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    parlement

    Répartition des contentieux et allègement des procédures juridictionnelles, de quoi s’agit-il ?

    Le 16 novembre dernier, après plus de neuf mois de débats houleux, l'Assemblée nationale a examiné en dernière lecture, dans le cadre du projet de loi dit « répartition des contentieux », la réforme des chambres régionales des comptes (CRC). Malgré un rejet du Sénat, la loi est passée et prévoit de réduire le nombre des CRS de 26 à 20, tout en soustrayant à leur contrôle les 3606 communes, 1545 établissements publics de coopération intercommunale et 312 établissements publics locaux d’enseignement. In fine, les contrôles des magistrats financiers ne porteront plus que sur 84% des grandes masses financières, au lieu de 87% avant cette nouvelle loi.

    Les Chambres régionales des comptes participent à l’information des citoyens,  en contrôlant la comptabilité des collectivités locales – mairies, départements, régions -, et l’usage que leurs élus font de l’argent public. Nos députés-maires-conseillers régionaux ou généraux s’en passent volontiers et certains ont été épinglés dans l’entourage de Sarkozy, comme un certain Balkany confondant argent public et tirelire. Depuis lors, il a réintégré le clan de Neuilly.

    Avec un intitulé curieux et le renfort d’amendements furtifs, le nouveau texte soustrait donc plusieurs milliers d’institutions publiques au contrôle des magistrats financiers. Le sort des Chambres régionales des comtes va se jouer au Conseil constitutionnel qui a été saisi par des parlementaires de gauche.

    La rigueur, c’est pour les autres !

    Le même jour, les députés ont refusé dans leur majorité une baisse de 10% de leurs indemnités sous prétexte qu’elle était « démagogie, gadget, populisme », en faisant valoir que l'économie réalisée, environ cinq millions d'euros par an, représenterait une goutte d'eau dans le déficit public français qui s'élève cette année à 98,5 milliards d'euros (3 123 euros par seconde). Il vaut sans doute mieux faire payer les pauvres, ils sont plus nombreux ».

    Solidarité parlementaire?

    En une journée, le parlement (avec une majorité de droite) a décidé d’une part de réduire le budget des Chambres régionales des comptes (donc leur contrôle sur les élus) et d’autre part ont refusé de réduire de 10% leurs indemnités. Belle leçon de solidarité ! Nos députés sont exemplaires mais c’est par le mauvais exemple donné en matière de rigueur budgétaire.

    Curieusement, chaque fois que l’on exige des fonctionnaires des sacrifices, ils augmentent leurs avantages : indemnités, retraite,  cumul des mandats… Peuchère !

    Signé: Pidone

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  • Depuis le début du mois d’octobre, 45 jeunes salariés des aéroports d’Ajaccio et de Bastia luttent pour que la compagnie aérienne Air France respecte leur droit au travail. Âgés d’une vingtaine à une trentaine d’années, ces 45 jeunes sont employés, depuis 2005 pour la plupart, sous contrat précaire par la compagnie aérienne. Le 27 septembre, le tribunal d’Ajaccio a condamné la Compagnie à requalifier 28 CDD en CDI d’agents de « service commercial » et « service avion ». Deux jours plus tard, le tribunal de Bastia faisait de même pour les 17 autres. Bien que cette décision ait été exécutoire immédiatement sous peine de 6 000 euros d’astreinte par jour et par salarié, Air France a préféré faire appel.

    C’est l’occasion de s’intéresser au nouveau PDG d’Air France, Alexandre Brégougne de Juniac,  nommé en Octobre dernier. Ce technocrate sorti de Polytechnique et de l’Ena est passé par le Conseil d’Etat, le cabinet de Nicolat Sarkozy ( ministre du budget)  avec en plus la fonction politique  de porte-parole du gouvernement de l’époque, Thomson SA, Thalès, Dassault, le cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances puis celui de François Baroin et enfin aujourd’hui directeur d’Air France KLM et PDG d’Air-France. On dit de lui, « il rêvait de Thalès (le siège est à Neuilly), la direction déontologique lui a barré la route d’Areva ». A Air France, la route était libre car il n’a traité aucun dossier aéronautique à Bercy depuis 2 ans.

    Qu’attend l’État, actionnaire d’Air France à hauteur de 17 %, pour exiger de l’entreprise l’application du jugement. Sarkozy et Fillon attendent l’appel fait par la compagnie Air France à la tête de laquelle ils ont placé Alexandre Bregougne de Juniac.

    Faisons respecter la législation sur le travail...

    Soyez solidaires en signant la pétition à l’adresse  www.petition24.net ( cliquer)

     

    Vidéo du début du mouvement social... qui se poursuit.

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  • gsachs copie

     

    Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos? Tous les trois appartiennent à ce que l’on appelle aux USA le  "gouvernement Sachs". La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a sédimenté en Europe son réseau d'influence. Cette firme toute puissante conditionnerait les marchés et influencerait les gouvernements mondiaux.

    Mario Draghi, ancien vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005, a été nommé associé  chargé des "entreprises et pays souverains". Il vendait à ce titre le produit financier "swap" permettant de cacher une partie de la dette souveraine et de truquer les comptes grecs. Mario Monti, était conseiller international depuis 2005. Lucas Papadémos  fut gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002, qui a participé au trucage des comptes grecs perpétré par la firme Goldman Sachs. En outre, le gestionnaire de la dette grecque est l’ex trader de la firme américaine, Petros Christodoulos.

    Une équipe de technocrates nommés par le fait du Prince.

    Des market friendly ! comme ils disent…  

    De quoi alimenter la théorie du complot qui devient la pierre angulaire de la construction européenne sous le « Gouvernent Sachs » européen.

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  • gsachs copie_modifié-2

     

    Ouf ! l’Italie s’est enfin débarrassée d’un redoutable histrion qui a emboucané son atmosphère pendant deux décennies. Tout le monde, il est content. Bunga bunga s’en est allé, la mort dans l’âme. Personne ou presque dans le Bel paese, ne semble le regretter. Quelle ingratitude !

    Par qui est-il remplacé, comme Premier ? Par super Mario Monti qui vient de recevoir l’investiture du Président de la République Giorgio Napolitano et d’être plébiscité par le Parlement, avec une majorité que l’Italie n’a jamais connue.  Un miracle. On n’est pas loin du Vatican. Une vraie performance à inscrire dans le livre des records. De mauvaises langues parlent même  de coups d’Etat légal.

    Qui est Mario Monti ?

    Mais qui est donc Mario Monti ? Et quel est son programme ? L’homme est austère, le contraire du bouillant Berlusconi.  L’uomo del destino a travaillé dans la fameuse banque Goldman Sachs qui s’est particulièrement distinguée dans la grave crise de 2008, avec l’affaire des subprimes. En outre, on doit signaler son passage à Bruxelles comme commissaire européen, chargé entre autres des problèmes de concurrence. Enfin, il a sévi jusqu’à ce jour dans la célèbre Université Bocconi à Milan, comme professeur d’économie, en défendant avec zèle sa vision ultralibérale du monde.

    Une super équipe de « techniciens »

    Voilà, pour l’homme. Son équipe ? Exclusivement composée de « techniciens », en grande majorité masculine. Trois femmes seulement.  Qui sont-ils et d’où viennent-ils ? Des banquiers, des professeurs d’économie, des hommes liges des marchés financiers, des diplomates, dont l’actuel ambassadeur à Washington, ami de Bush, un amiral et ex responsable à l’Otan, comme ministre des armées, des proches du Vatican. Donc, une sorte de nouvelle alliance entre le sabre, le goupillon et les banques. L’Italie est sauvée. Elle peut enfin respirer.

    Le programme de super Mario ? Il sera précisé dans les prochains jours. Mais déjà on en connaît les grandes lignes.  Un vrai régal. Notre homme demande de nouveaux sacrifices aux Italiens ! Sublime originalité. Au fait à quels Italiens ? Les ouvriers de Fincantieri et Izbus, menacés de chômage, aux jeunes précaires, aux petits retraités ? Ou bien aux membres de Confindustria, le Modef transalpin, aux spéculateurs de tout poil et autres spécialistes de l’évasion fiscale ? Notre petit doigt nous dit que ce sont les mêmes qui vont trinquer : ceux d’en bas.

    De nouveaux sacrifices

    Mario Monti demande donc de nouveaux  sacrifices. Dans quels domaines ? Les pensions, la législation du travail et de nouveaux impôts. Le nouveau Premier confirme les intentions de porter la retraite à 67 ans. La  flexibilité généralisée dans le travail est le deuxième credo. Cela ravit déjà les chefs d’entreprise qui vont pouvoir virer leurs salariés comme des malpropres. Ce n’est pas encore « des larmes et du sang », mais ça y ressemble. Quant à la taxation des grandes fortunes et à la lutte contre l’évasion fiscale, les mesures ne sont pas encore annoncées. L’espoir fait vivre. A ce propos on pourrait parler de tactique du paso-doble.

    Comme le disait récemment Nichi Vendola, président de Sinistra Ecologia e Libertà, le programme de Mario Monti « s’inscrit dans la continuité de celui de Berlusconi ». Donc, rien de nouveau à Rome, sinon un changement de personnel politique qui reçoit – reconnaissons-le – le consentement d’une large majorité dans le pays. On parle de 77% d’opinion favorables à super Mario. Par exemple le Partito democratico – pâle épigone du Parti communiste italien – apporte  sans conditions son soutien au nouveau gouvernement. De même plusieurs syndicats comme la Cisl et l’Uil. Sans jouer aux Cassandre, on risque d’aller vers des lendemains qui déchantent. Sans doute plus tôt que prévu. Honnêtement on ne peut pas confier la bergerie à des loups. Fort heureusement il existe en Italie, une frange de la population, certes minoritaire – pour le moment - qui fait preuve de lucidité et qui refuse de tomber sous le charme, même austère de l’homme providentiel. Frange qui se bat afin d'ouvrir d’autres perspectives pour le pays.

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  • Par les temps qui courent, un peu d'humour apparaît salutaire et certains sketches sont d'actualité. Des humoristes font plus contre le racisme que certains politiques qui reprennent des pans du programme Front National.

    Hommages à deux grands humoristes!

    Fernand Raynaud d'abord...

     

    et Pierre Desproges ensuite...

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  • nicolas-sarkozy-394881 copie

    Peut-on parler de solidarité européenne ?Le plan d’aide aux plus démunis a été bloqué par une minorité d’états européens parmi lesquels l’Allemagne, leader des politiques de rigueur. Sarkozy s’emploie à renforcer le couple franco-allemand en montrant le bon exemple allemand, repris par ses lieutenants de l’UMP et son premier ministre. Ils veulent tous une Europe à deux vitessesavec le noyau dur de l’Europe intégrée et Sarkozy d’expliquer : "Je pense qu'il n'y a pas assez d'intégration économique dans la zone euro, les 17, et qu'il y a trop d'intégration dans l'Union européenne des 27 qui va d'ailleurss'élargir". Et devant un parterre d'étudiants, il a franchi le pas en détaillant sa vision d'une nécessaire Europe à deux vitesses. "Nous sommes 27, il faut à l'évidence qu'on s'ouvre à terme aux Balkans. On sera 32, 33, 34, j'imagine que personne ne pense que le fédéralisme, l'intégration totale c'est possible à 33, 34, 35 pays" et Sarkozy d’ajouter: "il y aura deux vitesses européennes, une vitesse vers davantage d'intégration dans la zone euroet une vitesse confédérale dans l'Union européenne". Il ébauche ainsi une Europe intégrée à vocation fédérale et une Europe plus vaste à vocation confédérale, une zone « Euro » élargie au-delà de cette Europe occidentale… C’est une politique basée sur l’Euro et non sur les peuples, donc essentiellement financière dans laquelle la solidarité des peuples aurait pour seul objet la rigueur. Nous avons vu avec la Grèce, comment agit la solidarité financière. Les VRP de cette Europe veulent ainsi reproduire les sommets style d’une part G7 ouG17 et d’autre part G33, 34, 35 … etc. au niveau de la zone « Euro »,  dans une structure à deux vitesses. Cela permettrait de poursuivre la politique financière qui a pourtant déjà montré ses conséquences désastreuses sur les plus pauvres et qui se maintiendrait par des politiques de rigueur pour les uns et la spéculation pour les autres. Dans cette Europe occidentale, l’absence de solidarité jalonne déjà le parcours commun. Un pays comme la Grande Bretagne n’est pas entré dans l’euro et conserve ses paradis fiscaux insulaires. La Suisse, le Luxembourg et Monaco restent des paradis fiscaux. Des pays comme la Roumanie, la Slovénie… sont des destinations pour les délocalisations au sein de l’Europe. La liste est longue et pourrait s’allonger avec la Turquie notamment.L'Europe doit posséder des frontières claires, dit Sarkozy. Et il ajoute sur le site de l’Elysée : « Les Balkans ont vocation à faire partie de l'Union européenne. Si la Turquie a vocation à être étroitement associée à l'Union européenne, elle n'a pas vocation à y être intégrée : aussi, la France a accepté l'ouverture de chapitres compatibles avec les deux visions du résultat final (9 chapitres ouverts depuis mai 2007, dont 2 sous Présidence française) mais a exclu l'ouverture des chapitres de négociation qui conduiraient à une intégration (5 sur 35) ». La France verse 130 millions d’Euros annuels de subventions à la Turquie. L’Europe a été épinglée pour la gestion des fonds versés à la Turquie et notamment : absence d’objectifs clairs et de contrôles. Derrière cette aide, l’enjeu est bien entendu financier et industriel. Les états paient et les multinationales signent des contrats comme, ce mois-ci,  Shell pour des explorations pétrolières offshores avec la TPAO, compagnie publique turque.

    Toutefois, ne vous méprenez pas ! Notre propos n’est pas celui du Front national. Sans être anti-européen et ultranationaliste, il nous faut cependant dénoncer cette Europe des riches qui organisent la suppression des acquis sociaux obtenus par la lutte sociale durant de nombreuses années. En France il y a trop de Sarkozy et pas assez d’Europe !Pour reprendre une phrase de Moscovici. L’une des lignes majeures de la politique européenne de Sarkozy élyséen est que l'Europe doit protéger sans être protectionniste. Est-ce qu’il met les acquis sociaux dans le panier du protectionnisme ? Qui protège-t-il en les rabotant ? 

    Regardez ce qui s’est passé en Grèce et en Italie ! En remplacement de chefs d’Etat élus même si on peut les critiquer, « On » nomme des technocrates, des caciques de l’Union européenne telle qu’elle est. Ils s’associent à l’extrême-droite pour conserver le pouvoir. En France, nous gardons jusqu’au printemps 2012, un avocat d’affaires entré en politique sur le siège vacant de son mentor, feu Achille Peretti, dans le voisinage des Pasqua et Balkany. A l’extrême-droite, il emprunte des idées et donne des sujets à moudre comme la fraude fiscale. Derrière ce fils de Neuilly, les Fillon, Copé et autres… Fillon était contre l’extinction de la dette grecque en totalité ou en partie. Il est le raboteur des retraites et l’exécuteur des acquis sociaux. Copé, c’est Sarkozy plus jeune sans le côté bling bling. Chez eux, il n’y a qu’une solidarité de classe et d’affaires. Pendant qu’on impose la rigueur aux salariés, on se fait de nouveaux cadeaux fiscaux à ajouter au 75 milliards antérieurs. 

    Sur le budget un cadeau fiscal de 1,5 milliards d’Euros est prévu dans le cadre de l’ISF nouveau 2012.  Sarkozy et consorts sont tous d’accord sur une politique européenne autoritaire dans laquelle les peuples n’ont pas à leur mot dire. Ils souhaitent des résignés alors que partout en Europe se lèvent des indignés.

    La seule Europe acceptable est une Europe des peuples démocrates, n’excluant que les dictatures politiques et financières. La solidarité concerne d’abord l’humain ! L’Europe a été construite sur l’argent et la mondialisation par une oligarchie solidaire de riches et leur armée de technocrates et avocats d’affaires habillés en politiciens : une solidarité de façade derrière laquelle seuls se jouent des enjeux financiers et la misère des peuples.

    La crise c’est eux, la solidarité c’est nous!

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  • L’Union européenne a finalement reconduit le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) pour 2012 et 2013 pour éviter une crise alimentaire majeure : 18 millions de personnes ont besoin de cette aide en Europe.  

    Au-delà de la nécessité de l’aide, il ne s’agit pas de se réjouir de l’ouverture de nouveaux centres du Restaurant du coeur mais de rappeler que cette association est  là pour palier les conséquences d’une politique antisociale qui laisserait volontiers la charité aux œuvres privées. L’Union européenne en a fait la démonstration avant de donner un sursis au PEAD.  

    En Corse, plus de 2 000 familles bénéficient des repas gratuits des Restos du cœur.

    La campagne des Restos du Coeur débute généralement au mois de décembre. 

     

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