes et valeurs de la gauche. La classe politique insulaire toutes tendances confondues ou presque, s’est fourvoyée dans des accords et rassemblements hétéroclites, des tripatouillages, conduisant à de nouvelles déceptions de l’électorat et aux résultats que l’on connait et dont la marque symbolique restera l’élection du président du conseil général en Corse du sud.      

    Face à cette situation, mais aussi et surtout à l’austérité qui met gravement en danger la cohésion sociale, nous devons relever le défi de la reconstruction d’une gauche en France et en Corse, car la politique socialiste a malheureusement tourné le dos à l’espérance et endossé sans vergogne le masque du libéralisme. Nous saluons les grévistes d’hier, les mouvements sociaux qui ont rassemblés en Corse et partout dans le pays, des centaines de milliers de salariés contre la « loi Macron », cette loi de régression sociale…

    À l’instar des autres partis de tradition social-démocrate en Europe, le Parti socialiste mène une politique qui rompt chaque jour un peu plus avec les fondamentaux de la gauche. C’est encore le ministre de l’Économie qui résume le mieux le sens de la politique gouvernementale : « Les jeunes doivent rêver d’être milliardaires ».  L’argent comme exemple poussé à l’extrême, «  l’émancipation ». Il fallait oser et la droite ne peut espérer mieux.

    Si nous sommes là, rassemblés aujourd’hui c’est parce que nous voulons relever le défi de la reconstruction d’une gauche debout, anti-capitaliste. Nous voulons faire du neuf pour conjurer le pire, car le FN est à l’affut. Il se nourrit de la politique d’austérité, de la déception et du refuge dans l’abstention et si nous voulons être utiles au pays, le gouvernement doit changer de politique.  

    Nous en avons assez des sempiternelles recettes et qui, d’alternance en alternance continuent de malmener nos vies et notre quotidien.

    Nous en avons assez de subir les politiques de régression sociale et écologique.

    Le temps est venu de regarder nos difficultés en face et d’en finir avec les tactiques de courte vue, les guerres sans fin d’appareils ou d’égos. Il y a une urgence du futur et comme en Grèce aujourd’hui il nous faut tenter d’ouvrir de véritables perspectives progressistes, démocratiques et surtout crédibles.

    C’est bien à partir des fondamentaux qu’un renouveau de la gauche reste  possible. Cela doit amener à combattre sans concessions l’austérité, parce que nous sommes aujourd’hui confrontés à une grave crise qui touche tous les secteurs de la société, il convient de redonner un sens à la politique. L’austérité touche durement les foyers créant de plus en plus de désespérance et de perte de repères. Après cette nouvelle  déroute du gouvernement, nous voulons représenter un nouveau souffle à gauche et pour la Corse.  

    Ce n’est pas de moins de droits dont nous avons besoins aujourd’hui. Nous devons défendre les acquis sociaux malmenés et revendiquer plus de droits, pour la Santé, le logement, l’éducation, la culture,… plus de lien social… un soutien appuyé au monde associatif, culturel et syndical… qui souffre…

    Les élections départementales, les rencontres et débats avec les citoyens nous ont montré l’urgence de mettre le cap à gauche pour défendre et gagner de nouveaux droits.

    Un vent nouveau s’est levé sur la Grèce, avec la victoire de Syriza. En Espagne, Podemos connaît une audience accrue et ouvre de nouvelles perspectives au Pays. Ça bouge en Europe du Sud ! Un vrai changement est possible aussi chezNous.

    Osons inventer l’avenir.

    Allocution de Jacques Casamarta en cliquant sur l'image ci-dessous

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  • Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril 2015

    MANIFESTATION DEPART 10H PLACE ABBATUCCl

    Combattre et réduire le chômage, permettre la création d'emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

    Les organisations syndicales CGT, FO et FSU de corse du sud affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l'austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

    Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

    De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d'ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

    Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu'ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et FSU s'engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l'ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

    Communiqué de la Cgt, de la Fsu et de FO

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  • corse_indépendanteLe 30 janvier 1735, la Consulta d'Orezza donnait à l'île la première constitution écrite, considérée par beaucoup d'historiens comme étant la première de l'histoire moderne qui inspirera bien la seconde de Pasquale Paoli au moment de son élection au couvent de Casabianca en 1755, mais aussi les révolutionnaires américains. La Corse déclarait alors son indépendance, en se libérant des banquiers de l’office Saint Georges et de la république génoise qui administrait la Corse comme une colonie.  Une guerre de presque 35 ans s’en est suivie contre Gènes avant que l'île indépendante ne soit vendue avec ses habitants à la France lors de la signature du traité de Versailles. La guerre entre la Corse et la France était donc  inévitable et  s’est terminée dans le sang. Il est bon de rappeler aux détracteurs des Corses que, à cette époque là, nos ancêtres n'aspiraient qu'à être indépendants et que, par la suite, la Corse a payé de lourds tributs humains aux deux guerres mondiales, pour être le premier département libéré contre le fascisme et le nazisme.

    Nous sommes le 30 janvier 2015 et 280 ans se sont écoulés mais les Corses n’ont pas oublié cette période de leur histoire avec, pour point final, la bataille de Ponte Novu. Le 8 mai 1769 s’y déroula le massacre de centaines de Corses par l'armée de Louis XV.  Cette terrible défaite livra la Corse à la France obligeant Pascal Paoli, chef du gouvernement de la Corse indépendante depuis le 14 juillet 1755,  à s’exiler en Angleterre ; un exil qui dura 21 ans. De cette tragédie, on peut retenir cette hommage de Voltaire : « Le courage des Corses fut si grand qu'ils se firent un rempart de leurs morts […] On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles choses que chez les peuples libres. »

    Comme chaque année le 8 mai prochain, cette bataille sera commémorée pour respecter un devoir de mémoire sans récupération politique. C’est dans cet esprit que l'association U Ricordu di Ponte-Novu organise la commémoration sur le pont célèbre en Corse.

    Le 280ème anniversaire de la Consulta d’Orezza et du début de la période indépendante de la Corse est l’occasion de revenir sur l’histoire de l’ïle. Le site « Corse Web » donne une brève chronologie de cette longue histoire.

    corse_nulNous dédions cet article à tous ceux, comme Laurent Ruquier et Christophe Barbier, qui conchient sur les Corses et qui s’étonnent ensuite que nous ne laissions jamais passer sans rien dire leurs médisances racistes, sans rien connaître des Corses et de la Corse. Nous leur conseillons aussi un ouvrage qui s’adresse à eux : La Corse pour les nuls. Ils ne sont malheureusement pas les seuls. Nous nous souvenons d’une déclaration de Simone Weil : « La Corse est un exemple du danger de contagion impliqué par le déracinement. Après avoir conquis, colonisé, corrompu et pourri les gens de cette île, nous les avons subis sous la forme de préfets de police, policiers, adjudants, pions et autres fonctions de cette espèce à la faveur desquelles ils traitaient à leur tour les Français comme une population non-conquise. Ils ont aussi contribué à donner de la France, auprès de beaucoup d'indigènes des colonies, une réputation de brutalité et de cruauté... ». Cette dame, érigée comme modèle de vertu, a la dent dure et a fait là montre d’une hypocrisie et d’un racisme étonnant alors qu’elle a toujours mis en avant son enracinement dans la Shoah. Descendante d’un génocide, elle est en outre hermétique aux autres génocides que le sien. Comme quoi il y a des réputations humanistes qui sont surfaites par une presse complaisante. Cela nous le savons mais il est bien de le rappeler. Nous n’allons pas dresser ici l’inventaire de toutes les déclarations anti-corses qui, depuis trop longtemps, entretiennent des préjugés et des poncifs qui nous incitent parfois à nous en amuser mais jamais à les accepter.

    Terminons sur une citation de Jean-Jacques Rousseau pour respirer un peu d’air pur après les relents nauséabonds sortis de la bouche de quelques contemporains (comptant pour rien aussi) : « Il est encore en Europe un pays capable de législation ; c'est l'île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté mériterait bien que quelque homme sage lui apprît à la conserver. J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette île étonnera l'Europe ».

    Fucone

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  • front_natio_modifié-1« Le drapeau tricolore ornait la façade de l'école des Jardins de l'empereur, un quartier à forte population d'origine maghrébine, sur les hauteurs d'Ajaccio. L'emblème national était accroché entre ceux de l'Europe, bleu à étoiles dorées, et de la Corse à tête de Maure. Il a été décroché et brûlé et remplacé par un drapeau marocain rouge frappé de l'étoile verte du royaume chérifien. Une plainte a été déposée et une enquête ouverte par la Direction de la sécurité publique de Corse-du-Sud qui a procédé aux premières constatations. Les enseignants ont été appelés par les syndicats à débrayer lundi après-midi pour protester contre cette action… » Voilà un extrait de la dépêche AFP reprise par les journaux.

    Le recteur d’académie Michel Barat a fait un communiqué de presse : « Dans un contexte général difficile, il est impératif pour chacun de faire preuve d’une grande prudence et de ne pas avancer une quelconque hypothèse sur les motivations et les auteurs de cet acte grave et stupide pour lequel, je le rappelle, une enquête de police est actuellement en cours. D’aucuns pourraient y voir la manifestation d’une radicalisation minoritaire, certains y verront une provocation tendant à attiser les tensions entre les différentes communautés. Aussi, convient-il de conserver tout le discernement nécessaire afin que cet évènement regrettable ne serve pas à alimenter des positions idéologiques tranchées notamment en période électorale ».

    Les faits se sont produits à Ajaccio. Malheureusement les tragédies que la France vient de vivre vont entraîner toutes sortes de provocations et de manipulations. Quelle est la réaction première souhaitée par les auteurs de cet acte ? On peut s’interroger sur la proximité des élections municipales ajacciennes et sur la manipulation électorale éventuelle.

    Il faut donc que la population ajaccienne et plus largement insulaire se garde de toute conclusion hâtive et refuse toute manipulation. Une enquête est ouverte et il faut espérer qu’elle révèlera la vérité sur cet acte provocateur. Seule l’interpellation du ou des auteurs nous éclairera sur les  motivations. Le recteur s’est montré sage et il est sage de l’écouter.

    Par ces temps difficiles, il faut raison garder car elle va encore être mise à rude épreuve. L’affari s’imbruttanu !

    Fucone

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  •            RECULS DE CIVILISATIONS

    Que penseraient CHARB, CABU, WOLINSKI, TIGNOUS, d'avoir autant d'amis, autant de chefs d'Etats "amis" aujourd'hui ? Pourquoi autant de compassion ?

    Il y a beaucoup d'hypocrisie dans la société et face au déferlement médiatique de ces derniers jours nous nous sentons, comme militants associatifs, citoyens, défenseurs des Droits Humains quelque peu impuissants, désemparés...

    Comme tous, nous sommes heurtés, révoltés par cette barbarie, ces assassinats, ce terrorisme, cette haine   qui se développe et qui s'amplifie.   Il faut combattre cette monstruosité, cette atteinte à la civilisation avec vigueur et détermination mais aussi avec sang-froid.  

    Cela fait des années, que des associations, des syndicats, des mouvements alertent sur les dangers du monde et leurs causes, mais ils ne sont pas écoutés par les "grands de ce monde", les mêmes, qui aujourd'hui annoncent leur participation à la manifestation de Paris.

    Dans cette situation, nous sommes quelque peu impuissants face aux tentatives indignes de récupérations politiques à très grande échelle... Et qui préparent au nom de la soit disant lutte "contre le terrorisme", de nouvelles croisades, de nouvelles guerres, qui  elles-mêmes préparent le terrain pour les terroristes de demain...

    Il faut réfléchir sur les guerres et les chaos qui se multiplient... Les causes d'une situation mondiale dégradée et dangereuse et bien souvent déliquescente. L'Irak, l'Afghanistan, la Syrie, et la Palestine qui attend encore et toujours.... Mais  Netanyahu est annoncé pour la manifestation de Paris. Il faut sortir du cycle de la confrontation, pour engager une véritable politique de coopération.

    Une autre question interroge et inquiète aussi...
    La LAÏCITÉ qui est aujourd'hui devenue un enjeu de civilisation.
    Le principe de la séparation de l'Etat et de la religion et donc l'impartialité ou la neutralité à l'égard des confessions religieuses, est très important pour le vivre ensemble, mais ce principe est aujourd'hui  tellement malmené en France, en Europe et dans le monde. Les citoyens pourtant doivent être libres de croire ou de ne pas croire...

    La LAÏCITÉ est aujourd'hui un enjeu présent et à venir.

    "CHARB, CABU, WOLINSKI, TIGNOUS et les autres par leur humour et par leur courage participaient en dépit des menaces à ce combat permanent pour la liberté de penser, la liberté d'expression et la LAÏCITÉ.

    Dans le contexte politique d'aujourd'hui il est impératif de combattre tous les fanatiques , xénophobes, racistes et défendre, valoriser  la LAÏCITÉ garante du droit, de la paix, et de notre liberté à tous.

    Per a Pace
    Ajaccio le 11 janvier 2015

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  • Municipales à Ajaccio
     
     Les candidats se réclamant de la gauche doivent se positionner clairement
     
    L’actualité politique nationale et locale, impose à notre mouvement politique de prendre position.
     
    Au niveau national d’abord, la politique d’austérité menée par le gouvernement n'est pas acceptable et s'inscrit toujours plus dans une politique de recul de nos droits. Nous la dénonçons avec force car elle fait le lit de tous les extrêmes. Cette politique n'est pas une politique de gauche elle crée la désespérance dans l'électorat populaire.
     
    L'Europe libérale n'est pas étrangère à ces reculs de civilisations. Là où il faudrait apporter plus de droits, à l'éducation, à la santé, au logement, à la culture, à la justice, aux droits sociaux... les deux « Manu » (apprentis sorciers du social-libéralisme) Valls et Macron veulent continuer à déréglementer. Ils mettent gravement et durablement en cause la cohésion sociale dans le pays. 
     
    Hommes et femmes de gauche, militants associatifs et syndicalistes nous ne pouvons accepter cette déroute sociale. Il convient d'éclairer le débat et avec d'autres forces d'appeler le peuple à réagir et réclamer une autre politique. 
     
    Il y a en effet une interpénétration évidente et très étroite entre le déploiement des politiques internationales, nationales et locales... 
     
    La Corse, n'échappe pas aux grandes tendances libérales. Les services publics y sont malmenés, ici comme ailleurs. Nous tenons à réaffirmer notre soutien aux salariés de la SNCM et rappelons notre  position déjà exprimée le 17 juin 2014 : « la SNCM ne peut plus être livrée impunément aux spéculateurs, aux prédateurs et aux faiseurs d’illusion. Il faut arrêter le jeu de massacre ! »
     
    Il y a toujours urgence à redonner du sens et à renforcer le service public, à combattre les politiques libérales européennes qui conduisent aux reculs de civilisation, avec tous les déstructurations et démantèlements actuels.   La SNCM, mais aussi la SNCF, la Poste, l’Energie, l’Education, les Hôpitaux sont dans le collimateur, avec les Services publics en général.
     
    Partout les mêmes politiques conduisent aux mêmes effets. Avec tous les dangers de la désespérance… N’oublions pas la leçon des élections Européennes. Là, se situe l'urgence pour le Futur....
     
    Concernant la question relative à la collectivité unique pour la Corse (dernière session de l'assemblée de Corse). La démarche de l’instance régionale est dans la droite ligne de la politique européenne suivie par Hollande et Valls avec la création des 13 régions "economiques" en écartant les populations des décisions dans un déni de démocratie.
     
    Les départements ont bien vite été enterrés par une grande majorité de nos élus….
    Souvenons-nous que la population de l’île s’est prononcée, il n'y a pas si longtemps, par référendum contre la suppression des Conseils généraux.
     
    C’est bien le seul sujet sur lequel il y a eu une position tranchée directement par "le peuple corse". Il n'est donc pas dans les prérogatives des élus régionaux de revenir sur le vote souverain du peuple. Seul, celui-ci peut revenir sur sa position.
     
    Il est impératif de revenir vers les électeurs avant de valider une réforme
    qui changera profondément la structure de nos institutions.
     
    Cela suppose aussi d'organiser une débat sur le fond. Il n'y a rien de pire que les débats à la sauvette, les débats tronqués. 
     
    Pour notre part, la création du Mouvement pour la 6ème république (https://www.m6r.fr/ - https://www.facebook.com/M6Rep ) peut permettre de tels débats. Les militants de Manca Alternativa- Ensemble  participeront à son essor et à sa réussite.
     
    De plus, les changements institutionnels présentés au cours des dernières décennies comme "essentiels, obligatoires, porteurs de progrès, modernes, etc. ", ont-ils été favorables :
     
    A la situation économique de notre ile ?
    Au peuple ?
    Avons-nous eu une baisse du chômage ?
    Les salaires, en Corse, ont-ils augmentés ?
    A lutter contre la vie chère ?
    Trouvons-nous un logement décent plus facilement grâce à nos institutions ? 
     
    Les citoyens répondront facilement à toutes ces questions et à bien d'autres encore !
     
    Le 25 janvier prochain, avec les électeurs ajacciens nous retournerons aux urnes. Il sera question essentiellement, pendant cette campagne, d’une seule thématique : « la fraude ».
     
    En ce qui nous concerne, nous ne voulons faire « que » de la politique et les candidats, se réclamant de gauche, doivent se positionner clairement :
    • Contre la politique d’austérité menée par Paris et Bruxelles,
    • Pour la transparence dans tous les actes qui seront réalisés dans le cadre de la prochaine gestion municipale
    Pour une véritable  "démocratie citoyenne " avec consultation de la population pour tous les projets structurants. Ex. : parking Campichi.
    • Pour l’accès de tous, gratuitement, au service de transport public de la ville,
    • Contre le cumul des mandats (1 homme ou 1 femme = 1 mandat)
    • Pour une gestion en régie municipale de l’eau (bien commun de l’humanité)
     
    L’eau n’est pas  une marchandise !
     
    Chaque électeur dispose du droit de choisir ses élus en fonction d’idées politiques. Ne perdons pas ça de vue !
     
    En ce qui nous concerne, et déjà bien échaudés par les précédentes élections (présidentielles et législatives) nous prônons un sursaut de la gauche, d'une gauche quin'épouse pas les thèses du libéralisme  et attendons  de voir ses déclarations et programmes. C'est la meilleure manière de lutter contre l’idéologie nauséabonde prônée par le FN  et le libéralisme/capitalisme qui sera, n’en doutons pas amplifié demain par la droite extrême Sarkoziste.

    www.mancalternativa.com

    https://fr-fr.facebook.com/manca.alternativa

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  • Quelques poésies en langue corse pour Noël à écouter, faire écouter et partager...

     

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  • ulevante_logo

    Selon l’association U Levante, trop de terres agricoles de très fortes potentialités sont impactées par le PLU de la capitale ajaccienne. C’est pourquoi U Levante a demandé une annulation partielle de ce PLU? Démonstration pédagogique en cliquant ICI.

    Dans un article intitulé « Préfets hors la loi », cette association de protection de l'environnement en Corse explique que la loi Littoral n’est pas appliquée par un grand nombre de maires et, c’est plus grave,  par les Préfets puisqu’ils ne défèrent pas certains documents d’urbanisme illégaux au tribunal administratif. Et de manière absolument délibérée car, forts de leur impunité, les Préfets le disent ouvertement. Et l’association le démontre ICI.

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  • Quoi de neuf sur le front des Municipales ?

     

    Aux dernières nouvelles, les différents camps en présence affûtent leurs armes et s’élancent déjà dans la mêlée, même si les listes annoncées ne sont pas encore toutes bouclées. D’ailleurs, les consultations se poursuivent sur fond de marchandage. La campagne s’annonce rude et il est à redouter que les coups pleuvront comme à Gravelotte et que les uns et les autres excelleront dans l’art de l’insulte. Il est à parier également que les candidats s’évertueront à proclamer « leur amour pour la ville et ses habitants », sans pour autant proposer des programmes répondant aux vrais besoins des Ajacciennes et des Ajacciens. On assistera vraisemblablement à une lutte entre égo, per e pultrone, pour les places. C’est regrettable. Ce genre de scenario s’inscrit dans une logique politicienne que la Corse connaît depuis des lustres. Celle de la pulitichella et des magouilles en tout genre. L’absence d’une liste du Front de gauche aggravera encore plus la situation. En découlera chez de nombreux électeurs un sentiment de rejet et de désillusion. D’aucuns ont une part importante de responsabilité dans cette absence. Il faut le dire sans ambiguïté. Doit-on sacrifier le devenir de la vraie gauche pour quelques strapontins ? En tout cas Manca alternativa, pour sa part, formulera pendant cette campagne électorale des propositions concrètes pour la ville et ses habitants (transports publics gratuits, régie publique de l’eau, lutte contre la spéculation foncière et immobilière, développement de la culture à Ajaccio, environnement, promotion de l’économie solidaire, etc.). De même Manca alternativa continuera à montrer et à dénoncer les effets négatifs sur la ville de la politique d’austérité et de régression menée par le gouvernement dit socialiste.

    Maria Maddalena Lanteri

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